RUGAMBA-NET PRESS

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REPUBLIQUE DU BURUNDI

PARTIPOUR LE REDRESSEMENT NATIONAL

(PARENA)

 

 

DECLARATION DU PARTI.

Le Parena vient d'apprendre avec surprise l'arrestation de ses militants Messieurs MANIRAKIZA Raphaël alias RUFONYA et NDAGIJIMANA Ildéphonse.

Toutefois le Parena n’est pas surpris par ces arrestations puisque ce n’est pas la 1ere fois que le Major BUYOYA frappe dans les rangs du Parena et de son Président pour camoufler ses échecs ou ses réelles intentions politiques qui peuvent être soit d’amnistier les génocidaires soit de les installer au pouvoir en toute quiétude.

L’on se souviendra : 

  1. Des arrestations de 1989 des anciens proches collaborateurs ou supposés comme tels du Président BAGAZA alors en LIBYE pour qu’à terme il procède par une politique cynique d’équilibrisme à une amnistie des génocidaires de NTEGA et MARANGARA. Tout le monde se souviendra que l’affaire fut clôturée sans procès.

2.     Des arrestations de 1992 pour cause d’un hypothétique Coup d’Etat attribué au Président BAGAZA et qui curieusement ressemble étrangement à celui du 18/04/2001 alors que visiblement ses intentions politiques étaient d’installer à la tête de l’Etat des génocidaires à l’aide de pseudo élections démocratiques.

3.     Des arrestations opérées en cascade en 1997 suite à une mise en scène d’un complot contre la vie du chef de l’Etat et la pose des mines antichars pour dissimuler SAN-EGIDIO et préparer plus tard le partenariat avec les génocidaires qui fait des ravages dans tout le pays avec des moyens de l’Etat.

  Le Parena rappelle à l’opinion nationale et internationale que les arrestations actuelles n’ont d’autres buts que de détourner l’opinion sur les négociations avec J.B. NDAYIKENGURUKIYE à Libreville devant aboutir à la fusion de l’armée avec la rébellion et l’amnistie de ces derniers. Ce n’est pas un slogan politique, la question est à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale sur demande du Gouvernement du Major Pierre BUYOYA.

Le Parena ayant opposé une fin de non recevoir à cette amnistie à travers ses réserves à l’accord d’Arusha, devient une victime désignée à l’avance, puisque les arrestations interviennent avant que la commission d’enquête n’ait même pas commencé à faire son travail.

Face à toutes ces manœuvres de diversion, le Parti Parena porte à l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

1° Le Parena exige du Gouvernement BUYOYA la libération de ses militants arrêtés injustement et illégalement.

2° Le Parena rappelle à qui veut le savoir que 2001 n’est pas comme 1997 où des cadres et militants du Parena ont été emprisonnés pour des crimes qu’ils n’ont pas commis notamment la pose des mines. Le Parena ne restera pas les bras croisés. Il demande à ses militants et à toutes les forces vives de la Nation de rester mobilisés pour résister à la dictature stalinniène et à la persécution de ses militants par le pouvoir du Major BUYOYA.

3° La logique et la morale politique commanderaient au Major BUYOYA de traiter ses adversaires politiques de la même façon. Le Lieutenant NTAKARUTIMANA Gaston n’a tué personne, ni brûlé ou pillé les biens de quiconque. Le Parena ne trahit pas l’idéal démocratique lorsqu’il appuie moralement celui qui peut renverser le Major BUYOYA car d’une part il ne donne satisfaction à personne et d’autre part il n’a jamais été élu démocratiquement. Le Lieutenant NTAKARUTIMANA n’a par ailleurs exprimé que les propos tenus par les militaires au Président MANDELA lors de sa visite à Gitega (les média feraient bien de les rediffuser). C’est dire qu’il ne devrait pas être emprisonné pendant que le Major BUYOYA fait régulièrement des accolades à NDAYIKENGURUKIYE dans des salons feutrés de Libreville.

4° Le Parena exige encore une fois la mise en liberté immédiate et inconditionnelle de ses militants injustement et arbitrairement arrêtés. Il demande en même temps au gouvernement de cesser cette menace permanente qui pèse comme une épée de Damoclès sur le Parena et son Président J.B. BAGAZA depuis sa création. 

 

  Fait à Bujumbura, le 21/04/2001

  Zénon NIMUBONA

  Commissaire à l’Information et Porte-parole du Parti.

 

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