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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires toujours présents dans certains coins du pays.

Bujumbura, le 2 août 2002 (Net Press). Le porte-parole de l'armée nationale, le colonel Augustin Nzabampema, a animé ce matin un nouveau point de presse pour parler de la situation sécuritaire dans l'ensemble du pays en ce 2 août 2002.

Dans la 1ère région militaire (Bujumbura et Bubanza principalement), où restent signalées quelques "concentrations rebelles", le bilan provisoire de plusieurs jours d'opérations de grande envergure de l'armée nationale est de 102 terroristes-génocidaires abattus, contre 3 éléments des forces de l'ordre tués. Le colonel Nzabampema s'est félicité de l'accalmie observée depuis 2 jours dans la capitale et a déclaré que cela est le fruit des opérations de l'armée et du renforcement du dispositif sécuritaire protégeant la ville de Bujumbura. Néanmoins, a-t-il ajouté, "nous ne sommes pas en mesure d'assurer que des attaques comme celles de ces derniers jours ne reprendront pas un jour, car nous n'avons pas encore mis la main aux armes qui lançaient ces obus".

Dans la 2è région militaire, de petits groupes de terroristes-génocidaires sont signalés à Bugendana et à Mutaho mais ils essaient de "se diluer au sein de la population" pour échapper aux forces de l'ordre. Dans la 3è région militaire, ces criminels ont tenté d'attaquer tôt ce matin le chef-lieu de la commune Rutegama (Muramvya) avant d'être repoussés par l'armée nationale. Ils se sont ensuite repliés sur la localité de Kamushiha de la commune Ndava où les forces de l'ordre continuaient à les traquer jusqu'à la mi-journée de ce 2 août 2002. Dans le 4è région militaire, d'autres petits groupes de ces criminels restent signalés à Gihogazi (Karusi) où ils essaient là aussi de se cacher au sein de la population. Enfin, dans la 5è région militaire, il s'observe une relative accalmie mais sur la frontière burundo-tanzanienne, il y a des signes qui montrent que les terroristes-génocidaires se préparent à s'infiltrer massivement au pays et ainsi l'attaquer.

Dans l'ensemble du pays, il y a une recrudescence de vols à main armée et du banditisme en général. Le porte-parole de l'armée nationale a en outre adressé un message clair à la population : "là où il y a un rebelle, c'est une zone potentielle de combat. Il faut donc fuir et ne plus accorder aucune facilité à l'assaillant, car celui qui aide l'assaillant est lui-même assaillant et nous lui réserverons le sort qu'il mérite".

Le porte-parole de l'armée nationale a ainsi tenu à tirer les choses au clair et à mettre un terme à une polémique née du traitement par certain media étrangers de l'information liée à l'état sécuritaire du Burundi : "il y a des radios étrangères qui ont dit que l'armée burundaise aurait tué 48 civils dans Bujumbura rural alors que, selon nous, il n'en est rien. Notre objectif, c'est de traquer l'assaillant et non la population, mais ceux qui ont choisi de rester dans le camp de l'ennemi alors que nous avons clairement dit à la population de s'en désolidaliser et se mettre à l'abri, ne saurait être traité que comme tel", a ajouté le colonel Nzabampema. Il a poursuivi en expliquant que le temps est venu, pour tout Burundais, de se désolidariser dans les faits de "ces gens qui ne savent que tuer, piller et détruire toutes les infrastructures socio-économiques du pays". Il faut savoir choisir entre le bien et le mal, a insisté le colonel Nzabampema qui a invité les hommes politiques burundais ainsi que la société civile à rejoindre sur le terrain la population afin de relayer ce message pour "éviter qu'il y ait des morts inutiles".

Burundi - Politique.

"La dernière déclaration du G7 confirme le soutien de celui-ci aux groupes armés", déclare l'Uprona négociateur.

