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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Politique - Justice.

L'étau se resserre un peu plus sur Agathon Rwasa.

Bujumbura, le 1er décembre 2002 (Net Press). Alors qu'à Dar-es-Salaam et à Arusha Agathon Rwasa et son groupe semblent de plus en plus oubliés, un groupe d'intellectuels burundais qui se disent résolus, tout étant apolitiques, à faire tout ce qui est à leur pouvoir pour le retour à l'Etat de droit, viennent de rendre leur "verdict" dans l'affaire "Titanic". Ils estiment dans leur bulletin de réflexion "L'Alternatif" que pour mettre un terme à "plus de 40 ans de situations d'injustice quasi-quotidiennes et de crimes trop longtemps restés impunis", Agathon Rwasa, qui est accusé d'avoir été à la tête d'une opération ayant couté la vie à une vingtaine de personnes, dont une ressortissante britannique du nom de Charlotte Wilson, doit être rapidement arrêté et jugé pour ce crime qualifié par beaucoup de crime contre l'humanité. Tout en saluant l'initiative de la famille Wilson et du gouvernement britannique de poursuivre Rwasa et en ayant "osé montrer du doigt l'un des maux burundais : l'impunité", ce groupe d'intellectuels se dit néanmoins étonné de voir que "c'est comme si ces Britanniques venaient de faire une découverte alors que des milliers de Burundais sont tués tous les jours sur les routes burundaises par les hommes du même Rwasa sans que cela n'empêche le gouvernement britannique de soutenir ce qu'on a appelé "les négociations avec tous les belligérants", tout en sachant bien que ce sont des criminels, des fascistes assoiffés de sang".

D'après les auteurs de la réflexion, pour que le Burundi retrouve le chemin de la moralité, tous les criminels de quelque bord qu'ils soient, doivent être "mis hors jeu : les assassins du président Ndadaye, les planificateurs et les auteurs du génocide des Tutsi, les auteurs des différents massacres à travers tout le pays doivent tous être traduits en justice". Sinon on ne parviendra jamais à une paix véritable et pérenne, car tout reste "n'est que cercle vicieux et n'apportera aucune solution durable". Et comme pour dire que ces intellectuels ont raison, on apprend, pendant de temps, que le dernier round des négociations de Dar-es-Salaam n'ont abouti à aucun résultat tangible. Les deux parties s'accusent mutuellement, une fois de plus, d'être de mauvaise foi mais s'accordent à dire que "quelques progrès ont été réalisés dans le domaine militaire" alors que c'est toujours le statu quo dans le domaine politique. Le Cndd-Fdd de Nkurunziza voudrait apporter des amendements à l'accord d'Arusha auquel le gouvernement voudrait plutôt faire adhérer ce mouvement. L'autre point de désaccord qui subsiste est "le désarmément et le cantonnement" que le mouvement de Nkurunziza veut appliquer à "l'ensemble des forces belligérantes", au moment où le gouvernement estime qu'une armée nationale ne saurait être désarmée, encore moins cantonnée. C'est dans ce cadre qu'est intervenu le sommet régional sur le Burundi qui devait réunir ce dimanche 1er décembre 2002 à Arusha les chefs d'Etat de la sous-région (seuls ceux du Burundi, de la Tanzanie, de l'Ouganda, de l'Afrique du Sud se sont en fait déplacés) qui avaient espéré pouvoir se rencontrer juste après la conclusion d'un 2ème accord séparé de cessez-le-feu. On apprend aussi que JB Ndayikengurukiye se trouverait lui aussi en Tanzanie pour finaliser un accord "technique" obtenu avec Bujumbura à la suite de l'accord de cessez-le-feu signé dernièrement entre son mouvement et le gouvernement burundais et qui lui permettrait de regagner le Burundi pour mettre en application le contenu de l'accord du 7 octobre 2002.

Pour revenir sur Agathon Rwasa, signalons que le parti "Pajudé" est le tout premier à se prononcer sur l'affaire "Titanic" en saluant les "poursuites judiciaires enclenchées contre les criminels qui ont abattu de sang-froid les passagers innocents du bus Titanic". Il "exige de la justice burundaise et internationale d'établir les responsabilités de tous ceux qui sont accusés de crimes de génocide, de guerre et contre l'humanité, et de poursuivre toute personne ou organisation reconnue coupable afin de contribuer à la résolution de la crise burundaise. Car, le chemin y menant ne saurait passer que la lutte acharnée contre "l'impunité des crimes et tous ceux qui prônent l'immunité des criminels".

Burundi - Négociations.

Le Palipehutu-Fnl, aile Mugabarabona prépare ses troupes à la mise en application de l'accord de cessez-le-feu le liant au gouvernement burundais.

