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REPUBLIQUE DU BURUNDI PA-PUISSANCE D'AUTODEFENSE-AMASEKANYA
25 juillet 1996 – 25 juillet 2002, six ans de mensonges, de misère d'incertitudes, de détournements, d'impunité, de génocide et de résistance au Burundi.
Le 25 juillet 1996, Pierre Buyoya a repris le pouvoir avec l'aide des Forces armées et les forces vives de la nation qui voulaient en terminer avec le génocide des Tutsi et ses conséquences atroces. Le ministre de la défense qui a été le premier à prendre la parole au cours de ce coup de force, il disait :
"Constatant le désordre socio-politique dans lequel est plongé notre pays, l'impuissance des institutions de la République face à cette situation catastrophique, la démission de fait du Président de la République, la banalisation des actes ignobles de génocide, des massacres et des tueries un peu partout dans le pays...... L'inefficacité avérée de la convention de gouvernement" , les forces ont décidé de remettre le pouvoir à Pierre Buyoya.
En d'autres termes elles lui confiaient la mission de supprimer ces problèmes ci-haut énoncés. Six ans après les Burundais constatent un échec flagrant, le président a fait le contraire de ce qu'elles lui demandaient d'accomplir. Les mensonges, la misère, l'incertitude, les détournements de fonds publics, l'impunité et le génocide ont été l'essentiel des réalisations des six ans durant. Il reste une année pour que les sept ans des malheurs du peuple de Moïse se terminent.
1. Six ans de mensonges et de banalisation des actes ignobles de génocide.
Pierre Buyoya déclarait en date du 25 juillet 1996 que : "D'autre part, nous nous engageons d'organiser un débat honnête et sans faux-fuyant avec tous ceux qui ont des revendications politiques ou autres à condition qu'ils aient renoncé à la violence et à l'idéologie de génocide"
Dans son discours du 14 Août 1996 la même personne disait que: " nous avons pris la ferme résolution d'engager un dialogue franc et honnête avec ceux qui ont prix les armes pour des revendications politiques. Seulement, nous demandons à ceux qui sont en train de poignarder le peuple burundais dans le dos de renoncer à la violence et à l'idéologie du génocide. C'est seulement à cette condition-là que nous leur tendrons la main pour un dialogue constructif"
Le constat amer et acrimonieux est que six ans après le débat honnête et sans faux-fuyant n'a jamais eu lieu entre Pierre Buyoya et les forces en lutte contre le génocide et qu'il a dialogué à plusieurs reprises avec les chefs des terroristes génocidaires, leurs seconds, leurs tertiaires sans qu'ils renoncent à poignarder le peuple burundais et à leur idéologie de génocide.
Le discours de l'année 1996, s'est usé avec le temps, l'idéologie de génocide, les actes de génocide ont disparu des discours de Pierre Buyoya et de ses représentants. Il le prouvait plus récemment au cours de son voyage en Europe au mois de décembre 2001, il disait: "les exactions seront punies par les autorités internationales, après examen de la situation afin de déterminer s'il y a eu ou non un génocide au Burundi". C'est une fuite de responsabilité, complice et propos contraires à la vérité.
Un mensonge est un propos contraire à la vérité et le discours de 1996 n'était que pure mensonge. La vérité est celle écrite dans le rapport de la commission de l'ONU n° S/1996/682, dans la déclaration de Fréderic Ngenzebuhoro du 15 juillet 1995, dans la lettre du 19 mai 1997 que le gouvernement Pierre Buyoya a envoyé au Secrétaire Général de l'ONU et dans le livre Mission Possible ou Pierre Buyoya dit que : "Des membres du parti au pouvoir avaient commencé à massacrer systématiquement tous les Tutsi et les Hutu de l'opposition, sans épargner les femmes, les enfants, les vieillards. Contrairement aux thèses officielles, ces massacres n'avaient rien de spontané. ...... Ils étaient organisés et orchestrés par les nouvelles autorités locales. Ils procédaient d'une logique génocidaire et ont constitué un véritable génocide".
