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REPUBLIQUE DU BURUNDI Bujumbura, le 21.07.2002
COMMUNIQUE
DE PRESSE.
A suite de la déclaration des partis politiques ANNADE, M.S.P.-INKINZO, PIT, PRP, RADDES datée du 14 juillet 2002 contenant les allégations de graves violations de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, et menaçant de suspendre leur participation à toutes les institutions de transition, la Présidence de la République publie le communiqué de presse suivant :
4.
L’évocation par les cinq chefs de partis des principaux problèmes du
moment, à savoir la persistance de la guerre et l’état de pauvreté de la
population appelle deux commentaires :
a.
Tous les Barundi, et particulièrement tous les signataires de l’Accord
d’Arusha, devaient serrer les rangs devant le danger réel que court la Nation
Burundaise, et suspendre les chicanes sur des questions secondaires.
b.
Le Président de la République a invité toutes les formations
politiques à contribuer à la recherche de solutions en vue d’obtenir le
cessez-le-feu. C’est une occasion de renouveler cet appel. Les cinq partis
signataires de la déclaration sont davantage interpellés dans la mesure où
leur coordonateur est membre de l’équipe gouvernementale de négociation du
cessez-le-feu.
5.
La participation aux institutions de transition confère des droits mais
aussi les devoirs aux personnalités choisies pour servir la République. Ainsi
lorsqu’on est membre du Gouvernement doit-on s’astreindre à la discipline
et à la solidarité gouvernementale, telles qu’elles sont définies par règlement
intérieur de cette institution. Le rôle du Chef du Gouvernement est de veiller
à ce qu’il en soit ainsi.
6.
Une des expressions de la crise burundaise est la tendance à
l’anarchie. Toutes les parties de l’Accord d’Arusha sont interpellés pour
laisser gouverner les institutions qu’ils ont eux-mêmes mises en place. La
sortie de la crise passera forcément par le renforcement de l’autorité de
l’Etat. Toutes les consultations, notamment pour régler les questions en
suspens comme les réserves, doivent se dérouler dans les cadres prévus par
l’Accord ou la loi de son adoption, et avoir pour objectif de déboucher à
temps sur des solutions utiles.
7.
La Présidence de la République en appelle au sens de responsabilité et
au respect des engagements pris par les chefs de partis signataires de
l’Accord. Peut-on rester crédible en effet, lorsqu’on dénigré la
Constitution de transition neuf mois après lui avoir, soi-même ou par
mandataire interposé, juré publiquement fidélité ? Les problèmes issus
de la gestion quotidienne du Pays, notamment ceux qui découlent de la
nomination des différents responsables peuvent être abordés et résolus
autrement.
8. La Présidence de la République réitère enfin sa disponibilité et son engagement à résoudre les conflits relatifs à l’application de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi par le dialogue et la consultation directe ou par l’intermédiaire du cadre prévu par l’Accord à savoir la CSA.
Fait à Bujumbura, le 21 juillet 2002.
