RUGAMBA-NET PRESS

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DECLARATION N°002/D/2001

                                                    

 

A l’occasion de la journée internationale pour les réfugiés, le Parti pour le Redressement National (PARENA) exprime sa solidarité avec les réfugiés intérieurs et extérieurs dans les malheurs qu’ils sont obligés d’endurer par la faute de leurs concitoyens parvenus au pouvoir pour gérer le pays non au profit de la Nation entière mais uniquement à leurs seuls intérêts.

Le Parena regrette que cette journée arrive au moment où la coalition au pouvoir multiplie les voyages à l’étranger et les séminaires à l’intérieur du pays aux frais du contribuable pour faire le marketing de la capacité du « consensus suffisant » de l’Uprona et du Frodebu à diriger le pays.

L’argent consacré à cette futilité pourrait être largement suffisant pour prévenir le sida, l’ignorance et la faim des milliers de réfugiés intérieurs et extérieurs que leur impose la situation de non-Etat initié par le Frodebu et l’Uprona depuis 1993 et qu’ils continuent à aggraver jusqu’à nos jours à travers leur partenariat.

Le Parena rappelle à l’opinion nationale et internationale que l’absence de réfugiés burundais durant les onze années de la deuxième république n’était pas le résultat du simple hasard, mais plutôt de la capacité du Colonel J.B. BAGAZA à gérer le pays dans l’intérêt de toutes les composantes de la Nation. Ce qui manque cruellement « consensus suffisant » de l’Uprona et du Frodebu. Le public notera que dans l’histoire du Burundi Indépendant, c’est seulement sous le régime du Président BAGAZA que le pays n’a pas produit de réfugiés. Bien plus, ceux qui étaient partis en exil avant la prise du pouvoir par le Président BAGAZA, ont connu le retour au pays sous son impulsion. C’est entre autre pour cette raison que le Parena le propose comme candidat à la Présidence de la Transition.

Le Parena profite de cette occasion pour lancer un appel à tous ceux qui tendent des embuscades aux passagers ou déciment des familles entières dans leurs foyers pour soi-disant combattre le pouvoir dont ils sont curieusement gestionnaires, de cesser ce génocide. Le peuple est conscient qu’il est victime d’une situation inédite dans le monde entier où les mêmes partis sont à la fois au gouvernement, dans l’opposition et dans le maquis. Le Parena n’acceptera en aucun cas, l’amnistie de tels actes malgré la loi y relative que le pouvoir en place s’apprête à voter.

 

                                                                  Fait à Bujumbura, le 20 juin 2001

                                                             Zénon NIMUBONA  

                                                     Commissaire à l’Information et Porte-Parole du Parti

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