RUGAMBA-NET PRESS

http://www.netpress.bi



                LETTRE A LA NATION                             

  BULLETIN D’INFORMATION DU PARTI PARENA 

25 DU 05/04/2002 

Avec les institutions de transition, une agence de gabegie est née !  

Dans un pays en faillite camouflée,

-     où les dignitaires du régime se vautrent dans un luxe tapageur, roulent dans des Jeeps rutilantes, érigent dans les meilleurs quartiers villas et buildings, pendant que les fonctionnaires de l’Etat ne se souviennent plus de la date à laquelle leurs enfants ont avalé leur dernière pitance ;

-     où les hôpitaux se transforment en centres pénitenciers, les infirmiers en gardiens de prison parce que les malades ne parviennent plus à honorer les frais des soins et des médicaments reçus ;

-     où les salaires déjà misérables ne sont plus versés que de manière sporadique ;

-     où les écoles à internat sont des pépinières de tuberculeux parce que les malheureux élèves qui y séjournent ne mangent plus à leur faim ;

-     où le réseau routier mis en place par la deuxième République ressemble désormais à un cratère lunaire ;

-     où le tourisme hôtelier se résume en une décennie, au vandalisme de l’hôtel Club des Vacances ;

-     où les déplacés de guerre sont entassés dans des camps mouroirs, exposés aux intempéries d’un climat lui même déboussolé car relayant soleil de plomb la journée, froid et pluies diluviennes la nuit ;

-     où les cris des enfants affamés sont devenus les berceuses des locataires des luxieuses villas gardées par l’USI d’un côté et le contingent sud-africain de l’autre ;  

une agence de gabegie nationale est née, animée par le triumvirat gouvernement, Assemblée Nationale et Sénat de transition.

Comme la cigale, le pouvoir a chanté depuis juillet 1996 le processus de paix, dépensant sans compter l’argent du contribuable, corrompant tour à tour ses propres alliés du partenariat, de l’Assemblée Nationale d’alors, les partis politiques, les officiers de l’armée et même les membres de la rébellion, dans le fol espoir d’amener les uns et les autres à s’embarquer dans l’aventure d’Arusha, à l’issue de laquelle la facilitation et ses bailleurs ont intronisé, à la tête d’institutions préfabriquées dont les barundi ne perçoivent toujours pas l’utilité , une galaxie de putschistes et de génocidaires décriés. 

Cinq mois après leurs mains basses sur le pays, l’euphorie de leur victoire «assistée » se dissipe peu à peu pour laisser place à la dure réalité de la guerre qui s’intensifie, au double jeu et à la mauvaise foi, à l’absence de volonté ou à l’incapacité des partenaires du Frodebu à peser sur la rébellion, à la gourmandise insatiable et face aux caisses de l’Etat désespérément vides. 

Les bailleurs de fonds qui avaient promis la lune se rétractent, posent de nouvelles conditionnalités qui condamnent le pouvoir à s’empêtrer plus profondément dans la crise, en attendant de couler sous le poids de ses propres contradictions. 

Aujourd’hui le pouvoir se débat comme un diable dans un bénitier pour éteindre les feux qu’il a inconsidérément allumés ou pour redresser des situations qu’il avait laissé sciemment pourrir. 

Son dilemme est cornélien : appliquer aveuglément les accords d’Arusha pour plaire à la prétendue communauté internationale, précipitant ce faisant le pays vers une conflagration généralisée ; ou rééquilibrer par une renégociation non biaisée des dits accords pour l’intérêt bien compris de la nation, et s’exposer ainsi à l’asphyxie financière des bailleurs de fonds.

Qu’il le veuille ou non, le pouvoir est assis sur une chaise éjectable dont le mécanisme sera actionné par l’une ou l’autre des options en ballottage reprises ci-avant.

En attendant ce déclic, la nouvelle coalition au pouvoir s’agite, fait semblant de travailler en chambardant l’administration publique, l’ethnisation des ministères tenant désormais lieu de politique sectorielle du gouvernement.

Au sommet, on affiche la même myopie politique, le même train de vie, la même incohérence dans la définition des objectifs et des priorités, la même gabegie dans la gestion.