2. Six ans d'impunité.
Dans son discours du 25 juillet 1996, Pierre Buyoya disait qu'il va :"Tout mettre en oeuvre pour lutter contre l'impunité. Le Burundi a sombré dans le chaos, parce qu'en grande partie le crime a été toléré avant d'être banalisé. Nous avons la ferme conviction que la loi doit être respectée par tout citoyen, quel que soit son rang et ses responsabilités dans la société. Désormais, la règle sera que tout responsable de crime ou délit, devra démissionner de son poste et se présenter devant la justice pour répondre de ses actes. S'il est acquitté, il recouvre légitimement ses droits"
Six ans après aucune personne n'a été condamnée pour ce génocide énoncé ci-haut. Pourtant les responsables de ce crime sont bien connus, dirigent et dominent les institutions de l'Etat, la soi-disant Assemblée Nationale, le soi-disant Sénat, le Gouvernement, les ministères, les provinces, la diplomatie et autres. Ils sont en association avec les Interahamwe, les ex-Far, les Mayi-mayi, les forces négatives dans le Congo d'en face. Le 4 février 2002 "le symbole même du génocide en la personne de Minani Jean" a été installé à la tête de la soi-disant Assemblée Nationale. Le 2 Mai 2002, une loi pour l'amnistie des terroristes génocidaires a été proposé pour l'analyse et vôte. Quelques jeunes burundais et le Président de PA-Amasekanya ont été emprisonnés suite à une manifestation organisée ce jour à Kigobe pour protester contre cette anomalie, cette catastrophe, ce sacrilège.
Six ans après, Pierre Buyoya partage le pouvoir avec le parti Frodebu dont "ses députés soutiennent sournoisement les violences perpétrées quotidiennement contre les populations civiles par les bandes criminelles" d'après Kadege Alphonse dans sa déclaration du 05/04/2002.
Six ans après le ministre de communication s'appelle Mbonerane Albert, il est un des dirigeants du Cndd-Fdd, était candidat pour la présidence du Cndd-Fdd et le gouvernement dont il est le porte parole a décidé que : "Tous les détenus poursuivis pour des crimes liés à la crise d'octobre 1993 sont des prisonniers politiques".
Six ans après le Ministre de la justice s'appelle Dwima Bakana, un des dirigeants du Frodebu, il nomme au mois de juillet une commission qui d'après Kadege A. "veut simplement une amnistie générale déguisée des criminels" Toujours d'après Kadege A "ce ministre risque de mettre en danger la paix civile"
Six ans après le ministre de la défense nationale de Pierre Buyoya continue à "déplorer le comportement de certains politiciens du G7 qui ne cachent pas leur soutien aux rebelles. En leur envoyant des messages téléphoniques de soutiens et d'encouragement après chaque forfaits dirigé contre essentiellement des cibles civiles. Certains vont jusqu'à demander des financements pour ces groupes criminels et nous en sommes au courant"
Six ans après le Président Pierre Buyoya ne répond pas quand son ministre Hitimana Mathias lui pose cette question : "Pourquoi Monsieur le Président avez-vous donné l'instruction de libérer les prisonniers qui sont accusés d'avoir tué des Tutsi de Teza ?"
Cela fait six ans que les victimes du génocide des Tutsi réclament justice et le système en place nomme les dirigeants du parti de leurs bourreaux comme responsable de "la justice", de la sécurité intérieure, de la Communication et porte parole du Gouvernement, fonction publique etc.. ferme les yeux devant le comportement arrogant des criminels, a comme partenaires les chefs des groupes terroristes génocidaires et siège avec eux au conseil des Ministres, a signé les accords de coopération avec ces groupes, a eu suffisamment de temps pour prouver son refus à faire la justice, à lutter contre l'impunité. Pourtant dans son discours d'investiture du Gouvernement de transition du 6 Août 1996, Pierre Buyoya avait promis que "Tout le monde devrait convenir que la justice constitue un des puissants leviers du retour de la paix. A cet égard, l'impunité des crimes de sang doit être combattue sans concession. Nous affronterons cette question sans défaillance et avec équité".
