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Burundi –Justice.

Le directeur de Net Press s’exprime…

23 mai 2011

Bujumbura, le 23 mai 2011 (Net Press). Au terme d’une semaine de congé que M. Jean-Claude Kavumbagu a pris juste après sa libération, en date du 16 du même mois, il a décidé aujourd’hui de s’exprimer, non sur son dossier où il a été à la fois acquitté et condamné et dont le déroulement du procès a été suivi de près par presque l’ensemble des lecteurs de l’agence Net Press, mais plutôt sur le sentiment de gratitude envers tous ceux qui l’ont assisté et soutenu pendant les 10 mois de son emprisonnement.

Les remerciements vont tout droit à l’équipe des avocats conseils, Me Gabriel Sinarinzi, Me Emmanuel Hakizimana et Me Bernard Maingain qui ont tout fait pour que leur client soit libéré. Il faudrait rappeler ici que ce dernier avocat a dû faire un déplacement en provenance de la Belgique pour renforcer la défense dans ce procès. La défense a eu finalement le mérite de convaincre le juge qui n’a pas pris en compte le réquisitoire du ministère public.

En deuxième lieu, le directeur pense directement à ses confrères et consoeurs qui lui ont régulièrement rendu visite à la prison de Mpimba. Leur message, soit par synergie ou station par station, a jour pour jour rappelé à l’opinion le nombre de jours que leur confrère passait en détention préventive. Ils ont même organisé une marche-manifestation en date du 3 mai 2011, journée internationale de la liberté de presse, toujours dans le souci de soutenir leur confrère Kavumbagu qui leur remercie infiniment de cette confraternité dont ils ont fait preuve. On ne peut passer sous silence les stations internationales comme entre autres Afp, Rfi, Bbc, Voix de l’Amérique et Radio hollandaise. Une mention va à l’endroit des sites web très dynamiques comme Arib, Burundi Transparence et Burundi Réalités qui n’ont rien ménagé pour réserver un espace sur leur site à Jean-Claude Kavumbagu.

Ce message de gratitude se dirige également à l’endroit des associations burundaises de défense des droits de journalistes. C’est notamment l’Union burundaise des journalistes (Ubj), l’Association burundaise des radiodiffuseurs (Abr), l’Observatoire de la presse burundaise (Opb), l’Associations des femmes journalistes (Afjo) qui n’ont rien ménagé pour remonter le moral du journaliste détenu. Leurs confrères de la communauté internationale n’ont pas tardé à entrer dans la danse. Cela a été le cas de Reporters sans Frontières (Rsf), de la Fédération internationale des journalistes (Fij), du Comité pour la protection des journalistes (Cpj), de la Media legal defence initiative, ainsi que de la Fédération africaine des journalistes.

Le directeur de Net Press remercie également les organisations tant nationales qu’internationales des droits de l’homme. C’est notamment le Forum pour le renforcement de la société civile (Forsc), la ligue Iteka, l’Acat-Burundi, l’Aprodh, l’Association des femmes juristes, l’Oag sans oublier l’Olucome. Quant aux organisations internationales, on peut citer notamment East and Horn of Africa human rights defenders, Human rights watch, Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (Fidh), Amnesty international, l’Organisation mondiale contre la torture, l’Organisation des seniors hollandais au développement Pum ainsi que l’Organisation de défense des défenseurs des droits de l’homme.

Aux missions diplomatiques qui m’ont toujours soutenu, j’exprime ma profonde gratitude. Je pense notamment à l’Union européenne, aux ambassades des Etats-Unis, de Belgique dont le ministère de tutelle a été très dynamique dans ce dossier, de l’Allemagne, des Pays Bas, du Royaume-Uni, de la France ainsi qu’à l’office du haut commissaire pour les droits de l’homme au Burundi.

M. Kavumbagu n’oublie pas de dire merci à tous ces milliers de gens qui se sont toujours exprimés par la voix des différentes ondes locales pour demander la libération pure et simple du journaliste en danger.

Burundi – Médias.

« Je l’ai rencontré, j’ai parlé avec lui et je l’ai apprécié », écrit notre correspondant à Montréal.

Une semaine après la sortie de prison de Jean-Claude Kavumbagu, Jean-Paul Nizigiyimana, le correspondant de l’agence Net Press à Montréal, qui a noué avec lui des contacts pour la première fois il y a une dizaine d’années, fait part de son sentiment de satisfaction et d’appréciation du directeur de Net Press.

