http://www.cbinf.com/netpress.bi

Témoignage de Mme Verena NDORIMANA sur les accusations portées contre son mari, Benoît NDORIMANA.
Je
m’appelle Verena et je suis l’épouse de Monsieur NDORIMANA Benoît et
voudrais prendre position sur les graves accusations qui pèsent sur lui.
Mais venons d’abord aux faits :
Tout d’abord on apprend par la presse qu’un certain commerçant de nom Nyogozi serait interrogé pour détournement de mineurs.
Jeudi, le 31.5.01 à 10 heures on vient le chercher au Service pour un soi-disant « témoignage » à la police de Kigobe. Il rentre finalement à 14 h00 après interrogatoire de la même affaire !
Le lendemain, 1er juin, le dossier est déjà au parquet. On l’appelle encore une fois sans convocation écrite. Quand celle-ci est finalement établie le convoquant à 15h 00 pm, le magistrat n’était plus disponible. Se rend compte que quelque chose se prépare contre lui, il fait un démenti écrit sur Net Press et par interview à la Radio Publique Africaine.
Lundi, le 4 juin à 9h00 on lui dit revenir après-midi 15h00. A 15h00 on le fait attendre une heure. Pendant cette heure il remarque le va et vient du magistrat, les nombreux coups de téléphone et c’est vers 16 heures qu’on le jette au cachot du parquet. Vers 17 h00 on l’amène à la Prison Centrale de Mpimba.
Le lendemain, on déclenche une campagne de diffamation durant toute la journée, à la radio publique et privée, ainsi qu’à la télévision et qui se poursuit par ailleurs jusqu’aujourd’hui. Les communiqués sont répétés avec son nom. C’est tellement grossier et choquant et inadmissible, d’autant plus qu’aucune preuve ni flagrant délit sont disponibles. On est allé vraiment trop loin. On insiste tellement à répéter son nom et cette affaire, que grand nombre des personnes à Bujumbura commencent à comprendre qu’il y a autre chose derrière cet acharnement contre la personne de mon mari et qui est uniquement dans le but de le nuire.
Car, et ce n’est un secret pour personne, qu’il ne partage pas toujours les idées politiques avec le pouvoir, mais ce qui est son droit absolu dans un état démocratique.
Et tout personne le connaissant sait qu’il a subi beaucoup de tracasseries pour cette raison.
Allons un peu en arrière :
En 1989, il a passé un an et demi en prison pour soi-disant tentative de coups d’état.
En 1992, on l’a empêché de voyager en voulant l’associer à l’affaire Mbonimpa.
En voulant le mêler dans l’affaire « Cibitoke » de fin 1999 il a été arrêté 5 jours à la documentation, et lorsque quelques semaines plus tard on voulait de nouveau l’arrêter à la documentation il a dû s’exiler durant deux mois.
Le 15 mai 2001, il se décide à envoyer sa candidature pour le leadership de la transition au médiateur Président Mandela,…et que voilà subitement deux semaines plus tard on l’accuse sur toutes les ondes d’une façon scandaleuse du détournement de mineurs.
Comme dit l’adage : qui veut tuer son chien l’accuse de rage !
Alors, on manipule l’opinion publique, on mobilise toute sorte d’organisations, personnalités diverses issues du gouvernement et secteur privé, comme on y met un tel acharnement, que tous ceux qui connaissent bien mon mari se rendent compte qu’il est de nouveau victime d’une répression, seulement en utilisant d’autres méthodes. Probablement qu’ils se sont rendus compte que des motifs politiques ne passeraient plus, et surtout de l’accuser d’une manière aussi vulgaire soit plus efficace. C’est facile à comprendre !
Car tous ceux qui le connaissent de longue date savent que c’est un homme d’une grande sociabilité, qui a toujours aidé des nombreuses personnes de toute catégorie ayant des problèmes et qu’il n’ a en aucun cas à voir avec cette sale affaire.
Pour conclure, je fais appel à tous les organes de presse écrite et privée, de traiter ce sujet sensible avec beaucoup plus de retenu et discernement, de ne pas céder au « sensationnel » destiné à faire oublier momentanément à la population les problèmes les touchant tous les jours, c.à.d la pauvreté, insécurité, la dévaluation, les maladies et j’en passe.
