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DES
VOIX FEMININES POUR LA SURVIE DU PEUPLE BURUNDAIS
La
concentration des associations féminines sur les droits du Genre, le SIDA etc..
laisse croire que les femmes ne sommes pas sensibles à la priorité des priorités
qu'est le droit à la survie.
Les
questions au sujet de cette guerre génocidaire, que nous avons continué à
refouler sans aucune réponse pour libérer nos pauvres esprits en viennent à
éclater.
La
problématique de cette guerre a été mal formulée; les politiciens burundais
refusent de la définir comme un génocide. Les négociations d'Arusha
auxquelles la communauté internationale a alloué un maximum d'efforts ont
abouti à une impasse. La guerre
continue, des destructions massives des biens et des infrastructures, des vols
à mains armées , des crimes de tout genre, des divisions de toute nature
s'intensifient. Les bandes armées attaquent où et quand ils veulent au moment
où le langage politique est celui d'endormir les Burundais.
Les
rares personnes qui ont vu clair, comme le Président du mouvement anti-génocidaire
PA-Amasekanya, qui ont encore le courage de défendre et de parler pour
ceux visés par le génocide, sont régulièrement
arrêtés malmenés, humiliés et torturés dans les prisons de
Bujumbura.
Tenez
! Du 23 au 30 Août 2001,
l'ingénieur Diomède RUTAMUCERO a été interné pour la 13ième
fois pour "Imputation
dommageable", tel était le libellé de l'infraction
à sa charge. Pour ceux qui ne sont pas du domaine, c'est une expression
tout à fait spécialisée qui peut se traduire comme une accusation vraie ou
fausse portant préjudice à l'amour propre, à l'honneur ou aux fonctions de
quelqu'un.
Ce
12 septembre 2001, il est de nouveau appréhendé et incarcéré pour avoir
rendu hommage à Monseigneur Joachin RUHUNA, lors de la célébration d'une
messe commémorant son lâche assassinat par les mêmes terroristes génocidaires.
Ceci est franchement une aberration!!!
Si
les allégations du Président de PA-Amasekanya contre le génocide touchent
l'une ou l'autre institution accusée de complicité intentionnelle ou non, la
solution serait de se ressaisir et de servir mieux le peuple et la nation. Ce
n'est nullement en sévissant par l'emprisonnement que l'on en devient plus
glorieux ou que l'on n'arrive à bout des résistants contre le génocide.
Par ailleurs, cet homme a toujours averti ses compatriotes sur les
nouveaux dangers qui les guettent. Tout est toujours prouvé par la suite, il
n'y a aucune raison de lui priver sa liberté. Souvenez-vous quand il avait dénoncé
le Projet de démantèlement de l'armée, il a été maltraité mais pourtant
les documents étaient là et maintenant l'heure a sonné pour son application.
La
démentelement " intelligent" a déjà commencé pour laisser la place
aux terroristes génocidaires du Frodebu-Cndd-FDD et Palipehutu-FNL etc..
En
tout état de cause, quand le Président de la
République signe les yeux fermés tout ce que le Frodebu exige pour
parachever le génocide des Tutsi et que l'armée répond "à
vos ordres" , les prisons en place ne sauront point nous contenir.
Aux côtés de PA-Amasekanya et d'autres associations anti-génocidaires,
chacun doit dénoncer ce plan machiavélique de poursuivre le génocide des
Tutsi.
Par
ailleurs quand les génocidaires commencent à sortir gaillardement des prisons,
les ayants-droits des victimes ont
raison de crier haut et fort contre cette action qui est contre le droit et la
morale.
Les
troupes étrangères vont nous envahir incessamment pour protéger les
institutions génocidaires contre le courroux
du peuple. Et la protection de ce peuple contre les crimes de ces institutions,
personne n'y pense.
"Utagira
inasenge arisenga"; Celui qui
n'a pas de tante parvient à se prendre en charge.
Les
Burundais n'auront qu'à s'organiser et à résister énergiquement, avec tous
les moyens, à l'amnistie des terroristes-génocidaires, au démantèlement de
l'armée nationale, à la recolonisation du Burundi et à la poursuite du génocide
des Tutsi et le massacre des Hutu opposés à ce génocide.
A tous ceux qui n'ont pas choisi le chemin de la trahison, nous demandons
d'avertir le peuple sur les échéances de tous ces complots dangereux .