Un mensonge est un propos contraire à la vérité. L'administration de la justice c'est l'action ou le pouvoir de prononcer sur les droits de chacun, de punir ou de récompenser. La justice a toujours besoin qu'on dise la vérité. Celui qui ne veut pas dire la vérité est incapable d'administrer la justice.
3. Six ans de misère et de détournement de fonds publics.
Dans son discours d'investiture du gouvernement de transition le 06 Août 1996 Pierre Buyoya disait : "La sixième priorité, c'est le redressement de l'économie. Nous promettons de récompenser tous ceux qui ont tenu bon en restaurant la rigueur dans la gestion de l'économie. Les gaspillages, et le pillage systématique du patrimoine de l'Etat doivent cesser ".
La minorité de Hutu et de Tutsi au pouvoir depuis le 25 juillet 1996 fait tout pour étouffer la majorité du peuple par les taxes, les impôts et l'augmentation des prix des produits de première nécessité. Ce régime s'est distingué dans les malversations économiques. Les cadres responsables de malversations ici, sont affectés ailleurs, il y a une solidarité dans le mal de cette minorité.
Le peuple n'est plus à mesure de se payer les soins de santé. Les hôpitaux ont été transformés en prisons. Les enseignants et les autres employés de l'Etat se plaignent de leurs salaires très bas. Le produit national a complètement chuté et est très proche de zéro.
Le peuple meurt de faim et de découragement. Pendant ce temps la minorité qui domine le pays est toujours en train de faire des voyages inutiles mais très coûteux. Elle s'achète des véhicules de luxe. Elle s'octroie des salaires exorbitants, se construisent des villas et des buildings pendant que le peuple n'a pas 100 Fbu pour s'acheter du sel, des haricots ou de l'huile.
Des dossiers de détournement des fonds publics qui s'élèvent à des centaines de milliards restent sans suite. Après le génocide l'autre crime impuni, c'est le détournement des fonds publics. La minorité qui dirige le pays est sur alimentée alors que les enfants du peuple meurent tous les jours de faim et de Kwashiorkor. Profitant de la misère du peuple affamé, le régime en place via certains ONGs fait avaler de force la trahison que constitue l'accord impie d'Arusha pour après leur servir quelques miettes de haricots, de riz, de viande et quelques gouttes de bières. Qui aurait pensé que des burundais vendraient leur âme pour quelques miettes? Mais la misère est dangereuse. Elle emporte d'abord ceux qui en souffrent et termine par ses promoteurs. Dans le temps les burundais avaient le lait et le miel à cause du "roi". S'il advenait que le peuple en manque, c'était le roi qui payait les pots cassés. On n'est pas roi, pour seulement porter la couronne. Le manque de risque dans la gestion de l'économie, le gaspillage, les pillages systématiques du patrimoine de l'état par les membres du régime actuel sont les causes de cette misère que connaît le peuple burundais. Le mensonge est le propos contraire à la vérité. La justice c'est aussi la bonne répartition et la bonne gestion des avoirs de l'Etat.
4. Six ans de persécution et de résistance acharnée.
Les six ans qui s'achèvent ont connu une grande concrétisation de la décision du régime en place à Bujumbura, d'exercer des contraintes policières, judiciaires, administratives et économiques aux associations opposées aux négociations avec les terroristes génocidaires d'Arusha. Ce comportement du pouvoir en place constitue une grande violation des droits de la personne humaine et une preuve qu'il est incapable de résoudre le problème burundais en pratiquant la politique d'exclusion des victimes du génocide des Tutsi conçu, planifié, organisé et exécuté par le Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl et autres.
Dans tous les discours qui ont été prononcés en rapport avec la situation politique du pays par les représentants du régime en place, les membres de notre mouvement et ceux appartenant aux associations qui dénoncent la politique gouvernementale ont été insultés et attaqués dans des réunions publiques et à travers les médias publics et privés (les journaux les radios et la télévision).