Bujumbura, le 2 août 2002 (Net Press). Analysant la dernière déclaration du G7 contre les accusations de complicité avec les "bandes armées" formulées par le ministre de la défense nationale, le parti Uprona, tendance Rukingama constate que cette déclaration du G7 confirme bel et bien le soutien de celui-ci à la "rébellion". En effet, tout au long de cette déclaration, "les partis du G7 font des clins d'oeil aux groupes génocidaires". D'abord dans ce document de 2 pages, fait observer le même parti, "le G7 ne parle pas de négociations sur le cessez-le-feu sans évoquer la formation de nouveau corps de défense et de sécurité". Ce qui revient à dire, constate le parti de M. Rukingama, "votre cause est bonne, vous devez vous battre pour entrer dans les corps de défense et de sécurité". Ensuite, le G7 met dans le même sac les forces armées nationales qui protègent la population et les groupes armées qui l'exterminent. L'Uprona négociateur souligne en outre que "tout le monde sait qu'aucune personnalité du G7 n'a jamais osé réclamer des sanctions contre les groupes terroristes". Elle s'interroge enfin sur les raisons qui font que le G7 tient à ménager des "tueurs qui rivalisent d'ardeur à semer la terreur et la désolation après la conclusion d'un accord politique alors que tout le monde les appelle à rejoindre la table des négociations". (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Sport.

Le championnat national de football va enfin pouvoir démarrer.

Bujumbura, le 2 août 2002 (Net Press). Ceci ressort d'une rencontre tenue ce jeudi 1er août 2002 à l'hôtel Novotel entre le secrétaire général de la fédération de football du Burundi, M. Hussein Nzisabira, et les présidents des clubs des ligues A et B qui se sont convenus de faire de leur mieux pour que le championnat national puisse démarrer dès la semaine prochaine.

Les participants à la réunion ont indiqué qu'il est normal que les équipes des ligues A et B aient des revendications mais cela ne devrait pas prendre en otage le football national qui reste, selon eux, un "véritable trait d'union entre les différentes composantes de la société burundaise". Ils ont suggéré que tous les litiges soient réglés par le dialogue et ont également souhaité que l'aide que la FIFA a accordée à la fédération puisse être gérée correctement pour l'intérêt du football burundais.

Rappelons que suite aux dissensions que traverse la FFB, les présidents des clubs des ligues A et B avaient porté plainte contre le bureau de la fédération au parquet général de la République. Celui-ci a réagi en bloquant, en date du 8 juillet 2002 les comptes de la fédération à la Bancobu et à l'Interbank, suite à quoi le personnel de la FFB vient de passer 4 mois sans salaires, au moment où les lignes téléphoniques de la fédération ont été coupé faute de paiement.

Burundi - Politique.

Le vice-président du PIT conteste sa suspension de ce parti.

Bujumbura, le 2 août 2002 (Net Press). Réagissant à une information parue dans "Net Press" et qui faisait état de la suspension pour 3 mois de MM. Jean-Bosco Ndayizamba et Daniel Nyabenda de "toutes les activités du parti PIT", le vice-président de cette formation politique a indiqué que cette décision est "nulle et sans effet". Car, a expliqué M. Jean-Bosco Ndayizamba, l'article 14 des status du PIT stipule qu'une telle mesure doit être prise par une majorité des 2/3 des membres présents du comité directeur. Or, sur 17 membres présents à cette réunion du 14 juillet 2002, seuls 10 ont voté pour ces sanctions contre les 2 responsables du PIT, alors que les 7 autres s'y sont opposés.

