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REPUBLIQUE DU BURUNDI
PARTI UPRONA
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B.P. 1810 - BUJUMBURA



COMMUNIQUE DE PRESSE N° 008/2002

 

1. Le 14.07.2002, cinq partis politiques du G10 (ANNADE, INKINZO, PIT, PRP et RADDES) ont signé une déclaration dans laquelle ils ont annoncé leur retrait de ce groupe.

2. A la même occasion, ils ont annoncé que, si d’ici le 03.08.2002 les choses restent en l’état, ils vont se retirer des institutions de transition.

3. Dans la même déclaration, ces partis allèguent de prétendues violations de l’Accord d’Arusha qu’ils imputent notamment à l’UPRONA. Ils s’en prennent également à la personne du Chef de l’Etat qu’ils couvrent des injures les plus outrageantes, lesquelles déshonorent leurs auteurs.

4. Au de-là des mensonges et des contre-vérités qui y sont relatés, la déclaration en question cache mal les visées occultes de ses auteurs.

5. Il n’échappe à l’attention de personne que cette fuite en avant est consécutive au dernier remaniement gouvernemental. C’est ainsi qu’une Constitution sur laquelle un président de parti politique a prêté serment pour entrer au Gouvernement devient inconvenante dès qu’il en sort.

6. Mais il y a plus grave. A cet égard, la dernière déclaration de ces partis a prouvé à la face du monde l’absence désespérante d’un minimum de sens
patriotique de leur part. Jugeons-en :

6.1. C’est au moment où l’ennemi sème la mort et la désolation, en commettant les plus graves crimes contre l’humanité, que ces soi-disant hommes politiques réclament que leur soient partagés encore plus avantageusement des postes « au Gouvernement, à l’Assemblée Nationale, au Sénat, dans l’Administration centrale et territoriale, ainsi que dans la diplomatie». Comble du paradoxe, ces gens disent qu’ils ne sont pas dans les institutions et en même temps menacent de s’en retirer! Comment peut-on se retirer d’institutions où l’on dit ne pas figurer ?


6.2. C’est également au moment où le pays espérait enfin la tenue de négociations en vue d’un accord de cessez-le-feu que ces prétendus démocrates ont entrepris de déstabiliser les institutions de transition. Notons par ailleurs que contrairement à leurs dénégations, les membres du G5 son bel et bien resprésentés dans tous les pourparlers que le Gouvernement mène avec les groupes armés.

7. Pourtant, tout le monde le sait. Pour combattre et mettre hors d’état de nuire une rébellion d’essence génocidaire et donc fondamentalement intégriste comme celle à laquelle le Burundi fait face, il nous faut des institutions fortes et cohérentes. Il nous faut de la lucidité et de la sérénité, et non le désordre et le chaos.

8. Face à ces actes graves, aussi bien au regard de la loi que vis-à-vis du sens minimal de patriotisme dont toute formation politique doit faire preuve, le Parti UPRONA communique ce qui suit :

Premièrement : Il est inacceptable que, sous le couvert d’activités politiques, des responsables de partis se permettent de verser dans la trivialité.

En particulier, l’institution présidentielle doit être respectée par tous les acteurs politiques dignes de ce nom. Aussi le Parti UPRONA demande-t-il à ces partis politiques de se ressaisir et de renouer avec les normes et les valeurs d’ubuntu et
d’ubushingantahe. Sans ces dernières, tout activisme politique est voué à une déviation coupable.

Deuxièmement : Le Parti UPRONA en appelle au sens patriotique pour que, face aux menées terroristes et génocidaires des bandes armées, toutes les forces politiques éprises de paix serrent les coudes au lieu de disperser leurs rangs et de s’épuiser dans des querelles stériles de partage de postes.

Troisièmement : Le Parti UPRONA lance un vibrant appel à ses membres, à ses sympathisants et à tout le peuple burundais. Qu’ils ne prêtent pas l’oreille aux sirènes de ces pêcheurs en eaux troubles, au risque de se laisser distraire par des spéculations politiciennes sans fondement et en tous points nuisibles à la cause de la paix.


 Fait à Bujumbura, le 22/07/2002

 LA PERMANENCE NATIONALE

 DU PARTI UPRONA

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