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LE GOUVERNEMENT BUYOYA-FRODEBU
EN
PARTENARIAT
AVEC
LA COALITION GENOCIDAIRE
DE
LA REGION DES GRANDS LACS
Le Gouvernement fantoche BUYOYA-FRODEBU vient de passer aux aveux complets : après tant d’années de mensonges et de félonie, il vient de reconnaître officiellement qu’il est en partenariat avec la coalition terroriste et génocidaire qualifiée de forces négatives par tous les pays de la région des Grands Lacs Africains et par l’ensemble de la Communauté Internationale.
C’est le Ministre de la Défense Nationale qui a pris l’initiative de lever le voile sur ce faux secret.
L’ONU l’avait déjà rappelé avec insistance dans ses multiples rapports dont ceux des Commissions Internationales d’Enquête :
Dans son rapport S/1997/1010, « la Commission a indiqué qu’elle était convaincue qu’il existait à l’époque (octobre 1996) un lien étroit entre les anciennes forces gouvernementales rwandaises et le Conseil national burundais pour la défense de la démocratie (CNDD) ainsi que l’aile militaire de celui-ci, Front pour la défense de la démocratie (FDD), en vue d’une action armée contre le Rwanda et le Burundi ».
Dans un autre rapport S/1998/777 , « cette conviction a été renforcée par des documents que la commission a obtenus depuis lors et qui prouvent qu’il existe une coopération très étroite entre les ex-FAR et deux des groupements rebelles burundais : le CNDD/FDD et le Parti pour la libération du peuple hutu (PALIPEHUTU et son aile militaire, les Forces nationales de libération (FNL)
La collaboration entre les ex-FAR et le CNDD porte sur des questions politiques et militaires ». (Rapport S/1998/777, §46)
Le 22 mai 1995 à BUKAVU (République Démocratique du Congo), « une convention de coopération a été signée par le haut commandement des FAR et le CNDD, officialisant la coopération entre les deux parties. Elle a été signée par Léonard Nyangoma, Président du CNDD, et par le général major Augustin Bizimungu, commandant et chef d’état-major des ex-FAR. Dans le préambule de ce document, les deux parties se déclarent convaincues de l’intérêt de mise en commun « des moyens tant matériels que financiers et de la coordination de toutes les actions à mener en vue de s’assurer d’une victoire définitive des FAR et des FDD » (rapport S/1998/777, §47)
« La Convention est entrée en vigueur avec effet immédiat ». § 49
Un document plus récent cité dans le même rapport illustre les liens entre le groupe insurgé rwandais ALIR et le groupement rebelle burundais PALIPEHUTU… L’auteur du document décrit comme suit la situation :
« Les luttes incessantes contre les militaires de l’APR (Armée patriotique rwandaise), nos faibles moyens en matière d’armement, le manque de ravitaillement et les pertes humaines, tous ces facteurs réunis ont occasionné notre repli vers le Burundi où nous avons rencontré un nombre assez important de militaires rwandais au sein des Forces nationales de libération (FNL)… J’ai fait part aux FNL de la mission spéciale dont vous m’aviez chargé, à savoir la collaboration entre l’ALIR et l’opposition burundaise. L’état-major des FNL est saisi de cette requête et s’en trouve beaucoup honoré et réjoui. Cette collaboration s’avère indispensable…, un soutien sérieux de la part de l’ALIR terminerait cette guerre au profit de tous les Bahutu burundais et rwandais ». (§52)
Le 21 mai 1997, à Cibitoke, le groupe génocidaire Palipehutu/FNL, sous la direction de NIBAYUBAHE Sylvestre, de RWASA Agathon, MUSAVYI Sixbert et NTACORIPFA Pascal, a signé un accord de coopération avec les Interahamwe et ex-FAR représentés par le sous-lieutenant RUGIRA Silas, S-lieutenant KARINGANIRE Boniface, le lt NGARAMBE Casimir et le s-lt MUGABA Ferdinand :
« notre projet de coopération a abouti et avons arrêté ce qui suit : 1° La fusion des Forces sous la dénomination « FORCES NATIONALES DE LIBERATION » ; 2° Les Forces coalisées ont pour mission la libération totale de la Nation Bahutu ; 3° Pour atteindre l’objectif assigné aux Forces Nationales de Libération, il a été décidé de commencer notre lutte par le front burundais, et le front rwandais en deuxième lieu ; 4° Tout au long du processus de libération, les moyens personnels, matériels et logistiques des deux forces sont communautaires
L’ONG
Human Rights Watch a également dénoncé cette coalition génocidaire.
A maintes reprises, le Parti UPRONA a montré à l’opinion nationale et internationale que le pays est dirigé par une coalition génocidaire à la tête de laquelle le Frodebu occupe une place de choix.
Les
organisations indépendantes, ont toujours dénoncé cette situation. Même la
Ligue des Droits de l’homme ITEKA, pourtant très favorable à
l’institutionnalisation du terrorisme génocidaire par le processus arushien
ont eu le courage de dénoncer sans équivoque cette réalité:
« Les
milices Hutu qui sèment l’insécurité un peu partout dans le pays sont
surtout celles dites INTAGOHEKA ou FDD, alliées aux sinistres milices hutu et
aux anciennes Forces Armées du Rwanda qui ont exécuté le génocide rwandais.
La
milice INTAGOHEKA est notamment une structuration des éléments qui ont organisé,
encouragé et/ou exécuté le génocide contre les Tutsi, au mois d’octobre
1993… En outre, de hauts responsables hutu de l’Etat et les services de la sûreté
nationale sont soupçonnées de complicité avec la milice. Par ailleurs,
d’après les responsables mêmes de la milice, en particulier Léonard
NYANGOMA et Christian SENDEGEYA, la milice INTAGOHEKA et le CNDD dont elle dépend
seraient une création du parti Frodebu au pouvoir.