A titre d'exemple, le Major Pierre Buyoya disait : "D'abord je voudrais éclairer les gens que cette opposition, ces gens que j'appelle agitateurs politiques. Qui sont-ils ? Que veulent-ils? .... Il y a des gens qui sont depuis un certain temps opposées au programme du Gouvernement en particulier au processus de paix. Ils se sont déclarés contre".
Il continuait plus loin dans son discours "Cela m'amène à dire aux Burundais qu'il faut focaliser notre attention sur Arusha, l'accord de paix va venir dans quelques mois. Les gens qui veulent déstabiliser pour ne pas y arriver sont dangereux pour tous le monde. Il ne faut pas que la population leur prête l'oreille." Ses autres menaces graves ont été relayées par beaucoup de ministres de son gouvernement. Pendant que ce gouvernement attaquait notre mouvement, il n'hésitait pas à entrer en partenariat avec les terroristes génocidaires et à courir le monde pour leur témoigner son soutien. La date du 28 Août 2000 a confirmé notre position, un accord de dupes, impie a été signé à Arusha au forceps de Mandela.
Un accord que Léonce Ngendakumana a appelé "Accord de pain" Un accord signé par les politiciens du Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl qui continuent à massacrer des citoyens honnêtes à cause de leur ethnie. C'est après le 28 Août 2000 que d'autres Burundais se sont rendu compte que le système qui gouverne le Burundi actuellement constitue un grand danger pour notre pays et l'ont dénoncé. Les partis du G6 qui avaient suivi Pierre Buyoya à Arusha, disaient: " La nécessité d'un changement s'est imposé à nous et à la société burundaise au vu des compromissions politiques préjudiciables, à court et à moyen terme, à la paix et à la réconciliation, au vu de l'effritement de l'économie et du développement inquiétant de la corruption et des malversations, depuis le retour du Major Pierre Buyoya."
Après la signature de l'accord d'Arusha, la situation s'est compliquée pour le régime du Major Pierre parce que d'autres burundais sont devenus des "agitateurs politiques" Quand tout un peuple s'agite surtout contre son président, il faut que ce dernier en tire toutes les leçons.
Depuis le 25 juillet 1996, le régime en place à Bujumbura a fait un mauvais choix. Au lieu de diriger ses attaques contre les terroristes génocidaires du Frodebu et ses alliés il les a dirigées contre les victimes de ces génocidaires. Il pensait que le meilleur moyen de conserver le pouvoir, était de signer "un accord de pain" pour lui et tant pis pour la majorité de petits Tutsi, Hutu et Twa très éloignés du pouvoir.
PA-Amasekanya le dit et le répète ce régime en place est dominé par une minorité composée de Hutu, Tutsi et de toutes les régions du Burundi qui s'entendent pour maintenir le Burundi dans la guerre et la faim.
C'est un pouvoir qui favorise la division de la majorité silencieuse pour régner comme le mentionnait le G6: "La logique de rassemblement n'est pas la préoccupation du Major Pierre Buyoya. Pendant que se mettait en place les négociations d'Arusha, nous avons assisté à une série de divisions programmées des partis politiques, . . . , de certaines associations de la société civile et ces divisions persistent encore aujourd'hui...".
Il est temps que les burundais toutes ethnies et toutes régions confondues se mettent ensemble et dénoncent cette politique du système en place sans issue. Le régime en place n'a pas hésité d'utiliser sa politique de deux poids deux mesures contre notre Mouvement PA-Amasekanya.
Ce régime fait tout pour exclure notre Mouvement dans la recherche de la paix au Burundi. Il l'a exclu en mettant en avant expressément dans les négociations les terroristes génocidaires parce qu'il savait bien que le droit et la morale universels ne nous autorisent pas à s'asseoir avec ces criminels. Le G6 le mentionne très bien: "Le gouvernement présente toujours les négociations comme inclusives alors que dans les faits, l'exclusion est la règle. De même, rien n'a été tenté par le Gouvernement pour amorcer un dialogue avec les forces de l'intérieur opposées à Arusha, notamment l'Accord-Cadre (dont PA-Amasekanya fait partie), alors que tout est fait en direction de la rébellion pour qu'elle rejoigne le processus de paix. Pour donner la chance à une paix durable aucune force si petite soit-elle, ne doit être négligée".
