NET PRESS

Burundi - Parti politique.
Une réunion particulièrement agitée des organes dirigeants de l'UPRONA en mairie de Bujumbura !
Bujumbura, le 2 mai 2001 (Net Press). Ce samedi 28 mai s'est tenus à la permanence de l'UPRONA, "Kumugumya" (que certains appellent déjà "Kukivumbiko") une réunion des organes de l'UPRONA (négociateur) en mairie de Bujumbura avec comme principal thème à l'ordre du jour : "Quelles réponses au défi de l'heure : sécurité, conditions soci-économiques et gestion de l'Etat) ?"
Près de 300 personnes avaient été invitées mais seules 40 personnes ont été autorisées à participer à la réunion. La direction de l'UPRONA négociateur n'avait pas lésiné sur les moyens puisqu'elle avait requis une vingtaine de policiers et gendarmes pour refouler ceux dont cette direction ne voulait pas. Et ils étaient nombreux les pauvres militants et militantes du parti de Rwagasore des quartiers périphériques de la capitale qui avaient fait le déplacement. Mais il semble qu'ils étaient de l'autre aile, celle de Charles Mukasi qui est, selon toute vraisemblance, la populaire.
Cette réunion qui était supposée être "élargie" ne l'a finalement pas été puisque seuls 40 hauts cadres de l'Etat nommés pour la plupart par décret ont été autorisés à y participer.
Après la sélection des participants -scène que la Télévision Nationale a filmée puisqu'elle vait été invitée à couvrir le "grand" événement-, la réunion a pu commencer, avec des interventions aux contenus variés mais qui, pour la plupart (et certainement pour la première fois), s'en prenaient ouvertement au gouvernement en place accusé de ne pas faire assez pour la sécurité des citoyens.
Deux intervenants ont particulièrement demandé que l'UPRONA ou le gouvernement désignent clairement la force politique qui doit détendre la cause des Tutsi, à l'instar de ce qu'ont fait les parties d'obédience hutu et leurs "bandes armées". Sinon, ont-ils dit, le citoyen tutsi de ce pays aura toujours l'impression qu'il est laissé à lui-même face aux "bandes des terroristes-génocidaires". Encore que, ont-ils ajouté, beaucoup de choses vont de mal en pis, notamment sur le plan sécuritaire.
Par contre, un autre intervenant, d'origine hutu probablement, a demandé à ce l'UPRONA se retire du G10, "un groupe qui défend ou est supposé défendre uniquement les intérêts des Tutsi". Sinon, a-t-il ajouté, les Hutu de l'UPRONA se sentiront quelque peu exclus de leur parti. Le dernier intervenant a regretté la discrimination qui a été faite à l'endroit de certains militants en arguant que "le parti du Prince Louis Rwagasore est d'abord celui de l'unité et du rassemblement".
Selon certaines informations, cette réunion avait surtout le but de montrer au médiateur Mandela que l'UPRONA négociateur n'est pas une "petite aile" mais que c'est une grande formation politique "qui compte au Burundi". Si cela venait à être confirmé, les dirigeants de l'UPRONA-Rukingama auront atteint leur objectif quelque peu gâché néanmoins par cette image d'expulsion de certains militants qui souhaitaient pourtant participer à cette réunion.
Burundi -Justice.
La Chambre criminelle de Bujumbura poursuit sa session ...
Bujumbura, le 2 mai 2001 (Net Press). La chambre criminelle de Bujumbura continue à traiter les dossiers des massacres qui endeuillent ce pays depuis le mois d'octobre 1993. Ainsi, ce 2 mai 2001, il était prévu une audience publique du procès d'un député du FRODEBU de la circonscription de Kayanza, accusé avec ses 5 co-inculpés de massacres. Demain 3 mai 2001, 21 autres personnes doivent comparaître devant la même cour. Elles sont accusées de meutres, massacres, assassinats et pillage. Signalons d'autre part que la prison centrale de Mpimba a acueilli en fin de la semaine écoulée 14 nouveaux pensionnaires. Ces nouveaux détenus sont accusés de "vols qualifiés", "complicité de vols qualifiés" et "incitation à la débauche et à la prostitution".
Burundi - Politique.
"PA-Amasekanya" invite une nouvelle fois le pouvoir en place à rendre le tablier ...
Bujumbura, le 2 mai 2001 (Net Press). Alors que le président Buyoya a réaffirmé hier, à l'occasion de la fête du travail, qu'il n'entend pas quitter le pouvoir, le mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya vient de rendre publique une déclaration dans laquelle il invite le gouvernement actuel à "rendre le tablier", s'étant montré "incapable de donner la paix et le pain". PA-Amasekanya accuse par ailleurs le pouvoir en place de "nier, d'"occulter et de banaliser le génocide des Tutsi que continue de commettre le parti FRODEBU depuis le mois d'octobre 1993". Ce mouvement n'épargne pas non plus "certains représentants de l'ONU, de l'OUA, de l'Union Européenne et certains chefs de mission diplomatique qui s'investissent dans des négociations qui ont pour objectif d'amnistier les responsables de ce génocide et la poursuite de ce crime des crimes".
