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REPUBLIQUE DU BURUNDI
PARTI UPRONA
Tél. 22 5089 - Fax 21 3119
B.P. 1810 - BUJUMBURA
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 008/2002
1.
Le 14.07.2002, cinq partis politiques du G10 (ANNADE, INKINZO, PIT, PRP et
RADDES) ont signé une déclaration dans laquelle ils ont annoncé leur retrait
de ce groupe.
2.
A la même occasion, ils ont annoncé que, si d’ici le 03.08.2002 les choses
restent en l’état, ils vont se retirer des institutions de transition.
3. Dans la même déclaration, ces partis allèguent de prétendues violations
de l’Accord d’Arusha qu’ils imputent notamment à l’UPRONA. Ils s’en
prennent également à la personne du Chef de l’Etat qu’ils couvrent des
injures les plus outrageantes, lesquelles déshonorent leurs auteurs.
4. Au de-là des mensonges et des contre-vérités qui y sont relatés, la
déclaration en question cache mal les visées occultes de ses auteurs.
5. Il n’échappe à l’attention de personne que cette fuite en avant est
consécutive au dernier remaniement gouvernemental. C’est ainsi qu’une
Constitution sur laquelle un président de parti politique a prêté serment
pour entrer au Gouvernement devient inconvenante dès qu’il en sort.
6. Mais il y a plus grave. A cet égard, la dernière déclaration de ces partis
a prouvé à la face du monde l’absence désespérante d’un minimum de sens
patriotique de leur part. Jugeons-en :
6.1. C’est au moment où l’ennemi sème la mort et la désolation, en
commettant les plus graves crimes contre l’humanité, que ces soi-disant
hommes politiques réclament que leur soient partagés encore plus
avantageusement des postes « au Gouvernement, à l’Assemblée Nationale, au
Sénat, dans l’Administration centrale et territoriale, ainsi que dans la
diplomatie». Comble du paradoxe, ces gens disent qu’ils ne sont pas dans les
institutions et en même temps menacent de s’en retirer! Comment peut-on se
retirer d’institutions où l’on dit ne pas figurer ?
6.2. C’est également au moment où le pays espérait enfin la tenue de
négociations en vue d’un accord de cessez-le-feu que ces prétendus
démocrates ont entrepris de déstabiliser les institutions de transition.
Notons par ailleurs que contrairement à leurs dénégations, les membres du G5
son bel et bien resprésentés dans tous les pourparlers que le Gouvernement
mène avec les groupes armés.
7.
Pourtant, tout le monde le sait. Pour combattre et mettre hors d’état de
nuire une rébellion d’essence génocidaire et donc fondamentalement
intégriste comme celle à laquelle le Burundi fait face, il nous faut des
institutions fortes et cohérentes. Il nous faut de la lucidité et de la
sérénité, et non le désordre et le chaos.
8. Face à ces actes graves, aussi bien au regard de la loi que vis-à-vis du
sens minimal de patriotisme dont toute formation politique doit faire preuve, le
Parti UPRONA communique ce qui suit :
Premièrement : Il est inacceptable que, sous le couvert d’activités
politiques, des responsables de partis se permettent de verser dans la
trivialité.
En particulier, l’institution présidentielle doit être respectée par tous
les acteurs politiques dignes de ce nom. Aussi le Parti UPRONA demande-t-il à
ces partis politiques de se ressaisir et de renouer avec les normes et les
valeurs d’ubuntu et
d’ubushingantahe. Sans ces dernières, tout activisme politique est voué à
une déviation coupable.
Deuxièmement : Le Parti UPRONA en appelle au sens patriotique pour que, face
aux menées terroristes et génocidaires des bandes armées, toutes les forces
politiques éprises de paix serrent les coudes au lieu de disperser leurs rangs
et de s’épuiser dans des querelles stériles de partage de postes.
Troisièmement : Le Parti UPRONA lance un vibrant appel à ses membres, à ses
sympathisants et à tout le peuple burundais. Qu’ils ne prêtent pas l’oreille
aux sirènes de ces pêcheurs en eaux troubles, au risque de se laisser
distraire par des spéculations politiciennes sans fondement et en tous points
nuisibles à la cause de la paix.
Fait à Bujumbura, le 22/07/2002
LA PERMANENCE NATIONALE
DU PARTI UPRONA
