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Bujumbura-Burundi

Burundi - Sécurité

Les terroristes-génocidaires attaquent une fois de plus la zone Kamenge.

Bujumbura, le 2 août 2001 (Net Press). Les terroristes-génocidaires du FNL ont attaqué la nuit dernière (du 1er au 2 août 2001) la zone Kamenge (Mairie de Bujumbura). Le quartier Heha a été le seul ciblé par cette attaque perpétrée par une cinquantaine de terroristes-génocidaires venus de Tenga (Bujumbura rural), selon le chef de zone, M. Déogratias Nibaze. Presque toutes les maisons et boutiques de ce quartier ont été "visitées" et littéralement saccagées au cours de cette nuit.

Le bilan officiel de cette attaque est d'un mort et d'un blessé, tous les deux civils fauchés par des balles perdues. En outre, beaucoup de denrées alimentaires (riz, haricot ...), habits et argent ont été pillés à la population locale par les terroristes-génocidaires qui avaient jusque-là épargné ce quartier. Il est à rappeler que les quartiers qui sont le plus souvent visés par ce genre d'attaques sont Twinyoni, Mirango I et II. Les tirs ont conmmencé à résonner à 21 h 30' et ont cessé vers 1h du matin.

Burundi - Justice.

La prison centrale de Mpimba continue à accueillir de nouveaux pensionnaires.

Bujumbura, le 2 août 2001 (Net Press). Trois militaires et un civil ont été arrêtés et directement conduits à la prison centrale de Mpimba dans la soirée du 1er août 2001. L'un des trois militaires est accusé de "désertion" tandis que les 2 autres et le civil sont soupçonnés d'avoir enfreint à l'article 43 du code pénal militaire. Ils auraient procédé à la vente d'armes (fusils) prélevés sur les stocks de l'armée nationale.

Burundi - Justice.

L'Uprona non-négociateur et le collectif pro-Bayaganakandi fustigent la libération des deux anciens gouverneurs.

Bujumbura, le 2 août 2001 (Net Press). Les deux anciens gouverneurs des provinces Muyinga et Bujumbura rural ont été libérés ce 1er août 2001 pour avoir purgé le quart de la peine et pour s'être comportés de "façon exemplaire" (sic) en prison. Rappelons qu'ils avaient été poursuivis pour "incitation aux massacres des Tutsi" des provinces qu'ils dirigeaient et qu'ils étaient condamnés à 20 ans de réclusion criminelle.

L'Uprona, tendance Mukasi, a indiqué qu'il est choqué par le fait qu'on emprisonne des gens "soi-disant qu'ils déstabilisent les institutions", ce qui n'est d'ailleurs pas évident, selon M. Charles Mukasi, et on libère des gens qui ont brûlé le pays et qui ont causé des dizaines de milliers de morts. Pour M. Mukasi, cela est un programme du Frodebu et d'Arusha et n'étonne personne. M. Mukasi a indiqué qu'il faut que ce régime parte le plus tôt possible car il ne cesse de donner des raisons favorables à son départ.

Pour sa part, le collectif des partis favorables à la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi a déploré la double libération en précisant que "la responsabilité de Buyoya et son gouvernement est très lourde dans cette affaire", selon le Dr. Alphonse Rugambarara. Pour lui, le gouvernement ne veut pas trouver une voie de sortie au problème du génocide. Selon le porte - parole du collectif pro - Bayaganakandi, il était prévisible que les deux hommes soient libérés malgré les faits indéniables leur reprochés. En effet, la loi adaptée à leurs crimes (la loi sur le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l'Humanité) n'étant pas encore promulguée au Burundi, "ils ne pouvaient qu'être libérés après avoir purgé le quart de leur peine" (soit 5 ans).

D'après toujours le Dr. Rugambarara, le rapport n° S/1996/682 de l'ONU (qui reconnaît qu' un génocide dirigé contre les Tutsi a été perpétré " le 21 octobre 1993 et les jours qui ont suivi par le parti Frodebu au pouvoir") a été présenté dès août 1996 au gouvernement qui "n'avait plus qu'à faire adopter une loi sur le génocide par l'assemblée nationale". Il a déploré que depuis cette époque "le gouvernement traîne les pieds". Même jusqu'aujourd'hui, a-t-il regretté, "l'Uprona-Rukingama et le pouvoir n'ont jamais manifesté une quelconque volonté de trouver une solution à ce problème". Il en veut pour preuve les "conditionnalités émises par l'Uprona et les dissidents des partis favorables au colonel Bayaganakandi, pour faire contre-poids à celles émises par le G7" : la promulgation d'une loi sur le génocide a été "remise aux calendes grecques" (3 mois après la mise en place des institutions législatives de transition).

