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Démenti de l'Ambassadeur Térence Nsanze
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CALOMNIES ABSURDES de M. Alphonse RUGAMBARA
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Dans votre publication par Netpress du 22 juillet 2001, Dr. Alphonse RUGAMBARA, Président de MPS – INKINZO, profère des calomnies insensées à mon encontre, selon lesquelles (citation) « les services de l'Immigration (de la Tanzanie) auraient été soudoyés par les agents de BUYOYA, dont M. Térence NSANZE » (fin de la citation).
La diffamation comporte deux volets sur lesquels est articulé mon démenti :
1. La calomnieuse accusation selon laquelle M. RUGAMBARARA et ses collègues ont été bloqués à la frontière tanzano-kenyane par les services d'Immigration « soudoyés » par moi.
2. Ma classification par M. RUGAMBARARA dans la catégorie des agents de M. BUYOYA.
Force m'est de procéder à la réfutation systématique de cette double intoxication de l'opinion publique par M. RUGAMBARARA.
La notion minimale des affaires de l'Etat suffit à démontrer que dans le cas d'espèce seules les Autorités Officielles attitrées de la TANZANIE entre autres la Présidence étaient habilitées à décréter la mesure consistant à interdire à M. RUGAMBARARA et à ses collègues l'accès au territoire tanzanien. J'exige que M. RUGAMBARARA spécifie et révèle au public le pouvoir m'habilitant à bloquer ces Dirigeants politiques en dehors d'un pays, la Tanzanie, alors que j'y séjournais en tant qu'étrangers et au comble, que je n'exerce aucune fonction ni responsabilité au sein du Régime Burundais actuel!!! M. RUGAMBARARA est également et rigoureusement obligé de fournir publiquement et par écrit les preuves à ma charge, sur les contacts engagés, les actes posés, les moyens utilisés, les montants versés, les canaux empruntés, les documents établis, et surtout l'identité des Autorités tanzaniennes ayant été sollicitées par moi, à moins que les exécutants ne se soient pliés directement à mes ordres et au premier plan l'identité des responsables de l'Immigration soudoyés par moi.
Le 21 juillet 2001, à la réunion plénière des Signataires de l'Accord de Paix au Burundi, en sa qualité de Représentant du Médiateur, le juge BOMANI répétait que M. RUGAMBARARA venait de solliciter 10 tickets d'avion pour se rendre à Arusha alors qu'il avait propagé à travers le monde sa décision de boycotter le Sommet d'Arusha consacré à notre pays. M. BOMANI commentait que tout le monde n'est pas enfant et annonçait son refus à se prêter à des jeux du genre et, partant, à envoyer des billets d'avion à ce même RUGAMBARARA qui avait juré de contrecarrer le Sommet et qui, de surcroît s'arrogeait le droit de bénéficier de 10 tickets d'avion au lieu de deux octroyés aux autres Partis Politiques.
Sur mon initiative, une entrevue s'est déroulée entre M. RUGAMBARARA et moi-même le 24 juillet 2001. Durant cette rencontre j'ai transmis, par son truchement, un message à son partenaire auteur des mêmes calomnies verbales éhontées et qui s'était montré notoirement impuissant à me confronter avec sa source d'information malgré mon insistante injonction. A l'intention de M. RUGAMBARARA, j'ai exposé une série d'arguments taxant d’ « insensées » les rumeurs d'après lesquelles j'avais décrété l'ordre de le bloquer, lui et ses compagnons, à la frontière entre le Kenya et la Tanzanie.
L'un de ces arguments est réitéré ci-dessus.
B. L'incongruité de l'affirmation que j'étais l'auteur de leur blocage à la frontière, car n'étant pas concurrent de leur candidat à la présidence de la République, leur venue à Arusha n'entraînait pour moi aucun inconvénient et ne portait aucune atteinte ni à moi ni à mon Parti, ABASA.
C. J'ai rappelé à M. RUGAMBARARA mon bras de fer avec le Président MANDELA le 10 juillet 2001 à Prétoria lorsque j'ai expliqué à ce dernier qu'en tant que "shining example of democracy" (modèle éclatant de la démocratie) il lui incombait de comprendre l'impérieuse nécessité pour nous de bénéficier d'un délai raisonnable destiné à consulter nos militants, la Nation Burundaise et à informer le Colonel BAYAGANA KANDI par respect pour lui, avant de nous prononcer sur la proposition par le Médiateur en faveur ou défaveur du leadership de la Transition par le Président BUYOYA. M. RUGAMBARARA a expressément reconnu les faits reproduits ici dont étaient témoins tous les Délégués des 6 Partis ABASA, ANADDE, INKINZO, PIT, PRP, et RADDES ainsi que le Président MANDELA lui-même, le Vice-Président de l'Afrique du Sud et tout leur entourage, dans la soirée du 10 juillet 2001 à Prétoria.