Alors que les salaires des travailleurs dans plusieurs secteurs ne sont plus payés, Buyoya, Minani, Bararunyeretse et Ndayizeye entreprennent tour à tour de longs périples ruineux, certains accompagnés de leurs épouses, pour expliquer l’avancée fulgurante d’un processus de paix qui ne fait que s’enliser.

Si à Bujumbura, les ministres et les hauts fonctionnaires perdent la plupart de leur temps dans des séminaires sans enjeu, organisés souvent par des charlatans, Minani et Bararunyeretse se précipitent, invités ou pas, dans des réunions de même calibre, programmées ici ou là par des entités qui, à défaut de peser sur le cours des événements, font du bruit pour rappeler à l’opinion leur existence. 

En jetant un coup d’œil sur les frais de mission que nos leaders touristes encaissent à l’occasion, on découvre que ces voyages à répétition constituent, malgré leur absurdité, des mines d’or à ciel ouvert, grâce auxquelles ces derniers s’enrichissent de manière éhontée sur le dos du contribuable burundais ! 

De retour de ces randonnées, les précités font des causettes à la télévision, les uns s’accrochant, pour vaincre leur timidité, à un podium aménagé à cet effet, les autres fixant le bout de leurs chaussures comme des enfants surpris en flagrant délit de mensonge. 

Ces visites sont mal préparées, rarement planifiées, souvent improvisées, parfois arrachées, au mépris des usages et des coutumes diplomatiques élémentaires. Face à ce forcing, les homologues qu’ils sont supposés rencontrer s’éclipsent poliment, déléguant à des fonctionnaires subalternes le soin d’enregistrer la rengaine de nos dirigeants sur « le pas franchi dans la mise en place du processus de paix »

De plus ces cafouillages se répètent à intervalles réguliers. Faute d’innovation, Ndayizeye prend le même itinéraire que Buyoya a emprunté, revisitera les mêmes interlocuteurs, sans fournir d’élément convaincant pouvant justifier l’urgence du nouveau contact. Il exprimera évidemment la sensibilité Frodebu et ne se privera pas de tailler en pièces la thèse prônée par son patron un mois auparavant. Si l’un plaide pour la reprise de la coopération, l’autre se fera l’avocat d’un embargo non déclaré. 

Buyoya et Ndayizeye sont donc les deux facettes d’une formule de duplicité dont les propriétés consistent à s’annuler ou à se neutraliser.

Ces scénarios, répétés au niveau du gouvernement, de l’Assemblée Nationale et du Sénat déconcertent nos partenaires. C’est pourquoi nos «envoyés » rentrent toujours bredouilles.

Le seul haut fait de guerre dont ils se trémoussent est d’avoir rencontré une dizaine de compatriotes vivant dans les pays visités comme s’il y’avait pénurie de burundais au Burundi. Ils refusent de dialoguer sincèrement avec le Burundi profond mais dépensent des milliers de dollars pour aller réciter à des compatriotes qui n’en demandent pas tant, l’évangile d’Arusha selon Buyoya ou Domitien. 

Le gâchis des devises auquel on assiste aujourd’hui pour financer des missions stériles, a atteint le degré de l’insupportable, quant on sait que les centre de santé manquent de tout, face à la recrudescence d’une malaria débilitante (comme à Nyanzalac et à Kayogoro), que les mêmes leaders se pavanent dans des hôtels de luxe pendant que les écoliers déplacés suivent des cours sous le soleil ou la pluie.

Les frais de missions encaissés par les leaders de nos trois institutions et leurs suites, pourraient à eux seuls remplacer le pont sur la rivière Kanyosha que les crues de celle-ci sont sur le point d’emporter, coupant tout ravitaillement de la ville de Bujumbura en provenance de Rumonge, l’un des greniers du pays. 

