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Bujumbura-Burundi



 


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Burundi - Processus de paix.

Le gouvernement ne baisse pas les bras devant le refus des 'groupes armés' de rejoindre la table des négociations.

Bujumbura, le 1er octobre 2001 (Net Press). Une délégation du gouvernement burundais vient de séjourner en Afrique du Sud, du 19 au 28 septembre 2001. Selon certaines sources, les 3 membres de cette délégation qui sont les colonels Léonidas Nijimbere (conseiller à la présidence de la République) et Bernard Bandonkeye (conseiller au ministère de la défense nationale) qui étaient accompagnés par l'ambassadeur Cyprien Mbonimpa (ancien ministre des relations extérieures et de la coopération sous Buyoya I, actuellement cadre d'appui au ministère chargé du processus de paix) étaient allés rencontrer une délégation de la "rébellion armée". On ne sait pas encore si leur mission, qui était couverte d'un très grand secret, a été courronée de succès.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires commettent des forfaits à Muramvya.

Muramvya, le 1er octobre 2001 (Net Press). Les terroristes-génocidaires en provenance de la Kibira ont volé un nombre indéterminé de vaches, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2001, à Ryarusera en commune Muramvya. Les terroristes-génocidaires ont tiré des coups de feu en l'air vers 22 h, en vue d'empêcher tout secours. C'est ainsi qu'ils se sont introduits dans un ménage du centre de Ryarusera où les déplacés de cette localité avaient conduit leur bétail et en ont emporté quelques-unes. Ce n'est que sur l'intervention des militaires de la position la plus proche que ces terroristes-génocidaires ont rebroussé chemin. Rappelons que les communes Muramvya et Bukeye situées à la frontière de la Kibira sont souvent la cible des attaques de ces criminels. Rappelons également que ce vol est intervenu après que l'armée nationale ait mené des opérations de grande envergure dans Bujumbura rural, frontalière avec Muramvya, ce qui avait momentanément causé la fermeture de la RN1 traversant ces provinces.

Burundi - Justice.

La prison centrale de Mpimba continue à accueillir de nouveaux locataires.

Bujumbura, le 1er octobre 2001 (Net Press). Huit personnes viennent d'être transférées du cachot de la police de sécurité publique à la prison centrale de Mpimba. Parmi ces personnes figurent trois filles. L'une est accusée d'avoir volé une somme de 600 dollars américains appartenant à sa cousine tandis que l'autre est accusée d'avoir volé 1.000 dollars américains à la résidence du gouverneur de la BRB (Banque de la République du Burundi) où elle travaillait. La 3ème s'appelle Khadidja originaire de la commune Rugazi, province de Bubanza est soupçonnée d'espionnage car elle a déserté les rangs des terroristes-génocidaires burundais basés en République Démocratique du Congo. Elle a été attrapée en zone Cibitoke quand elle tentait de se faire engager chez une femme commerçante. Signalons au passage que 45 adeptes de la mission évangélique indépendante (MEI), tendance Migurumiko, incarcérés à Mpimba depuis le 11 avril 2001 viennent d'adresser une requête au président du tribunal de grande instance de Bujumbura afin que leur dossier soit transmis à la cour habilitée.

Burundi - Sécurité.

Des bandits armés tentent de piller vivres et argent dans les zones Kinama et Kamenge.

Bujumbura, le 1er octobre 2001 (Net Press). Les habitants des quartiers du Nord de la capitale ont entendu des coups de feu vers 20 heures ce 30 septembre 2001. Les tirs se sont étendus sur une période de 2 heures car vers 22 heures, les armes se sont tues et les populations n'ont plus rien entendu toute la nuit. Pour les populations sur place et pour certaines sources militaires, il s'agirait des bandits armés qui s'étaient rendus dans Kinama et dans Kamenge pour se ravitailler en vivres et en argent. Les mêmes sources indiquent qu'à part la province de Bujumbura rural et le sud du pays, le reste du pays connaît une accalmie.Quant à Bujumbura rural, les terroristes-génocidaires qui s'y trouvaient ces deux dernières semaines ont subi de lourdes pertes, selon toujours nos sources.

Burundi - Rapatriement.

La commune de Nyanza-Lac continue à accueillir des rapatriés.

