RUGAMBA-NET PRESS

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RECONSTRUIRE LA NATION N°25 

Lettre du Comité Central du Parti UPRONA Présentée par le Secrétariat National à la Communication. 1er Juin 2001

LE "POINT " PAR LE CNDD - FDD

Sous la pression de la Communauté Internationale, les groupes armés se noient dans des arguties et dans des contradictions incroyables pour justifier le rejet du processus d'Arusha. Par ailleurs, ces groupes enfoncent des portes ouvertes en posant des exigences déjà satisfaites par l'Accord et dans les faits : la justice pour les responsables des massacres, du génocide et du coup d'Etat, la formation de nouvelles forces de défense, la mise en place d'une démocratie fondée sur une Constitution inspirée par les principes de la Charité de l'Unité, tout cela est acquis. En réalité, ces fausses exigences sont de nouveaux prétextes pour continuer les violences. L'on se rappellera qu'hier, le même CNDD-FDD avançaient de faux préalables : libération de prisonniers politiques-inexistants -, démantèlement de camps de regroupés - déjà démantelés - et le retour de l'armée dans les casernes (pour laisser le groupes génocidaires en charge de la protection des citoyens sur le terrain !).

Demain, l'on servira d'autres prétextes pour légitimer la poursuite des actes terroristes et de génocide.

Pour le CNDD-FDD, l'Accord d'Arusha a violé les principes démocratiques. Et pour cela, il ne peut y adhérer. Pour lui, il est antidémocratique de tenir des négociations incluant tout le monde, d'assurer la participation de toutes les composantes ethniques dans les services de sécurité, de ne pas reconduire telle quelle la Constitution de 1992 - chose techniquement impraticable - !

En réalité, le CNDD - FDD fait l'apologie de l'exclusion. Il croit encore à la démocratie "naturelle ", du "nombre ", du "peuple majoritaire hutu ", si chère aux " Hutu power " concepteurs du génocide rwandais. A chaque ligne, le lecteur découvre l'identité véritable des groupes armés. Ils affichent une adhésion chaleureuse à la charte de l'Unité ? Mais c'est leur comportement de tueurs au quotidien qui prouvent que c'est de la farce. Ils invoquent la justice ? Mais c'est pour mieux nier le génocide. Pour eux, en effet, en 1993, le génocide a frappé les hutu, le reste, c'était des massacres " inter-ethniques ", des " réactions spontanées ".

Moralité de tout cela : seules les pressions, les sanctions pourront faire plier les groupes armés et les conduire à négocier le cessez-le-feu. Ils n'ont aucun argument valable pour s'y soustraire. Mais ils n'entendront aucun autre argument, en dehors de pressions multiformes.

MANIPULATIONS POLITICIENNES AUTOUR DE LA PARTICIPATION DE MONSIEUR RUGAMBARARA A LA REUNION DE LA CSA (COMMISSION DE SUIVI ET D'APPLICATION) A ARUSHA.

Monsieur Rugambarara est finalement parti à Arusha ce jeudi le 31 mai.

Depuis longtemps les personnes sous poursuite judiciaire participant au processus de paix ont toujours reçu des dérogations pour voyager. Il est à noter que les ordonnances judiciaires attribuant la liberté provisoire interdisent de façon classique de voyager sauf accord du magistrat.

Monsieur Rugambarara qui se trouve sous un régime de liberté provisoire n'aurait pas été autorisé à temps de voyager par le magistrat pour motif que sa demande aurait été présentée tardivement selon " Burundi Bureau ". De source proche du Ministère de la Justice. Monsieur Rugambarara aurait reçu rapidement des autorités judiciaires les assurances qui rien ne l'empêchait de voyager.

Ce qui au départ était un fait ordinaire a été manipulé pour devenir "une affaire " où Monsieur Dinka Président de la CSA s'est empressé d'alerter Mandela, Koffi Annan, Museveni avant même de chercher à connaître la vérité des faits.

La manœuvre visait à provoquer un blocage de la réunion de la CSA pour accuser le gouvernement d'avoir empêché à Rugambarara d'y participer et de gêner ainsi la mise en application de l'Accord. Celle-ci devenait trop grosse lorsqu'on vérifiait les faits.

La vérité est que Monsieur Rugambarara aurait cherché à se faire empêcher d'aller à Arusha ou n'a pas voulu demander l'autorisation nécessaire. Pourquoi a-t-il préféré faire la surenchère au lieu de prendre l'avion aussitôt qu'il était autorisé c'est-à-dire dès lundi 28 mai 2001. Pourquoi l'ambassadeur Dinka président de la CSA a-t-il fait le choix de la surenchère au lieu de chercher à connaître la vérité notamment via la représentation de l'ONU à Bujumbura

Le constat reste amer. Au lieu de chercher des solutions viables aux problèmes de leurs pays, certains burundais continuent de croire que c'est par l'action des étrangers qu'on cherche à manipuler que peuvent venir des solutions satisfaisantes pour leurs petits intérêts.

CONCOURS NATIONAL 2001 : RÉSULTATS DÉCEVANTS.

Selon des sources proches du Ministère de l'Education nationale, les résultats provisoires du concours national des élèves de 6ème primaire sont décevants.

Au niveau national seuls 7,3 % des lauréats auraient eu 50 %. La province de Karuzi serait à la queue avec 1,9 % suivie de celle de Kirundo avec 3 %. La mairie de Bujumbura serait en tête avec 23 % suivie de la province de Bururi avec 9 %.

L'analyse et l'explication de tels résultats méritent toute l'attention. 

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