NET PRESS

![]()
Burundi - Télécommunications.
Le personnel de l'Onatel souhaite ardemment qu'une solution adéquate à la crise interne de cette société soit trouvée avant la fin du mois de janvier 2002.
Bujumbura, le 2 janvier 2002 (Net Press). Le personnel de l'office national des télécommunications (Onatel) a continué à observer ce matin sa grève entamée le 19 décembre 2001. Ce personnel ne s'est pas réuni, comme cela était devenu une habitude, dans la cour de leur société, en raison notamment d'une présence renforcée des éléments de la police de sécurité publique (PSP). Ces travailleurs ont alors opté de se rendre dans les enceintes de l'ancienne école nationale des télécommunications afin de se convenir sur les consignes et stratégies à adopter dans les jours à venir, dans le bras de fer qui les oppose à leur direction. C'est alors qu'est intervenue de façon musclée la police qui a dispersé tout le monde.
Les agents et cadres de l'Onatel avaient déjà largement eu le temps de s'entendre qu'il faut garder la sérénité et surtout de rester soudés jusqu'à la satisfaction de leurs revendications, selon du moins le secrétaire général du syndicat de l'Onatel, M. Léonard Mukerantore. Il a démenti que son syndicat constitue, comme veut le faire croire l'actuelle direction de l'Onatel, "le problème numéro un", en déclarant que tout le personnel est soudé et que pas un seul travailleur n'est prêt à reprendre le service avant la satisfaction de la principale revendication qu'est le retrait de la signature du directeur général de l'Onatel à l'accord d'interconnexion dernièrement signé en catimini avec son homologue de Télécel-Burundi.
M. Mukerantore a par ailleurs déclaré que le départ de l'actuel directeur général de l'Onatel ne constitue aucunement une priorité, encore moins un objectif du personnel de cette entreprise. "Pour nous, l'urgence consiste au fait que le directeur général de l'Onatel retire sa signature, car, sinon, notre maison qu'est cette entreprise va s'écrouler. Nous devons tout faire pour que cela n'arrive pas", a indiqué le syndicaliste. Il a interpellé les hautes autorités de l'Etat afin qu'une solution adéquate soit rapidement trouvée à ce conflit qui n'a fait que trop durer. "Cinq grèves en une année, c'est trop et nous-mêmes n'en sommes pas contents", reconnaît-il volontiers, tout en ajoutant : "Qu'on comprenne que nous n'avions pas de choix puisque nous ne pouvons pas croiser les bras devant une situation qui risque de conduire droit notre société, de surcroit publique, vers la liquidation pure et simple".
Le secrétaire général du syndicat de l'Onatel, comme tous les travailleurs de la même société rencontrés par notre reporter, invite ardemment les plus hautes autorités de ce pays à faire en sorte que la crise interne à l'Onatel soit réglée avant la fin de ce mois de janvier 2002.
Espérons que cet appel sera entendu afin que ce conflit qui n'a fait que trop durer, de l'avis de tous les observateurs, soit définitivement résolu. Il y va de l'intérêt public.
Burundi - Média.
Le site Rugamba de "Net Press" toujours classé parmi les 10 premiers sites web francophones en compétition sur le moteur de recherche "Fr@ncité".
Bujumbura, le 2 janvier 2002 (Net Press). Depuis que le site "Rugamba" (propriété de l'Agence "Net Press") est en compétition avec d'autres sites web francophones, il est toujours classé parmi les 10 premiers. Cette semaine, il vient, avec 26.170 points, en 7è position, sur un total de 4.753 sites en compétition.
Dans la catégorie "média et actualité", le site Rugamba est indétronable à la première place qu'il occupe depuis qu'il est entré en compétition (depuis donc plusieurs semaines ou mois). A 15h, heure locale (soit 13h en temps universel), de ce 2 janvier 2002, le site Rugamba affichait 180.744 visiteurs depuis le 21 mars 2001.
Burundi - Justice.
Les détenus de la prison centrale de Mpimba déplorent la violation "constante" du règlement d'ordre intérieur des administrations pénitentiaires.
Bujumbura, le 2 janvier 2002 (Net Press). Les "locataires" de la prison centrale de Mpimba se plaignent de plus en plus que le règlement d'ordre intérieur est constamment violé par l'administration pénitentiaire. Ils s'indignent par exemple que les sorties et congés pour des motifs bien connus dans le règlement d'ordre intérieur ne soient plus accordés. Ainsi , le règlement prévoyait qu'un détenu pouvait participer aux événements heureux ou malheureux survenus à sa famille. Actuellement ils regrettent qu'ils n'aient plus droit à participer à l'enterrement des leurs comme avant.
