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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Anniversaire.

Le gouvernement de transition vient de boucler une année : le bilan de ses réalisations n'est pas des meilleurs, estiment les observateurs.

Bujumbura, le 1er novembre 2002 (Net Press). Il y a une année, jour pour jour, un gouvernement de transition que d'aucuns qualifiaient de large ouverture et d'union nationale, du moment qu'il renferme des membres de tous les partis politiques agréés et non-agréés ayant signé l'accord de paix d'Arusha (à l'exception notable du parti Parena), était mis en place à Bujumbura. Pour certains, une lueur d'espoir pointait à l'horizon alors que pour d'autres, rien de nouveau n'allait être apporté par le nouveau gouvernement. C'était le cas notamment du parti Parena qui faisait observer dans son bulletin d'information n° 17 (du 12 novembre 2002) qu'il ne s'agit pas d'"un gouvernement d'union nationale puisque les Tutsi ne se reconnaissent guère", mais plutôt d'un "gouvernement Frodebu-Cndd-Palipehutu, saupoudré de quelques Tutsi d'apparât pour faire diversion et pour permettre à la machine Frodebu de parachever le génocide des Tutsi et faire définitivement main basse sur le pays".

Une année après, on a l'impression que les pessimistes n'avaient pas tout-à-fait tort, étant donné que la vie dans ce pays est allée en s'empirant sur tous les plans. La paupérisation de la population a atteint des proportions inquiétantes, les hôpitaux sont devenus des lieux de détention pour des convalescents insolvables tandis que l'insécurité s'est généralisée dans tout le pays.

Bref, le bilan de ce gouvernement de transition, une année après son investiture en grande pompe par Nelson Mandela, en présence des chefs d'Etat de la sous-région, n'est donc pas des meilleurs. Même les partis et mouvements du G7 ou qui en sont politiquement proches le reconnaissent volontiers. Ainsi, dans un communiqué de ce 31 octobre 2002, le Cndd-Fdd, tendance Pierre Nkurunziza, constate que le gouvernement mis en place le 1er novembre 2001 a été incapable de ramener la paix. Son bilan se caractérise par "l'augmentation des massacres des populations innocentes, l'afflux du nombre des réfugiés, le pillage accentué des biens de la population, la poursuite du détournement des biens de l'Etat, et des manoeuvres visant à torpiller toute tentative de recherche d'une solution réelle aux problèmes de la guerre pour aboutir à une paix durable, permanente".

Plusieurs citoyens rencontrés à Bujumbura et dans tout le pays ont déclaré qu'ils ne se rappelaient même pas de cet anniversaire qui coïncide avec la Toussaint (dont ils se rappellent tous par contre), tellement, ont-ils ajouté, rien de positif n'est intervenu pendant tout ce temps et la situation est devenue même pire. Le gouvernement lui-même n'a pas jugé opportun de célébrer cet anniversaire autrement que par une brève déclaration radiotélévisée du vice-président de la République pleine plus de promesses que de réalisations.

Burundi - Détention.

Le président de l'Uprona non-négociateur comparait devant la cour suprême.

Bujumbura, le 1er novembre 2002 (Net Press). Près de quatre semaines après son arrestation, le président de l'Uprona non-négociateur, M. Charles Mukasi a comparu dans l'après-midi de ce 31 octobre 2002 devant la cour suprême. A l'issue de cette audience qui s'est déroulée à huis-clos, la cour a remis l'affaire en délibéré. Elle se prononcera ce lundi 3 novembre 2002 sur la régularité de la détention et dire si oui ou non M. Mukasi mérite le privilège de juridiction.

Il est à noter que le bureau politique de l'Uprona non-négociateur a rendu public un communiqué dans lequel il déplore l'emprisonnement "arbitraire" de son président et demande aux magistrats de ne pas céder aux pressions du gouvernement pour violer la loi qui doit être leur seule unique référence.

De son coté, la section de ce parti en zone Cibitoke a condamné dans son communiqué signé par 105 militants la "détention arbitraire de M. Charles Mukasi", avant de demander sa libération immédiate. Ils indiquent en effet que la seule infraction à sa charge est ses opinions politiques qui sont contre l'exclusion et le génocide. Ils demandent au gouvernement de respecter la liberté d'expression des opposants politiques et de s'inscrire dans le combat contre le génocide et ses promoteurs. Ils font enfin observer que mettre en prison Charles Mukasi ne signifie pas emprisonner les "Mukasi" ou ses idées politiques.

