NET PRESS

Burundi - Politique.
Les membres de PA-Amasekanya de nouveau malmenés dans leur sport dominical.
Bujumbura, le 1er septembre 2002 (Net Press). Après quelques mois d'accalmie, les forces de l'ordre ayant renoncé à perturber le sport dominical du mouvement PA-Amasekanya, les tracasseries policières ont repris ce 1er septembre 2002. En effet, les membres de ce mouvement ont été déstabilisés par les forces de l'ordre cachées dans les différentes étables et dans la savane qui longent le lac Tanganyika au moment où ils faisaient leur sport dominical devenu habituel. Une trentaine des militants de ce mouvement ont été emprisonnés, certains à Kigobe, d'autres au camp militaire de Ngagara. Quinze d'entre eux ont été libérés au milieu de la journée mais les autres, dont le président de ce mouvement, M. Diomède Rutamucero, restent gardés aux mains de la police.
Suite à cette incarcération, le porte-parole de ce mouvement, M. Gédéon Ntunzwenindavyi, vient de rendre public un communiqué dans lequel il condamne cet emprisonnement et déclare qu'au moment où "le monde entier se mobilise pour combattre le terrorisme avec une rare énergie, le gouvernement burundais rassemble cette même énergie pour s'associer avec les terroristes-génocidaires tout en combattant les victimes du génocide". M. Ntunzwenindavyi invite enfin le peuple burundais à se mobiliser pour reconquérir leurs droits inaliénables dont celui de faire du sport.
Burundi - Politique.
L'accord d'Arusha a un bilan largement négatif, selon des participants à un café de presse.
Bujumbura, le 1er septembre 2002 (Net Press ).Les participants au café de presse organisé ce vendredi 30 août 2002 à l'hôtel Source du Nil par la ligue Iteka, en collaboration avec l'Ong Oxfam-Grande Bretagne, ont déclaré à l'unanimité que le bilan de l'accord d'Arusha est largement négatif puisque la paix qu'il était sensé apporter n'est pas revenue au pays.
Pour l'ancien président de la République, M. Sylvestre Ntibantunganya, deux ans après la signature de l'accord d'Arusha, la population burundaise exprime une déception car la guerre continue alors qu'elle s'attendait à sa fin. Et d'ajouter que les conditions de vie de la population se sont détériorées. En effet, a-t-il poursuivi, 65% de cette dernière vit actuellement en dessous du seuil de pauvrété. M.Ntibantunganya a indiqué qu'il faut des mécanismes précis pour arrêter la guerre et ceux qui l'alimentent en précisant que le peuple burundais a besoin d'une classe politique qui est lavée de tout soupçon.Il ne les a pas toutefois précisés à l'endroit des participants. C'est pourquoi la justice devrait juger aussi bien les hommes au pouvoir que ceux qui y aspirent d'autre part.
MM.Vénant Bamboneyeho ( président de AC Génocide - Cirimoso) et André Birabuza ( président de la coalition contre la dictature) réunis au sein de l'accord-cadre pour la réstauratin d'un Etat de droit au Burundi ont abondé dans le même sens.Le premier a regretté que l'accord d'Arusha a fait la promotion des partis politiques qui font l'apologie du génocide au Burundi avant d'ajouter qu'à Arusha, le problème fondamental de survie a éte complètement escamoté. Pour lui, il faut d'abord arrêter la guerre afin de permettre à la justice d'établir des responsablités des uns et des autres pour que la vérité triomphe.
