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REPUBLIQUE DU BURUNDI
PARTI UPRONA
Tél. 22.5089 - Fax: 21.3119
B.P. 1810 - BUJUMBURA
COMMUNIQUE DE PRESSE N° /2002
1) Ces derniers temps, le Ministre de la Communication et Porte-parole du Gouvernement a versé dans l'opinion un sujet particulièrement sensible pour tout citoyen épris de justice et de paix. Dans le chef du ministre, et nonobstant les conclusions du Conseil des Ministres ad hoc, tous les détenus poursuivis pour des crimes liés à la crise d'octobre 1993 sont des prisonniers politiques.
2) Face à cette affirmation aussi lourde de conséquences, le parti UPRONA porte ce qui suit à la connaissance de l'opinion nationale et internationale:
Au cours de la crise qui perdure depuis 1993,
un génocide a été perpétré. Certains des auteurs de ce
crime contre l'humanité ont été appréhendés et ils
sont actuellement détenus ou prisonniers.
Le génocide étant un crime contre l'humanité
réputé imprescriptible et non amnistiable, il est hors
de question que les génocidaires de 1993 soient
considérés comme des prisonniers politiques candidats
à la libération conditionnelle ou à la liberté
provisoire.
Rappelons à ce sujet que la Commission indépendante chargée d'étudier les questions relatives aux prisonniers a recommandé la libération par des voies légales, des détenus politiques à l'exception de ceux régulièrement prévenus ou condamnés pour crime de sang.
3) Considérant que le discours du Ministre de la
Communication sur cette importante question désoriente
complètement l'opinion, l'UPRONA demande au
Gouvernement d'apporter toute la lumière nécessaire
sur les véritables conclusions des délibérations du
Conseil des Ministres sur cette question.
Fait à Bujumbura le 28 juin 2002 La Permanence Nationale de l'UPRONA.
