NET PRESS

Burundi - Politique - Sécurité.
Le parti du colonel Bayaganakandi invite le gouvernement à assumer son devoir de "faire cesser les actes terroristes" ou alors à déposer le tablier.
Bujumbura, le 1er août 2002 (Net Press). La recrudescence des actes criminels des terroristes-génocidaires continue à susciter un raz de marée de condamnations de la part de la classe politique burundaise. Ce matin, la rédaction a réceptionné deux déclarations émanant des partis "MRC-Rurenzangemero" et "Pajude-Intazimiza". Ainsi, le parti du colonel Epitace Bayaganakandi "condamne vigoureusement les actes terroristes aveugles" et adresse ses condoléances aux familles éprouvées. Ce parti constate que depuis les "négociations secrètes du pouvoir avec la rébellion à Rome avec l'assistance de la congrégation San Egidio" jusqu'aujourd'hui, le gouvernement "n'a jamais accordé la priorité voulue à la question du cessez-le-feu, condition fondamentale d'un véritable accord de paix". Le MRC craint que le Burundi ne serve de "refuge, de base et de champ de bataille des forces négatives chassées par les artisans de l'accord de Prétoria du 30 courant", après que le pouvoir ait "étrangement exclu notre pays" du processus de Lusaka. Le MRC-Rurenzangemero estime par ailleurs que "le seuil de tolérance est dépassé" et que pour cela, "le gouvernement doit faire cesser les actes terroristes ou se retirer". Il lance en outre un appel aux chefs d'Etat de l'initiative régionale et à la communauté internationale pour exercer les pressions nécessaires en vue d'amener les "groupes rebelles à cesser, avant les prochaines échéances de négociations, toute attaque contre les populations civiles et leurs biens ou contre les infrastructures socio-économiques".
De son côté, le parti "Pajude-Intazimiza" (de l'ingénieur Pascal Nkunzumwami) condamne avec sa dernière énergie "ces actes terroristes qui relèvent de la pure barbarie et invite toute la classe politique à dénoncer ces forces négatives qui sèment la terreur". Le même parti demande à toutes les institutions de la République de s'exprimer d'une même et seule voix pour "dénoncer et condamner les actes criminels perpétrés par ces bandes terroristes et faire tout le nécessaire pour traduire en justice les personnalités politiques, déjà connues selon les déclarations de certains membres du gouvernement, qui seraient accusées de complicité avec ces malfaiteurs". Il exprime son inquiétude face au silence des représentants de la communauté internationale accrédités au Burundi "face à une situation qu'ils vivent pourtant au qutidien". Il exprime en outre sa sympathie aux populations déstabilisées et sinistrées par ces actes criminels et invite ces mêmes populations à se désolidariser "de ces terroristes alliés à d'autres forces négatives de la région".
Burundi - Média.
L'ABJ demande au CNC de lever l'interdiction du journal "Panafrika".
Bujumbura, le 1er août 2002 (Net Press). Vingt-quatre heures après l'interdiction par le CNC du joural privé "Panafrika", l'association burundaise des journalistes (ABJ) vient de rendre public un communiqué dans lequel elle déclare que c'est avec consternation qu'elle a appris cette interdiction qu'elle "déplore d'autant plus que ce mensuel était pratiquement le seul organe de presse écrité privée qui venait de reprendre ses parutions". Pour l'ABJ, cette sanction est extrême vis-à-vis d'un journal supposé avoir enfreint la loi pour la 1ère fois en 57 parutions, raison pour laquelle ce périodique ne saurait être accusé de récidive. En outre, le CNC semble s'être saisi de la question avec un certain empressement, puisque l'article incriminé n'a jusqu'ici fait officiellement appel à aucune objection des "autorités les plus concernées". L'ABJ en est venue à se demander si cette décision du CNC ne traduirait pas un procès d'intention à l'endroit du journal "Panafrika" quand il évoque, dans son communiqué, une expression du type "buts inavoués" que ce périodique chercherait à atteindre. Pour toutes ces raisons, l'ABJ demande au CNC de "lever cette mesure qui est disproportionnée par rapport aux délits éventuels dont les auteurs de l'article en question se seraient rendus coupables" (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Administration.
Cibitoke : dix chefs de colline de la commune Rugombo menacent de démissionner.
Cibitoke, le 1er août 2002 (Net Press). L'origine de ce malaise est du au fait que ces chefs de colline du secteur Mparambo ont été emprisonnés durant un jour par l'administrateur de la commune Rugombo. Il les accusaient de n'avoir pas sensibilisé la population pour participer à la réunion qui devrait être tenue la semaine dernière par cet administrateur communal. Ces chefs de collines s'indignent de la réaction de leur supérieur hiérarchique et estiment qu'ils ne sont nullement à l'origine de ce boycot par la population des réunions de l'administration locale. Selon eux, ce boycott pourrait plutôt s'expliquer par le mécontentement des habitants du quartier Swahili qui ne comprennent toujours pas pourquoi ils ne sont plus approvisionnés en eau. Il est à noter à ce sujet que la Regideso a suspendu, depuis plusieurs semaines déjà, ses services à la commune Rugombo pour cause de factures impayées.