Pour le Dr Birabuza , l'accord d'Arusha est un accident tectonique, dramatique. Il trouve que l'intérêt national a été sacrifié au profit de l'intérêt individuel. Et d'ajouter que l'accord d' Arusha n'a aucunement apporté de solutions relatives aux attentes de la population mais a plutôt privilégié ceux qui voulaient l'impunité des crimes. Il a déploré le fait que la classe politique ait trahi le peuple en illustrant ses propos par le fait que les parlementaires qui sont la moitié du parlement américain, sont payés par le contribuable burundais dont les revenus sont déjà fragiles.Il a également regretté que l'économie nationale soit exsangue alors que les Burundais s'attendaient aux promesses tenues par les bailleurs de fonds à Paris et à Genève pour accompagner la mise en application de l'accord d'Arusha. Et d'ajouter que cette situation ne fait que détériorer les conditions de vie de la population dont une partie est déplacée ou regroupée. Il a conclu en indiquant qu'il faut que cette guerre prenne fin afin que la population burundaise puisse vaquer normalement à ses activités.
De son côté, le député du Palipehutu, M. Léon Manwangari, a déclaré que l'accord d'Arusha n'a pas ramené la paix puisque les conditions dans lesquelles il a été signé ont été particulières. En effet, a-t-il poursuivi, certaines signatures ont été arrachées par force. Il a ajouté que le Cndd, le Palipehutu et le Frolina avaient signé en date du 21 juin 1998 la suspension des hostilités, mais qu'avec les dissidences observées dans les deux premiers mouvements, leurs signatures n'ont pas eu d'effets.
M. Manwangari a indiqué que le gouvernement de transition issu de l'accord d'Arusha, même s'il a été un "enfant illégitime" tant que les dirigeants ont été désignés par les étrangers et à l'étranger, doit continuer à négocier pour aboutir à la fin de la guerre. Il a proposé qu'au moment des négociations sur le cessez-le-feu, il ne faut exclure personne car même 10 hommes en armes peuvent déstabiliser le pays. Et de conclure que le gouvernement ne doit pas non plus sous-estimer les mouvements en cours de formation en l'occurrence PA-Amasekanya.
Burundi -Enseignement.
Les syndicats des enseignants menacent de se retirer de l'accord signé entre eux et le gouvernement.
Bujumbura, le 1er septembre 2002 (Net Press). Les syndicats des enseignants Steb, Sleb et conapes viennent d'adresser une correspondance au vice- président de la République pour indiquer que l'accord signé le 4 juillet 2002 entre le gouvernement et les syndicats des enseignants visant à mettre un terme à une grève qui a duré presque deux mois, n'est pas respecté comme il avait été convenu.
Ces syndicats soulignent qu'alors qu'on s'était entendu que les deux parties s'engagent à observer le contenu dudit accord, dans la marge proposée par le gouvernement, ce dernier s'est mis à créer des commissions ad hoc inopérantes, ce que les syndicats considèrent comme une volonté manifeste du gouvernement de faire traîner la question en longueur afin d'échapper aux échéances budgétaires déjà en cours.
Ces syndicats citent à titre d'exemple, l'absence du décret portant annulation des articles 85 et 86 du statut des fonctionnaires relatifs à la réussite d'un concours ou examen pour passer d'une catégorie ou d'un grade à l'autre. Ils estiment que cela vient de bloquer les travaux de la commission d'identification des fonctionnaires enseignants à régulariser (la seule commission qui fonctionnait en réalité).
Bien plus, ces syndicats déplorent qu'aucune démarche en cours ne montre que les points n'ayant pas trouvé de concessus ou ceux qui sont restés en suspens seront analysés dans l'intervalle des échéances convenues. Pourtant, estiment-ils, leur importance avait été suffisamment exprimée lors des discussions entre le gouvernement et les syndicats des enseignants.
Pour toutes ces raisons, ces syndicats invitent le gouvernement à respecter ses engagements faute de quoi ils seront dans l'obligation d'appliquer l'article 11 de l'accord du 4 juillet 2002. Signalons que celui-ci stipule qu' "en cas de non observation de ces engagements par une partie, l'autre partie est libre de rompre ses propres obligations".
Burundi - Société.
Des citoyens de la mairie de Bujumbura dénoncent la façon dont l'investiture de ce 31 août 2002 a été organisée.