M. Ndayizamba, qui croit ne pas être un détracteur ni un destructeur du PIT, déclare vouloir plutôt le sauver en dénonçant ce qui ne va pas dans son fonctionnement. Tous ces problèmes, a-t-il dit, sont liés à la "mauvaise gestion du parti par un homme, en l'occurrence, son président qui veut le diriger comme s'il s'agissait de sa chose personnelle et en excluant quand il veut ceux qui le gênent, mais aussi en cooptant au comité directeur des gens dont personne ne sait d'où elles viennent". Ainsi donc, M. Nicéphore Ndimurukundo n'a consulté aucun organe de son parti, pas même son vice-président ou le comité exécutif, lorsqu'il s'est agi de désigner les représentants du PIT au gouvernement, à l'assemblée nationale ou à la commission de suivi de l'accord d'Arusha. Ceux qui ont été choisis pour occuper ces postes sont "parfaitement inconnus au PIT et, de surcroît, ils n'ont jamais mis le pied à Arusha". Ils ne représentent, selon M. Ndayizamba, que celui qui les a désignés et en aucun cas le PIT. Le président de ce parti est accusé d'en avoir fait uniquement "un fonds de commerce parce que la plupart de ces gens ont acheté leurs mandats".

D'après le vice-président du PIT qui entend continuer à exercer ses fonctions tant que les sanctions à son encontre n'ont pas été approuvées par un congrès extraordinaire, tous ces problèmes ont pour origine la volonté de M. Ndimurukundo de vouloir imposer un "parachuté, étranger au parti" comme représentant du PIT en mairie de Bujumbura, contre l'avis de la majorité des militants qui ont écrit, à ce sujet, de nombreuses lettres de protestation. Le tort du vice-président de ce parti a été, en quelque sorte, d'approuver la démarche de ces militants qui ont boycotté une réunion organisé par le président en participant à une autre "en vue de voir comment sauver leur parti", car la réunion boycottée n'avait d'autre but que de légitimer la désignation du "vrai-faux" représentant de ce parti dans la mairie . En effet, depuis ce jour, il a été accusé de "participation à des réunions clandestines".

AVIS D'APPEL D'OFFRES POUR ETUDES TECHNIQUES DE CONSTRUCTION D'UNE STATION DE LAVAGE.

Article 1. Objet du marché

Le présent appel d'offres a pour objet l'élaboration d'études techniques en vue de la construction d'une station de lavage en province CIBITOKE, Commune MUGINA.

Article 2. Maître de l'ouvrage

Le maître de l'ouvrage (M.O.) est l'OCIBU - Service du Patrimoine, BP. 450, Bujumbura, Burundi.

Article 3. Mode de consultation

L'appel d'offres est local et ouvert à toute personne physique ou morale justifiant des capacités juridiques, techniques et financières requises. Néanmoins, il sera exclu d'offres tout soumissionnaire qui s'est déjà rendu coupable de manque de probité commerciale dans l'exécution de marchés antérieurs à l'OCIBU ou tout autre service gouvernemental.

Article 4. Nature du marché

Le marché, objet du présent appel d'offres, est un marché à prix fermes et non révisables.

Article 5. Allotissement

Le marché est un lot unique.

Article 6. Délais d'exécution

Les délais d'exécution ne pourront pas excéder 45 jours calendriers

Article 7. Financement

Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA), Projet de Relance et de Développement du Monde Rural (PRDMR). Le marché est exonéré des droits et taxes.

Article 8. Monnaie de l'offre.

Le marché sera passé entièrement en francs burundais exclusivement

Article 9. Délai d'engagement des soumissionnaires.

Les soumissionnaires restent engagés par leurs offres pendant un délai de 90 jours à compter de la date limite de remise des offres.

Article 10. Caution de soumission.

Une caution bancaire de soumission d'un million de francs burundais (1.000.000 FBU) est exigée.

Article 11. Dépôt des offres

Les offres devront parvenir en 5 exemplaires (1 original et 4 copies) au plus tard le 09/08/2002 à 9h du matin à l'OCIBU-Service du Patrimoine, BP. 450, Bujumbura. L'ouverture se fera le même jour à partir de 9h 15.

Article 12. Renseignements complémentaires

Des renseignements complémentaires pourront être demandés à la direction du Service du Patrimoine, OCIBU, Bujumbura.

Article 13. Acquisition des termes de référence

Les termes de référence détaillés sont disponibles, aux heures de travail, contre la somme de trente mille francs burundais (30.000 FBU) non-remboursables, à l'adresse suivante : OCIBU-Service du Patrimoine, Bujumbura.