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N°13 du 13/09/2001
3 Septembre 1987-3 Septembre 2001 : le
temps qu’une vieille nation respectée devienne un Etat paria.
Il est des anniversaires qui vous restent en
travers de la gorge parce qu’ils riment avec humiliation, trahison, génocide
et ruine économique du pays.
Le
3 Septembre 1987, date à laquelle le Major Buyoya prit le pouvoir est de ceux-là.
Le
gouvernement qui en est issu, conscient de l’amertume et des frustrations que
cette date anniversaire suscite au sein de l’opinion, a eu la décence, et
cela n’est pas fréquent, de ne pas l’évoquer, ni de le célébrer.
Une
nation naguère respectée, fière de sa civilisation est devenue, en l’espace
d’une décennie, à cause d’un leadership sans vision, la risée de la
communauté internationale.
Pendant
cette période, elle a servi de cobaye à l’expérimentation d’une gamme de
formules politiques que certaines puissances testaient dans la région, pour
saper la cohésion sociale des communautés des pays concernés, afin de mieux
les asservir le moment venu.
Le
pouvoir de Bujumbura s’avéra être un des agents d’exécution les plus zélés
de cette politique. C’est là qu’il puisa les fondements, les appuis et les
ressources nécessaires de la mission possible.
En
1987, la propagande du pouvoir et des parrains de celui-ci
promettait la lune aux Barundi. Ces derniers n’ont récolté à la place que
les”Sept plaies d’Egypte” dont la cadence fut rythmée par les années
1988, 1989, 1991, 1993 à nos jours.
Les
premiers mois de tout pouvoir s’accompagnent généralement de quelques tâtonnements
que l’inexpérience politique pourrait expliquer.
Ces
hésitations deviennent criminelles et partant injustifiables, quand elles
laissent le champ libre aux hordes du Palipehutu organiser et exécuter en toute
impunité, le génocide de Ntega et de Marangara.
Les
centaines de milliers de morts de ces deux communes sont donc à mettre au crédit
d’une administration brouillonne qui, soucieuse uniquement de faire table rase
du régime précédent, faillit totalement au devoir sacré incombant à tout
pouvoir: la protection de ses citoyens.
Sous
d’autres cieux, le régime Buyoya n’aurait jamais soufflé sa première
bougie.
Au
Burundi, plus le flot de sang versé est dense, plus le pouvoir qui en est
comptable s’enracine!
Le
génocide de Ntega et de Marangara servit ainsi de tremplin politique à ce
pouvoir précocement essoufflé, pour amorcer ce que ce dernier a toujours
considéré sa “révolution politique”.
Née
dans le sang de Marangara, grandie dans la répression féroce de tous ceux qui
s’opposaient légitimement à l’ aventure politique du nouveau pouvoir, la démocratie
buyoyienne ne pouvait accoucher que du monstre de 1993.
C’est
pourtant sur ce bilan peu glorieux que le Major Buyoya justifia son retour forcé
de 1996 et sa reconduction truquée du 23 juillet 2001.
Les
résultats engrangés au cours des 14 années écoulées démontrent à satiété,
la vanité des accusations portées contre la 2e République et la
misère du projet de société dont le nouveau pouvoir se disait porteur.
D’une
manière générale, Buyoya reprochait pêle-mêle à son prédécesseur,
l’absence de concertation, le refus de la critique et de l’autocritique, le
blocage des institutions démocratiques, la corruption et le détournement des
fonds publics, les emprisonnements arbitraires, la dégradation de nos relations
avec les pays voisins, etc…
Que
constatons-nous aujourd’hui?
Les
maux qu’il reprochait inconsidérément aux autorités de la 2e République
ont servi de ligne directrice et de référence aux administrations Buyoya qui
se sont succédées !
