RUGAMBA-NET PRESS

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REPUBLIQUE DU BURUNDI
    PARTI UPRONA
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B.P. 1810 - BUJUMBURA
 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° /2002 

1) Ces derniers temps, le Ministre de la Communication et Porte-parole du Gouvernement a versé dans l'opinion un sujet particulièrement sensible pour tout citoyen épris de justice et de paix. Dans le chef du ministre, et nonobstant les conclusions du Conseil des Ministres ad hoc, tous les détenus poursuivis pour des crimes liés à la crise d'octobre 1993 sont des prisonniers politiques.

2) Face à cette affirmation aussi lourde de conséquences, le parti UPRONA porte ce qui suit à la connaissance de l'opinion nationale et internationale:

Au cours de la crise qui perdure depuis 1993, un génocide a été perpétré. Certains des auteurs de ce crime contre l'humanité ont été appréhendés et ils sont actuellement détenus ou prisonniers.
Le génocide étant un crime contre l'humanité réputé imprescriptible et non amnistiable, il est hors de question que les génocidaires de 1993 soient considérés comme des prisonniers politiques candidats à la libération conditionnelle ou à la liberté provisoire.

Rappelons à ce sujet que la Commission indépendante chargée d'étudier les questions relatives aux prisonniers a recommandé la libération par des voies légales, des détenus politiques à l'exception de ceux régulièrement prévenus ou condamnés pour crime de sang.

3) Considérant que le discours du Ministre de la Communication sur cette importante question désoriente complètement l'opinion, l'UPRONA demande au Gouvernement d'apporter toute la lumière nécessaire sur les véritables conclusions des délibérations du Conseil des Ministres sur cette question.


Fait à Bujumbura le 28 juin 2002

La Permanence Nationale de l'UPRONA.

      

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