La dilapidation des fonds publics semble être le sentiment le mieux partagé par les membres de nos institutions de transition. C’est ainsi que la Présidence, la Vice-présidence, l’Assemblée Nationale et le Sénat s’arrogent à eux seuls un budget de Fbu 6 013 142 855, soit :

-     208% de l’enveloppe budgétaire accordée à toutes les directions sanitaires du pays ;

-     132% de la rémunération directe de base de tout le personnel enseignant du secondaire, des collèges communaux et de l’entretien des élèves internes ;

-     116% du budget d’équipement de l’armée arrêté à Fbu 5 204 518 000 alors que le pays est en guerre;

-     104% des subsides de l’université, du CHUK, de la régie des œuvres universitaires, de l’ENS et du budget des bourses d’études et de stage des étudiants de 2ème et de 3ème cycles (Fbu 5 805 130 836) ;

-     99% de la rémunération directe de base de tout le personnel enseignant du primaire (Fbu 6 082 079 596) ;

-    91% du budget total des investissements qui plafonne à Fbu 6 633 856 058 ;

-    46% de la rémunération directe de base de toute l’armée. 

Les chiffres et les comparaisons repris ci-dessus démontrent le fameux proverbe selon lequel « Amazi make aharigwa impfizi), ce qui pourrait se traduire comme suit : quand il n’y a pas assez d’eau pour abreuver tout le troupeau, on réserve le peu qu’il y’a au taureau de ce dernier. 

Pour brouiller cette image de prédateurs, ceux qui nous gouvernent ont tenté une politique de charme qui fait la part belle à l’hypocrisie : au lieu d’arrêter la guerre et ses flots de réfugiés et de déplacés qui en sont ses corollaires, nos dirigeants envoient leurs épouses verser des larmes de crocodile dans les hôpitaux et les centres de déplacés, distribuant quelques sacs de riz ou de haricots, quelques ballots de friperies qu’elles n’ont pas payés de leurs propres poches, mais qu’elles ont plutôt puisés dans les stocks du ministère de la réinsertion, chez les ONG ou dans des entreprises en mal de publicité. 

Les Barundi en général et les déplacés en particulier ne réclament ni la pitié ni la commisération de nos premières dames. Ils exigent leur droit à la vie à la paix et à la dignité que leurs maris piétinent sans état d’âme, en entretenant une guerre dont ils tirent profit et renommée, et sur laquelle ils assoient leur pouvoir. 

Les Barundi s’indignent que le ministre de l’éducation nationale, représentant du Palipehutu, auteur du génocide qui a produit des milliers d’orphelins et autres « NTAHONIKORA », décrète non sans cynisme, que son ministère prendra désormais en charge les frais scolaires de tous les démunis, comme si l’éducation et la formation se résumaient aux seuls frais de minerval.

Son ministère pourra-t-il dans la foulée nourrir, loger, habiller et soigner les milliers d’enfants que la guerre et la misère ont jetés dans la rue ? Comment va-t-il concilier son budget actuel avec ses nouveaux élans de générosité ?

Face au tollé suscité par son projet de démembrement de l’Université du Burundi, Mpawenayo devait lancer un leurre pour détourner les critiques et les condamnations tous azimuts dont il fait actuellement l’objet.

Pour ce faire, il n’a fait qu’anticiper la politique démagogique triennale du gouvernement que Ndayizeye a exposée devant les chambres basse et haute réunies, avant qu’il ne débute son printemps touristique en Europe.

La dévotion religieuse en vogue chez nos gouvernants semble les avoir accaparés au point de croire qu’un programme gouvernemental se récite comme une prière qu’on adresse sans trop y prendre garde à l’invisible créateur.

Une politique gouvernementale suppose des moyens que ses auteurs doivent être en mesure de rassembler. Celle du gouvernement actuel, qui n’a pas les moyens de sa politique, repose sur une hypothétique charité internationale qu’il compte susciter, les promesses de Paris et de Genève qui en constituaient l’ossature s’étant dissipées comme les mirages du désert.

Les «mayibobo » (enfants de la rue) ne peuvent pas s’offrir le luxe de planifier des festins qu’ils s’offriront le lendemain alors qu’ils n’ont même pas de haricots pour le repas du jour.

De même, le gouvernement actuel en faillite, suscite la risée quand il entreprend une planification triennale qu’il ne sait pas comment financer.

D’après l’honorable Bamvuginyumvira, la nouvelle politique gouvernementale n’est qu’une pâle copie de celle qu’il avait lui-même initiée avant qu’il ne soit évincé par les lauréats d’Arusha !

