NET PRESS  
TEL.(257)217080
B.P. 2775
FAX.(257)217614
E-MAIL ADDRESS:netpress@cbinf.com
SITE WEB http://www.cbinf.com/netpress.bi
Bujumbura-Burundi.

Burundi - Indépendance.

Célébration du 40è anniversaire de l'indépendance.

Bujumbura, le 1er juillet 2002 (Net Press). Ce lundi 1er juillet 2002, le Burundi a commémoré le 40è anniversaire du recouvrement de son indépendance. Au boulevard de l'indépendance, on a noté la présence du vice-premier ministre et ministre belge des affaires étrangères, M. Louis Michel qui venait de la RDC, le ministre libyen des affaires étrangères, M. Ali Triki ainsi que le président de l'assemblée nationale rwandaise, M. Vincent Biruta qui était chef d'une délégation composée de quelques ministres et députés de son pays. Il y avait également parmi les invités venus de l'étranger, quelques ambassadeurs accrédités au Burundi mais avec résidences dans les pays voisins. On aura néanmoins noté que pas un seul chef d'Etat ou de gouvernement étranger n'a effectué le déplacement vers Bujumbura.

Sont ensuite arrivés successivement le couple du vice-président Ndayizeye, celui du président du sénat, et enfin le président de l'assemblée nationale qui n'était pas accompagnée par son épouse. Quelques minutes après est arrivé l'épouse du chef de l'Etat, avant que ne débarque le ministre Festus Ntanyungu qui n'a pas ainsi suivi les règles protocolaires.

C'est à 10 h 45' que sont arrivés, à bord d'un véhicule blindé, le président de la République, le ministre de la défense nationale et le chef d'état-major général de l'armée, le général-major Vincent Niyungeko avant le hissement des couleurs nationales et du drapeau de l'unité.

A noter que le protocole d'Etat et les services de sécurité ont interdit aux militaires sud-africains servant de gardes rapprochées des leaders du G7, d'entrer dans les tribunes officielles. Dès que ceux qu'ils escortaient débarquaient de leurs véhicules, l'ordre leur était alors donné d'aller se mettre à l'écart et s'abriter sous un arbre se trouvant tout près de la clôture de l'école européenne de Bujumbura, (ancienne école française).

Le défilé proprement dit a été ouvert par des hommes et des femmes nés en 1962 au nombre desquels on pouvait aisément reconnaître des anciens dignitaires. Ont suivi des vieux messieurs qui ont été traditionnellement sacrés "Bashingantahe" (sages), derrière lesquels se trouvaient de nombreux enfants de la rue. Puis ce fut le tour des zones de la capitale où on voyait surtout des femmes (regroupées en associations), des écoliers et collégiens des établissements privés.

Pour combler le vide laissé par l'absence des enseignants, des écoliers et des élèves du secteur public (du primaire comme du secondaire), les organisateurs des cérémonies du jour avaient mobilisé les mouvements d'action catholique (Chiro, Xavéri, Scout, Guides...) qui ont défilé pour la toute première fois au Burundi. D'autres à avoir été mobilisés et à avoir répondu à cet appel sont ceux qui évoluent dans le secteur informel (artisans, chauffeurs, mécaniciens, l'association des vendeurs de poissons au marché central...).

A part les enseignants du secteur public, du primaire comme du secondaire, qui ont brillé par leur absence, les autres travailleurs ont défilé, beaucoup plus par contrainte que par conviction, selon les fonctionnaires contactés par la rédaction. Puis ce fut le défilé militaire dominé par la gendarmerie, l'unité pour la protection des institutions (USI) ainsi que quelques candidats-officiers. Cette année, il n'y a pas eu de défilé des véhicules blindés. L'ancien président Jean-Baptiste Bagaza, qui vient de rentrer d'exil il y a 48 heures, a brillé par son absence dans les tribunes officielles alors que MM. Ntibantunganya et Ngendakumana, respectivement anciens présidents de la République et de l'assemblée nationale, étaient eux présents.

Aussitôt après quelques numéros d'exhibition, le tout nouveau maire de la capitale, M. Pontien Niyongabo, a prononcé son mot d'accueil d'abord en langue nationale puis, contre toute attente lors des cérémonies nationales, en français, en raison de la présence du vice-premier ministre et ministre belge des affaires étrangères, avant que le chef de l'Etat ne prononce son discours de circonstance.

Prenant à son tour la parole, le chef de l'Etat, M. Pierre Buyoya, a indiqué que le 40è anniversaire est célébré dans une période où le pays vient de passer 10 ans de guerre civile tout en soulignant que d'autres pays du monde ont traversé ce genre de situation. Il a ensuite invité les Burundais à ne pas se décourager devant cette situation et à chercher à restaurer la paix et la sécurité. Il a déclaré que les Burundais pourront venir à bout de la paupérisation que connaît actuellement le pays grâce leur la volonté d'accroître la production.

