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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Processus de paix.

Les parties signataires de l'accord d'Arusha se retrouvent autour du médiateur Mandela.

Johannesbourg, le 2 juillet 2001 (Net Press). Les 19 parties signataires de l'accord d'Arusha sont attendues mardi 10 juillet 2001 en Afrique du Sud pour une rencontre avec le médiateur Nelson Mandela. De sources proches du médiateur, cette session de travail qui durera deux jours, va se pencher sur la question du leadership de la transition. Les mêmes sources précisent que le choix de l'Afrique du Sud comme lieu de rencontre a été dicté par le fait que la date du 10 juillet 2001 est très proche de celle de Lusaka (Zambie) qui, le 9 juillet 2001, abritera un sommet de l'OUA. En outre, lors du sommet de Lusaka, le médiateur aura des entretiens informels avec les chefs d'Etat de la sous-région pour un briefing sur l'état d'avancement du processus de paix inter-burundais, notamment la question du leadership de la transition, précisent les mêmes sources.

Rappelons que lors de la dernière rencontre du 22 juin 2001 avec le président Buyoya, les représentants du Frodebu et de l'armée, le médiateur Mandela avait déclaré que le processus de paix burundais était au bord d'une "percée importante". Mandela devrait donc lors du prochain sommet régional sur le Burundi, révéler ce que beaucoup d'observateurs considèrent comme "une solution de surprise" à la question du leadership de la transition, ainsi qu'à l'incapacité des Burundais de la résoudre eux-mêmes. Signalons que le sommet d'Arusha du 23 juillet 2001 connaîtra la participation d'une douzaine de chefs d'Etat de la sous-région, dont l'Ougandais Museveni qui préside l'initiative régionale sur le Burundi, le Tanzanien Mkapa, le Kenyan Arap Moï, le Rwandais Paul Kagamé ainsi que le Congolais Joseph Kabila.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires décidés à faire pression à leur façon sur la capitale Bujumbura.

Kigoma, le 2 juillet 2001 (Net Press). Selon des informations circulant dans les camps de réfugiés burundais de Kigoma (Tanzanie), les terroristes-génocidaires burundais auraient reçu la consigne, de la part de leurs chefs basés dans ces mêmes camps, de maintenir leur pression sur la capitale Bujumbura en semant l'insécurité sur les grands axes routiers desservant cette ville et en appelant les populations des contreforts surplombant cette ville à ne plus approvisionner les citadins en denrées alimentaires. Ces criminels qui pullulent un peu partout au Burundi, ont respecté la consigne en signalant leur présence par le massacre sauvage d'innocents passagers empruntant pratiquement toutes les routes desservant la capitale : à Mpanda, à Mubimbi, ... Le Sud du pays, et plus particulièrement la région Mabanda-Nyanza-Lac, n'a pas été épargné. Partout, la logique est la même : empêcher les paysans de Bujumbura Rural, les commerçants de Nyanza-Lac, Bubanza et Rugombo d'approvisionner la capitale. Néanmoins, malgré les menaces du Palipehutu-Fnl, les festivités marquant le 39è anniversaire de l'indépendance nationale se sont déroulées sans grand problème partout dans le pays et les populations y ont répondu massivement, à la grande satisfaction des pouvoirs publics.

Burundi - Sécurité.

De nouvelles infiltrations de terroristes-génocidaires signalées à l'Est du pays.

Ruyigi, le 2 juillet 2001 (Net Press). De nouvelles infiltrations de terroristes-génocidaires en provenance de la Tanzanie ont été signalées jusqu'à la fin de la semaine écoulée en province de Ruyigi. Ces criminels seraient entrés par petits groupes de 10 personnes par la commune Kinyinya et auraient continué leur route vers Nyabitsinda, avant de rejoindre la province Gitega où ils espèrent être bien reçus par les populations des commune Itaba, Gishubi, et Bukirasazi notamment. C'est dire que les provinces de l'Est du pays devraient s'attendre, dans les prochains jours, à de nouvelles difficultés dans le domaine de la sécurité. La ville de Gitega serait la plus visée par ces criminels du Cndd-Fdd qui n'ont jamais réussi qu'à destabiliser les abords de cette deuxième ville du Burundi, à l'instar de ce que font leurs compères du Palipehutu-Fnl à Bujumbura.

Burundi - Sécurité.

L'accalmie se confirme en province Cankuzo.

Cankuzo, le 2 juillet 2001 (Net Press). Depuis la mi-mai 2001, la sécurité se porte relativement bien dans la province de Cankuzo où la paix et la sécurité avaient été gravement perturbées pendant la première quinzaine de ce mois par plusieurs attaques à répétition des terroristes-génocidaires qui ciblaient particulièrement des biens à piller mais qui ne s'empêchaient d'abattre l'une ou l'autre personne leur ayant opposé la moindre résistance.Seuls quelques cas isolés de banditisme armé continuent à être signalés dans les communes Mishiha, Gisagara et Cendajuru, frontalières à la région tanzanienne de Kigoma.