Les miliciens génocidaires INTAGOHEKA sont surtout implantés dans les zones purifiées ethniquement en octobre 93, c’est-à-dire là où tous les Tutsi ont soit été massacrés, soit contraints de se réfugier dans les sites de déplacés. Les membres ou complices locaux de la milices INTAGOHEKA sont ceux-là mêmes qui sont auteurs de cette purification ethnique» in « ACTION URGENTE SUR LES MILICES ET BANDES ARMEES BURUNDAISES, Ière partie : La milice INTAGOHEKA ou FDD (Forces pour la défense de la Démocratie) du CNDD (Conseil National pour la Défense de la Démocratie », § 7, 8 et 9).
Les leaders du groupe terroriste et génocidaire pudiquement appelé G7 se sont toujours déclarés représentants de ces organisations.
Comme l’a confirmé un des membres fondateurs de la milice génocidaire FDD, Monsieur Christian Sendegeya, alors Vice-Président de l’Assemblée Nationale, membre du Bureau politique du Frodebu, dans une lettre adressée au Procureur Général de la République :
« Les bandes armées, comme ils disent, mais qu’il convient mieux d’appeler par leur véritable nom, le FDD, ne sont pas l’œuvre de M. Nyangoma ou de Sendegeya seulement. Elles sont l’œuvre de tout le Bureau politique du Frodebu au mois de novembre ou décembre 1993 qui était à l’époque composé de :
Mrs : Ntibantunganya Sylvestre, Président ; Ngendakumana Léonce, Secrétaire Général ; Ntaryamira Cyprien ; Ciza Bernard ; Ndayegamiye Frédéric ; Ngendahayo Jean-Marie ; Sendegeya Christian (moi-même)…
…le mouvement d’armement a été décidé par les hauts responsables du parti que nous sommes… Certes des individus se sont arrangés pour s’acheter des armes mais c’était dans le cadre de ce mouvement et pour nous nous considérons ça comme une cotisation, comme celles qui nous ont permis d’acheter les autres armes et munitions… d’autres ont eu des armes de la part des services et des responsables du Frodebu comme ceux de la Documentation ».
La même direction ainsi que les mêmes responsables du Frodebu revendiquent leur engagement dans la coalition génocidaire de la sous-région.
Dans son « RAPPORT SYNTHESE DE LA SITUATION AU BURUNDI ET DANS LA SOUS-REGION DES GRANDS LACS » adressé à Mwalimu Julius Nyerere le 09 octobre 1996, Monsieur NTIBANTUNGANYA Sylvestre, ancien Président de la République, du Parlement et du Frodebu écrit :
« Conscient de la ruse des Tutsi, la population démocrate burundaise a opté de se ranger derrière le Conseil National pour la Défense de la Démocratie, (CNDD) en soutenant ses efforts de récupérer le pouvoir usurpé par les putschistes et ses extrémistes Tutsis, leurs alliés et leurs poupées.
La Communauté internationale n’ayant pas été capable d’aider le Peuple burundais seul souverain à exercer son pouvoir, et à le protéger contre les massacres perpétrés par l’armée monoethnique jusqu’à ce jour, nous n’avons d’autre choix qu’à organiser ce Peuple, s’il le faut militairement, pour tenir en échec les complots des Tutsis Rwando-Burundais par le biais de leurs Etats-Majors Généraux».
Voilà pourquoi le pouvoir en place n’éprouve aucune honte à n’avoir pas signé les accords de Lusaka obligeant toute nation à condamner et à démanteler ces organisations génocidaires.
Voilà pourquoi le pouvoir en place, au lieu de collaborer avec les autres nations de la région pour promouvoir le PLUS JAMAIS CA a choisi de consolider les forces génocidaires dans les institutions.
Voilà pourquoi Pierre Buyoya a déclaré publiquement qu’il n’était pas de ceux à qui on demande de combattre le Frodebu, que le génocide ayant emporté ses compatriotes c’est la démocratie qui s’est défendue, qu’il ne se reproche de rien et que cela ne l’empêche pas de dormir !!!
Voilà pourquoi le gouvernement Buyoya-Frodebu a déclaré publiquement qu’il avait définitivement renoncé à la victoire militaire (sur le génocide) pour favoriser l’institutionnalisation des organisations racistes et génocidaires…
· Tous ces actes de trahison et de destruction de la Nation burundaise ont définitivement disqualifié le pouvoir Buyoya-Frodebu.
·
Six ans après avoir
commis l’erreur historique de ramener Pierre Buyoya au pouvoir, le Peuple
burundais doit tout entreprendre pour se doter sans délai d’un autre Chef
d’Etat et de nouvelles institutions acquis aux valeurs d’un Etat de droit,
ainsi qu’il en a fait serment en adoptant la Charte de l’Unité Nationale.
« Aucun régime, aucune loi, aucune disposition contraire à l’Unité Nationale ne sera toléré au Burundi. Aucun parti politique, aucune association, aucune religion, aucune institution de quelque nature que ce soit ne peut être admis au Burundi s’il n’est conforme à notre idéal d’unité.
Tout Murundi, présent ou à venir qui ira à l’encontre de la présente Charte, outre qu’il sera poursuivi conformément à la loi, il se sera rendu coupable d’un acte de trahison à l’endroit de la Nation et du peuple burundais.»
