RUGAMBA-NET PRESS

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 LETTRE A LA NATION

                       

BULLETIN D'INFORMATION DU PARTI PARENA.

N° 6  DU 6/07/2001 

L'ARMEE GHANEENNE BIENTOT AUX COMMANDES A BUJUMBURA

Les Lampions du 39ème anniversaire de l'Indépendance du Burundi n'étaient pas encore éteints, que le Ministre  NDAYIRUKIYE se ruait à l'aéroport pour accueillir son collègue ghanéen, un des patrons des forces étrangères proposées pour occuper militairement le Burundi, désarmer et démanteler l'armée nationale afin de permettre aux forces négatives du FDD-FNL de parachever en toute quiétude le génocide des Tutsi. 

La randonnée du Ministre ghanéen de la défense à Bujumbura est donc le prélude à l'invasion des troupes étrangères, réclamées par le Frodebu-Palipehutu et consenties par le gouvernement burundais en échange de la reconduction de son chef aux affaires.

Le Gouvernement BUYOYA jure pourtant la main sur le cœur qu'il ne sera jamais question de la venue de forces étrangères. 

Dès que cette question est évoquée, le Président et son Ministre de la défense font le tour des régions militaires pour tranquilliser les troupes en leur martelant le contraire de ce qu'ils promettent à Mandela et au Frodebu. 

Tout le monde sait que depuis NDIMIRA, le Gouvernement s'est mis au diapason du Frodebu en officialisant le comportement du double, voire du quadruple langage. 

L'heure est donc à la vigilance parce que les assurances données par le Gouvernement qui change de visage et de langage suivant l'interlocuteur du moment, ne saurait avoir aucune espèce de crédibilité. 

Par ironie du destin, l'armée ghanéenne qui a rétabli il y a quelques jours, l'ordre au stade d'Accra, de la manière que l'on sait, est l'une des pressenties pour ramener la paix au Burundi ! 

Dans l'état actuel des négociations, aucun consensus n'a jamais été atteint quant à la venue des forces étrangères au Burundi. 

Les patriotes de ce pays s'y opposent farouchement depuis l'appel à l'invasion lancée en octobre 1993 par Jean MINANI à KIGALI, relayé en vain plus tard par le Sénégalais FALL, l'Egyptien BOUTROS GHALI et le Gouvernement fantoche de NTIBANTUNGANYA-NDUWAYO. 

Aujourd'hui les mêmes tractations reprennent à Pretoria entre l'UPRONA-FRODEBU et quelques hauts officiers dont le seul combat aura été au cours de cette crise, de trahir leurs frères d'armes. 

Pour mener à bon port ces négociations, le pouvoir n'a pas lésiné sur les moyens visant à distraire le peuple sur les enjeux véritables de ce débat : 

- Corruption généralisée dans tous les secteurs clés de l'Etat notamment à l'armée;

- Impunité des détourneurs des deniers publics, invités en échange pour échapper au châtiment, de se transformer en propagandistes de la trahison du pouvoir;

- Marginalisation des partis politiques par le jeu de scissions internes orchestrées par le pouvoir;

- Incitation au régionalisme pour annihiler les énergies et la cohésion de la communauté Tutsi;

- Recours à la complotite, aux faux coups d'Etat permanents dont la responsabilité est vite endossée au seul parti qui résiste à ses tentatives de division;

- Exil et incarcération sans motif des opposants politiques;

- Conditionnement psychologique de l'opinion pour accepter, le moment venu, l'inacceptable. 

Comme naguère en 1994, 1995 et en 1996, le PARENA ne saurait rester silencieux sur les graves dangers qui accompagneront inévitablement l'arrivée de forces étrangères au Burundi. 

Celles-ci viendront prêter main forte aux forces de la rébellion dont la lutte s'inscrit non pas dans la prise du pouvoir, mais dans l'extermination de la communauté tutsi. 

Ceux qui échapperont à la machette et aux fusils seront rattrapés plus tard par le VIH que les mêmes envahisseurs auront inoculé à leurs femmes, à leurs filles et à leurs sœurs. 

Nous avons suffisamment de cas de VIH pour ne pas devoir en importer du GHANA, du NIGERIA et de l'Afrique du Sud. 

Les peuples dont les gouvernements ont invité des forces étrangères pour se maintenir au pouvoir l'ont amèrement regretté par après. 

Les populations des régions occupées, non seulement font l'objet d'exactions multiples, de pillage et d'humiliation constante, mais elles finissent également par être décimées par les fléaux du Sida, de l'Ebola emmenés dans les bagages des nouveaux mercenaires déguisés en légionnaires africains. 

La lutte contre l'arrivée de troupes étrangères est, au vu de ce qui précède, un combat pour la survie de la nation dans toutes ses composantes. 

Le PARENA refuse que la question de la venue des troupes étrangères soit accaparée par le gouvernement pour en faire une monnaie d 'échange pour le marchandage de sa survie politique. 

Tout engagement pris en ce sens sera considéré par le peuple burundais comme une trahison et sera combattu comme tel. 

"Ils ont dit" 

A une question d'un journaliste qui voulait savoir si la mission d'observation que le gouvernement burundais souhaite ne serait pas composée de militaires 

Mathias SINAMENYE (2ème Vice-Président de la République)  répond : 

"C'est une mission d'observation"  

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