Burundi - Politique.

Le parti Parena plus que jamais dans le collimateur du pouvoir.

Bujumbura, le 1er novembre 2002 (Net Press). C'est ce qu'on a constaté à Bujumbura dans la matinée de ce 1er novembre 2002, jour qui, coïncidence ou pas, correspond au 26ème anniversaire de la prise du pouvoir par le colonel Jean-Baptiste Bagaza. Très tôt ce matin (à 4h), un contingent impressionnant de gendarmes du district de Bujumbura, avait ceinturé le domicile du président du Parena, Jean-Batiste Bagaza. Ils ont tenté à plusieurs reprises le passage, mais en vain, en raison du refus de coopération leur opposé par les soldats sud-africains qui assurent sa sécurité. Mais à un certain moment, l'ancien chef de l'Etat qui ne souhaitait en aucune manière une éventuelle confrontation entre sa garde rapprochée et les gendarmes, a autorisé que ceux-ci pénètrent son domicile.

Ils se sont introduits dans toutes les pièces, ont saisi 7 téléphones portables, dont celui de M. Bagaza qui n'a pas voulu donner les précisions nécessaires sur les autres objets emportés. Il s'est contenté de déclarer que les autres téléphones mobiles étaient destinés aux permanents provinciaux de son parti.

Mais, selon certains membres du Parena rencontrés près de la résidence de M. Bagaza, qui est restée bouclée toute la journée par la gendarmerie, de l'argent aurait été également emporté durant cette fouille de perquisition très musclée.

Signalons que d'après les mêmes sources, un officier gendarme aurait tenté d'arrêter le président du Parena en le saisissant violemment par la chemise. Sa garde se serait alors rapidement interposée, expliquant que si elle avait permis que ces gendarmes s'introduisent dans la parcelle, tout le reste - en particulier l'arrestation, sans leur consentement, de celui qu'ils sont chargés de protéger - était exclu.

Les gendarmes ont ensuite appelé des renforts, les soldats sud-africains de même, si bien qu'à l'heure où nos reporters s'y sont rendus, quasiment tout le quartier était bouclé par plusieurs dizaines de gendarmes. Juste derrière, il y avait, près de l'entrée de la résidence du colonel Bagaza, de nombreux militaires sud-africains qui étaient sur le qui-vive, et qui s'étaient manifestement préparés à toutes les éventualités puisqu'ils avaient même amené un de leur véhicule blindé.

Il serait reproché à M. Bagaza et à son parti d'avoir porté "atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'Etat", ce que refute l'ancien n° 1 burundais qui a indiqué à la presse (par téléphone, son domicile étant inaccessible, même aux journalistes) que ceux à qui on devait reprocher cela sont "armés ou à Dar-es-Salaam". Il s'est dit pas du tout étonné par ce qu'il lui arrivait, car "nous avons un mauvais gouvernement depuis 15 ans et nous le disons tous les jours : il faut que les choses changent pour que les Burundais retrouvent la vie ordinaire, normale, dans la quiétude". Selon lui, il est normal que lui-même et son parti ait un discours pareil, tout-à-fait opposé au régime, car " nous sommes de l'opposition". Il a par ailleurs prédit un "échec total de ce qui est en train de se tramer actuellement à Dar-es-Salaam, comme ce fut le cas de l'accord d'Arusha". Les négociateurs ne s'adonneront qu'au partage des postes, comme à Arusha, a-t-il ajouté.

Il a également déclaré craindre pour sa sécurité, puisque, a-t-il ajouté, " ils sont venus pour me harceler, m'intimider et éventuellement m'éliminer".

Concernant enfin l'éventualité d'un putsch fomenté par le Parena, comme le craindraient certains milieux proches du pouvoir, l'ancien chef de l'Etat burundais a réaffirmé qu'il souhaite que les choses changent, mais qu'en aucune façon, cela ne saurait passer ni par le génocide ni par des massacres.

