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Points de vue indépendants d’un des fidèles
lecteurs de NET PRESS
1. Clin d’œil au Parena
Le mal est fait. Rien ne sera plus comme avant. Il y a quelques temps, j’ai partagé avec les visiteurs de
ce site mes observations sur le fonctionnement des partis du G10. J’ai épinglé en particulier le parti
Parena qui me semblait être le plus représentatif de ce groupe, j’ai relevé les erreurs que commet ce
parti dans l’appréciation de la situation politique du pays. J’aurai aimé être
contrarié dans mes brèves analyses, la suite m’a donné malheureusement raison.
J’avais bien compris que Bagaza a changé avec l’âge, qu’il a mis à profit ses
15 ans de galère pour mieux comprendre le changement continuel de la société burundaise et s’y adapter en conséquence. En se
séparant brutalement de deux éminentes personnalités, amis personnels de longue date (plus de 30 ans
d’amitié sans faille) au delà des choix politiques communs, il a fait une très mauvaise appréciation
qui a fortement affaibli son parti. Nkengurutse et Barancira, simples membres du parti, pour ne pas dire
autre chose, c’est le parena qui se démystifie et au revoir son aura. C’est
frustrant pour des milliers de Burundais qui avaient placé leur espoir en lui.
Je note au passage que le bulletin d’information que ce parti nous livre assez
régulièrement est très consistant, bien qu’il soit teinté d’un militantisme
qui semble exclure les autres partis du G10. Le sort que les génocidaires du G7
réservent tôt ou tard aux rescapés du génocide de 1993 est fatalement le même.
Ce constat amère invite tous les membres du G10 à se serrer les coudes, au lieu de tirer la couverture
chacun sur soi.
Soyons honnêtes, le Parena avait soutenu la venue des troupes étrangères au Burundi, il a côtoyé le Frodebu
à Kampala où il a même signé des accords bidons, il a participé à la création de l’ANAC avec Ndayizeye et
compagnies, il a tutoyé Nyangoma à San Egidio. Peut-on dire aujourd’hui que toutes ces
démarches n’étaient que des endormissements ? Si la réponse est positive, on est en mesure de réclamer aujourd’hui ce que ce
parti gardait en cachette pour ses nombreux sympathisants !
Les flèches que je lance au Parena ne sont qu’un clin d’œil, valable également pour tous les membres du G10.
Le langage que tiennent le Frobebu et ses acolytes n’a guère changé. Qu’a-t-on entendu au CPF la
semaine passée de la bouche de Minani ? Que nous livre Ntibantunganya sur les radios étrangères ? Que vous
racontent aujourd’hui les militants de base du Frodebu ? Que vous rappelle le bar des démocrates à Kamenge,
les poings levés … Pourquoi ces faits refont subitement surface ? Pendant que
les terroristes accentuent les tueries, les financiers du G7 crient victoire. Voilà quelques signes qui ne présagent rien
de bon.
Habillage du Frodebu
Comme avant les élections de 1993, les ténors du Frodebu brandissent quelques
Tutsis pour dire que le parti est inclusif.
Mr Kiganahe, originaire de Bujumbura rural, sait pertinemment que des personnes de sa commune natale
sont régulièrement tuées. Il est vrai que ce professeur n’en a que faire, lui qui vivait à l’abri
depuis 1994 … Il a fallu qu’il tienne quelques conférences pour le compte du CNDD à Bruxelles pour
qu’il soit propulsé là où il est aujourd’hui, gardé par des militaires étrangers, alors
que ses parents sont protégés par les militaires de l’armée régulière ...
Tout de même, je le prie de bien vouloir arrêter sa rébellion qui sème la désolation dans les communes de
Mugongo et Mukike, à moins que ça ne soit lui qui l’héberge, puisqu’il s’en réclame ouvertement.
Le poste qu’il occupe aujourd’hui a été concocté à Matonge (un quartier congolais de Bruxelles), lors
d’une virée nocturne avec Mr Minani. Quelques jours après cette sortie, l’éminent professeur disait à qui
voulait l’entendre qu’il aimerait occuper un poste ministériel, de préférence un nouveau, aux
contours sommairement définis. Il a eu gain de cause : la gouvernance et les privatisations sonnent comme «
magouilles et pognons » et l’Etat risque d’être saigné. Qui vivra verra.
Le cas de Kanyenkiko et Fyiroko, donne quand même des frissons : le premier fût Premier ministre
représentant l’Uprona dans le gouvernement issu de la convention, le second fût ministre de la défense d’une
armée qui combattait les terroristes génocidaires, et dire que le cœur de ces
personnalités battaient en même temps pour le Frodebu ...
Quant à Hyacinthe Hajayandi, son instabilité ne s’est jamais démentie : avant
hier au Raddes, hier neutre, aujourd’hui Frodebiste, il sera demain quelque chose à
inventer ... ce soir.
Flash back
D’aucuns n’ont pas vu d’un bon œil la manifestation de PA-Amasekanya à l’issu de la messe organisé par l’AMJR
au Grand Séminaire de Bujumbura, à l’occasion du cinquième anniversaire de Ruhuna. Personnellement, je
reste convaincu que la manifestation qui a duré 15 minutes était opportune. La
prière, pour beaucoup d’entre nous n’est que superficiel, on l’a vu au Rwanda, certains moines, la bible dans leurs mains,
portaient des armes sous leurs soutanes. Faut-il rappeler l’hécatombe qui a eu lieu à l’intérieur
même des églises au Rwanda.
Il s’avère donc nécessaire de rappeler souvent aux nombreux croyants que certains parmi eux sont animés
de réflexes criminels, voire génocidaires. Autrement, pourriez-vous m’expliquer comment les éléments du FNL
se partagent les rôles : pendant que les uns entonnent les chants religieux, les
autres, avec les machettes ou les fusils tuent impunément nos compatriotes.
A côté des chansons religieuses classiques qu’on peut chanter même en baillant, il faut entonner d’autres
qui réveillent, qui sonnent comme le « Plus jamais ça ». C’est le message opportun que PA-Amasekanya a livré
pendant la quinzaine de minutes. C’est celui-là que Monseigneur Ruhuna livrait tous
les jours à ses fidèles.
Samson Rurema.
