NET PRESS  
TEL.(257)217080
B.P. 2775
FAX.(257)217614
E-MAIL ADDRESS:netpress@cbinf.com
SITE WEB http://www.cbinf.com/netpress.bi
Bujumbura-Burundi.

Burundi - Justice.

"Il est hors de question que les génocidaires de 1993 soient considérés comme des prisonniers politiques", estime l'Uprona négociateur.

Bujumbura, le 2 juillet 2002 (Net Press). La question des fameux "prisonniers politiques" continue à faire couler beaucoup d'encre et de salive. C'est ainsi que l'Uprona-négociateur déclare, dans un communiqué de presse, qu'il est "hors de question que les génocidaires de 1993 soient considérés comme des prisonniers politiques candidats à la libération conditionnelle ou à la liberté provisoire car le génocide étant un crime contre l'humanité réputé imprescriptible et non-amnistiable.

Ce parti s'en prend aux déclarations du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement qui a "versé dans l'opinion un sujet particulièrement sensible par tout citoyen épris de paix". Et d'ajouter que dans le chef du ministre, et nonobstant les conclusions du conseil des ministres ad hoc, tous les détenus poursuivis pour des crimes liés à la crise d'octobre 1993 sont des prisonniers politiques. C'est pour cela que ce parti demande au gouvernement d'apporter la lumière nécessaire sur les véritables conclusions des délibérations du conseil des ministres sur cette question. Ce discours désoriente complètement l'opinion, estime le parti du professeur Luc Rukingama.

La même formation politique indique qu'au cours de la "crise de 1993, un génocide a été perpétré". Certains des auteurs de ce crime contre l'humanité ont été appréhendés et sont actuellement détenus. L'Uprona négociateur rappelle dans le même communiqué que la commission indépendante chargée d'étudier les questions relatives aux prisonniers a recommandé la libération par des voies légales des détenus politiques à l'exception de ceux régulièrement prévenus ou condamnés pour des crimes de sang.

Burundi - Administration.

Le directeur général de la Regideso suspendu par son ministre de tutelle.

Bujumbura, le 2 juillet 2002 (Net Press). Le ministre de l'énergie et des mines, M. Mathias Hitimana, a signé à la fin de la semaine dernière une décision ministérielle qui suspend dans ses fonctions le directeur général de la Regideso, M. Philippe Niyongabo, aujourd'hui en mission à Abidjan (Côte d'Ivoire). Contacté par la rédaction, le ministre Hitimana a fait savoir que cette décision est consécutive à une série d'actes d'insubordination dont s'est rendu coupable le directeur général de la Regideso. Il a notamment évoqué des cas d'insoumission du directeur général Niyongabo. C'est notamment le non-respect de la loi sur l'attribution d'un marché public quand le directeur général a contrarié son ministre en signant un contrat d'assurance du charroi de la Regideso avec la société BICOR alors que c'est la SOCAR s.a qui était la moins disante. Bien plus, le même directeur général de la Regideso s'est accordé une mission de travail de deux semaines (toujours en cours) à Abidjan et ce, sur les frais de la Regideso alors qu'en principe, deux syndicalistes de la même entreprise avaient été programmés aux frais de la banque mondiale.

Burundi - Indépendance.

Très faible participation de la population de Cibitoke à la célébration de la fête nationale.

Cibitoke, le 2 juillet 2002 (Net Press). Contrairement aux autres fêtes nationales, la population de la province Cibitoke a très faiblement répondu à l'appel leur lancé par l'administration locale pour la célébration du 40è anniversaire de l'indépendance, si bien que le défilé a été tout simplement supprimé. Le gouverneur de cette province, M. Benoît Ntigurirwa a indiqué que cette faible participation est due au fait que certains administrateurs communaux n'ont pas suffisamment mobilisé la population. Cela pourrait aussi s'expliquer par la longue distance qui sépare le chef-lieu de cette province à certaines communes.

Le gouverneur Ntigurirwa a souligné que cette faible participation n'est aucunement liée aux enseignements des mouvements "rebelles". Il s'est par ailleurs dit étonné de voir la population de la commune Rugombo, qui se trouve vraiment non loin du chef-lieu de la province, ne se soit pas elle non plus donné la peine de se déplacer massivement pour prendre part aux festivités marquant la fête nationale, contrairement à la fête du travail et des travailleurs (1er mai 2002). Selon certaines sources, les administrateurs communaux de la province Cibitoke ne se sont pas donné baucoup de peine pour mobiliser la population car ils ne sont pas sûrs de garder leurs postes avec la mise en application de l'accord d'Arusha en ce qui concerne l'administration territoriale.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires sèment la mort et la désolation à Gatumba.