Le président de la République a souligné que cette fête intervient dans une période d'espoir fondé sur la signature de l'accord d'Arusha car ce dernier constitue à ses yeux une solution politique aux différentes crises survenues au Burundi depuis 40 ans. Il a signalé que même si l'accord est critiquable, il reste un espoir car ce qui n'a pas été résolu par cet accord "pourra l'être plus tard".

Il a ensuite fait remarquer que le Burundi a l'espoir d'un futur cessez-le-feu. Le chef de l'Etat a également indiqué que le Burundi pourrait sortir de la pauvreté grâce aux promesses des conférences de Paris et de Genève ainsi que celles du FMI et de la banque mondiale. Il a précisé que ces institutions ont demandé au Burundi de préparer un accord de coopération qui sera signé entre fin septembre et début octobre. Et de rappeler que la récente réunion de New York a recommandé aux participants d'assister d'urgence le Burundi.

Il a particulièrement mis en garde les politiciens qui profitent de la situation précaire actuelle pour empêcher la poursuite du calendrier scolaire.

Signalons que pendant ce temps, l'Accord-cadre avait organisé des cérémonies parallèles en procédant au dépôt de trois gerbes de fleurs à la place de l'indépendance vers 13 heures, puis en se retrouvant au carrefour de la JRR de Ngagara. Les membres de l'Accord-cadre apprendront plus tard que leurs gerbes de fleurs ont mystérieusement disparu. Ils soupçonnent la police d'en être à l'origine. A noter enfin que PA-Amasekanya a profité de l'occasion pour organiser une mini-manifestation à la place de l'indépendance en criant "Non à l'amnistie des terroristes-génocidaires, non à la recolonisation et à l'occupation du pays par les troupes sud-africaines...". Le porte-parole de ce mouvement, M. Gédéon Ntunzwenindavyi, a indiqué qu'au moment où le pouvoir trouve une grande fierté à célébrer cet anniversaire, les citoyens patriotes considèrent plutôt que c'est une honte car la souveraineté du pays a été vendue aux enchères par le même pouvoir.

Burundi - Indépendance.

L'Uprona négociateur déclare que des Barundi et des lobbies étrangers ne cachent pas leur intention de brader l' indépendance du pays.

Bujumbura le 1er juillet 2002 (Net Press). Dans sa déclaration à l'occasion du 40è anniversaire de l'indépendance, l'Uprona négociateur rappelle que l'indépendance a été acquise grâce au héros national, le prince Louis Rwagasore et ses compagnons qui ont refusé la domination étrangère. Ces derniers ont emprunté, comme cheval de bataille, un nationalisme sans faille qui plaçait l'intérêt de la nation au dessus de toute autre préoccupation. Ce parti indique que le prince a bravé les sirènes de la division en faisant de l'Uprona le creuset du rassemblement et de l'unité de tous les Barundi. Et d'ajouter qu'il a fondé son action sur le progrès, la justice et le développement de tous les Barundi en commençant par les plus démunis.

Il fait remarquer qu'actuellement, il est apparu que des Barundi et des lobbies étrangers ne cachent point leur intention de brader l'indépendance en adoptant des formes perniciennes de domination. Bien plus, les divisions de toutes sortes, en l'occurrence l'idéologie du génocide, déchirent encore le peuple burundais avec un courant négationniste qui s'évertue contre toutes les lois et la morale universelle, à tenter de commuer les crimes contre l'humanité en crises politiques, poursuit la déclaration.

L'Uprona négociateur lance un appel au sursaut national pour gagner le pari de la lutte contre l'impunité, le pari de la paix, de la sécurité et de la reconstruction de la nation burundaise.

Burundi - Sécurité routière.

Accident mortel sur l'axe Bujumbura - Gatumba pour excès de vitesse le jour de l'indépendance.

Bujumbura, le 1er juillet 2002 (Net Press). Ce matin (vers 7h30), un minibus de marque Hiace qui roulait trop vite et qui assurait la liaison Bujumbura - Gatumba s'est subitement renversé après que son pneu arrière droit ait subi une creuvaison. Cet accident qui a causé la mort sur le champ de 4 personnes est survenu tout près du lieu-dit "Chanic". Selon des sources hospitalières, seule une femme et son enfant qu'elle portait au dos ont la chance de s'en tirer tandis que tous les autres passagers étaient des cas déséspérés. Nous apprenons que la majorité de ces blessés graves auraient succombé à leurs blessures.