Bujumbura, le 23 mai 2011(Net Press). « La sortie de prison de Jean-Claude Kavumbagu le lundi 16 mai 2011, a été incontestablement une très bonne nouvelle pour les professionnels des médias d’autant plus que le réquisitoire du procureur, le 13 avril dernier, pouvait faire craindre le pire. C’est un homme que je connais depuis une dizaine d’années, cinq ou six ans après le lancement de son journal. Après avoir échangé à trois reprises sur sa profession en rapport avec le passé de notre pays, je l’ai trouvé beaucoup plus ouvert que je ne le croyais, dans un Burundi où les deux principales composantes de la Nation nous ont habitués à se jeter la part de responsabilité sur le sang qui a coulé lors des différents drames qui ont marqué l’histoire de ce pays depuis l’indépendance.

« Il a trouvé le même esprit d’ouverture dans ma façon de jeter le regard sur le passé, même si sur certains points, notre accord n’a pu être total. Continuer à nous parler et à échanger à distance malgré les milliers de kilomètres qui séparent le Burundi du Canada, telle fut la décision que nous avons prise ensemble après notre troisième entretien.

« D’où le début de nos analyses et réflexions dont je fais part de quelque fois à l’agence Net Press qui les reproduit presqu’intégralement, malgré les réticences qu’elle exprime de temps en temps.

« Dix mois après cette dernière détention qui est la plus longue pour lui jusqu’à présent, mais qu’il a affrontée avec courage et lucidité, je lui souhaite de garder le même calme olympien qui l’a toujours caractérisé malgré les épreuves liées à sa profession.

« Comme il l’a déclaré lui-même à sa sortie de prison, sa détermination à se battre pour la liberté d’informer n’a été en rien entamée. Une bonne nouvelle pour ses confrères décidés comme lui à ne pas céder aux intimidations du pouvoir qui veut que les informations diffusées par les médias se réduisent à la langue de bois propre aux régimes du passé. »

Burundi – Politique.

Satisfaction de l’élection de la Cndih au sein de l’Adc-Ikibiri.

Bujumbura, le 23 mai 2011 (Ne Press). C’est du moins l’avis du porte-parole de l’Alliance des démocrates pour le changement (Adc-Ikibiri), M. Chevineau Mugwengezo qui s’est exprimé sur les ondes d’une des radios locales. Pour lui, la commission nationale indépendante des droits de l’homme (Cndih) est composée des femmes et hommes intègres, expérimentés en matière de défense des droits de l’homme car, ils étaient auparavant habitués à la défense des droits humains.

Toutefois, il leur recommande la neutralité du fait que différentes commissions qui ont été mises sur pied pour résoudre tel ou tel différend ont travaillé sous l’œil vigilant des pouvoirs en place. M. Mugwengezo souhaite en effet que cette commission travaille sur tous les dossiers du passé relatifs à l’atteinte des droits humais et de compléter le travail que différents acteurs dont l’Adc-Ikibiri a déjà dénoncé.

Burundi – Politique.

Toujours des tracts de la Cprd en province Bubanza.

Bujumbura, le 23 mai 2011 (Ne Press). Dans nos éditions du samedi passé, nous vous faisions part des tracts qui ont été trouvés en commune de Mpanda et plus précisément à Musenyi. D’après les informations en provenance de cette province, hier, ces tracts ont été découverts à Bubanza et ce matin, ils ont été retrouvés dans la commune Musigati. Les auteurs de ces tracts de la Coalition des patriotes pour la restauration de la démocratie (Cprd) née à Teza, il y a quelques jours, demandent aux démobilisés de les soutenir dans le combat auquel ils se sont engagés pour combattre le pouvoir qui, selon eux, est piloté par des corrompus et des violeurs des droits humains.

Ces papiers sans signature sont maintenant dans les mains des autorités locales. D’après toujours les mêmes informations, les défenseurs des droits de l’homme en l’occurrence l’association pour la promotion des droits humains et des personnes détenues (Aprodh), déplorent cette manière d’expression car, pour eux, des gens qui défendent une cause légitime devraient normalement l’assumer au grand jour.

Burundi – confessions religieuses.

La paroisse Saint Joseph, la grande vedette du jubilé d’or de l’abbé Twagiramukiza.

