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LIGUE
BURUNDAISE POUR LA DEFENSE ET LA PROMOTION DES
DROITS
DE L’HOMME(LDH SONERA)
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DECLARATION DU 11
DECEMBRE 2000
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N’ayant pas été invitée à prendre part aux travaux de la Table
Ronde organisée par le Ministre en charge des Droits de la Personne Humaine à
l’occasion du 52 ème Anniversaire de la Déclaration Universelle des D.H.,
La
Ligue SONERA saisit tout de même cette occasion pour réaffirmer les
convictions et idéaux qu’elle partage avec tous les honnêtes défenseurs des
Droits de l’Homme, ici et ailleurs. De façon plus précise, elle apprécie
hautement la pertinence du thème retenue par la dite Table Ronde : « La justice, garante des Droits et Libertés des Individus »
Pour la Ligue SONERA, la situation pernicieuse de guerre intestine que
subit le peuple Burundais depuis plus de 7 ans déjà devrait interdire chez
tout défenseur des Droits de l’Homme tout conformisme et tout clientélisme.
Car, au regard de l’idéologie et des actes de génocide constatés par tout
observateur avisé de l’interminable crise d’aujourd’hui, surtout après
la confirmation de ce constat par la Commission Internationale d’Enquête dépêchée
par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies dans son Rapport
S/1996/682, toute autre entorse aux droits de l’homme aurait dû retenir
une attention relative, face au plus grave des crimes contre l’humanité.
C’est à se demander s’il n’eût pas été plus honnête de parler de
DROIT HUMANITAIRE et non de DROIT DE L’HOMME , comme tout le monde.
Tant, que les défenseurs des Droits de
l’Homme ne se seront pas entendus sur cette triste réalité, les actions les
plus héroïques menées dans le secteur n’auront qu’un impact théorique.
Car, le génocide étant la négation absolue des droits de l’homme, rien ne
se sert de tourner autour du pot :
il faut le réprimer et conjurer conformément à la loi interne et aux convictions internationales, toutes
affaires cessantes.
La Ligue SONERA profite de l’occasion pour rappeler au public intéressé,
notamment le CENTRE DE PROMOTION
DES DROITS DE L’HOMME ET DE PREVENTION DU GENOCIDE, ainsi que L’OFFICE DU HAUT COMMISSARIAT DES NATIONS-UNIES POUR
LES
DROITS DE L’HOMME, un autre 52
ème Anniversaire : celui de LA
CONVENTION DES NATIONS-UNIES SUR LA PREVENTION ET LA REPRESSION DU GENOCIDE (9-12-1948),qui engage le Burundi depuis bientôt 50
ans.
Constatant le refus obstiné des gouvernements successifs, suivi en cela
par le système des Nations-Unies, de traiter
le dossier « Génocide » au Burundi suivant les principes
universellement reconnus et les engagements pris devant le concert des Nations, la
Ligue SONERA n’en a pas moins continué à faire valoir le diagnostic et les
actions salutaires préconisées par elle depuis l’éclatement de la crise,
notamment dans le cadre du collectif CADH (Cadre d’Action des Associations des
Droits Humains), dont on parle plus malheureusement ....
La situation réelle des Droits de l’Homme dans la société Burundaise
d’aujourd’hui devrait inspirer plus de modestie et d’humilité, et la
Ligue SONERA a adopté depuis un certain
temps
des stratégies compatibles avec cet état de choses. Elle a été boudée par
plus d’un, mais elle est toujours là et elle travaille, n’en déplaise à
ceux qui voudraient se donner à croire autre chose...
- La Ligue SONERA est restée proche de ceux qui la connaissent ou la découvrent.
- La Ligue SONERA est toujours sollicitée jusqu’aujourd’hui par les
Institutions Nationales et Internationales pour donner sa contribution dans les
rencontres organisées sur les graves problèmes du Burundi et de la sous-Région.
- La Ligue SONERA a été régulièrement informée de toutes les étapes
importantes du Processus d’Arusha par le Secrétariat Général Gouvernement,
qui savait pourtant qu’elle n’adhérait pas du tout à ce processus,
fondamentalement ordonné à amnistier un génocide dûment constaté.
- La Ligue SONERA est invitée à rencontrer le Rapporteur Spécial sur
la situation des Droits de l’Homme au Burundi à chacune de ses visites.
- La Ligue SONERA a été officiellement désignée
comme « POINT FOCAL »
pour le Burundi dans le cadre du projet de LA
SOCIETE INTERNATIONALE DES DROITS DE l‘HOMME, intitulé : « Vers un partenariat
des Droits de l’Homme pour un Travail de Terrain Efficace ».
-
La Ligue SONERA a pris une part active au Forum de la SOCIETE
INTERNATIONALE DES DROITS DE
L’HOMME, organisée à Genève, les 26, 27 et 28 Avril 2000, pour le
lancement du projet sous-mentionné.
- N’eût été le manque d’appui financier, une délégation de la
Ligue SONERA était prête à participer à la 27 ème Session ordinaire de la
Commission Africaine des DH et des Peuples, à titre d’observateur et sur
invitation officielle, à Alger, du 27 Avril au 11 Mai 2000.
- La Ligue SONERA était présente à OUAGADOUGOU,
du 25 au 27 Novembre 1999 pour LE
DEUXIEME CONGRES DE L’UNION INTERAFRICAINE DES DROITS DE
L’HOMME (UIDH), dont elle est membre fondateur.
- La Ligue SONERA était présente à Kigali pour contribuer à
l’animation du SEMINAIRE REGIONAL
SUR L’EDUCATION AUX DROITS DE L’HOMME,
organisé par le CLADHO,
en collaboration avec l’UIDH,
- La Ligue SONERA a pris une part active à la Consultation de la Société
Civile, organisée à Kigali par la
LDGL sur LA
NATIONALITE ET LA CITOYENNETE DANS LA REGION
DES GRANDS-LACS, du 27 au 30 Septembre
1999.
Sans remonter plus loin dans le temps, et pour ne pas contredire son
propre code de conduite en donnant l’impression de bomber le torse, la Ligue
SONERA n’a qu’un souci : réaffirmer
toujours et partout, son exigence de voir respecté au Burundi comme ailleurs,
LE CARACTERE
UNIVERSEL
des Droits de l’Homme. Si cela n’est
tolérable nulle part au monde, ce n’est pas au Burundi qu’il faut tolérer
la plus grave des violations des droits de ‘homme, le plus grave des crimes
contre l’humanité : le GENOCIDE, quel qu’en soit l’auteur,
quelle qu’en soit la victime. Car, au-delà de toutes les
incantations et de toutes les gesticulations, c’est bien cette question-là
qui est à l’ordre du jour, avant toute autre.
POUR LA LIGUE SONERA
Venant BAMBONEYEHO, Représentant Légal.

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