Pour sa part, la commune Kigamba, frontalière à la région de Kagera, ne se plaint pas en matière de sécurité, du fait de la très bonne collaboration des autorités de cette région. Ainsi par exemple, dans la nuit du 18 au 19 juin 2001, ces autorités avaient réagi vigoureusement à une agression des terroristes-génocidaires qui avaient essayé d'attaquer sans succès la province Cankuzo avant de faire un petit ricochet par la localité tanzanienne de Rumashi. Ces criminels ont dû s'enfuir jusqu'à Kigoma; ceux qui ont été attrapés ont été dépouillés de leurs tenues militaires et de leurs armes. En date du 26 juin 2001, les forces de l'ordre tanzaniennes opérant dans le district de Kagera ont tué à Kiga (en face de la commune Gisagara) deux terroristes-génocidaires qui avaient réussi à se sauver la première fois. Elles en ont capturé trois autres.

Burundi - Marchés publics.

La direction générale des marchés publics et la régie des services aéronautiques (RSA) en désaccord total sur deux marchés de cette dernière.

Bujumbura, le 2 juillet 2001 (Net Press). Il s'agit de deux marchés de la RSA, "fourniture et installation d'un câble moyenne tension long de 12 km" et "fourniture et installation des câbles de bâlisage et leurs accessoires". La société SOBELEC avait gagné le marché mais son exécution n'a pas respecté les limites de la convention entre les deux sociétés. Comme remarques, la sous-commission technique avait mentionné des cas de câbles qui ont été endommagés au cours de l'exécution du marché, un retard de 200 jours dans l'exécution de ce même marché, etc. Ce sont entre autres ces raisons qui ont fait que la sous-commission a refusé de réceptionner définitivement les travaux réalisés par la société SOBELEC. Mais les deux sociétés s'étaient dans l'entre-temps convenues de réparer de commun accord les câbles endommagés au cours de l'exécution du marché.

Ce marché a été finalement cassé pour être relancé. Mais au moment où un appel d'offres international pour la fourniture et l'installation des câbles de télécommnades a été relancé, une autre société (HYGECEL) s'est présentée. La direction générale de la RSA préféra passer par des consultations et HYGECEL s'est retirée de la soumission. C'est encore une fois la société SOBELEC qui a gagné ce marché. Deux conseillers techniques et juridiques des marchés publics, respectivement MM. Joas Ndayiragije et Ildephonse Bigirimana, tous membres de la sous-commission de réception évoquent beaucoup d'irrégularités techniques dans l'exécution de ce marché et semblent se plaindre que la RSA n'a daigné répondre même à des correspondances de la direction générale des marchés publics. Ce qui, à leurs yeux, signifie que la RSA a reconnu ses erreurs.

Burundi - ONG - Société.

L'ONG "MEMISA-COPED" particulièrement engagée pour la paix et la réconciliation au Burundi ...

Bujumbura, le 2 juillet 2001 (Net Press). L'organisation non-gouvernementale burundo-hollandaise "MEMISA-COPED" est décidément très engagée pour la paix et la réconciliation nationale au Burundi. En effet, après le premier "festival des enfants" qu'elle avait organisé au stade prince Louis Rwagasore en date du 27 janvier 2001 (et qui avait vu la participation de plus de 20.000 écoliers de la capitale), cette ONG a organisé ce samedi 30 juin 2001 d'autres activités pour 10.000 enfants fréquentant les écoles primaires des quartiers Nord de Bujumbura. Ces enfants ont déclamé, au Centre Jeunes Kamenge et au CECINGA (Centre de Cinéma de Ngagara), des poèmes et des sketches qui avaient pour principal thème "la paix et la réconciliation au Burundi". Ils ont aussi entonné des chansons dont ils sont eux-mêmes les auteurs-compositeurs. Au terrain de football du CECINGA, un match a opposé au cours de la même journée et dans le même cadre, la sélection Gihosha-Kamenge à celle de Ngagara-St Kizito . Ce match s'est soldé par un score de 0 à 2 buts en faveur de cette dernière sélection.

Pour l'abbé Jean-Berchmans Nzisabira, co-directeur de cette ONG, il s'agissait d'atteindre les parents en passant leurs enfants pour transmettre des messages de paix.

Rappelons que cette ONG est surtout connue pour ses interventions médico-humanitaires qui lui avaient créé des ennuis il y a quelques semaines au Sud du pays (Makamba) où 6 de ses agents qui formaient une clinique mobile, avaient été enlevés par des terroristes-génocidaires du CNDD. Ils avaient été ensuite conduits en Tanzanie avant leur libération survenue après quelques jours de captivité et de très longues négociations.

Rectificatif : Une petite erreur de frappe s'est malencontreusement glissée dans notre premier article d'hier 1er juillet 2001. La perte de la souveraineté du Burundi est survenue le 6 juin 1903 et non le 6 juin 1908, comme mentionné dans la dépêche. L'agence "Net Press" s'en excuse auprès de ses fidèles lecteurs.

 

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