Bujumbura, le 1er septembre 2002 (Net Press ). Vingt quatre citoyens de la mairie de Bujumbura viennent d'adresser une correspondance au président du comité de parrainage d'investiture des Bashingantahe à Bujumbura, l'abbé Adrien Ntabona, pour dénoncer vivement la façon dont l'investiture de ce 31 août 2002 a été organisée surtout en mairie de Bujumbura.
Ces derniers ont indiqué que les personnes à investir n'ont jamais été portées à la connaissance du public, même pas au niveau de la cellule sans parler de la zone, ce qui est contraire à l'usage et à l'esprit traditionnel de l'institution d'ubushingantahe. Ils condamnent également la précipitation à investir des gens en masse, qui de surcroît n'ont jamais été mis en observation.
Ces citoyens estiment en conséquence qu'aux yeux de la population d'origine, cette investiture est considérée comme une malfaçon pour cette institution. Signalons enfin qu'une cinquantaine d'hommes viennent d'être investis Bashingantahe comme on le faisait autrefois. Les festivités marquant cette investiture ont eu lieu ce samedi 31 août 2002 au musée vivant de Bujumbura. Une réception a suivi cette investiture dans les jardins du bureau de l'éducation rurale, BER.
Burundi - Politique.
Les parlementaires à l'école des relations avec les autres institutions...
Bjumbura, le 1er septembre 2002 (Net Press). Un séminaire de formation portant sur les relations entre le parlement et les autres institutions se tiendra du 2 au 4 septembre 2002 à l'hôtel Novotel. Comme le précise un communiqué du national democratic institute (NDI) et de international republican institute (IRI), ce séminaire aura pour objectif d'améliorer les relations du parlement avec les autres institutions et d'accroître leur efficacité en instaurant des formes de collaboration et d'échange avec ces dernières.
Au cours de ces travaux, des thèmes importants seront présentés et animés par des experts nationaux et internationaux sur les relations entre le parlement et l'exécutif, entre le parlement et les Ong's locales (les femmes et les jeunes) et entre le parlement et les institutions traditionnelles (ubushingantahe).
Rappelons que le NDI et IRI, maîtres d'oeuvre de cette série d'ateliers, sont des organisations américaines de la promotion de la démocratie à travers le monde. Elles sont basées à Washington et interviennent dans plus de 120 pays, particulièrement en Afrique y compris le Burundi. Ces deux institutions organisent conjointement depuis avril 2002 un programme d'une durée de 6 mois et visent à renforcer les capacités du parlement de transition dans la mise en application de l'accord d'Arusha.Signalons que d'autres travaux du genre ont été organisés aux mois d'avril, de juin et de juillet 2002. COMMUNIQUE
Spacetel-Burundi annonce à son aimable clientèle qu'elle met à sa disposition un nouveau service "Messages courts": SMS Nationale et Internationale.
Pour y accéder, il suffira de payer 3.750 Fbu ou 6.500 Fbu pour avoir respectivement 50 ou 100 messages à expédier pendant un mois calendaire.
TARIFS SPACETEL-BURUNDI :
Prépayé Spacetel vers Spacetel 204 Fbu/min Spacetel vers autres opérateurs 240 Fbu/min
Postpayé Spacetel vers Spacetel 180 Fbu/min Spacetel vers autres opérateurs 210 Fbu/min
AVIS DE MISE EN VENTE
La Banque Commerciale du Burundi (BANCOBU) met en vente un groupe électrogène dont les caractéristiques sont les suivantes :
Marque : MOËS Puissance : 90 KVA Démarrage : Automatique Année de fabrication : 1988
Le moteur totalise à ce jour 2.445 heures de fonctionnement. Le groupe électrogène est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité tous les jours ouvrables dans les enceintes de la BANCOBU-Siège, de 8h 00 à 12h 00 et de 15h 00 à 17h 30. Les offres devront être faites sous enveloppes fermées avec mention "Offre pour achat groupe électrogène".
L'ouverture des enveloppes aura lieu le 9/09/2002 à 15h 00. La Banque se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle du groupe électrogène.