Or, selon toujours M. Rugambarara, cette mise en place reste "incertaine avec cette guerre qui n'en finit pas et la poursuite du génocide". Signalons que de leur côté, les partis favorables à Bayaganakandi avaient proposé au sein de la commission de suivi et d'application de l'accord d'Arusha que la question du génocide soit étudiée avant même la mise en place des institutions de transition.

Burundi - Travail.

Le personnel de l'Onatel ajourne le début de la grève...

Bujumbura, le 2 août 2001 (Net Press). C'est aujourd'hui 2 août 2001 que la grève du personnel de l'Onatel (office national des télécommunications) devait entrer en vigueur. Rappelons que ce personnel avait projeté de déposer son préavis de grève le 23 juillet 2001, mais cela n'a pas été possible car ce jour-là, une mutinerie d'une partie de l'armée nationale avait tenté de renverser les institutions et avait coupé les téléphones. Il l'a donc déposé deux jours plus tard, soit le 25 juillet 2001. Le directeur général de cet office, M. Augustin Ndabihore, avait réagi en date du 26 juillet 2001 et avait saisi le directeur de l'inspection du travail pour lui demander qu'il considère cette grève comme illégale.

Aujourd'hui, la grève n'a pas eu lieu comme prévu. Selon des sources proches du personnel, le directeur de l'inspection du travail voulait d'abord rencontrer le ministre de tutelle avant le déclenchement de cette grève. Cet avant-midi, des pourparlers étaient en cours entre le ministre Mbonigaba, le directeur de l'inspection du travail et des représentants du syndicat de l'Onatel. Le personnel attend donc les résultats de ces pourparlers pour décider de la suite à réserver à cette grève.

Burundi - Parti politique.

Le Parena "exige du pouvoir la cessation de la persécution de ses militants".

Bujumbura, le 2 août 2001 (Net Press). Le "parti pour le Redressement National (PARENA) vient d'exiger du pouvoir "la cessation de la persécution de ses militants" qui sont, selon lui, victimes de leurs opinions politiques.

En effet, selon un communiqué émanant de ce parti, malgré les engagements pris par le président Buyoya à Arusha en date du 23 juillet 2001, des opposants à lui, en l'occurence 2 militants du Parena, MM. Athanase Ndizigiye et Michel Nindorera sont activement recherchés par la police. Faute de pouvoir mettre la main sur ce dernier militant, la police a brièvement interpellé hier soir ses 4 petits frères.

Pour ce parti, il est clair que ses militants "payent le prix du Parena qui a refusé de se rendre à Arusha le 23 juillet 2001", jour de l'intronisation du tandem Buyoya-Ndayizeye.

Malgré ces intimidations, poursuit le communiqué, "à aucun prix, le Parena n'acceptera jamais l'invasion du pays par des troupes étrangères, le démantèlement de l'armée nationale et l'amnistie du crime de génocide". (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

RCD - Anniversaire.

Les forces négatives tentent en vain de saboter les cérémonies marquant le 3ème anniversaire de la création du RCD.

Uvira, le 2 août 2001 (Net Press). Les cérémonies de la célébration du 3ème anniversaire de la création du Rassemblement Congolais pour la Démocratie ont été marquées à Uvira par la fusillade des Maï Maï et les autres terroristes-génocidaires de la sous-région. Selon des sources sur place à Uvira, 6 malfaiteurs se sont positionnés à quelques mètres du stade de l'Unité (ex-stade Kamanyola) d'Uvira et ont commencé à tirer vers midi sur les populations qui défilaient.

Selon les mêmes sources, un terroriste-génocidaire a été tué, un autre capturé vivant et 4 autres ont pris fuite. Du côté du RCD, suite à la panique créée par cette fusillade, la population s'est dispersée et 2 personnes ont été blessées légèrement. Peu de temps après, la situation est redevenue normale et la population est retournée au stade. Le défilé qui a été interrompu au cours de cet incident a repris pour prendre fin vers 14 heures. Nos sources ont précisé que les cérémonies se sont également déroulées à Goma et à Bukavu.

 

iations.

Rectificatif : Une petite erreur de frappe s'est malencontreusement glissée dans notre premier article d'hier 1er juillet 2001. La perte de la souveraineté du Burundi est survenue le 6 juin 1903 et non le 6 juin 1908, comme mentionné dans la dépêche. L'agence "Net Press" s'en excuse auprès de ses fidèles lecteurs.

 

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