PA-Amasekanya fait au passage un clin d'oeil à la population acculée à fuir à tout moment l'avancée des terroristes-génocidaires en l'appellant à "s'organiser et (à) se sacrifier pour résister à ces criminels plutôt que d'espérer des miracles d'un pouvoir qui fait le partenariat avec les terroristes-génocidaires".
Pour PA-Amasekanya, le Burundi manque une bonne administration, capable d'encadrer la population pour mieux lutter contre le génocide, du simple fait que ses auteurs et commanditaires se retrouvent assez représentés dans cette même administration. Et de s'étonner que cette dernière fait semblant de découvrir maintenant que "les bandes armées" ne veulent ni négocier ni le cessez-le-feu, ni le partage du pouvoir. D'après le même mouvement, le gouvernement "doit cesser ses activités pour son intérêt et celui des Burundais" puisqu'il est "incapable d'amorcer le premier pas vers le retour à la paix", qui est, pour lui, la "condamnation et la dénonciation des organisations racistes et génocidaires et de leurs chefs". Enfin, PA-Amasekanya lance un appel à l'ONU, à l'OUA, à la Communauté Européenne, au gouvernement français et à ceux des autres pays de "cesser d'encourager le Burundi dans des voies sans issue". (Voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Divers.
Rumonge : un homme se fait tuer pour s'être opposé au viol d'une fillette de 9 ans.
Rumonge, le 2 mai 2001 (Net Press). Un homme répondant au nom d'Egide Batungwanayo a été assassiné dans la soirée du 1er mai 2001 dans la localité de Kigwena, en commune de Rumonge (province de Bururi). La victime a été tuée par un homme armé qui tentait de violer une fillette de 9 ans, au seul motif qu'il voulait l'empêcher de commettre ce forfait. Le violeur, touché dans son amour propre, a menacé M. Batungwayo de l'abattre s'il ne s'éloignait pas immédiatement. Ce dernier a refusé d'"obtempérer"et l'autre a tiré sur lui à bout portant. Batungwanayo n'est pas mort sur-le-champ mais quelques minutes plus tard, alors qu'on l'acheminait vers l'hôpital. Le violeur-assassin a été appréhendé et se trouve depuis entre les mains de la police.
Signalons d'autre part que la vie du jeune élève blessé hier (1er mai 2001) par balle et par mégarde par un militaire opérant à Rumonge, n'est pas du tout en danger contrairement à ce qu'avaient affirmé certaines sources.
Burundi - Corridor Nord
Vers la redynamisation de l'accord de transit du Corridor Nord.
Bujumbura, le 2 Mai 2001 (Net Press). Une délégation du secrétariat permanent de l'Autorité de coordination du Corridor Nord vient de séjourner au Burundi. Cette visite avait pour but de réviser et d'actualiser l'accord de transit du Corridor Nord, signé en 1985 par l'Ouganda, le Rwanda, le Kenya et le Burundi pour faciliter le mouvement des marchandises entre ces pays. Ces derniers ont été rejoints en 1987 par la RDC. Rappelons qu'à ce jour, 9 protocoles d'accord ont été signés dans le cadre du Corridor Nord et dans les domaines des facilités de transit, des facilités douanières, du transport des marchandises dangereuses et des assurances. Mais il n'y a aucune amélioration notable, ce qui a amené cette organisation a solliciter le concours de la CEA (Commision Economique des Nations-Unies pour l'Afrique) pour revoir et actualiser tous ses textes qui étaient supposés faciliter le mouvement des marchandises entre ces pays par l'accord mutuel de droit de transit.
COMMUNIQUE : UNE GRANDE FOIRE A PORT-LOUIS DE L'ILE MAURICE.
La Chambre de Commerce, d'Agriculture et d'Artisanat du Burundi (CCIB), en collaboration avec la société TEMBO BURUNDI (représentant au Burundi de la société MCFI), annonce la tenue d'une foire-exposition-vente du 18 au 21 mai 2001 à Port Louis, à l'île Maurice. - Environ 70 exposants venant de SHENZHEN en Chine; - Une grande variété d'articles sera exposée.
Tenez : Appareils électriques, électroniques, jouets, batteries, chaussures, ventilateurs, outils de jardinage, fleurs en plastique, appareils HI-FI, luminaires, montres, caméras, produits de textile, téléphones, VCD, DVD, et autres appareils similaires.
* Opérateurs économiques, hommes d'affaires, ne ratez pas cette occasion qui vous offre non seulement les produits exposés hors taxes, mais aussi de nouer des contacts avec les hommes d'affaires mauriciens et chinois.
* Pour toute information, contactez la CCIB au 228604 ou la maison TEMBO-BURUNDI au 211034.