Burundi - Union Européenne.
Le chargé d'affaires au Burundi de la Commission européenne croit être menacé de mort.
Bujumbura, le 1er août 2002 (Net Press). La délégation de commission européenne au Burundi vient d'adresser une note verbale au gouvernement du Burundi pour lui demander de "prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du chargé d'affaires". Cette délégation affirme en effet avoir "reçu des informations selon lesquelles la vie de son chargé d'affaires, M. G.R. Rudd est en danger". La note verbale explique que "le lundi 29 juillet 2002 à 17h00, le chargé d'affaires de la commission européenne a été informé par le chef de l'équipe chargée de la sécurité de la délégation qu'il y aura une attaque sur sa personne dans les prochains jours". Et de préciser qu'"apparemment, un certain individu connu dans le milieu criminel aurait été contacté dans le but d'attaquer le chargé d'affaires à sa résidence". Pour ce faire, la délégation de la Commission européenne demande au gouvernement burundais de tout mettre en oeuvre pour assurer la sécurité du chargé d'affaires et pour "s'assurer que cette situation n'ait pas d'impacts négatifs sur la coopération de la Communauté européenne au Burundi". La note ne précise pas néanmoins les raisons qui pourraient expliquer ce projet d'attentat.
Burundi - Economie - société.
M. Godefroy Barandagiye donne sa version des faits dans l'affaire AGETIP.
Bujumbura, le 1er août 2002 (Net Press). M. Godefroy Barandagiye (chef de cabinet civil du président de la République) vient de réagir à notre édition spéciale sur le dossier AGETIP (du 29 juillet 2002). Voici l'intégralité de sa réaction :
"Dans votre "Spécial Dossier - AGETIP" du 29 juillet 2002, vous reprenez les calomnies de M. Déo Nkurunziza à l'endroit de ma personne sans vous soucier du principe habituellement recommandé dans le monde jouralistique, à savoir la vérification des faits avant leur diffusion.
Je ne reviendrai pas sur ces calomnies, car Monsieur Déo Nkurunziza les crée de toutes pièces, pour, pense-t-il, fuir le fond de ce qui lui est reproché par l'Inspection Générale des Finances et la mission de supervision de l'Association Internationale de Développement; pour ainsi se disculper à bon compte.
Sinon, comment peut-il mêler Monsieur Godefroy Barandagiye d'une affaire de photocopieuse volée, puis retrouvée dans les locaux de l'AGETIP par la BSR, remise ensuite à son propriétaire publiquement, sans que l'ancien directeur général de l'AGETIP oppose une moindre résistance ou produise une moindre explication à cette opération !
Quoi qu'il fasse, Monsieur Déogratias Nkurunziza ne peut convaincre sur sa situation avérée de mauvaise gestion, que ceux-là qui se découvrent au jour le jour parce que leurs intérêts "souterrains " sont menacés.
A Net Press qui manifestement s'intéresse particulièrement à Monsieur Déo Nkurunziza, je demande tout simplement de compléter l'information en recueillant auprès du Directeur du "Lycée Communal de Rutovu" et de "l'officier enquêteur dans cette affaire Monsieur Déo Nsengigumva", d'autres éléments d'information, car la réalité est que vous connaissez très peu de choses sur le sujet que vous développez.
Vos lecteurs dont je suis, méritent plus de considération et vous ne devriez pas abuser de leur fidélité, en leur servant des sornettes et autres balivernes d'un Directeur Général aujourd'hui à visage découvert à cause de lui-même, de ses faux amis et conseillers, à l'origine de son goût du mensonge, de l'intrigue et de la manipulation.
Quant au titre de "vedette" que vous m'accordez, je vous le retourne car vous vous êtes trompés de destinataire, et vous signale que les "dossiers souterrains" se trouvent chez ceux-là qui passent outre les normes de gestion et d'administration, mais dont vous faites malheureusement la publicité au grand dam encore une fois de l'opinion".
NDLR : La Rédaction prend bonne note de la réaction de M. Godefroy Barandagiye. Elle le remercie pour sa spontanéité en réagissant rapidement aux allégations du directeur général de l'AGETIP.