Kigali, le 23 mai 2011 (Net Press). C’est avant-hier 21 mai 2011 que se sont déroulées les cérémonies religieuses dans la cathédrale notre Dame de la sagesse de Butare, à l’occasion du jubilé d’or de l’abbé Herménégilde Twagiramukiza. Le Burundi était représenté par une forte délégation d’un peu plus de 60 personnes, composée à plus de 90% des fidèles de la paroisse Saint Joseph de Ngagara. Elle était conduite par l’actuel curé et successeur de l’homme du jour qui dirigea cette paroisse de 1990 à 1995, peu après la fin du génocide rwandais de 1994.

L’abbé Twagiramukiza était venu à Saint Joseph le 3 avril dernier et avait célébré la messe dominicale au cours de laquelle il avait tenu à inviter les fidèles à se joindre à lui lors du jubilé d’or de son ordination sacerdotale.

En effet, comme cela a été dit et répété avant-hier, sur les 50 ans qu’il vient de passer en tant que prêtre, 33 ans ont été consacrés au service de l’Eglise catholique burundaise, dont 30 à la paroisse Saint Joseph de Ngagara.

La délégation burundaise était donc ravie d’être présente aux cérémonies jubilaires, et l’abbé Simon Ruragaragaza n’a pas manqué de le souligner au cours de l’hommage très chaleureux et chaudement applaudi qu’il a rendu à son prédécesseur.

Son intervention a été accompagnée de multiples cadeaux offerts, et par la paroisse, et par la chorale Lumen Cantorum qu’il a vu évoluer tout au long des trois décenies qu’il a passées à Saint Joseph. Les deux évêques présents aux cérémonies, celui de Butare et celui de Kabgayi, ont été beaucoup impressionnés par les fidèles de la paroisse Saint Joseph et plus particulièrement par l’attachement indefectible qu’ils ont gardé envers leur ancien pasteur.

Cela était d’autant plus évident que les 2/3 des fidèles burundais partis à Butare étaient des jeunes gens et des jeunes filles qui, lors du départ définitif de l’ancien curé, avaient à peine atteint l’âge de la raison.

Burundi – Rwanda – Confessions religieuses.

Hué et compué par les siens à son arrivée au Burundi.

Kigali, le 23 mai 2011 (Net Press). Lorsque l’abbé Herménégilde Twagiramukiza arrive pour la première fois au Burundi en 1961 peu après son ordination sacerdotale, son accueil par les réfugiés de son pays ne fut pas du tout celui auquel il s’attendait. L’évêque de Butare, son diocèse d’origine, Mgr Jean-Baptiste Gahamanyi souhaitait en effet que les milliers de réfugiés tutsi qui venaient de déferler sur le Nord du Burundi, soient accompagnés dans leur vie spirituelle.

C’est donc le jeune Twagiramukiza qui est désigné et qui, à trente ans, débarque dans les camps des réfugiés de Ngozi, Kayanza et Kirundo. A cette époque, le Concile Vatican II, qui devait révolutionner les mœurs au sein de l’Eglise catholique Romaine, jusque dans l’habillement des prêtres, ne s’est pas encore tenue.

Il était donc habillé en soutane comme c’était le cas pour tous ses collègues, et lorsque ses compatriotes aperçoivent « un homme en blanc », ils voient en lui le représentant de l’Eglise catholique rwandaise, qui venait de prendre fait et cause pour la révolution sociale de 1959, synonyme de massacres et de l’exil des Tutsi.

Cette connivence entre le spirituel et le temporel va se perpétuer et survivre à Grégoire Kayibanda, le prédécesseur de Juvénal Habyalimana, jusqu’au génocide de 1994. Quatre évêques rwandais paieront de leur vie ces accointances qui ont toujours été dénoncées par les réfugiés tutsi, dont Mgr Vincent Nsengiyumva, archevêque de Kigali grand ami et confesseur de Juvénal Habyalimana.

Pour revenir sur l’arrivée chahutée de l’abbé Herménégilde Twagiramukiza il y a 50 ans, cet incident fut aussitôt clos, lorsque les réfugiés se rendirent compte qu’il était différent des prêtres missionnaires à la peau blanche, responsables de leur exil et de leur errance. Trois ans plus tard, il fut affecté à la paroisse Saint Joseph au quartier Ocaf (Office des cités africaines) baptisé Ngagara plus tard, toujours à la suite des réfugiés. Il y restera jusqu’au lundi 30 janvier 1995, la date de son retour définitif au pays natal.

Burundi – Rwanda – Confessions religieuses.

