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BULLETIN D’INFORMATION DU PARTI PARENA
LE
PARENA ET LES TURPITUDES DES PARTIS DU G5.
Le Parti pour le Redressement National – Parena – n’a pas été associé aux tractations de Pretoria du 10 juillet 2001, à l’issue desquelles, le médiateur a décidé d’unir pour dix huit mois le roi Buyoya avec la princesse Ndayizeye.
Le Parena n’assistera pas non plus le 23 juillet à la cérémonie d’un mariage alliant l’indignité, la trahison et le génocide.
Les Partis naufragés du G8 n’avaient pas vu venir le coup, et se réjouissaient en sourdine de l’exclusion du Parena, tombent assommés par la fin de non recevoir peu diplomatique que le médiateur a opposé au candidat qu’ils n’avaient soutenu que du simple bout des lèvres.
A
l’image d’Adam et d’Eve se rendant tout d’un coup compte de leur nudité,
après avoir mangé le fruit défendu, nos amis du G5 réalisent aujourd’hui
l’ampleur réelle de leur poids politique sur l’échiquier national.
L’épisode
de Pretoria les amènera certainement à repenser leur action, leur stratégie
et leurs alliances politiques.
De
retour de Pretoria, les partis du G5 ont approché le Parena, en vue
d’explorer ensemble, les possibilités d’une mise en commun des efforts en
vue de faire face à la nouvelle donne créée par la reconduction forcée du
Tandem BUYOYA – FRODEBU.
Au
cours des négociations d’Arusha, le Parena a joué un rôle catalyseur au
sein des partis du G8 avec lesquels il croyait partager certaines valeurs.
Il s’est hélas souvent heurté à l’idéologie zigzagante de ses partenaires. Aussi, estime-t-il aujourd’hui nécessaire de clarifier sa position vis-à-vis du groupe précité, afin de couper court à la série d’intoxications et de contre-vérités lancées par ce dernier à l’opinion, allant du refus de collaboration, de l’hégémonie quasi impérialiste du Parena, du régionalisme à la connivence avec le pouvoir BUYOYA !
Le
Parena est un parti toujours à l’opposition depuis la crise initiée par
l’UPRONA et le FRODEBU en 1993. Ses partenaires du G5 sont par contre dans des
partis hybrides, évoluant aussi bien dans l’opposition que dans les
institutions du partenariat qu’ils prétendent combattre.
Leur
idéologie s’est réduite à un jeu de marchandages de prébendes que le
pouvoir leur distribue en fonction du thermomètre de leur fidélité.
Certains
de ces partis ont brillé par leur louvoiement ; tantôt en esquissant un
mouvement de rébellion contre BUYOYA, lorsque son pouvoir chancelait, tantôt
en se précipitant pour aller manger entre ses mains, quand les vents lui
redevenaient favorables
Dans
la course au leadership de la transition, les partis du G5 ont maintenu, suivant
une politique opportuniste bien rodée, deux fers au feu : la carte BUYOYA
et celle de BAYAGANAKANDI.
S’ils
ont officiellement soutenu ce dernier, tout en le phagocytant à telle enseigne
qu’il est apparu comme un sphinx adoré mais bien silencieux ; c’était
uniquement pour mieux monnayer les avantages substantiels qu’ils comptaient
tirer du système BUYOYA.
La
vitesse avec laquelle ils se sont tour à tour détournés de leur candidat –
un candidat sans doute présenté pour servir la cause de la mission possible,
car cette mission n’a pas qu’un seul agent – corrobore notre hypothèse.
L’appât
du gain, l’absence de vision politique, la versatilité, l’opportunisme et
le non-respect de la parole donnée, semblent constituer l’épine dorsale de
leur idéologie !
Leur
prise de position sur l’accord d’Arusha a dérouté plus d’un ; Tenez :
- Ils se réclament bruyamment Tutsi mais enterrent sans état d’âme, les réserves à l’accord d’Arusha, qui sont supposés préserver les intérêts de leur communauté !
- Ils n’ont jamais cessé de réclamer l’application immédiate dudit accord alors que ces réserves n’avaient même pas été discutées !
-
Ils s’élèvent contre l’arrivée des troupes étrangères mais se précipitent
pour signer l’acte d’engagement à un accord qui fait de l’arrivée de ces
troupes une condition sine qua non !
La
gifle que Mandela vient de leur administrer à Pretoria semble aiguiser leur
combativité médiatique. Ils vocifèrent et menacent, pour rappeler aux
architectes du futur gouvernement, qu’ils sauraient faire usage, s’ils étaient
oubliés, de leur nuisance d’antan.
Ils
brandissent même un mouvement national de refus qu’ils seraient incapables de
lever, de mobiliser et de canaliser.
Mais,
il existe une ligne rouge que les partis du G5 s’interdisent de dépasser dans
leur agression en gants de velours contre le pouvoir en place. Le Parena a testé
leur conviction lorsqu’ils sont venus solliciter sa collaboration. Il leur a
offert sa disponibilité moyennant les conditions suivantes :
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1° Refuser de participer au sommet d’Arusha du 23 juillet destiné à légitimer le forcing de Mandela.
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Les
conditions précitées constituaient aux yeux du Parena, le minimum qu’on
pouvait attendre du comportement d’un opposant ordinaire.
