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UPRONA
PARTI DE L'UNITE POUR LE PROGRES NATIONAL.
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DECLARATION DU PARTI UPRONA POUR LA MISE EN PLACE D'UN CHEF D'ETAT ET D'UN GOUVERNEMENT EN VUE DE LA RESTAURATION D'UN ETAT DE DROIT AU BURUNDI.
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Peuple burundais ;
I. Vu la charte de l'Unité Nationale, les lois burundaises, les conventions et pactes internationaux, le droit et la morale universels ;
II. Vu le rapport de la Commission Internationale d'enquête des Nations Unies n° S/1996/682 établissant la responsabilité du Frodebu dans le génocide d'octobre 1993 à nos jours ;
III. Vu les accords exécrables et immoraux signés à ARUSHA le 28 août 2000, à Pretoria le 9 juillet 2001 qui institutionnalisent le racisme ethnique, le génocide ainsi que la mainmise des organisations génocidaires sur les institutions des structures de l'Etat au Burundi ;
IV. Considérant que, comme tous les peuples, le Burundi a l'obligation de combattre à tout prix le génocide et ôter toute légitimité à ceux qui le pratiquent ;
V. Rappelant que les institutions du pouvoir en place sont sous le contrôle exclusif des organisations racistes et génocidaires ;
VI. Constatant que le Burundi est redevenu une colonie et que le rôle de faire fonctionner l'Etat burundais revient désormais à Dinka et son équipe dont les missions sont les suivantes :
· Préparation et imposition du projet de Constitution d'après la transition,
· Définition des conditions de formation du Gouvernement,
· Fixation de la date de mise en place de l'Assemblée Nationale et du Gouvernement,
· Inventaire et contrôle de la gestion des avoirs de l'Etat dont la valeur est égale ou supérieure à 250 dollars US dans chaque ministère,
· Modification des conditions d'emploi et des barèmes de la fonction publique,
· Contrôle des diverses nominations et promotions dans la fonction publique,
· Autorisation et contrôle de la vente des immeubles de l'Etat, de la fourniture des biens et services, constructions des immeubles, mise en place ou entretien des infrastructures publiques,
· Autorisation des arrestations judiciaires,
· Droit de regard sur toute activité du gouvernement,
· Directives pour l'application de l'accord d'ARUSHA.
VII. Constatant que le pouvoir en place ne remplit pas les missions dévolues aux institutions républicaines, que les engagements du Major BUYOYA sont manifestement contraires aux attributions d'un Chef d'Etat ainsi que le démontre le tableau suivant :
ATTRIBUTIONS D'UN CHEF D'ETAT ENGAGEMENTS DE PIERRE BUYOYA
1. Incarner l'Unité nationale Incarner l'institutionnalisation du racisme ethnique et du génocide par la promotion des organisations qui s'inspirent de ces idéologies
2. Veiller au respect de la Charte de l'Unité Nationale ; Violer systématiquement la charte de l'Unité nationale, ce qui constitue un acte de haute trahison ;
3. Assurer la continuité de l'Etat L'Etat est devenu un bateau sans maître à bord au point qu'il n'a plus le droit de contrôler que la gestion des biens de l'Etat dont la valeur n'excède pas 250 dollars US.
4. Assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs ; C'est Dinka qui définit les conditions de formation du gouvernement et fixe la date de la mise en place de l'Assemblée Nationale et du Gouvernement ;
5. Garantir l'Indépendance nationale ; Rejeté par tous les Barundi, Pierre BUYOYA quémande une investiture par des étrangers qui n'en ont ni le mandat ni les prérogatives ;
6. Garantir l'intégrité du territoire national Appeler les troupes étrangères à envahir le Burundi, à détruire l'armée nationale en complicité avec les organisations racistes et génocidaires
7. Garantir l'engagement, aux côtés des autres nations, dans la lutte contre le génocide et les crimes contre l'humanité en faisant la promotion du PLUS JAMAIS CA ; S'est engagé à neutraliser la volonté du peuple burundais à combattre sans réserve le génocide et les organisations génocidaires ;
8. Garantir le respect des traités et accords internationaux. Violer systématiquement les engagements du Burundi auprès des autres nations, notamment la Convention Internationale sur la Prévention et la Répression du crime de génocide.
VIII. Considérant que la Charte de l'Unité Nationale " est un pacte inviolable ; (que) tout Murundi, présent ou à venir qui ira à l'encontre de la Présente Charte, outre qu'il sera poursuivi conformément à la loi, il se sera rendu coupable d'un acte de trahison à l'endroit de la Nation et du peuple burundais ".
IX. Considérant que la charte de l'Unité Nationale prescrit : " Aucun régime ne peut prétendre construire le Burundi en s'appuyant sur les ethnies, les clans ou les régions. Par ailleurs les idéologies divisionnistes bafouent les droits de l'homme. Nous réprouvons aujourd'hui comme à l'avenir, les partisans de telles idéologies et les régimes qu'elles inspireraient. Aucun régime, aucune loi, aucune disposition contraire à l'Unité Nationale ne sera toléré au Burundi ".
Vu qu'il y a péril en la demeure ;
1. Le Parti UPRONA prend l'engagement de doter le pays d'un Chef d'Etat légitime et d'un gouvernement pour restaurer l'Etat de droit au Burundi.
2. Dans cette initiative, l'opinion nationale et internationale ne doivent plus se laisser distraire par la propagande du pouvoir en place ; car, face aux innombrables actes de haute trahison et agressions du même pouvoir sous contrôle des organisations racistes et génocidaires, le Parti UPRONA a le droit et le devoir de recourir à tous les moyens que justifie la légitime défense du Peuple burundais.
FAIT A BUJUMBURA LE 27 JUILLET 2001
LE PRESIDENT DU PARTI UPRONA Charles MUKASI.