Le Burundi a besoin d'une politique qui sanctionne les bourreaux et soutient les victimes. Une politique qui rassure tout le monde, qui ne s'intéresse pas à son pain mais à la paix des citoyens. Une politique qui lutte comme il faut contre le terrorisme et le génocide. Cette politique qui s'arme contre les citoyens qui refusent le génocide, le terrorisme, les malversations économiques, est dangereuse pour tout le monde. Il ne faut pas que la population lui prête oreille.
Des ministres et des administratifs ont donné ordre aux officiers de police judiciaire (OPJ) pour qu'ils arrêtent et emprisonnent le Président de PA-Amasekanya plus de 15 fois. Ces arrestations et emprisonnements se sont exécutés d'une manière injuste, illégale et arbitraire. Tout cela pour satisfaire le pouvoir en place qui a ordonné les contraintes policières, judiciaires et administratives aux Burundais qui sont contre les négociations avec les terroristes génocidaires. Le pouvoir n'est pas content de ces Burundais qui ont refusé de le suivre dans sa voie sans issue.
Ces officiers de police judiciaire tout en sachant que le président de PA-Amasekanya n'est pas un criminel, mais un citoyen qui exprime ses idées contre le génocide, ont obéi non à la loi mais aux ordres administratifs. Il est à noter qu'aucun membre du Frodebu ou de ses alliés n'a été inquiété pour ses idées criminelles. Les terroristes génocidaires s'expriment sans problème avec les mots et leurs armes et les victimes doivent être bâillonnées rien que pour leur opinion. En plus du Président de PA-Amasekanya beaucoup d'autres personnes soupçonnées d'appartenir à ce mouvement ont été emprisonnées à plusieurs reprises.
Pendant que le régime en place donne des ordres à la police et à la gendarmerie pour harceler le mouvement anti-génocides qui militent pour l'Etat de droit au Burundi, il continue à dire à ces policiers, ces gendarmes et ces militaires qu'il ne faut pas qu'ils écoutent les politiciens qui luttent contre le génocide. Il est bien connu qu'une police, gendarmerie ou armée nationale qui soutient le terrorisme et le génocide commet le crime. Ce terrorisme et ce génocide que PA-Amasekanya combat, a fait beaucoup de victimes dans ces corps et ces derniers ont intérêt de se désolidariser avec cette administration qui soutient les terroristes tribalo-génocidaires. Personne ne pourra justifier son soutien aux génocidaires parce qu'il a reçu des ordres administratifs ou militaires.
Le terrorisme et le génocide que ce soit sous Mme Kinigi, Ntibantunganya ou Pierre Buyoya sont toujours des crimes. Comment se fait-il que les militaires combattent les petits Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl qui massacrent des innocents (Tutsi, Hutu et Twa) sur terrain et que la police et la gendarmerie reçoivent l'ordre des grands Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl pour arrêter et emprisonner ceux qui dénoncent leur idéologie génocidaire?
Faut-il rappeler à cette police et cette gendarmerie que le terrorisme et le génocide sont des crimes qu'elles doivent combattre et que les victimes sont des citoyens qu'elles doivent défendre et protéger? Les policiers et les gendarmes avant d'être ce qu'ils sont, sont des citoyens, droit et morale à l'appui, qui ont le devoir de dénoncer les injustices, les crimes de sang et les malversations économiques.
A partir de 1996, la police et la gendarmerie, le Maire de la ville, les chefs de zone et de quartiers sont dressés tous les dimanches, très tôt le matin, pour empêcher les membres de PA-Amasekanya de faire leur sport dominical. Nos membres sont intimidés et menacés d'emprisonnement, ils sont frappés et injuriés. Certains policiers et gendarmes racontent même qu'ils ont reçu l'ordre d'arrêter "tout jeune Tutsi qui fait le sport".
