Discourscommémorant l'Indépendance des Etats-Unis en 1776 prononcé le 4 juillet 2000 par  l'Ambassadeur des Etats-Unis au Burundi 

Excellence Monsieur le Président Ntibantunganya

Honorables députés

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres

Messieurs les Premiers Ministres

Excellences Chers collègues,

Mesdames et Messieurs,

Bonsoir – AMAHORO,

Je vous remercie d'être venus aujourd'hui pour aider l'Amérique à célébrer un jour très spécial.Aujourd'hui, c'est mon premier "4 juillet" au Burundi et mon premier "4 juillet" comme Ambassadeur.Ce jour sera à jamais mémorable pour moi, par ce que vous étiez tous là pour le partager  avec moi.Je ne vais pas faire un grand discours parce que l'esprit aux Etats-Unis, c'est de célébrer ce jour avec les amis et je voudrais me joindre à vous pour faire juste cela.

Parce qu'aujourd'hui, est un jour où les Américains se sentent patriotiques, et où ils méditent sur l'évolution de notre pays vers une forte démocratie, je vais partager avec vous un peu d'histoire américaine.

En juin 1776, la plupart des treize colonies réunies en Congrès savaient qu'elles voulaient l'indépendance, mais qu'il y avait encore des colonies qui n'étaient pas totalement engagées.Le congrès leur donna une période de trois semaines, et un comité de parlementaires, y compris Thomas Jefferson, était désigné pour faire le projet du document d'indépendance.

Même après que les délégués eurent voté pour l'indépendance le 2 juillet, ce n'était pas facile d'arriver à l'approbation de ce document.Il fallait que de certains membres fassent campagne auprès d’autres afin qu'ils pensent au bien supérieur de la nation, au lieu des intérêts individuels.Alors, le congrès en plénière passa deux jours à mettre au point le projet de la déclaration.Après de longues nuits et beaucoup de compromis de tous les côtés, le congrès approuva le projet.Les copies de cette déclaration étaient propagées à travers les Etats, et étaient lues dans les villes devant le peuple rassemblé.

C'EST CETTE DECLATATION D'INDEPENDENCE QUE NOUS SOMMES EN TRAIN DE CELEBRER – CE SOIR – 224 ans après.

Moins d'un siècle plus tard, les Etats-Unis s'étaient élargis physiquement mais étaient divisés sur la question d'esclavage.Nous avons combattu notre guerre civile de 1861 à 1865.Bien qu'il se soit déjà passé presque 150 ans depuis la fin de cette guerre, les Américains portent encore en eux les horreurs de la guerre où frère combattait contre frère, où les populations étaient chassées de leurs maisons et perdaient la terre qu'elles aimaient et où la paix laissaient les survivants avec un fardeau écrasant de la mémoire et du malheur.

Quelques-uns n'ont jamais pu pardonner et ont conservé leur amertume jusqu'à la fin de leurs vies.Cependant, les Etats-Unis ont survécu comme une nation, et sont devenus forts.La vaste majorité des Américains, de tous les côtés de la Guerre Civile, a été capable de pardonner.Ils ont su tourner vers un avenir basé sur les principes selon lesquels notre nation a été fondée.

De même, l'accord de la paix, lui seul, ne pourra pas apporter la paix au Burundi.C'est vivre selon les principes du respect mutuel, d'équité et de justice qui apportera la paix.C'est porter en avant le processus de paix, a partir d’un accord juste, pour vivre en commun, jour après jour, année après année, c’est cela qui apportera la paix.

Je suis ici au Burundi pour épauler les Burundais qui sont, eux, prêts à prendre les risques qui sont nécessaires pour emmener la paix.Je crois en vous.

Pourrais-je vous demander maintenant de vous joindre à moi, pour observer un moment de silence, pendent lequel chacun d’entre nous puisse renouveler son engagement pour un Burundi en paix. 

PAUSE

« RETIRE THE COLORS »

Je vous remercie tous d’être venus ce soir, et de nous aider à célébrer.Je vous invite a continuer la fête !
 

 

Précédent