Alors
que sous la 2e République, un dialogue libre et sincère était régulièrement
organisé par le biais des conférences des cadres et des congrès du parti, la
concertation dont Buyoya se targue d’être l’initiateur ne fut qu’un
monologue entre lui-même et une poignée de courtisans sélectionnés en
fonction du degré de leur fidélité ou de leur servilité.
Les
résolutions couronnant ces simulacres de débats n’étaient destinées qu’à
avaliser les conclusions arrêtées dans les laboratoires politiques du pouvoir.
Tout
se résumait à un jeu de carnaval où le pouvoir faisait semblant d’entendre
le peuple mais n’écoutait jamais les préoccupations de celui-ci.
L’odyssée
du multipartisme, les élections prématurées de 1993, le sabotage des
consultations électorales qu’il avait lui-même initiées et perdues, l’épopée
d’Arusha pour faire légitimer par les étrangers un pouvoir que son peuple
lui conteste, n’ont jamais été le fruit d’une quelconque concertation.
Le
pouvoir a toujours ramé à contre-courant de la volonté de ses sujets !
La
lutte contre la corruption et le détournement de fonds publics fut un des
slogans régulièrement brandis par les autorités de la 3e République.
Des
juridictions spécialisées (la cour des comptes) destinées à réprimer une
catégorie de personnes ciblées furent hâtivement mises sur pied pour être
dissoutes quelques temps après, lorsque l’objectif premier qui les
sou-tendait fut découvert et décrié partout.
Aujourd’hui,
le milliard de francs Bu devient l’unité de mesure pour les détournements de
fonds publics ! Le gouvernement laisse sciemment pourrir la situation pour
exercer le moment venu un chantage sur les auteurs de ces délits.
Ceux-ci
ont en effet le choix entre d’une part, le soutien inconditionnel à toutes
les compromissions du pouvoir, et continuer ce faisant à jouir en toute impunité
de ces biens illégalement acquis ; et de l’autre, rendre à César ce qui lui
revient !
Les
bénéficiaires de ce nouveau blanchiment ont généralement opté pour la première
hypothèse.
Ainsi,
le détournement est devenu la norme, et le respect de la chose publique,
l'exception. Voilà un des acquis dont les maîtres du moment peuvent être
fiers !
S’agissant
des emprisonnements arbitraires, le PARENA est mieux placé que quiconque pour
en parler, dans la mesure où la répression du régime s’abat régulièrement
sur ses militants. Ces derniers peuplent les prisons de ce pays pour des mines
qu’ils n’ont jamais posées et pour des tentatives de coup d’Etat qui ne
sont que le fruit de la manipulation et de la paranoïa du pouvoir. Les
harassements et les intimidations dont les étudiants de l’Université font
quotidiennement les frais, avec pour seul crime leur appartenance au Parti
PARENA, traduisent éloquemment la dérive répressive de ce régime.
Quant
aux relations avec nos pays voisins, elles se sont certainement améliorées
avec le blocus et l’embargo que nous avons connus et les attaques quotidiennes
du Burundi à partir de la Tanzanie et de la RDC.
Sous
la 2e République, le Burundi était écouté et respecté. Les
multiples sommets de chefs d’Etat(ZEP, France-Afrique, CEPGL)organisés à
Bujumbura, étaient un témoignage éloquent de la dynamique diplomatique
animant les responsables politiques de l’époque, et du respect que la
communauté internationale portait à l’endroit du Burundi.
Nous
avions des alliés, nous n’avons plus que des ennemis ! Les voisins qui ne
nous attaquent pas militairement nous boycottent diplomatiquement.
Les
rares ministres européens qui s’aventurent à nous visiter, partent en
catastrophe loger à Kigali.
Clinton
invite, lors de son passage en Ouganda, tous les chefs d’Etat de la région
sauf le nôtre.
Kofi
Anan organise une tournée diplomatique à Kinshasa, à Kigali mais boude
Bujumbura. Hubert Vedrine de même. Le Burundi est devenu, au vu de ce qui
précède, un Etat Paria. Mais ne désespérons pas, nous avons tissé des
alliances solides avec de nouveaux voisins plus influents : le Malawi et la
Guinée Equatoriale !