Ces membres de PA-Amasekanya font leur sport le dimanche depuis longtemps, ils n'ont jamais inquiété personne. Cet encadrement a éradiqué la consommation d'alcool et de la drogue au niveau de la jeunesse. Cette dernière est devenue consciente de la situation qu'elle vit. Elle refuse de suivre le régime en place dans son partenariat avec les terroristes génocidaires. C'est pour cela qu'elle est persécutée, intimidée et menacée. Contre cette volonté du régime, les membres de PA-Amasekanya sont déterminés. Ils continuent à défendre leur positions contre le génocide et la dictature du régime en place et à réclamer leurs droits.
Ce Mouvement, malgré les interdictions a organisé beaucoup de manifestations pacifiques et des conférences publiques que l'administration civile et policière n'ont pas hésité à réprimer, mais ses actions continuent.
La persécution des membres de PA-Amasekanya montre la gravité de la situation des Tutsi au Burundi. Le régime actuel est très fatidique pour eux et Monsieur Hitimana Mathias avertit celui qui veut entendre quand il dit: "Pour moi, je dis que Buyoya a quelque chose de très fort que les Tutsi du Burundi n'ont pas encore compris. Parce que quand vous parlez de quelque chose qui intéresse les Tutsi, le Président Buyoya le regrette d'un revers de la main. Par contre, quand vous parlez de quelque chose qui intéresse les Hutu, il appuie même". Il est devenu évident que notre Mouvement n'a pas eu tort en dénonçant les négociations et l'accord impie d'Arusha qui ont mis à la tête des institutions de l'Etat des monstres terroristes génocidaires et remis en cause notre souveraineté nationale en mettant le Burundi sous occupation de l'Afrique du Sud. Les initiateurs des négociations et de l'accord impie d'Arusha tenaient à fournir les moyens de toutes sortes aux terroristes génocidaires du Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl, Interahamwe, Ex-Far, Mayi-mayi et autres. C'est devenu clair même pour les aveugles. Les forces armées et les forces vives de la nation se rendent compte actuellement qu'avec les terroristes génocidaires on ne négocie pas mais on les combat par toutes les voies et avec tous les moyens. Ne nous laissons plus abuser. Le Burundi doit cesser d'être "le ventre mou" des terroristes génocidaires dans le région.
En conclusion, nous pouvons dire qu'au cours des 6 années, le Mouvement PA-Amasekanya a eu à faire à beaucoup d'armes dressées contre ses membres par le régime en place. Cet arsénal militaire, policière, judiciare et administratif a fait beaucoup de victimes dans ce Mouvement alors qu'il réclame la justice.
Des armes qui ont emprisonné ses membres alors qu'ils réclamaient la justice. Des armes qui les ont empêchés de s'exprimer alors qu'ils refusaient le génocide, Des armes qui leur ont interdit de faire du sport alors qu'ils en ont tant besoin Des armes qui les ont calomniés sans aucun droit de se défendre, Des armes qui les ont torturés moralement et physiquement alors qu'ils sont sûrs qu'ils défendent une juste cause, Des armes qui leur ont refusé de faire des conférences publiques ou de presse pour condamner le terrorisme et le génocide, Des armes qui les ont empêchés de manifester leur douleur dans les rues de Bujumbura, Des armes qui les ont refoulés alors qu'ils voulaient exprimer leur opinion à la RTNB et radios privées, Des armes qui ont tant versé leur sang, le sang des innocents. Du sang qui continue à couler jusqu'à ce jour, sur les routes et dans les villages et les villes à travers tout le pays. Toutes ces armes ne sont pas venues à bout de la détermination, le courage et la combativité du Mouvement PA-Amasekanya. Elles ont renforcé sa résistance.
Ce mouvement interpelle tous les Burundais épris de paix pour qu'ils se lèvent tous, dépassent leur peur, le rejoignent et chassent par tous les moyens le régime en place dominé par les terroristes génocidaires. Notre survie dépendra de notre combativité. Adhérez à notre Mouvement et résistons.
Tous contre le génocide des Tutsi, nous vaincrons.
Fait à Bujumbura, le 31 Juillet 2002
PA-PUISSANCE D'AUTODEFENSE-AMASEKANYA
Ir RUTAMUCERO Diomède
PRESIDENT.