2. Dans son interview accordée à Netpress, M. RUGAMBARARA me classe dans la catégorie des agents de M. BUYOYA. Le proverbe selon lequel on a tendance à juger les autres d'après soi-même trouve son illustration la plus poignante dans le cas de M. RUGAMBARARA. Un des bras séculiers et des hommes obligés de M. BUYOYA, dont il servait de courroie de transmission en tant que Chargé de Missions, donc en tant que membre du Corps des Confidents et des Conseillers directs du Président, M. RUGAMBARARA a longtemps refusé de Participer aux Négociations de Paix à Arusha. Il se bornait à y déléguer ses subalternes pour la forme tout en boycottant personnellement ces Négociations et, dans le meilleur des cas, en les banalisant.
Dès lors, n'est-il pas patent qu'il s'évertue aujourd'hui à se racheter tout en imputant aux autres son propre péché mignon d'hier, comme l'attestent ses fracassantes et intempestives déclarations multipliées à quasi quotidiennement dans les médias tant nationaux qu'étrangers???
Il importe, en outre, de poser à M. RUGAMBARARA une question fort légitime. En vertu de quel droit s'acharne-t-il à s'accaparer de la part du lion dans le processus de Paix d'Arusha auquel il n'a osé et consenti à s'associer qu'un janvier 2000 et même avec des réticences expressément énoncées par lui-même, tant il est vrai qu'il le banalisait sans vergogne ni retenue??? Ses prétentions ne sont-elles pas choquantes lorsqu'il cherche à imposer ses choix et ses positions et à attaquer et à diaboliser les options des autres Partis et milieux politiques comme si sa vision et ses décisions étaient les seules infaillibles, les seules patriotiques, les seules démocratiques???
En tant que victime de ses scandaleuses et éclaboussantes diffamations d’une gravité infinie, je l'ai sommé dans ma lettre datée du 27 juillet 2001 de publier un démenti.
Au 5 août 2001, il n'a même daigné réserver une suite quelconque à ma requête.
Par voie de conséquence, je lui réitère ma mise en demeure exigeant de M. RUGAMBARARA qu'il exhibe les documents, les faits authentiques et vérifiables qui le fondent à me classifier dans la catégorie des agents de M. BUYOYA.
En vertu de mon droit de réponse, M. Jean Claude KAVUMBAGU et ses partenaires dans l’Agence Netpress sont priés de publier le présent démenti in extenso.
Le Bureau Politique du Parti ABASA au premier chef MM. le Vice-Président, le Secrétaire Général, le Secrétaire Exécutif et le Porte-Parole veilleront à la publication de ce démenti par Netpress et par d'autres media.
L'Avocat de notre Parti est, quant à lui, mandaté pour intenter, dans l'immédiat, un procès en grave diffamation contre M. RUGAMBARARA, comme je l'avais notifié à ce dernier dans ma lettre lui dépêchée d'Arusha le 27 juillet 2001, qui lui a été transmise par le soin du siège de l'ABASA.
Le Président et les autres Leaders de l'ABASA, politiquement professionnalisés qu'ils sont, s'abstiennent délibérément de toutes déclarations et de toutes attaques inconsidérées et/ou imméritées contre d’autres Dirigeants agissant en dilettantes ou en amateurs en politiques et, partant, se singularisant par des bouffonneries ou des rêveries.
A contrario ou à l'inverse, le Leadership de notre Parti réagira toujours par la riposte proportionnée à la gravité des diffamations, des calomnies, des agressions et des provocations dénuées de tout fondement comme celles de M. Alphonse RUGAMBARARA. Aucun diffamateur, aucun calomniateur, aucun agresseur contre l'ABASA n'aura droit à l'impunité.
Dr. Ambassadeur NSANZE TERENCE,
Président et Représentant Légal du Parti ABASA (ALLIANACE BURUNDO –
AFRICAINE POUR LE SALUT).