Les
négociations ont aussitôt capoté parce que les dites conditions s’avèrent
irréalisables aux yeux du G5. Déjà, avant le sommet du 23 juillet, ils
proclament haut et fort qu’ils ne participent pas à la rencontre d’Arusha
qui prépare ce sommet ; que seules les dissidences y participent. Mais,
cela n’empêche pas au collectif d’y envoyer un délégué en la personne de
Mathias HITIMANA qui est déjà favorable à la participation de son parti aux
institutions de transition pour faire du soi-disant « contrepoids ».
Pour
comprendre le sens de la délégation de l’INKINZO faite de son représentant
au parlement, il suffit de vous rappeler de la diffusion il n’ y a pas
longtemps par la Radio Publique Africaine que le G8, pourtant favorable au
colonel BAYAGANAKANDI, avait renoncé à combattre le pouvoir en place.
De
plus, RUGAMBARARA, au lieu de dénoncer sur le champs les décisions de
Pretoria, il a préféré venir consulter la direction de son parti pour se
prononcer sur sa participation ou non aux institutions du Tandem BUYOYA –
NDAYIZEYE. Qu’au terme de cette consultation, cette direction du parti à
laquelle RUGAMBARARA s’est refusé de se substituer à Pretoria, déclare
aujourd’hui à Arusha qu’il est favorable aux décisions de Pretoria, cela
devrait amener l’opinion à s’interroger sur la réalité de ces prétendues
dissidences.
Les
partis du G5 (ancien G8) se retrouvent placés devant un dilemme cornélien :
comment gérer leur duplicité sans éveiller l’attention d’une opinion
devenue fort perplexe parce qu’ils l’ont longtemps menée en bateau !
Prenant
exemple sur BUYOYA ou sous l’inspiration de celui-ci, le G5 a trouvé dans le
Parena, un bouc émissaire commode pour justifier ses propres turpitudes.
Le
Parena ne s’est pas associé au mot d’ordre invitant la population à
l’arrêt de travail, parce qu’il ne saurait cautionner des initiatives
intempestives, non mûries, sans perspective ni suivi et dont l’échec garanti
ne fait que renforcer politiquement le pouvoir en place.
Le
combat du Parena vise à arrêter le génocide, d’empêcher l’invasion du
pays par des forces étrangères et de soustraire le pays de la tutelle des
charlatans onusiens ou autres.
Celui
des partis du G5 par contre, ne vise, depuis la convention de gouvernement
jusqu’à ce jour, qu’à occuper quelques postes ministériels.
L’ambivalence,
la fluidité et l’inconstance des positions des partis du G5, jettent des
doutes sérieux sur la pertinence de la cause défendue et sur la crédibilité
de leurs auteurs.
Au
moment où le gouvernement BUYOYA et ses partis satellites engagent le pays dans
une voie sans issue, le Parena en appelle au sens patriotique de tous ceux qui,
à un moment ou un autre, ont été abusés par ceux-là mêmes qui sont prêts
à troquer la survie de leurs communautés pour rester au pouvoir ou contre des
strapontins ministériels, de se rassembler autour du Parena afin de faire échec
à la désintégration de la nation.
Le
peuple burundais ne saurait trouver son salut derrière les responsables
politiques dont Pretoria vient de nous refléter l’image calamiteuse.
Tout
parti ou tout leader politique qui a négocié, accepté, avalisé ou serait sur
le point de participer aux institutions issues des compromissions d’Arusha,
visant à donner carte blanche :
- au Frodebu-Fdd-Fnl pour parachever le génocide
- à l’invasion du pays par des troupes étrangères
-
à la remise eu pays sous la tutelle internationale ou régionale ;
est
coupable de trahison et perd ce faisant, toute espèce de légitimité.
Le
peuple, guidé par un leadership éclairé, doit se tenir désormais prêt à
tout moment, pour laver l’humiliation et l’affront que les combines de
Pretoria et d’Arusha sont en train de lui faire subir.
Depuis
juillet 1996, la population burundaise grogne sans désemparer mais se réfugie
dans un attentisme ou une couardise coupables qui l’empêchent de prendre son
destin en mains.
Attendons-nous
que tous nos enfants périssent à la maison, sur les routes, dans les camps de
déplacés, sur les champs de bataille pour nous lever et empêcher le
consortium UPRONA-FRODEBU de vendre le pays aux enchères du Bazar d’Arusha ?
Pourquoi
abandonnez-vous le combat pour la survie de vos enfants aux seuls militaires
pendant que vous organisez des fêtes permanentes de toutes natures ?
Vous
ne savez même plus pleurer lorsque vous enterrez les proches que les
partenaires de BUYOYA vous ravissent chaque jour !
Acceptez-vous
demain que les mercenaires invités par le nouveau partenariat souillent vos
filles, violent vos femmes et vos sœurs ?
AKO
NIKO GAKEMANYI INTEKO BUYOYA YEMEYE ZIZOBAGEMURIRA.
Le
Parena en appelle à votre sens d’honneur pour joindre vos énergies et vos
ressources à celles de tous les compatriotes qui se dressent debout pour
refuser d’être écrasés par le rouleau compresseur BUYOYA-FRODEBU.
Entendez
l’appel du Parena, demain ça pourrait être trop tard ! Les moyens vous
seront communiqués incessamment.
« Ils
ont dit »
Julius
NYERERE (Ancien président de la Tanzanie et de la Médiation dans le conflit
burundais)
« L’Embargo
est nécessaire pour que BUYOYA ait quelque chose à opposer aux extrémistes
Tutsi ».
Pierre
BUYOYA (Président de la République du Burundi)
« Je ne suis pas de ceux à qui on demande de combattre le FRODEBU)
