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LA GAFFE DE LA SEMAINE ATTRIBUEE AUX PATRONS DE TELECEL ET DE L'ONATEL  

 

(04/08/2001)

Cela n'a rien à avoir avec le désordre engendré dans le réseau téléphonique par l'installation de nouveaux équipements d'un central de l'ONATEL, une société publique du téléphone fixe au Burundi. La plupart des liaisons ont été paralysées ces derniers jours. 

Il est plutôt question d'un autre désordre. Cette société reste sous la menace d'une grève syndicale, pour contester les arrangements conclus par la direction pour verser de l'argent à son concurrent, TELECEL, une société privé opérant dans le cellulaire. La direction de l'ONATEL se justifie en se fondant sur la nécessité d'un accord d'inter- connexion entre exploitants de réseaux téléphoniques. Ce qui n'est pas dans l'intérêt de l'ONATEL selon le personnel.  La direction générale, Le Conseil d'administration, le Ministre de tutelle et l'Agence de régulation des télécommunications, sont accusés de complot contre les intérêts de l'entreprise, pour des buts non avouables. Lors d'une émission télévisée ce samedi soir, le Directeur général de l'Onatel Augustin Ndabihore, a plusieurs fois choqué le public en réduisant l'Etat à sa personne, rappelant au passage au personnel qu'il n'a aucun mot à dire sur ce qui a été décidé dans la gestion d'une entreprise étatique par des organes représentant l'Etat (lui-même, le Conseil d'Administration et le ministre de tutelle).  

L'animateur de l'émission a dû rappeler que le peronnel avait aussi le droit de regard sur la gestion de l'entreprise. "L'Etat c'est moi, dirait Louis 14".

De son côté, le Directeur Général de TELECEL Yves Nsabimana, a décidé ce vendredi un nouveau tarif baptisé "frais d'entretien des équipements" qu'il a retiré le lendemain, mais après avoir insulté 70% des abonnés en les taxant de parasites improductifs qui ne font qu'encombrer son réseau et fatiguer ses équipements. Ses vrais clients ne sont selon lui que les ONG et les organismes des Nations-Unies. 

TELECEL compte près de 30 mille abonnés et en raison des tarifs élevés, des abonnés se contentent de recevoir et n'appellent que rarement pour ne pas avoir à supporter de lourdes factures.

Les deux gaffes risquent de coûter cher à leurs auteurs. TELECEL risque de voir partir une partie de ses clients vers d'autres concurrents du mobile comme SPACETEL et AFRICEL, au moment où pour le patron de l'ONATEL, le parti UPRONA dont est issu le ministre de tutelle Cyprien Mbonigaba, vient dans une lettre d'information publiée ce vendredi (voir contenu dans le document suivant) de prendre officiellement fait et cause pour les revendications syndicales contre la direction et la tutelle.   

(04/08/2001)

 

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