Bujumbura, le 1er décembre 2002 (Net Press). Dans un communiqué parvenu à notre rédaction et signé par un certain Rémy Kavakure, qui se présente comme le secrétaire de la commission chargée de la rénovation et du développement au sein du Palipehutu-Fnl (tendance Mugabarabona), ce mouvement remercie ses sympathisants pour leur soutien à l'accord du cessez-le-feu signé en date du 7 octobre 2002 avec le gouvernement burundais. En même temps, il les invite à se tenir prêts pour la mise en application de cette accord, car ceci ne saurait tarder, poursuit le comuniqué. Il invite ses militants à ne pas prêter l'oreille à "des gens qui, comme Agathon Rwasa et ses amis, s'adonnent à la subversion, car comme vous le voyez un peu partout en Afrique, tous les conflits armés se résolvent toujours par des compromis politiques".

Burundi - Santé.

Les Burundais se mobilisent contre la "peste du 3ème millénaire".

Bujumbura, le 1er décembre 2002 (Net Press). Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale dédiée à la lutte contre le Sida - cette terrible maladie qualifiée par certains spécialistes de "peste du 3ème millénaire", les associations nationales qui luttent contre le Sida se sont jointes ce week-end au reste du monde. Le grand thème retenu cette année est "la lutte contre les discriminations de toutes sortes à l'égard des malades du Sida". Au cours de la journée de ce 30 novembre 2002, beaucoup d'activités de sensibilisation un eu partout dans la capitale, comme dans tout le pays, ont été organisées sous les auspices du conseil national de lutte contre le Sida et le ministère en charge de la lutte contre le Sida. Au mess des officiers de la capitale, "l'alliance des femmes épouses de militaires contre le Sida" a organisé une conférence et projeté un film de sensibilisation en faveur de la lutte contre ce fléau. La présidente de l'association, a indiqué que celle-ci (qui n'est vieille que d'une année) a déjà à son actif quelques bonnes réalisations telles que l'assistance à certaines personnes en leur permettant d'avoir accès aux anti-rétroviraux.

Ce 1er décembre 2002, les cérémonies ont commencé par une messe en mémoire des victimes de cette maladie, qui a eu lieu à la cathédrale Regina Mundi. Elles se sont poursuivies au stade prince Louis Rwagasore où plusieurs groupes d'animation se sont exhibés. Le représentant des personnes qui vivent avec le Vih/Sida, M. Léopold Bigirimana, a souligné que le Sida est un vrai problème de santé publique et de société qui touche tout le monde, "puisqu'il n'a même pas peur des gens qui portent les armes". Il a enfin souhaité que le projet de loi portant protection des personnes infectées soit rapidement promulgué. De son côté, le ministre à la présidence chargée de la lutte contre le Sida, Mme Geneviève Sindabizera, a appelé tous les Burundais à ne pas discriminer les personnes vivant avec le Vih/Sida. En effet, a-t-elle expliqué, ces personnes ont un grand rôle à jour dans la socité car elles peuvent, mieux quiconque, être efficaces dans la sensibilisation à la lutte contre la terrible maladie, surtout dans les milieux des jeunes. Elle a souligné que le gouvernement compte réduire sensiblement les prix des anti-rétroviraux et aider les personnes infectées à trouver des activités génératrices de revenus.

Nécrologie : Hommage à la mémoire de M. Rénovat Samoya (1943-1992).

Rénovat Samoya alias "Mucoke" ou "Saminyange" pour les proches, naquit à Mayuyu, commune Mukike, Bujumbura rural, en 1943. Il fut de brillantes études respectivement au collège du St Esprit, puis à l'Université de Loumanosov en ex-URSS. Il fut l'un des deux premiers Burundais à faire des études géologique et fut un brillant ingénieur géo-chimiste. Grand patriote, serviteur zélé de l'Etat, nanti d'une grande conscience d'une bonne gestion de la chose publique, il a dirigé le département de la géologie et ses divers projets de recherche minière de 1977 à 1987 avant de travailler au cabinet du ministère de l'énergie et des mines comme conseiller. Il mourut en 1992 suite à une opération chirurgicale en Suisse où il avait rejoint sa famille en mission diplomatique. Il a laissé une épouse et 3 enfants qui vivent actuellement en Suisse et au Canada. La famille, les amis, les anciens collègues, tous gardent en mémoire le souvenir d'un homme intègre, affable, plein d'humour à en revendre dont la devise de vie était : "Kw'isi urakora ikibi iciza caheze". A l'occasion du 10ème anniversaire de son décès, une messe en sa mémoire a été célébrée ce dimamche 1er décembre 2002, à la Chapelle du Lycée Vigizo à 13 heures.

OFFRE D'EMPLOI

La Banque de Commerce et de Développement, (B.C.D. s.a), voudrait porter à la connaissance du public que contrairement à ce qu'a pu faire croire son communiqué de recrutement d'une unité de niveau ISCO, section Comptabilité ou équivalent paru dans Net Press du 29 novembre 2002, l'une des conditions exigées est que le candidat doit être âgé de 30 ans au maximum (et de 30 ans non au minimum). En outre, la date limite de dépôt des candidatures est fixée au lundi 2/12/2002 à 17h 30 (et non au samedi le 30 novembre 2002, comme précédemment annoncé). Les autres données restent inchangées.