NET PRESS
TEL. (257)217080
B.P.2775
FAX.(257)217614
E-MAIL ADDRESS: net press@cbinf.com
Bujumbura-Burundi.

BURUNDI - SECURITE.

LES OTAGES DU CNDD SUR LA RN1 NE SONT PAS ENCORE LIBERES...

BUJUMBURA, LE 2 MARS 1998 (NET PRESS). LES CINQ PERSONNES, DONT DES FEMMES ET DES FILLES ENLEVEES VENDREDI 20 FEVRIER 1998 SUR LA ROUTE BUJUMBURA-BUGARAMA RN1) TOUT PRES DE CHEZ MUSWAHILI, A UNE DIZAINE DE KM DE BUJUMBURA AURAIENT ETE CONDUITES DIRECTEMENT A BUGUNGWE-KABOBO EN COMMUNE DE RUGAZI DANS LA PROVINCE DE BUBANZA. LES VICTIME ONT ETE KIDNAPEES ALORS QU'ELLES VOYAGEAIENT A BORD D'UN VEHICULE DE TRANSPORT. SELON CERTAINES SOURCES, CES PERSONNES SERAIENT TOUJOURS EN VIE MAIS DANS LES GRIFFES DES TERRORISTES-GENOCIDAIRES. SELON LES POPULATIONS DE MUBIMBI QUI ONT RAMASSE DES TRACTS DE CES DERNIERS, ILS EXIGERAIENT DES SOMMES D'ARGENT VARIANT DE 50.000 A 100.000 FBU PAR OTAGE POUR LIBERER LES VICTIMES.

CERTAINES SOURCES NON ENCORE VERIFIEES INDIQUENT QU’UNE DES FILLES SERAIT MORTE DE VIOLS. L’OPINION DE BUJUMBURA SE DEMANDE POURQUOI LE POUVOIR PUBLIC N’INFORME PAS LES VOYAGEURS DE LA RECRUDESCENCE DE L’INSECURITE SUR LA ROUTE BUJUMBURA-BUGARAMA.

BURUNDI - SECURITE.

LES TERRORISTES-GENOCIDAIRES CONTINUENT A PERTURBER CERTAINS COINS DU PAYS.

BUJUMBURA, LE 2 MARS 1998 (NET PRESS). CE VENDREDI 27 FEVRIER 1998, LES TERRORISTES-GENOCIDAIRES ONT ATTAQUE LE CAMP DE DEPLACES DE MUZINDA, COMMUNE RUGAZI, PROVINCE DE BUBANZA. L’ATTAQUE A FAIT 9 MORTS DONT 3 ENFANTS. DANS LA NUIT DE VENDREDI A SAMEDI 28 FEVRIER 1998, UNE BANDE DE TERROIRSTES-GENOCIDAIRES A ATTAQUE UN CAMP DES DEPLACES A KIZUKA, COMMUNE DE RUMONGE. LE BILAN EST DE 10 PERSONNES TUEES. SUITE A UNE RIPOSTE DES MILITAIRES, SIX TERRORISTES-GENOCIDAIRES ONT ETE TUES ET 2 ARMES R4 SAISIES AVEC LEURS MUNITIONS.

SAMEDI LE 28 FEVRIER 1998, SUR LA RN 1, NON LOIN DE LA LOCALITE APPELEE CHEZ MUSWAHILI, LES TERRORISTES-GENOCIDAIRES ONT TENDU UNE EMBUSCADE CONTRE UN VEHICULE. DEUX PERSONNES, UN JEUNE HOMME ET UNE FILLE ONT SUCCOMBE DE L'INCIDENT.