Bujumbura, le 2 juillet 2002 (Net Press). Une horde de terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl en provenance de la plaine de la Rusizi ont attaqué le secteur Kinyinya en zone Gatumba au cours de la nuit du 1er au 2 juillet 2002, tuant 2 personnes et blessant 4 autres. Parmi ces criminels se trouvaient des filles et des enfants en tenue militaire, qui ont tiré beaucoup de feu pour intimider la population locale. Ils ont ensuite "rendu visite" à plus de 50 ménages qu'ils ont rançonnés en argent et petit bétail. Ceux qui n'avaient pas d'argent ont été froidement abattus, sans autre forme de procès. L'intervention des forces de l'ordre qui n'a pas été très rapide a tout de même permis de limiter les dégâts qui auraient pu être autrement plus énormes. Aussitôt après l'arrivée de l'armée nationale, ces tueurs se sont très rapidement repliés. Signalons que la zone Gatumba (Bujumbura rural) voisine à la capitale, était jusqu'ici calme du moins depuis le début de cette année.

Burundi - Sécurité.

Des bandits armés attaquent de nouveau la zone Kamenge.

Bujumbura, le 2 juillet 2002 (Net Press). Un groupe de bandits armés a attaqué dans la nuit du 1er au 2 juillet 2002 le quartier Songa de la zone Kamenge. Au cours de cette attaque, une personne a été blessée, tandis que trois ménages ont été sérieusement pillés. Cette attaque est survenue vers 21h 30 quand un groupe de bandits a tiré en l'air avant de s'introduire dans 3 ménages où ils ont exigé de l'argent. A ce même moment, une femme qui tentait de fuir a été blessée par balle. Après avoir commis ces forfaits, ces bandits ont rebroussé chemin. Rappelons que la zone Kamenge est souvent le théâtre de plusieurs attaques de bandits armés dont l'origine ou l'identité restent inconnues jusqu'à présent.

Burundi - Opinion.

Après 40 ans d'indépendance, le colonisateur a toujours le dernier mot, au propre comme au figuré !, s'exclame un de nos lecteurs.

Bujumbura, le 2 juillet 2002 (Net Press). La clôture des cérémonies du 40è anniversaire de l'indépendance a été marquée par un discours du vice-premier ministre et ministre belge des affaires étrangères, M. Louis Michel. Cette situation a choqué beaucoup de gens qui étaient sur place ainsi que ceux qui suivaient les cérémonies par voie des ondes.

Pour un fidèle lecteur de Net Press, il n'est pas normal qu'un ministre belge vienne clôturer la fête nationale de l'indépendance au Burundi alors que le Burundi avait justement cherché son indépendance contre la volonté de la Belgique. En outre, il n'y avait pas que M. Louis Michel comme invité de marque puisqu'il y avait deux délégations autres étrangères : une venue de Kigali (Rwanda) et une autre de Tripoli (Libye). Cela a donné l'impression que c'est la Belgique qui continue à commander le Burundi, estime le même lecteur. Sinon, fait-il encore observer, le discours du ministre belge n'aurait pas été lu après celui du chef de l'Etat qui en principe devrait conclure ces cérémonies. Ceci lui rappelle la période d'avant l'indépendance quand les Belges faisaient la pluie et le beau temps avec à la tête Jean-Paul Harroy.

Cependant, notre lecteur n'ose pas croire que ces cérémonies aient été ainsi préparées mais qu'il s'agirait d'une erreur de protocole. Dans ce cas, il souhaiterait qu'on procède au changement de toute l'équipe de ce service car l'organisation aurait été catastrophique, la fête ayant été préparée depuis longtemps. Il exclut l'hypothèse que M. Louis Michel aurait improvisé son discours car il lui avait été donné, par le chef de l'Etat lui-même (pendant son discours du jour) une occasion de s'adresser à la population présente au stade du prince Louis Rwagasore.

Il conclut qu'en indiquant que les autorités burundaises ne devraient plus être intimidées par des étrangers comme le nouveau maire de la ville qui s'est exprimé en kirundi et en français à cause des invités étrangers présents au boulevard de l'indépendance alors que la fête était plutôt burundaise à 100%. Pour notre lecteur, lors des cérémonies du genre, les autorités s'adressent aux Burundais, alors que pour les étrangers les organisateurs des cérémonies du jour prévoient des interprètes-traducteurs payés pour cela ainsi que les textes de la version française des discours prononcés.