Pour
ce qui concerne les secteurs spécifiques, notamment l’agriculture,
l’environnement, l’enseignement, la justice et l’industrie, la politique
du pouvoir du 3 septembre 1987 fut celle de l’abandon, puis de la fermeture.
En
matière agricole, la terre burundaise nourrissait encore ses enfants du temps
de la 2e République. Aujourd’hui, des milliers d’enfants ne survivent que
grâce à la bouillie que certaines ONGs veuillent bien distribuer. Les
terribles images des enfants des centres de nutrition de Karusi nous le
rappellent impitoyablement.
Le
pouvoir en place n’a pas trouvé mieux pour augmenter la production agricole
que de congédier les encadreurs agricoles.
Les
caféiers dans certaines régions sont devenues des buissons sauvages où l’on
chassera bientôt du girafe.
Les
fonds destinés à l’achat d’intrants agricoles sont honteusement détournés
ou s’évanouissent dans les commissions que les hauts responsables en charge
du dossier se disputent à mort.
Le
dernier scandale sur le marché d’engrais au Ministère de l’Agriculture
confirme une fois de plus la thèse souvent véhiculée et selon laquelle, sous
le partenariat, la consigne est qu‘il faut piller autant que faire se peut !
S’agissant
de l’environnement, la 2e République avait consenti avec succès, des efforts
gigantesques pour lutter contre l’érosion grâce à une politique de
reboisement soutenue étendue sur l’ensemble du territoire.
Comme
les vaches et les chats, les boisements furent catalogués Tutsi et réduits en
cendres par les alliés du pouvoir au sein du partenariat.
En
1987, la 3e République héritait d’un outil industriel certes modeste, mais
moderne et dynamique. Lorsqu’elle s’avéra incapable de le gérer, elle prétendit
que les projets qui avaient présidé à sa naissance avaient été étudiés
sans études préalables.
Aujourd’hui,
faute de pouvoir les approvisionner en matières premières ou d’en assurer
les débouchés, le pouvoir actuel s’empresse de fermer ces entités
industrielles les unes après les autres, ou se propose de les vendre à vil
prix.
Sous
le double septennat du Major Buyoya, nous n’avons pas observé de nouvelle
cheminée d’usine venant polluer le ciel azuré burundais. Nous avons surtout
été témoins de colonnes de fumée où diverses infrastructures,
laborieusement construites sous la 2e République se consumaient. C’est le cas
des usines, des hôpitaux, des centres de santé, des écoles, des fermes etc…
Sous
la 3e République et les partenariats qui se sont succédés, des fonds considérables
ont été consacrés à la propagande d’ une politique que les Burundais
rejetaient.
Le
gouvernement est devenu une agence de voyage de luxe où les dignitaires et
autres apparentés sillonnaient le monde entier pour faire le marketing de
l’image de l’homme du 3 septembre 1987.
Rien
ne fut investi dans le secteur de l’Education Nationale. L’infrastructure
scolaire s’est totalement délabrée faute de budget mais aussi parce qu’on
la confiait sciemment à des responsables qui ne travaillaient qu’à son démantèlement.
Le
niveau d’enseignement que nos voisins nous enviaient périclita avec le génocide
des enseignants, la multiplication inconsidérée des collèges sans professeurs
ni matériel didactique, le culte de la médiocrité officialisé au niveau du
concours national et le traitement peu enviable dont les enseignants
faisaient/font objet.
L’Université
du Burundi qui avaient formé des générations de médecins et des professeurs
hautement qualifiés a été progressivement désertée par ces derniers partis
dans les pays voisins pour survivre économiquement. Aujourd’hui, le pouvoir
recherche désespérément des médecins et des professeurs étrangers pour leur
payer des salaires qu’il a refusés à ses nationaux.
