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DECLARATION UPRONA N° 2/11/2001

 

AVANT OU APRES LE GOUVERNEMENT FANTOCHE, C’EST BLANC BONNET BONNET BLANC 

Depuis le 21 octobre 1993, le pouvoir Frodebu commet le genocide sans interruption. D’octobre 1993 à juin 1996, Pierre Buyoya s’est tapi dans l’ombre pendant que le Frodebu massacrait allègrement ses électeurs. 

Durant cette période, les forces de paix ont réagi vigoureusement contre le parti génocidaire qu’ils ont acculé dans les cordes sur la scène politique. L’ONU elle-même avait presque porté l’estocade au monstre Frodebu en le désignant comme auteur et exécutant du génocide d’octobre 1993 à nos jours. (Rapport de la Commission Internationale d’enquête de l’ONU n° S/1996/682). 

Et puis survint, en juin 1996, le major putschiste qui déclara en fanfare qu’il se donnait une mission de restaurer la paix, et ce, dans un délai maximum de trois ans. Il bricola des textes lui permettant de faire croire qu’il s’activait pour le bonheur du peuple. C’était parti pour la première transition (25 juin 1996 au 25 juin 1999). 

En réalité cette transition a eu bel et bien eu dans ce que Pierre avit appelé « Plan de sauvetage » en faisant passer le Frodebu de l’état de KO technique à la position debout, regaillardi, ayant repris du poil de la bête pour parfaire ses forfaits. 

Et le génocide a continué. Pourquoi ? Parce que Pierre Buyoya et le Frodebu ont entrepris d’endormir les forces de paix pour les empêcher de voir clair, de penser juste et d’agir contre le racisme ethnique et contre le génocide. 

Le génocide continue parce que le racisme, le terrorisme et le génocide à la tête des institutions s’appelle processus de paix ; parce que prolonger leur pouvoir s’appelle négociation pour la paix ; parce que les milices terroristes et génocidaires du Frodebu ont été transformées en une rébellion à leur propre pouvoir; qu’elles ont été baptisées d’honorables bandes armées; que les mercenaires venus imposer le prolongement du pouvoir terroriste et génocidaire se déclarent force de protection et de maintien de la paix… 

Cette terminologie, inventée et popularisée par la propagande du pouvoir en place, traduit le refus du même pouvoir de désigner les criminels et les coupables. 

Ainsi Buyoya et le Frodebu prolongent indéfiniment leur pouvoir. Sans cela, le Frodebu devait avoir quitté le pouvoir dès octobre 1993, pour avoir commis le génocide; quant à Pierre Buyoya, simplement, il n’aurait jamais dû revenir au pouvoir… 

Mais surtout, il devrait avoir quitté le pouvoir depuis longtemps pour avoir abusé le peuple burundais en déclarant qu’il oeuvrait pour la sauvegarde de l’Unité Nationale, alors qu’il entretenait les criminels contre l’humanité, de génocidaires dans les institutions de l’Etat. 

Que pourrait alors espérer le peuple burundais d’un pouvoir qui se prolonge de cette manière au nom de l’immoralité croissante et du génocide permanent ? 

Que peut espérer le peuple burundais d’un partenariat qui n’est pas nouveau entre des génocidaires-prédateurs et des quémandeurs de menues prébendes ainsi que des politicards à la petite semaine ? 

Qui peut parler de gouvernement d’unité nationale quand, précisément, la Charte de l’Unité Nationale a été avilie au bénéfice du racisme ethnique le plus sauvage, devenu le catéchisme à Arusha ?

En réalité, le régime d’avant ou d’après le 1er novembre 2001 n’est ni plus ni moins que blanc bonnet bonnet blanc. Le programme est le même, les acteurs sont les mêmes, sauf que Simon, Paul et Rachel remplacent Judas, Néron, Madeleine et autres ganelons… 

Sous l’œil vigilant des mercenaires sud-africains, le génocide va continuer de plus belle, l’impunité fleurir et la souveraineté nationale se recroqueviller, bafouée… 

Cela étant, il importe de rappeler, outre la responsabilité du pouvoir Buyoya-Frodebu, celle de l’ONU et d’une certaine communauté dite internationale dans ce complot contre le droit, contre la morale, contre les conventions et pactes internationaux, contre la nation burundaise. 

·       L’ONU a cautionné la négociation d’Arusha avec les génocidaires alors que sa mission première est de réprimer ce crime contre l’humanité.

·       En 1993, l’ONU a mandaté un Envoyé Spécial du Secrétaire Général, avec pour mission de consolider l’organisation Frodebu qui était entrain de commettre le génocide.

·       L’ONU soutient un processus contraire aux recommandations du rapport S/1996/682 qu’elle avait elle-même commandé.

·       L’ONU soutient deux processus antinomiques : LUSAKA et ARUSHA ; cela est source de tous les dangers.

·       L’ONU dépêche un administrateur colonial dénommé DINKA pour superviser l’institutionnalisation du racisme ethnique, du génocide et des organisations génocidaires.

·       L’ONU cautionne un processus qui contrarie la volonté universelle de combattre le génocide et de promouvoir le PLUS JAMAIS CA. 

Face à cette problématique, le rôle du patriote et de tout le peuple burundais est de prendre conscience de la réalité qui se cache derrière toutes les manœuvres ci-haut démontrées. Il s’agit d’une réalité fort simple : en dehors de ce qui est appelé négociations et des diverses manipulations que nous observons, le monde entier découvre ce qui est réellement la source des malheurs du peuple burundais, à savoir continuer d’être gouverné par un pouvoir qui a vieilli et qui extermine son peuple. 

La solution à pareil problème est très claire : le départ inconditionnel du pouvoir génocidaire de Pierre Buyoya et du Frodebu. Il est inutile de mobiliser indéfiniment des mercenaires étrangers pour prolonger indûment ce pouvoir condamné à disparaître dans le déshonneur. 

Le parti UPRONA ne peut s’accommoder d’une telle situation et appelle les patriotes et tout le peuple burundais à libérer la patrie en boutant dehors ce pouvoir vieilli, honni, immoral et illégitime. Ainsi, l’histoire du Burundi cessera de tourner à rebours. 

FAIT A BUJUMBURA, LE 2 NOVEMBRE 2001

LE PRESIDENT DU PARTI UPRONA

Charles MUKASI

 


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