DANS LA NUIT DE MERCREDI A JEUDI LE 26 FEVRIER 1998, TROIS VILLAGES DE LA COMMUNE DE GIHANGA EN PROVINCE DE BUBANZA ONT ETE VICTIMES D'UN VOL DES BIENS MENAGERS ET DES VIVRES DONT LE RIZ, LE HARICOT ET DU MANIOC SEC (POUR LA FARINE). LES TERRORISTES-GENOCIDAIRES VENUS DE CABIZA, UN SECTEUR TRES DANGEREUX EN RAISON DE LA PRESENCE MASSIVE DE CES ASSASSINS, ONT TOUT PILLE, HEUREUSEMENT SANS FAIRE DE DEGATS HUMAINS CAR LES HABITANTS DUDIT VILLAGE ONT PRIS FUITE DES LEUR ARRIVEE. ILS ETAIENT ARMES DE COUTEAUX, DE GOURDINS ET DE MACHETTES. APRES LE FORFAIT, LES TERRORISTES SE SONT REPLIES SUR CABIZA ET LA FORET DE RUKOKO. LE SECTEUR DE CABIZA SE TROUVE QUASIMENT ENTOURE D'UNE FORET MARECAGEUSE. AVEC L'INSTALLATION DES POSITIONS MILITAIRES MOBILES DEPUIS JEUDI LE 27 FEVRIER 1998, LA POPULATION DE GIHANGA, RUKARAMU ET MARAMVYA EN COMMUNE DE MUTIMBUZI PENSE QUE LES RUMEURS D'ATTAQUES QUASI-QUOTIDIENNES VONT CESSER.

BURUNDI - MINISTRE DES REFORMES INSTITUTIONNELLES.

LE MINISTERE DES REFORMES INSTITUTIONNELLES ORGANISE UNE JOURNEE DE REFLEXION.

BUJUMBURA, LE 2 MARS 1998 (NET PRESS). LE MINISTRE DES REFORMES INSTITUTIONNELLES ET DES DROITS DE L'HOMME MONSIEUR EUGENE NINDORERA A ORGANISE CE MATIN UNE JOURNEE DE REFLEXION AVEC DES REPRESENTANTS DES ASSOCIATIONS DE DEFENSE DES DROITS HUMAINS SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU BURUNDI, SUR CE QUE LES ASSOCIATIONS POURRONT FAIRE PENDANT L'ANNEE DES DROITS DE L'HOMME 10 DECEMBRE 1997-10 DECEMBRE 1998 ET SUR LA PREPARATION DU 50 EME ANNIVERSAIRE DE LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME PAR LE MINISTERE DES REFORMES INSTITUTIONNELLES ET PAR LES ASSOCIATIONS DE LA SOCIETE CIVILE.

CONCERNANT LA SITUATION DES DROITS DE L'HOMME AU BURUNDI, LES PARTICIPANTS ONT ECHANGE SUR LA CAUSE DES DIVISIONS INTERNES AU BURUNDI, LESQUELLES DIVISIONS ONT MIS LE BURUNDI DANS L'IMPASSE QUE NOUS CONNAISSONS ACTUELLEMENT. ILS ONT FAIT REMARQUER QUE LES DIVISIONS INTERNES FAVORISENT L'INGERENCE DES PUISSANCES ETRANGERES DANS LE PAYS ET QUE SI LES BURUNDAIS ETAIENT UNIS, AUCUN ETRANGER NE POURRAIT S'IMMISCER DANS LES AFFAIRES INTERNES DU BURUNDI.

LES PARTICIPANS ONT EXPRIME LE SOUHAIT QUE TOUS CEUX QUI SONT RESPONSABLES DES CRIMES OU AUTRES FORFAITS SOIENT PUNIS CONFORMEMENT A LA LOI. ILS ONT EGALEMENT SOUHAITE QUE LA JUSTICE FASSE PREUVE D'INDEPENDANCE VIS-A-VIS DU GOUVERNEMENT ET D'AUTRES INFLUENCES POUR MIEUX REPRIMER LE CRIME. LES PARTICIPANTS ONT REMARQUE QUE LES BURUNDAIS SONT SOUVENT VICTIMES DE LA MANIPULATION, D'UNE MAUVAISE LECTURE DE L'HISTOIRE SOUVENT DEFORMEE PAR CEUX QUI ONT INTERET A OCCULTER LA REALITE. LA PLUPART DES INTERVENANTS ONT SOUHAITE QUE LA GUERRE CESSE CAR SANS LA PAIX ON NE PEUT RIEN ENTREPRENDRE; QUE QUAND ON AURA LA PAIX, L'ON POURRA JUGER TOUS CEUX QUI ONT FAIT DU MAL DANS CE PAYS.

