RUGAMBA-NET PRESS

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Parti UPRONA 
B.P. 1810
BUJUMBURA.
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DECLARATION INTRODUCTIVE AU POINT 
DE PRESSE DU 23 MARS 2001.



Le Parti Uprona vient d'assister à une réunion des parties signataires de l'Accord de paix à ARUSHA. Celle-ci s'est déroulée sous le signe d'un forcing,appuyé par les organisateurs, visant à une désignation du Président de la République, du Vice-Président et du Gouvernement par un procédé léger et caricatural, en violation de l'Accord de paix. Les participants n'ont même pas pu s'entendre sur l'ordre du jour.

Cette rencontre qui s'est terminée dans la confusion aura été un rendez-vous manqué, un non-événement dont le seul résultat est la cacophonie au sein de la classe politique.

L'opinion doit savoir que la situation ainsi créée est dangereuse. En effet, il y a une l'entreprise diabolique de la coalition régionale des groupes terroristes et génocidaires visant à une guerre généralisée au Burundi. Malheureusement, face à cette menace de guerre totale et de nature génocidaire, la classe politique est occupée à un combat déplacé en vue de se partager des strapontins éphémères et sans
avenir.

Les évolutions nouvelles en cours en RDC ont crée un climat propice à l'application des accords de LUSAKA qui ont comme résultat que les milices génocidaires coalisées de la région des Grands Lacs ont choisi le Burundi comme cible privilégiée de leurs opérations.

La guerre de KINAMA vient de démontrer la détermination intégriste et suicidaire de ces groupes.

L'alliance FDD - FNL - INTERAHAMWE - EX-FAR constitue une menace grave pour le Burundi.

L'Uprona constate par ailleurs, que la gravité des enjeux, est telle qu'il existe même un projet de déstabilisation, voire de destruction de l'Etat burundais ;

Parce qu'en effet le projet en cours qui consiste à consacrer le contrôle total des partis politiques en alliance politique et idéologique avec les groupes armés sur l'ensemble des institutions gouvernantes de l'Etat, (spécialement le Gouvernement, l'Assemblée
Nationale, l'Administration territoriale), alors que la guerre continue, constitue une entreprise de tous les dangers.

Son aboutissement inévitable est la déstabilisation de l'Etat et des forces de sécurité qui conduira au chaos, à l'implosion du pays.

L'Uprona en appelle à la responsabilité des acteurs politiques pour qu'ils réalisent que toute entreprise dont le résultat est la déstabilisation et la destruction de l'Etat en période de guerre n'est
profitable à aucun parti politique encore moins au peuple burundais.

L'Uprona en appelle à l'ensemble des citoyens burundais pour qu'ils se mobilisent pour résister à temps à la catastrophe qui se profile.

L'Uprona tient à dénoncer les alliances opportunistes et éphémères fondées sur des transactions fallacieuses autour de strapontins à occuper sur les dépouilles de l'Etat burundais, telle que cela a été observé lors de la dernière réunion d'ARUSHA.

Les acteurs politiques responsables devraient privilégier deux choses : le cessez-le-feu et la recherche de compromis sur les réserves essentielles, en particulier celles portant sur les équilibres
politico-éthniques au services des institutions

L'Uprona en appelle au recentrage du processus pour que la priorité soit donnée : 

- à la restauration effective de la paix,
- au rapprochement des acteurs politiques qui aujourd'hui sont portés à la confrontation. 

Conformément aux recommandations de la communauté internationale, les signataires doivent prendre des initiatives pour prioriser le retour de la paix en amenant les groupes armés à négocier.

L'Uprona 

- réitère sa position et estime que la mise en place des institutions de transition avant l'établissement d'un cessez-le-feu irréversible aura pour conséquence de déstabiliser l'Etat et de favoriser l'entreprise
criminelle des coalitions génocidaires de la région,

- rappelle que cette mise en place des institutions de transition est impraticable puisque la diaspora qui doit y participer ne rentrera pas sans cessez-le-feu, ces institutions de transition seraient inutiles
puisque elles ne pourraient réaliser aucun des programmes essentiels de la transition : ni le rapatriement des réfugiés, ni la réinstallation des déplacés chez eux, ni les réformes dans les domaines
politiques ou de sécurité.


- demande au gouvernement, aux forces armées à la classe politique, à la société civile, à l'administration et aux citoyens de se liguer
davantage pour faire face à la coalition régionale des groupes génocidaires qui ont opté pour la guerre totale.

- demande qu'un sommet régional se tienne pour qu'en application de l'Accord des sanctions soient infligées aux fauteurs de guerre en vue de les amener à la table de négociations.

- soutient qu'en attendant l'avènement d'un accord de cessez-le-feu, les parties signataires préparent les instruments de mise en application de l'Accord notamment la Constitution de transition.

Fait à Bujumbura, le 23 mars 2001.

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