La
descente aux enfers du système éducationnel n’est pas prête à s’arrêter
parce qu’elle ne touche que le menu peuple. Les enfants de ceux qui nous
gouvernent étudient dans les Universités ou Instituts huppés de Paris,
Bruxelles ou Londres.
Lors
de sa prise de pouvoir, Buyoya jurait de faire de la justice, la vitrine de
l’harmonie socio-économique qu’il promettait aux Barundi. Sous son règne
disait-il, les magistrats n’auraient que la loi comme seul maître. Dès 1989,
il fit voler ce beau principe en éclat lorsqu’il commença à exploiter le
gisement de la complotite et des vrais-faux coups d’Etats.
La
justice devait être rendue suivant les souhaits du magistrat suprême.
Le
malaise au sein du Ministère de la Justice que la dernière grève des
magistrats vient d’étaler au grand jour n’est pas que salarial. Il est le
cumul d’une décennie de frustrations et de mises au pas.
L’indépendance
de la magistrature qu’on leur avait fait miroiter se révéla être une
utopie. Le magistrat a le choix entre s’incliner ou briser sa carrière. Ici
comme ailleurs, le courage n’a pas été l’unique guide.
La
confusion au niveau politique est accompagnée de la déliquescence économique.
Le
dollar qui valait le 3 septembre 1987 cent vingt quatre francs Bu s’échange
aujourd’hui à mille francs Bu.
Refusant
d’assumer, le pouvoir s’en exonère en invoquant la crise politique et
l’embargo qu’il a directement ou indirectement générés.
La
faillite économique actuelle du pays n’est que la résultante de la myopie
politique et économique du pouvoir.
Celui-ci
devrait, au vu de ce qui précède, accepter les préceptes qu’il préconisait
lui-même lors de son entrée en fonctions à savoir que :
"Lorsque
la révolution populaire est trahie et que les droits des citoyens sont violés
dans un pays de justice, les forces militantes doivent s’engager à redresser
la nation".
Tous
ces paramètres sont hélas aujourd’hui réunis. Au lieu d’en tirer les leçons
conséquentes et rendre son tablier, le pouvoir organise une nouvelle fuite en
avant, conforte ses alliances avec ses complices du FRODEBU pour un nouveau
plongeon vers l’inconnu.
Dans
quelques jours, l’homme qui ordonna le 21 octobre 1993 sur radio Kigali, le
coup d’envoi de la "solution finale" au problème de la communauté
Tutsi s’apprête à rentrer en toute impunité à Bujumbura, pour narguer les
victimes du génocide que son parti a conçu, préparé et exécuté.
Il
somme le gouvernement, en vertu des conditionnalités que Buyoya a signées le
23 juillet 2001, de constituer sans tarder, des unités spéciales chargées de
le protéger, lui et les commanditaires des hécatombes des 1993 à nos jours.
Les
Tutsi doivent en guise d’humiliation ultime dérouler le tapis rouge aux
bourreaux que les accords d’Arusha viennent d’amnistier.
C’est
dans cette optique que Buyoya démantèle l’armée et réprime à tour de bras
tous ceux qu’il soupçonne de se mettre en travers de sa route.
Sa
machine répressive fond comme un charognard sur le PARENA dont il arrête,
affame et exile les militants.
Le
crime de ce dernier est de s’opposer sans compromission au génocide Tutsi en
cours, au démantèlement de l’armée, à l’invasion de troupes étrangères
et à l’humiliation de la nation entière.
Cette
position incommode d’autant plus le pouvoir qu’elle expose et dénonce sans
arrière-pensée politicienne, les malheurs et les dangers que celui-ci fait
courir au peuple burundais.
Pendant
que des honnêtes citoyens meurent atrocement sous les balles des assaillants à
Cibitoke, Makamba, Bujumbura rural et ailleurs, le pouvoir, le G5 et le G7 confèrent
sans désemparer pour se répartir les jeeps Prado.