L'Agence Net Press tient néanmoins à faire rmarquer qu'elle n'a fait qu'informer le public sur un dossier d'actualité que toute la presse nationale s'était fait l'écho. Que M. Barandagiye soit mêlé ou pas à l'affaire ne nous intéresse nullement. Mais quand le directeur général de l'AGETIP le cite ou l'implique dans ce dossier, il devient un cas intéressant pour le public comme pour toutes les autres personnes citées dans l'article. L'Agence Net Press ne s'intéresse particulièrement ni à M. Déo Nkunzimana, ni à M. Godefroy Barandagiye, mais plutôt à l'événement qu'est l'affaire AGETIP.
"Net Press" n'a aucunement abusé la fidélité de qui que ce soit ou servi à ses lecteurs "des sornettes et autres balivernes d'un directeur général aujourd'hui à visage découvert", comme voudrait le faire croire M. Barandagiye. L'Agence Net Press porte une nouvelle fois à la connaissance de l'opinion qu'elle a beaucoup de respect envers le public et son lectorat, y compris MM. Barandagiye et Nkurunziza. Par conséquent, nous estimons que ni l'un ni l'autre ne peut tenir des "sornettes et autres balivernes" ou en imputer à quelqu'un du rang des deux hommes sans risquer de s'abaisser. Il va sans dire que "Net Press" ne saurait servir des "sornettes" au public pour lequel il a naturellement beaucoup d'égard.
Concernant l'expression "vedette", nous estimons qu'il ne s'agit que d'une opinion à l'instar de celle développée par M. Barandagiye quand il écrit : "ceux-là qui passent outre les normes de gestion et d'administration".
A NET PRESS, nous traitons plutôt des événements et l'affaire AGETIP en est un. Nous laissons aux autres le soin de traiter ces dossiers de gestion et d'administration en respectant la loi et la procédure pour l'intérêt du public et de l'intéressé. En effet, l'affaire AGETIP souffre manifestement, de l'avis de tous les observateurs, de l'"ignorance" des certains responsables des lois et des procédures.
AVIS DE MISE EN VENTE
Dans le cadre du déclassement des véhicules de l'Etat mis hors d'usage, le ministère des transports, postes et télécommunications, commission chargée de la mise en vente des véhicules de l'Etat, porte à la connaissance du public qu'elle met en vente publique des véhicules déclassés de plusieurs marques. Ces véhicules peuvent être visités tous les jours ouvrables à partir de ce mercredi 31 juillet 2002 de 8h 30 à 11h 30 et de 14h 30 à 17 h 00 dans les enceintes de l'OTRACO. Les modalités de soumission sont affichées au département des transports intérieurs et parc automobile de l'Etat. La date d'ouverture des offres est prévue le 8 août 2002 à 10h 00.
SPECIAL CASH : 5% de réduction
* 5% de réduction sur tous vos achats réglés avec la carte CASH.
* Opération spéciale valable du 25/06/2002 au 25/06/2003.
* La liste des maisons commerciales qui pratiquent cette réduction de 5% est disponible à :
- B.G.F. Siège au 22 1352 - B.G.F. Marché Central au 21 7838 - B.G.F. Brarudi au 24 1313 - B.G.F. MWARO au 26 4177 - B.G.F. GATUMBA au 825925 - B.G.F. Aéroport au 24 4515.
* Les nouvelles maisons commerciales qui souhaitent adhérer à cette convention spéciale "B.G.F. - Maisons commerciales" peuvent s'adresser au Service CASH au 22 1352 ext. 130 et 129.
* Avec la carte CASH, vous avez un cadeau : 5% de réduction.
* Clients B.G.F. ou non, vous obtenez la carte CASH sur simple demande.
AVIS DE RECRUTEMENT D'UN CADRE ECONOMISTE.
Le Fonds de Promotion de l'Habitat Urbain "FPHU" désire recruter un cadre remplissant les conditions suivantes : - Etre de nationalité burundaise; - Etre titulaire d'un diplôme de niveau licence en économie, de préférence option gestion; - Avoir des connaissances suffisantes en informatique; - Justifier d'une expérience d'au moins 3 ans, de préférance dans un service de comptabilité; - N'avoir pas encouru de condamnation pénale.
Les candidats doivent adresser une lettre de demande d'emploi accompagné d'un curriculum vitae et d'une photocopie conforme du diplôme à Monsieur l'Administrateur Directeur Général du Fonds de Promotion de l'Habitat Urbain "FPHU", Building Premium House, 2ème étage.
Ils devront en outre présenter les bulletins de cotation des deux dernières années ainsi qu'un relevé des notes des deux années de licence.La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 9 Août 2002 à 17h 30 minutes.
NB : L'adresse complète du FPHU (Société Mixte au Capital Social de 409.000.000 Fbu) est Avenue de la Science, B.P. 1996, Tél : 22 7676 ou 22 4986, Fax : (0257) 22 3225; Bujumbura - Burundi