Forces vives de la nation, femmes et mères, prenons conscience des
dangers qui nous guettent et mobilisons-nous
pour refuser la mort collective et l'engagement de notre pays dans la
descente aux enfers.
Puisse le Dieu tout-puissant voler au secours du peuple burundais!
La
voix des femmes, cibles privilégiées du génocide.
Fait
à Bujumbura, le 18 septembre 2001
Les
Signataires:
3.
MUSHINZEMUNGU Marie Sé
4. KARABONA Aline Sé
5. ININAHAZWE Béatrice Sé
6. IRAMPAYE Gisèle Sé
7. IRANKUNDA Médiatrice Sé
8. KARIKUMUTIMA Elyse Sé
9. BIRAHINDUKA M. Rose Sé
10. NTUNZWENAYO Anne Marie Sé
11. NSABIMANA M. Espérance Sé
12. UWAMARIYA Ange Sé
13. HATEGEKIMANA Suzanne Sé
14. HARAMAHORO Adrienne Sé
15. MUNDANIKURE Clotilde Sé
16. KAZOBAGEZAYO Madeleine Sé
17. HARAGAKIZA Francine Sé
18. RIRAGENDANA Marthe Sé
19. BIRANYURANWA Régine Sé
20. KAMIKAZI Eugénie Sé
21. SINANKWA Euphrasie Sé
22. HABONIMANA Denise Sé
23. NDAYISENGA Adélaïde Sé
24. NTAKARUTIMANA Vestine Sé
25. RUTERAKAGAYO Gloriose Sé
26. NSHINYABIGOYE Rose Sé
27. NIBIZI Constance Sé
28. NIBIGIRA Concilie Sé
29. KABIRIGI Caritas Sé
30. HAKIZIMANA Rose Sé
31. NSABIMANA Espérance Sé
32. ZIRIKUNAMA A. Willyfried Sé
33. NISUBIRE Anne-Marie Sé
34.
BIZIMANA Jacqueline
Sé
35.
NYAKIKI Capitoline
Sé
36.
NZIRORERA Espérance Sé
37.
SINDAYIGAYA Diane Sé
38.
UWITONZE Colette Sé
39.
NKURUNZIZA Jeanne Sé
40.
BUTOYI Jeanne D’Arc
Sé
41.
NIMBONA Denise Sé
42.
MANIRATANGA Béatrice Sé
43.
KAMBUGO Immaculée
Sé
44.
NICOYANGEREYE Claire Sé
45.
NAHISHAKIYE Oda Sé
46.
HAVYARIMANA Spès Sé
47.
NIZIGIYIMANA Claudine Sé
48.
KANTUNGEKO Marie Rose Sé
49.
HABARUGIRA Thérèse
Sé
50.
MANIRIHO Jacqueline
Sé
51.
NDUWARUGIRA Concilie Sé
52.
KANKINDI Marie Rose
Sé
53.
SAKUBU Espérance
Sé
54.
NDUWIMANA Gloriose
Sé
55.
NAHIMANA Sylvie Sé
56.
NDIHOKUBWAYO Eliane Sé
57.
NISHIMWE Spès Sé
58.
AKIMANA Claudette
Sé
59.
NDARUBAGIYE Bénigne Sé
60.
KAMARIZA Francine
Sé
61.
BUKEYENEZA Claudine Sé
62.
NCAMURWANKO Adèle Sé
63.
HABONIMANA Francine
Sé
64.
HAKIZIMANA Mamerthe
Sé
65.
NIYONZIMA Espérance
Sé
66.
NZEYIMANA Flavia Sé
67.
NTACONAYIGIZE Marie Sé
68.
COYITUNGIYE Denise Sé
69.
GEZAHO Rosa
Sé
70.
NDUWAYO Josiane Sé
71.
HAVYARIMANA Mireine
Sé
72.
NDIKUMANA Anita Sé
73.
MANIRAKIZA Rachelle
Sé
74.
NDAYISABA Jacqueline
Sé
75.
NDUWIMANA Générose Sé
76.
GACIYUBWENGE Ancilla Sé
77.
GASHIKANYI Candide
Sé
78.
DUSABE Dieudonnée
Sé
79.
MBARUSHIMANA Colette Sé
80.
HAZIYO Ines
Sé
81.
KUMANA Marie
Sé
82.
NDAYIZEYE Anna Sé