Il reproche incidemment à son successeur, qu’après être intronisé avec fanfares, sur fond de promesses inconsidérées, il ne soit réduit qu’à plagier un programme qui péchait déjà par son manque de crédibilité.

Dans l’entendement de notre ex Vice-Président, Arusha a déshabillé St Frédéric pour habiller St Domitien, mais la paix n’a pas suivi. Lui au moins avait des idées, nous dit-il, Ndayizeye ne fait que les lui piquer sans plus de bonheur !

La déclaration gouvernementale du 29 Mars 2002 n’est qu’un écran de fumée destiné à desserrer l’étau des critiques l’accusant d’immobilisme, d’absence de vision, de ramener l’accord d’Arusha à la seule protection réciproque de putschistes et de génocidaires et à la valse de leurs protégés respectifs dans les postes de l’administration.

Bêtise, inconscience, incohérence et témérité, tels sont les traits marquants de nos dirigeants de transition.

Aux Barundi de méditer et de démentir le proverbe selon lequel chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite !

C’est sous ce climat délétère où le pouvoir en déliquescence n’apparaît que pour vider les caisses de l’Etat, que les militaires sud-africains se comportant comme s’ils étaient dans leurs bantoustans, parachèvent leurs campagnes de reconnaissance à Rumonge et à Kayogoro en vue de leur contrôle effectif et total du pays.

Le colonel Ndayisaba, qui prétend les encadrer, ne pourra pas nous convaincre, que pour escorter un député ou un sénateur hutu voulant visiter sa mère à Rumonge, il faille disposer d’un plan détaillé des garnisons de Rumonge, Nyanzalac et Mabanda !

Dans son rapport du 19 mars 2002 adressé à son ministre, le précité faisait état de la volonté sud-africaine d’augmenter les effectifs du contingent sous prétexte que le nombre de VIP hutu à protéger augmentait sans  cesse.

Cet argument est farfelu dans la mesure où les membres du contingent déjà déployés se tournent les pouces à longueur de journées au palais des héros du 1er novembre, noient leur inactivité dans les bistrots des différents quartiers et risquent de s’adonner bientôt au sport en vogue dans les townships de Pretoria : le viol.

Le colonel Ndayisaba n’y voyait aucun inconvénient car disait-il «des renforts sont acceptables, sous réserve de rester dans les limites d’un bataillon ».

Ce bataillon est-il extensible jusqu’à l’infini ?

Il est une attitude incompréhensible que l’on observe chez les responsables militaires burundais supposés encadrer le contingent sud-africain !

Quant les membres de ce dernier sont pris en flagrant délit d’espionnage ou commettent des crimes déguisés en accidents de roulage contre des officiers burundais (les pilotes d’hélicoptères), sur commande manifeste des parrains de la rébellion siégeant au gouvernement, le haut commandement, au lieu de demander des comptes sur de pareils comportements et de revoir de fond en comble le fameux mémorandum secret signé entre Ndayirukiye et les généraux sud-africains, se confond en excuses comme si c’était lui le coupable !

Cet esprit de vassalité déshonore l’armée burundaise et perpétue l’impunité dont se prévaut sans raison le contingent sud-africain.

Dans un des numéros précédents, nous annoncions que ce dernier se livrait à des vols de reconnaissance couplés à des manœuvres d’intimidation.

Que ceux qui doutaient de la véracité de nos affirmations veuillent se reporter au rapport du 19 mars du colonel Ndayisaba aux termes duquel il conseille entre autres «aux pilotes sud-africains pour leurs vols de reconnaissance, de tenir en considération les lignes électriques hautes tentions…….Aussi, les vols de reconnaissance doivent faire attention aux limites territoriales »

Faut-il comprendre que pour assurer la sécurité du couple NIKOBAMYE ou de leurs semblables, il faille procéder à des vols de reconnaissance jusqu’au-delà de nos frontières ?

La face cachée de la mission sud-africaine se découvre petit à petit et le mensonge de ceux qui nous gouvernent éclate de plus en plus au grand jour !