NOTONS QUE LES TRAVAUX SONT PRESIDES PAR LE MINISTRE NINDORERA LUI-MEME. CET APRES-MIDI, LES PARTICIPANTS DEBATTERONT SUR LE ROLE QUE LES ASSOCIATIONS DOIVENT JOUER POUR MIEUX DEFENDRE LES DROITS HUMAINS. ILS FERONT UN DIAGNOSTIC SUR LES FAIBLESSES QUE LA SOCIETE CIVILE MANIFESTE POUR LE MOMENT ET DONNERONT DES PROPOSITIONS CONCRETES SUR CE QUE LES ASSOCIATIONS POURRONT FAIRE EN COLLABORATION AVEC LES MINISTERE DES REFORMES INSTITUTIONNELLES ET DES DROITS DE LA PERSONNES S'IL LE FAUT AFIN DE MIEUX DEFENDRE LES DROITS DE L'HOMME.

BURUNDI - PARTI POLITIQUE.

LE PARTI INKINZO S’EN PREND AU PARTI SAHWANYA-FRODEBU.

BUJUMBURA, LE 2 MARS 1998 (NET PRESS). DANS UN COMMUNIQUE SIGNE LE 27 FEVRIER 1998 PAR LE COMMISSAIRE A L’INFORMATION, M. JEAN BOSCO GAHUTU, LE PARTI INKINZO AFFIRME AVOIR PARTICIPE DANS TOUTES LES RENCONTRES INTERBURUNDAISES POUR LA RECHERCHE DE LA PAIX. CE PARTI AFFIRME EN OUTRE QUE LA RECHERCHE DE LA PAIX, LA LOGIQUE DE PAIX IMPLIQUE LA RECHERCHE DU COMPROMIS DANS L’INTERET BIEN COMPRIS DU PEUPLE BURUNDAIS. IL TROUVE QUE LA DECLARATION DES PARTICIPANTS A LA TABLE RONDE DE GITEGA REFLETE CET ESPRIT DE COMPROMIS ET N’A PAS ETE MISE EN CAUSE PAR LES PARTICIPANTS LORS DE SON ELABORATION.

LE PARTI INKINZO TROUVE QUE LE FRODEBU S’ILLUSTRE ENCORE UNE FOIS « PAR SA DUPLICITE, SON DOUBLE LANGAGE, SON NEGATIVISME ET SON MANQUE D’ENGAGEMENT POUR LA PAIX COMME CELA S’EST DEJA VERIFIE LORS DE LA CONVENTION DE GOUVERNEMENT ». POUR LE PARTI INKINZO, LES DELEGUES DU FRODEBU ETAIENT A GITEGA ET ILS ONT PARTICIPE LIBREMENT AUX DEBATS SANS MANIPULATION AUCUNE ET ONT APPROUVE LA DECLARATION FINALE. ILS SONT INVITES DONC A POURSUIVRE SUR CETTE LANCEE. POUR LE PARTI INKINZO, LE COMMUNIQUE DU FRODEBU EST SOIT UN MEPRIS ENVERS SES DELEGUES, SOIT UNE ILLUSTRATION DES DISSENSIONS INTERNES AU SEIN DE CE PARTI. LA DECLARATION COMMUNE DES PARTICIPANTS A LA TABLE RONDE DE GITEGA REPREND LES QUESTIONS SUR LESQUELLES LES PARTICIPANTS ONT ABOUTI A UN COMPROMIS. LA FOIS PROCHAINE, LES RENCONTRES SE PENCHERONT SUR LES QUESTIONS DE DIVERGENCES COMME LE GENOCIDE, LES NEGOCIATIONS ET LES INSTITUTIONS. EN OUTRE, LES PARTICIPANTS ONT TROUVE QUE LES DIALOGUES INTERIEUR ET EXTERIEUR OUVERTS A TOUTES LES PARTIES FAISAIENT PARTIE DU PROCESSUS DE PAIX. ENFIN, LE PARTI INKINZO INVITE LE FRODEBU A APPLIQUER EN SON SEIN, SON APPEL AUX PATRIOTES BURUNDAIS POUR QU’ILS DEPASSENT LEURS INTERETS EGOISTES AU PROFIT DE L’INTERET GENERAL.

Précédent