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REPUBLIQUE DU BURUNDI
PARTI POUR LE REDRESSEMENT NATIONAL
(PARENA-IMBOGORABURUNDI)
B.P.1365 Bujumbura
BURUNDI
COMMUNIQUE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DU PARENA
Il y a à peine quelques mois, Monsieur NTAKAYE Léonidas, Secrétaire Général-adjoint du PARENA chargé de l’administration était acquitté par la Cour Suprême dans l’affaire du soi-disant "complot contre la vie du Chef de l’Etat" et sortait de la prison de Mpimba après 3 ans de détention préventive. Il est encore sous le choc de ce traitement aussi injuste qu’arbitraire.
Depuis ce 24 janvier 2001, il est de nouveau traqué par les policiers de la Documentation Nationale et des Gendarmes. Pour quels motifs? Personne ne le sait au juste, puisque, au mépris dispositions de l’article 7, de la loi n° 1/015 du 20 juillet 1999 portant réforme du code de procédure pénale, la convocation qui lui a été remise par les agents de la Documentation n’indique aucun motif de comparution. Pour cette raison, il a refusé de comparaître et il a la loi de son côté. Décidément, la réforme des lois au Burundi devrait s’accompagner de celle des fonctionnaires chargés de les appliquer!
Faut-il donner à la "radio trottoir" qui répand en ville que le Secrétaire Général-adjoint est recherché par la Documentation pour avoir, le 14 janvier 2001, affiché le portrait du Président du PARENA, plutôt que celui du Chef de l’Etat dans la salle de l’hôtel Source du Nil où se tenait une conférence de presse organisée par le Parti PARENA? Nous ne pouvons pas croire à cette rumeur car ce serait vraiment risible! Car à ce que nous sachions, aucun responsable du Parti FRODEBU n’a été inquiété alors que le portrait de feu Président M. NDADAYE était le seul exposé à la tribune de l’Assemblée Nationale lors du dernier congrès du Parti FRODEBU! Notons, en passant, que la grande salle de l’Hôtel Source du Nil est un espace commercial régi par le droit privé tandis que le palais de Kigobe est un Palais National. O tempora, O mores !!! En ces temps de guerre, de privations, de désolations, n’y a-t-il vraiment pas d’autres causes sur lesquelles il faudrait mobiliser les forces de l’ordre et de sécurité plutôt que sur celles relatives aux portraits de l’actuel et de l’un des ex-Chefs d’Etat du Burundi?
Fait à Bujumbura, le 25 janvier 2001
Pour le Bureau politique du PARENA
Cyrille BARANCIRA
Vice-Président et Représentant Légal Suppléant.