Son œuvre grandiose : le collège Saint Albert.

Kigali, le 23 mai 2011 (Net Press). S’il est une des réalisations dont l’abbé Hérménegilde Twagiramukiza restera fier jusqu’à la fin de ses jours, ce sera incontestablement le collège Saint Albert, devenu aujourd’hui le lycée de l’Amitié.

Lors de son jubilé, il est longuement revenu sur la fondation et l’évolution de cet établissement secondaire qui lui a pris beaucoup de temps et d’énergies pendant plus de 15 ans sans interruption.

Le collège Saint Albert devait accueillir prioritairement les élèves réfugiés, qui trouvaient péniblement des places dans les écoles publiques. On se souvient que le pourcentage exigé des enfants rwandais au concours national de 6ème année primaire était toujours supérieur à celui que devait obtenir les élèves de nationalité burundaise.

Au cours des cérémonies d’avant-hier, une des allocutions de circonstance au cours de la réception qui a eu lieu dans la grande salle qui fut le siège du mouvement révolutionnaire national pour développement (Mrnd) en préfecture de Butare, fut prononcé par un ancien élève du collège Saint Albert devenu sexagénaire. Il rappella tout ce que l’abbé Twagiramukiza fait pour ce collège, en faveur des centaines, voire des milliers d’élèves (les non-Rwndais y étaient aussi admis), sans quoi ils ne seraient pas là où ils sont actuellement pour ceux qui sont encore en vie.

Signalons sur un tout autre point qu’à l’issue de la réception, quelques membres de la délégation burundaise, dont l’abbé Simon Ruragaragaza, ont été invités par l’évêque de Butare, Mgr Philipe Rukamba, à faire le tour de certains sites tourristiques de ce haut lieu du chritianisme rwandais.

C’est ainsi qu’il leur a fait visiter la première paroisse fondée par les missionnaires blancs, celle de Save, deux ans après celle de Muyaga au Burundi, c’est-à-dire en 1900. Elle accueille actuellement les prêtres en âge avancé ou atteint de toutes sortes d’infirmités. Un des locataires qui a impressionné les pèlerins burundais est un ancien prêtre rwandais âgé de 92 ans, le doyen d’âge du groupe des retraités. A titre purement honorifique, on l’appelle « Mgr Eulade Rudahunga, le prélat de sa saintété.

Burundi – Rwanda – Confessions religieuses.

Si les débuts du grand séminaire de Nyakibanda et du groupe scolaire d’Astrida vous étaient contés.

Kigali, le 23 mai 2011 (Net Press). Peu après leur arrivée au Rwanda en remplacement des Allemands défaits après la première guerre mondiale (1914-1918), les belges eurent l’idée de fonder un grand établissement de formation des hauts cadres administratifs du Ruanda-Urundi. Ce fut alors la création du groupe scolaire d’Astrida en 1929 suivie de la fondation du grand séminaire de Nyakibanda, quatre ans plus tard.

Ce rappel historique était naturellement présent lors des échanges qui ont eu lieu avant-hier à Butare (ex-Astrida, du nom de la reine des Belges il y a 82 ans), lors du jubilé d’or de l’abbé Herménégilde Twagiramukiza, entre la délégation de la paroisse St Joseph de Ngagara et leurs amis rwandais.

Le groupe scolaire fut fondé par les Frères de la Charité et le grand séminaire par les Pères Blancs. L’intention des Pères et des Frères-fondateurs qui avaient en commun d’être Belges était que les futurs administratifs, tout comme les futurs prêtres des deux colonies, soient formés sur base des mêmes principes, de telle manière qu’ils regardent dans la même direction en « civilisant » les peuples colonisés.

Présents également au Burundi, les Frères de la Charité sont à l’origine de la fondation de l’ex-école des moniteurs de Gitega qui deviendra plus tard l’école normale de Gitega. Ce sont les mêmes qui créèrent l’actuel école technique secondaire de Kamenge et plus tard le centre neuro-psychiatrique contruit à un jet de pierre des bâtiments scolaires.

Burundi – Rwanda – Politique.

Les problèmes du parti Uprona vus à partir de Butare.

Kigali, le 23 mai 2011 (Net Press). Au sein de la délégation des fidèles burundais partis à Butare à l’occasion des 50 ans de sacerdoce de l’abbé Herménégilde Twagiramukiza, figurait un grand amis de l’agence Net Press qui, après son retour, a fait part à la rédaction de certains sujets de conversation qu’il a eu avec les anciens réfugiés rwandais.