« Ils ont dit » 

A propos des actions de l’ Uprona  contre le génocide des tutsi 

Un citoyen : « Les actions connues de l’Uprona dans la lutte contre le génocide sont les suivantes :

-     Nomination en 1987- 88 au bureau politique de l’Uprona des hutu qui n’ont aucun curriculum à l’Uprona  dont Ntibantunganya et  Nyangoma déjà fondateurs du Parti Frolide (ancêtre du Frodebu) depuis 1986 ;

-     Incapacité volontaire de prévenir le génocide de Ntega-Marangara ;

-     Formation impromptue d’un gouvernement d’«unité nationale » préfigurant à la fois l’institutionnalisation du dualisme ethnique dans les institutions de l’Etat et la légitimation des actes de génocide comme moyen d’accès au pouvoir ;

-     Campagne médiatique sur l’entrée des hutus dans les institutions ou histoire d’appeler les hutu à se mobiliser en cette qualité ;

-     Campagne de collecte de l’aide pour les auteurs du génocide de  Ntega-Marangara suivie d’une Amnistie de ces derniers par décret-loi  n° 1/034 du 30 août 1990 ;

-     Organisation des colloques pour expliquer cette amnistie ;

-     Retour au multipartisme sans garde fou  contre la réapparition inévitable des désordres que ce système a engendrés par le passé ;

-     Agrément du Frodebu après avoir médiatisé que c’est un parti hutisant  avec un inventaire de 175 péchés à l’appui ;

-     Refus de soutenir le Dr Birabuza dans son action en justice contre l’agrément du Frodebu ;

-     Présentation de l’auteur de l’Amnistie du génocide de  Ntega comme candidat de l’Uprona à la Présidence de la République ;

-     Présentation d’une liste électorale bloquée où les hutus devaient sortir élus à plus de 80% ;

-     Assassinat de Ndadaye suivi par un génocide des tutsi commis par le Frodebu ;

-     Profil bas de l’Uprona jusqu’à ce que Nsanze prenne le dessus au nom des partis de l’opposition lors des préparatifs de la convention de gouvernement ;

-     Arrangement pour reconduire le Frodebu aux affaires avec la convention de gouvernement ;

-     Réclamation d’un Ministère des déplacés et Pillage systématique de ce dernier par les experts Uprona ;

-     Putsch du 25 juillet 1996 en faveur de celui qui s’est tu au moment où le Frodebu décimait son électorat ;

-     Proclamation lors des funérailles de Mayugi que seul ce dernier et Buyoya (redevenu président) ont milité après Rwagasore pour l’unité nationale ;

-     Partage de rôle dans les négociations d’Arusha en scindant le parti en aile négociateur et non négociateur;

-     Enfin, Création par l’aile non négociateur d’une association de lutte contre le génocide au nom du beau principe qu’on ne négocie jamais avec un génocidaire. Toutefois cette dernière attitude intervient après que cette aile ait fait de la publicité pour le Frodebu lors de la convention de gouvernement à travers des articles du journal « l’indépendant » comme ‘‘Quand Minani et Ntibantunganya œuvrent pour la paix’’. 

Comme vous le voyez, l’Uprona sait être pyromane et pompier ou être à la fois au pouvoir et dans l’opposition. » 

A Propos de l’intégration des rapatriés dans la fonction publique 

Festus Ntanyungu (Ministre de la fonction publique pour le compte du Cndd) 

« Il n’y aura pas de renvoi de fonctionnaires pour trouver de la place aux rapatriés. Car, personne n’occupe la place d’un autre. »

Pourquoi alors ce beau principe doit-il être contrarié pour ce qui est de l’armée ?

A  propos du Frodebu , des Tutsi et des Postes de responsabilité 

Dr Jean Minani (Président de l’Assemblée Nationale et du Frodebu)

« Je suis étonné de ce que les Tutsi continuent de me demander de les aligner aux postes de responsabilité alors que même pour le Frodebu on ne disposera sous peu que le seul  poste de Vice-Président de la République et éventuellement avec le Ministère de l’Intérieur ou de l’Agriculture.

Le reste appartiendra aux mouvements armés. » 


UNE PRODUCTION DU COMMISSARIAT A L'INFORMATION DU PARTI PARENA

AVENUE DES ETATS-UNIS, BP. 5421 BUJUMBURA, TEL. 21 3465


Retour