Signalons que son entourage a énergiquement protesté contre les manières de la gendarmerie (et donc du pouvoir) en expliquant que cela est "tout-à-fait illégale" En effet, a poursuivi le même entourage, "ils auraient dû passer par les voies légales en demandant l'avis du sénat, dont fait partie le président Bagaza avant de procéder à cette perquisition".

A noter en outre que 4 membres du comité directeur du parti Parena ont été mis aux arrêts, certains dans la soirée de ce 31 octobre 2002, d'autres, ce matin.

Il s'agit de M. Benoît Ndorimana, membre du comité directeur national du Parena, arrêté ce matin au domicile de M. Bagaza et qui serait détenu dans les geôles de la documentation nationale (police présidentielle). Son domicile aurait été perquisitionné dans la même matinée avant qu'il ne soit arrêté. Il s'agit également de M. Zénon Nimubona (commissaire national chargé de l'information et porte-parole du parti) arrêté dans la soirée de ce 31 octobre 2002 (vers 22h) par des gendarmes tout près de chez lui, de M. Christophe Hicintuka, (secrétaire national permanent) arrêté ce matin chez lui. Deux de ses domestiques ont également été interpellés en même temps que leur patron. L'autre dirigeant du Parena arrêté est M. Léonidas Ntakaye, secrétaire général-adjoint chargé de l'administration, trouvé à son domicile dans la matinée de ce vendredi 1er novembre 2002. Signalons en passant que toutes les interpellations (survenues après environ 4 semaines de celle du président de l'Uprona non-négociateur) interviennent au moment où se poursuivent dans la capitale tanzanienne les négociations sur le cessez-le-feu. Alors que certains espéraient qu'elles aboutissent rapidement - malgré l'opposition farouche du Parena, de l'Uprona de Charles Mukasi et du reste de l'opposition tutsi au régime - ces négociations sont presque bloquées.

Le Cndd-Fdd de Nkurunziza refuse en effet de discuter à partir de l'accord auquel il ne souhaite visiblement pas adhérer. Ce qui pourrait expliquer en partie, selon les observateurs, la nervosité actuelle du pouvoir.

Signalons enfin qu'en début de soirée de ce 1er novembre 2002, le téléphone fixe de M. Bagaza a été subitement interrompu alors qu'il était fonctionnel jusque-là et que c'était le week-end. A l'heure qu'il est, il est donc devenu impossible de joindre l'ancien chef de l'Etat qui est ainsi complètement coupé du monde.

FONDS DE PROMOTION DE L'HABITAT URBAIN (FPHU)

AVIS A NOTRE AIMABLE CLIENTELE ET A TOUS NOS PARTENAIRES

Le Fonds de Promotion de l'Habitat Urbain (FPHU) a le plaisir d'informer son aimable clientèle et tous ses partenaires qu'il vient de déménager ses bureaux vers son nouveau siège sis Avenue de la Liberté, à côté de l'Ambassade de Belgique.

Avis de mise en vente

La "Société Industrielle et COmmerciale", SIRUCO s.a., met en vente un véhicule dont les caractéristiques sont les suivantes :

1. Marque : VW JETTA 2. Plaque : N° 01 BA 4573 3. Année de fabrication : 1994 4. Dédouané

Le véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité tous les jours ouvrables de 7h 30'à 12h 00' et de 14h 00' à 17h 30'dans les enceintes de la SIRUCO sise Boulevard du 1er Novembre, Quartier Industriel en face de SOGERBU II.

Les offres sous pli fermé portant mention "Offre pour achat véhicule WV JETTA" doivent être adressées à la dirction générale de la SIRUCO B.P 619 Bujumbura.

Une caution de soumisssion de 200.000 F est exigée. Elle sera versée à la caisse de la société. La caution est remboursable pour les soumissionnaires non gagnants mais déductible du prix pour le soumissionnaire gagnant. Elle ne sera pas remboursée au soumissionnnaire gagnant qui se désistera. Les offres sous pli fermé devront parvenir au secrétariat de la dirction générale au plus tard le 15 novembre 2002 à 17h 00. L'ouverture des enveloppes aura lieu en séance publique samedi le 16/11/2002 à parir de 9h 00 au siège de la société.

La SIRUCO se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle du véhicule.

 

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