De prime abord, il convient de souligner que les Rwandais qui ont longtemps séjourné dans notre pays du temps de l’exil, suivent de près l’actualité burundaise, presqu’autant que les événements bons ou mauvais qui se déroulent dans leur pays.

La grande question du moment dont ils ont de la peine à saisir les tenants et les aboutissants concerne les difficultés actuelles qui minent l’unité du parti Uprona. Convaincus que c’est le parti d’adhésion des citoyens burundais appartenant à la minorité ethnique, ils ne pariviennent pas à comprendre pourquoi ses membres au sein des instances dirigeantes se déchirent à qui mieux mieux, alors que leur parti n’est plus au pouvoir.

Aux yeux des anciens exilés, le parti Uprona devrait rester uni et solidaire et, fort de son expérience dans la gestion des affaires de l’Etat que nul ne peut lui contester, pesait au quotidien dans la marche du pays. Ils restent même convaincus que, n’eussent été les divisions internes de l’heure, le parti Uprona, à défaut de retourner au pouvoir par la voie des urnes, pourrait réaliser un bien meilleur score en 2015 par rapport à 2005 et à 2010. De la sorte, il cesserait d’être une simple force d’appui à des décisions élaborées dans un autre laboratoire mais qui causent tant de tumultes et de déraisons au sein du parti du prince Louis Rwagasore.

Burundi – Rwanda – Politique.

Entre le Cndd-Fdd et les Fnl, le choix des Rwandais de Butare est clair.

Kigali, le 23 mai 2011 (Net Press). Après avoir évoqué l’état des lieux à l’Uprona, les Butaréens ont abordé l’état des relations entre « les deux grands partis hutu » du Burundi comme ils les ont qualifiés, le Cndd-Fdd actuellement au pouvoir et le parti Fnl d’Agathon Rwasa qui espérait lui, souffler la première place lors des élections de l’année dernière.

Ceux qui ont eu à s’exprimer sur ce sujet avant-hier ont répondu presqu’à l’unanimité que s’ils étaient amenés à faire le choix entre les deux formations politiques, leur position serait sans équivoque, plutôt le Cndd-Fdd que l’ex-Palipehutu-Fnl.

Dans leur imaginaire collectif, les Rwandais de Butare appartenant à la communauté tutsi tout comme ceux du reste du pays, n’ont toujours pas oublié qu’avant de changer d’appelation sous la pression de Yoweri Museveni, le parti d’Agathon Rwasa s’appelait Palipehutu-Fnl.

Or, dans leur esprit, la libération du peuple hutu au Burundi, ressemble à s’y méprendre à la libération du peuple rwandais, qui se trouve au cœur et dans les objectifs des sinistres Fdlr responsables du génocide de 1994. Or, dans nos deux pays, ont expliqué les Rwandais de Butare qui échangeraient avec leur hôte venu du Burundi, tout parti ou tout mouvement déclarant vouloir « libérer » une partie de la population burundaise ou rwandaise, ne peut le réussir qu’après avoir éliminé physiquemment l’autre partie ou groupe ethnique.

C’est pourquoi le Cndd-Fdd apparaît à leurs yeux comme une formation politique plus « présentable » que les Fnl d’Agathon Rwasa, une position confortée, ont-ils ajouté, par les bonnes relations qui unissent Paul Kagame et Pierre Nkurunziza.

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INTERCAFE-BURUNDI

AVIS DE RECRUTEMENT

Dans le cadre de l’encadrement de la recherche sur le café, une convention a été signée entre l’Association Interprofessionnelle du Café du Burundi « INTERCAFE-BURUNDI »a l’Institut des Sciences Agronomiques du Burundi « ISABU ».

L’InterCafé-Burundi désire recruter un cabinet pour l’évaluation de la mise en œuvre de cette convention.

Le cabinet devra avoir au moins un cadre détenteur d’un diplôme universitaire en Agronomie ou en biotechnologie et un autre en gestion, finance, comptabilité avec une expérience avérée en gestion des programmes/projets agricoles.

Les termes de référence complets peuvent être retirés à l’adresse ci-après :

INTERCAFE-BURUNDI

ROHERO II, jonction Boulevard de l’Uprona et Avenue Muyinga

B.P. 3789 Bujumbura II

Tél. 22 27 67 07

La date limite de dépôt des offres est fixée au 28/8/2014à 17h30.


 

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