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RADECO
Rue
des Capucins 19
5590
CINEY
Belgique
Tél.&
Fax : 32 83 21 13 80
COMMUNIQUE
DE PRESSE N° 01 DU 07/04/2002
En
date des 06 et 07 Avril 2002, des membres de la communauté tutsi du Burundi,
venus de plusieurs pays, se sont réunis à CINEY en Belgique.
Après
avoir constaté, entre autres:
le
génocide répétitif et chaque fois impuni des Tutsi au cours des années
1965, 1972, 1988, 1991, et de 1993 à nos jours ;
que
le pouvoir Buyoya a refusé de donner une suite appropriée au Rapport
d’Enquête de l’ONU n° S/1996/682 qui a confirmé que le génocide
des Tutsi a été conçu, planifié, organisé et exécuté par le Parti
FRODEBU au pouvoir ;
que
les négociations d’Arusha n’ont été qu’un monologue dominé par
les terroristes génocidaires et leurs complices ; les Tutsi qui y
assistaient n’ayant pas suffisamment défendu la cause de leur communauté ;
que
la question vitale de la communauté tutsi, en l’occurrence la sécurité
physique des Tutsi et des Hutu non acquis à l’idéologie du génocide,
n’a pas suffisamment préoccupé les négociateurs d’Arusha ;
que
la mise en place à Bujumbura le 01 Novembre 2001 des institutions dites
de transition, importées d’Arusha et de Pretoria, consacre l’impunité
du génocide et des autres crimes contre l’humanité perpétrés au
Burundi ;
que
les terroristes génocidaires du FRODEBU-CNDD-FDD-PALIPEHUTU-FROLINA
dominent les institutions politico-administratives actuelles du Burundi et
continuent d’exterminer les Tutsi et de massacrer les Hutu non acquis à
l’idéologie génocidaire ;
que
le pouvoir en place à Bujumbura malmène sans relâche les organisations
qui luttent contre le génocide, notamment AC-Génocide, P.A. Amasekanya
et l’Accord-Cadre pour la Restauration d’un Etat de droit au Burundi ;
que
les Tutsi rescapés du génocide se trouvent dans un désarroi total ;
que
les déplacés Tutsi subissent une clochardisation, des maltraitances et
des abus de toute nature de la part de leurs bourreaux;
que
certains Tutsi collaborent malheureusement dans cette logique qui vise à
leur propre extermination ;
que
les institutions qui devraient contrecarrer le génocide, à savoir
l’armée nationale et la justice, sont en train d’être détruites par
le pouvoir en place à Bujumbura ;
que,
par-dessus tout, les criminels sont parvenus à imposer dans l’opinion
internationale une culpabilisation des Tutsi ;
que
beaucoup de leaders Tutsi ont déçu leur communauté ;
que
les Tutsi ont dès lors besoin d’un cadre d’expression et de lutte,
qui leur inspire de la confiance ;
que les Tutsi ont besoin d’une autonomie politique dans un système de démocratie des communautés ;
ONT
DECIDE DE CRÉER :
Le
Rassemblement pour la Démocratie des Communautés au Burundi, en
sigle le RADECO, mouvement politique qui a pour but de défendre les
intérêts légitimes de la Communauté Tutsi et promouvoir la sécurité,
l’autonomie politique, l’égalité et la complémentarité des communautés
hutu et tutsi au Burundi.
LE
RADECO S’ENGAGE EN PARTICULIER :
à
combattre le génocide et à lutter pour la sécurité des Tutsi et des
Hutu non acquis à l’idéologie du génocide ;
à
combattre le système politico-administratif mis en place à Bujumbura sur
base des Accords d’Arusha ;
à
promouvoir la solidarité des Tutsi, tous rescapés du génocide ;
à
lutter contre l’exclusion des Tutsi dans les postes de responsabilité,
en cours au Burundi ;
à
ramener dans le droit chemin les « brebis égarées » de
leur communauté;
à
porter secours aux rescapés Tutsi, parqués dans des centres de déplacés ;
à
informer l’opinion internationale de la vraie situation dans laquelle se
trouve le Burundi ;
à lutter pour l’autonomie politique de la Communauté Tutsi et à promouvoir la démocratie des communautés.
Le
RADECO se réjouit déjà du soutien que lui ont témoigné certaines
organisations de lutte contre le Génocide, dont AC-Génocide et P.A.
Amasekanya.
Le
RADECO s’engage à collaborer avec les autres organisations et individus qui
luttent contre le génocide au Burundi. Il invite tous les burundais, quelle
que soit leur origine ethnique, qui sont opposés à l’idéologie du génocide,
à adhérer à ce mouvement.
Pour
le RADECO,
KIROMBO
Gaspard,
Président