Makamba, le 1er octobre 2001(Net Press). La commune de Nyanza-Lac figure parmi les communes de la province Makamba et même du pays qui accueille le plus de rapatriés. En effet, plus de 4.000 rapatriés ont été recensés dans cette commune depuis 1998 et continuent jusqu'aujourd'hui à rentrer de la Tanzanie. Ces derniers sont hébergés sur des sites comme d'ailleurs la quasi-totalité des habitants de cette commune. L'administration locale fait savoir que la gestion des terres pourrait soulever des problèmes. En effet, certains rapatriés, aussitôt arrivés sur leur terre natale, n'hésitent pas à afficher leur intention d'occuper leurs anciennes propriétés qui avaient été attribuées aux autres personnes pour les rentabiliser. Et certains parlementaires leur servent de porte-paroles, précisent nos sources. Celles-ci ont fait savoir que "il serait aberrant de déloger un occupant d'une propriété d'il y a 30 ans à la merci d'un nouveau venu, fût-il le premier occupant ". Et d'ajouter que "le développement de la commune est en partie tributaire de ces gens-là qu'on menace de spolier. La solution intermediaire serait plutôt de leur distribuer de nouvelles terres en friche". Nos sources ont déclaré ne pas comprendre comment " les rapatriés tiennent à récupérer coûte que coûte leurs anciennes propriétés et rejettent celles qui leur sont proposées. Pour les mêmes sources, si ces anciennes propriétés n'avaient pas exploitées, elles seraient restées en friche comme celles qu'on leur propose aujourd'hui". Rappelons enfin que la question des terres pour les rapatriés dans les communes de Rumonge et Nyanza-Lac avaient suscité beaucoup de remous sous le président Ndadaye.

Burundi-Sécurité

L'autorité communale de Nyanza-Lac rejette les informations selon lesquelles une embuscade aurait été tendue dans cette commune.

Nyanza-Lac, le 1er octobre 2001 (Net press). Au cours de la semaine écoulée, des informations faisant état d'une embuscade sur le pont Rukonwe en commune Nyanza-Lac, ont été répandues. L'autorité communale estime que ces informations sont erronées. Selon cette autorité, des terroristes-génocidaires s'étaient déjà dissimulés non loin de ce pont ce 28 septembre 2001. Les forces de l'ordre ayant été averties, elles les ont immédiatement dispersés sans que ces criminels aient accompli leur dessein macabre. La même source a révélé par ailleurs que d'intenses combats opposent les forces de l'ordre aux terroristes-génocidaires sur les collines de Kabonga, Nyabigina et Muyange depuis bientôt une semaine. Enfin, l'autorité communale de Nyanza-Lac nous a appris que le port de Nyanza-Lac qui était initialement situé à Kabonga sur la frontière burundo-tanzanienne sera bientôt implanté au centre de la commune pour des raisons de sécurité.

Burundi - Droits de l'homme.

L'interdiction d'accès au Novotel à M. Rutamucero n'émane pas de son personnel, selon un des responsables de cet hôtel.

Bujumbura, le 1er octobre 2001 (Net Press). Dans son édition du 28 septembre 2001, la rédaction a rapporté que M. Diomède Rutamucero n'avait pas accès à l'hôtel Novotel tant que les officiers venus des 4 pays qui ont promis l'envoi des troupes étrangères sont encore au Burundi. Nous venons d'apprendre que c'est plutôt un policier qui a barré la route à M. Rutamucero et non un agent de sécurité du Novotel.

Par ailleurs, au moment où M. Rutamucero avait des démêlés à l'hôtel Novotel, des forces de l'ordre étaient occupées à fermer une salle de réunion à l'hôtel Méridien Source du Nil pour empêcher M. Rutamucero d'y animer une conférence publique. En réalité, la salle était réservée à l'UNESCO mais les forces de l'ordre sont quand même venues pour que M. Rutamucero n'y ait pas accès. Les gendarmes ont été obligés de rester sur les lieux tout l'avant-midi pour s'assurer que M. Rutamucero n'a pas animé sa conférence. Contacté au téléphone à ce sujet, un responsable de cet hôtel a indiqué qu'il n'est pas au courant de cela. Il a indiqué que M. Rutamucero a sollicité une salle à l'hôtel Méridien et on lui a rétorqué que la salle était occupée.

COMMUNIQUE BCB : AVIS DE RECRUTEMENT

La Banque de Crédit de Bujumbura S.M. voudrait recruter un auditeur interne. Le candidat doit justifier d'une formation universitaire de quatre ans dans un domaine économique. Une expérience en rapport avec le secteur bancaire est souhaitable. Les personnes qui désirent postuler à ce poste sont invitées à déposer à la réception de la Banque une lettre de demande d'emploi accompagnée de leur curriculum-vitae au plus tard le lundi 8/10/2001 à 17 heures à l'intention du service du personnel.

COMMUNIQUE

La Commission de Liquidation de la CADEBU informe les débuteurs de l'ex-CADEBU qu'ils devront continuer de payer leurs dettes par le biais des comptes n°1120/001.01 et 1120/001, tous ouverts à la BRB au nom de la CADEBU en Liquidation.

DANS LE CONFLIT BURUNDAIS, M. NELSON MANDELA S'EST DIT "DE