Le G5 s’allie au président dont il réclamait à corps et à cri le départ immédiat, et au monstre FRODEBU qu’il clouait au pilori.
Il
est prêt à entrer au gouvernement pour appliquer un accord qui servira, comme
nous le disions précédemment, de corde pour pendre ses propres enfants.
D’autres
s’organisent en un mouvement de résistance pour refuser subitement un accord
qu’ils étaient pourtant prêts à endosser si leur fortune politique avait
mieux tourné à Lusaka le 11 juillet dernier.
Le
PARENA ne s’est pas associé à cette valse de compromissions et n’entrera
pas dans les institutions qui en seront issues.
La constance du PARENA irrite les partis qui ont fait de l’opportunisme le fondement de leur philosophie politique.
En
propageant la thèse selon laquelle le PARENA aurait accepté de participer dans
le nouveau partenariat, ces partis souhaitent démontrer que dans la classe
politique, on est tous des pourris, atténuant ainsi le désaveu qui
accompagnera leur entrée solitaire dans le gouvernement de la honte.
Le
PARENA n’est pas de ceux-là et prendra seul s’il le faut le flambeau de la
lutte contre la désintégration de la nation.
Aussi,
lance-t-il un appel pressant, à tous les Barundi de bonne foi, hutu et tutsi
soucieux de préserver l’unité et l’intégrité de leur pays, de se joindre
à lui pour manifester pacifiquement le 15 septembre 2001, contre le génocide
rampant et les dernières conditionnalités que Buyoya vient de signer le 23
juillet pour en hâter le parachèvement.
Comme
tout pouvoir déclinant, Buyoya déploiera des bataillons de gendarmes pour vous
intimider et vous réduire au silence afin de camoufler ses forfaits.
La digue se lézarde pourtant et le pouvoir s’énerve. Il procède à des rotations de forces de l’ordre parce que celles qui vous ont récemment réprimés ont déjà réalisé que votre combat est aussi le leur.
Fleurissez
de roses leurs matraques, tendez-leur des rameaux d’olivier pour hâter le
jour de la fraternisation pour la prise finale de "la Bastille".
«
Ils ont dit »
1°
A Propos de la question de savoir s’il faut laisser la commission vérité et
réconciliation avoir un mandat judiciaire ou pas.
ICG
(International Crisis Group)
"En
réalité, une partie des négociateurs et de ceux qui les soutiennent - les exécutants
des massacres de 1972, les présumés putschistes, les organisations de villes
mortes, les rebelles et les organisateurs des massacres de 1993 - a de bonnes
raisons de s’inquiéter des poursuites judiciaires qu’aurait pu engager la
commission vérité et réconciliation et seront les premiers bénéficiaires de
cette possibilité d'amnistie. Les signataires de l’accord ont ainsi préservé
leurs intérêts. Mais, pour garder le soutien de leur base politique
respective, aucune des parties ne pouvait se permettre de prôner une amnistie
immédiate et totale et devait plaider pour que tous les crimes de génocide,
crime de guerre et les crimes contre l’humanité soient inconditionnellement
exclus de la loi d’amnistie. Le délicat débat entre la nécessité de
satisfaire les exigences d’impunité des puissants et la préservation de
l’idée de justice, réclamée par les victimes hutu et tutsi, a été tranché
en partie en faveur des puissants, mais sous condition, sans que cela remette en
cause le besoin de justice ou entérine celui d’impunité" cfr Burundi : Ni guerre ni paix, une évaluation du
processus de paix après la signature de l’accord d’Arusha du 28/08/2000.
2°
A propos de l’amnistie du génocide
Monseigneur
Evariste NGOYAGOYE (Evêque de Bujumbura)
"Il
faut prendre pour référence le Pape Jean Paul II. A celui qui a voulu lui ôter
la vie, il lui a donné pardon, mais cela ne l’a pas dispensé une prison de
vingt ans".