C'est pour cela que ces détenus viennent d'adresser une correspondance au ministre de tutelle pour lui demander de lever cette mesure qui, selon eux, ne fait que nuire à la dignité de la personne humaine.
Rappelons que les congés permettaient aux prisonniers de se relaxer un tout petit peu et de chercher de quoi subvenir à leurs besoins.
Des sources proches de Mpimba nous signalent que le directeur de la prison centrale de Bujumbura, le colonel Cymaque Kobako vient d'interdire l'introduction du sucre dans les enceintes de cette maison d'arrêt. Ce produit est en effet suspecté de constituer la matière première de plusieurs boissons locales hyper-alcoolisées.
Burundi - Sécurité.
Des bandits armés volent en pleine journée dans un quartier de la capitale.
Bujumbura, le 2 janvier 2002 (Net Press). Un vol d'une somme de 30.000 Fbu a été commis à la parcelle n°30 de la 9è avenue de la zone Buyenzi ce1er janvier 2002 vers 13h. Ces bandits armés se sont dirigés vers un kiosque téléphonique et ont menacé à l'aide d'une arme la personne qui était à l'intérieur. C'est ainsi qu'ils ont pris tout l'argent que contenait la caisse.
Rappelons que la zone Buyenzi est victime, depuis quelques jours, de vols armés à répétition et presque quotidiens. Rappelons également que deux bandits avaient été tués dans ce quartier dans la nuit du 29 au 30 décembre 2001 lorsqu'ils tentaient de fuir, après avoir constaté leur échec dans une tentative de vol à main armée .
Burundi - Société.
Un haut cadre de l'Etat supervise la démolition de la clôture d'une maison appartenant à un député du Frodebu.
Bujumbura, le 2 janvier 2002 (Net Press). Dans la nuit du 30 au 31 décembre 2001, le député Michel Baranda, domicilié à Mutanga-Nord a été victime d'une attaque d'un groupe d'hommes qui étaient sous les ordres d'un haut cadre du centre de perfectionnement en cours d'emploi (CPF) et membre influent de l'Uprona négociateur, M. Donatien Muryango.
Cette scène rocambolesque s'est produite vers 20 heures quand M. Muryango, initialement chef des blocs du quartier Mutanga-Nord, à un kilomètre de l'hôpital militaire de Kamenge, a mobilisé des hommes visiblement dans le but de démolir la clôture récemment érigée autour de la maison du député du Frodebu, M. Michel Baranda. Celui-ci a demandé à M. Muryango s'il est responsable de cette agression et l'autre a répondu par l'affirmative. Ses hommes ont littéralement mis à terre cette clôture en présence de l'occupant des lieux (puisqu'il n'est que locataire) qui n'a pu qu'être étonné. Il y avait aussi les voisins immédiats du député Baranda qui assistaient impuissants à cette scène.
Contacté par la rédaction, le député Baranda a indiqué que l'affaire se trouve déjà dans les mains de la police. Il a nié avoir un conflit personnel avec Muryango, mais a reconnu que la construction de cette clôture n'avait pas requis l'accord de tous les occupants des 3 blocs de Mutanga-Nord. Cet espace devait être réservé aux jeux des enfants de ce quartier.
Burundi - Sécurité.
Trois personnes tuées par grenade dans un bistrot de Mpanda ...
Bubanza, le 2 janvier 2002 (Net Press). Trois personnes ont été tuées ce 1er janvier 2002 et 7 autres grièvement blessées alors qu'elles prenaient ensemble un verre dans un bar de la commune Mpanda, en province Bubanza. A l'origine de l'incident, 4 jeunes gens qui fêtaient le Nouvel an avaient pris un verre de trop. Le propriétaire du bar leur a demandé de régler la facture mais ceux-ci ont tardé à s'exécuter. L'un des 4 convives qui avait une grenade dans ses poches l'a ressortie on ne sait pas encore pourquoi. Ses voisins directs qui s'en sont vite aperçus se sont rués sur lui afin de le désarmer. Mais c'était trop tard puisque le jeune homme avait déjà dégoupillé la grenade. Celle-ci a tué sur-le-champ 3 personnes, dont l'auteur de l'attentat.
Sept autres personnes ont été blessées dont 3 grièvement. Celles-ci ont été immédiatement conduites vers l'hôpital Prince Régent Charles où elles reçoivent des soins intensifs. Pour leur part, les 3 jeunes hommes précédemment convives du meurtrier et qui l'ont échappé belle sont pour le moment entre les mains de la police.
![]()