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Bujumbura-Burundi



 


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Burundi - Processus de paix.

Les membres de la CSA résidant à Bujumbura s'envolent pour Arusha.

Bujumbura, le 2 octobre 2001 (Net Press). Les membres de la commission de suivi de la mise en application de l'accord d'Arusha ont pris l'avion de la compagnie MANAF, ce matin, à destination d'Arusha pour une session de travail du 2 au 6 octobre 2001. Sur la liste des partants, se trouvaient les représentants des partis politiques et de la société civile. Signalons que le ministre chargé du processus de paix ainsi que les représentants de l'ONU, de l'OUA, de l'Union Européenne et de l'ambassade de Belgique au Burundi sont déjà à Arusha depuis hier matin.

Cinq journalistes provenant des media publics et privés à savoir la RTNB, l'ABP, Radio Bonesha, la RPA et le Renouveau ont été conviés à couvrir cet événement. C'est le bureau du représentant spécial du secrétaire général de l'ONU au Burundi (UNOB) qui prendra en charge de leur séjour.

Parmi ceux qui sont partis la plupart étaient membres du G10 parce que ceux du G7, excepté l'abbé Astère Kana, se trouvent déjà sur place.

Les points à l'ordre du jour sont en contradiction flagrante avec l'accord, selon les partis du G5. Pour eux en effet, avant d'étudier la constitution de transition, il doit y avoir préalablement la levée des réserves. A titre indicatif, la question des troupes étrangères est une des questions en réserve de même que celle relative au crime de génocide. Signalons en passant que les présidents du Raddes et du MSP-Inkinzo se sont fait respectivement représenter par M. Sylvestre Ntambutso et M. Jean-Bosco Nyakiki.

Burundi - Politique.

Les leaders du Parena relâchés par la gendarmerie ...

Bujumbura, le 2 octobre 2001 (Net Press). Les cadres du Parena qui étaient incarcérés dans les geôles de la BSR (Brigade Spéciale de Recherche) depuis presqu'une semaine ont été relâchés à la mi-journée de ce 1er octobre 2001, après 12 jours de détention. Il s'agit du secrétaire national permanent, du commissaire à l'information et porte-parole du Parena, respectivement MM. Christophe Hicintuka et Zénon Nimubona. Ils étaient accusés d'avoir "organisé une manifestation interdite" en date du 15 septembre 2001.

Burundi - Malversations.

Les travailleurs de l'INSS se plaignent des malversations criantes au sein de leur société.

Bujumbura, le 2 octobre 2001 (Net Press). Les travailleurs de l'INSS se plaignent de la façon dont cette maison est gérée. Dans une note sur les dilapidations de l'INSS, ils critiquent sévèrement la direction générale de cette société en 13 points contenus dans un document de 10 pages. Cette critique s'articule sur la gestion du patrimoine de cette société et sur les services qu'elle rend à ses affiliés.

Concernant la gestion du patrimoine de cette société, les travailleurs déplorent un cas de la réfection de l'immeuble servant de guichet payeur, qui avait eu l'offre financière la moins disante de 38.238.765 Fbu mais qui, contre toute attente, avait été attribuée à une société dont l'offre s'élevait à 41.187.600 Fbu. Et à la fin des travaux, au lieu de payer les 41.187.600 Fbu, la direction de l'INSS a payé 53.139.406 Fbu, soit un détournement de 14.900.641 Fbu pour cette seule opération. Un autre cas concerne une maison de l'INSS sise au quartier Rohero I qui a été transformée à des frais s'élevant à plus de 9.000.000 Fbu. En plus, un kiosque commercial a été construit pour la famille du directeur général dans cette parcelle. Mais, le loyer que le directeur général paie ne correspond pas à la valeur d'un standing de cette maison, d'où l'inspection des finances et une enquête parlementaire devraient procéder à la vérification, suggèrent les travailleurs.

Concernant la gestion des frais de santé en faveur des affiliés de la société à l'étranger, les travailleurs font remarquer un certain favoritisme car, on ne voit pas sur critères objectifs on se base pour identifier les malades à envoyer se faire soigner au Kenya, en Afrique du Sud où en Europe. Ainsi par exemple, la fille du directeur général de l'INSS aurait été envoyée à deux reprises en Afrique du Sud pendant que les membres du personnel de cette société étaient envoyés au Kenya. Alors que la fille bénéficiait d'une prise en charge de l'INSS, le directeur général, (à la place de l'hôpital d'accueil) s'est remboursé les frais auprès de l'INSS autrement dit auprès de lui-même.

Les travailleurs signalent enfin que plus de 99% des assurés de l'INSS sont évacués sur Naïrobi, alors que quelques privilégiés sont envoyés à Johannesbourg ou en Europe même lorsque l'évacuation n'est pas indispensable. (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Economie.

Treize cadres de la Bancobu jettent la lumière sur leurs litiges les opposant au directeur général de cette banque.

Bujumbura, le 2 octobre 2001 (Net Press). Quinze cadres de la banque commerciale du Burundi (Bancobu) avaient adressé, le 14 août 2001, à l'administrateur directeur général de leur banque, une lettre dans laquelle ils dénonçaient la mauvaise gestion au sein de cette entreprise. Le 18 septembre 2001, treize de ces mêmes cadres ont adressé une note à la commission mise sur pied pour étudier leurs doléances, pour de plus amples éclaircissements.

Cette note s'articule sur 4 points à savoir : la structure organisationnelle de la banque, la gestion des carrières, la politique générale de la banque et le cas de recrutement de M. Prosper Banyankiye. Ces cadres rappellent que la banque est régie par des "statuts adoptés par l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires du 25 avril 1997" et regrettent que "contrairement aux statuts des autres institutions financières de la place, ceux de la Bancobu sont muets au sujet des mandats des membres de la direction générale". Ils proposent au conseil d'administration de la Bancobu de "prévoir dans les statuts, les mandats de l'ADG et de l'ADG-Adjoint" et demandent en outre à ce même conseil de "veiller à l'application stricte des textes réglementaires en vigueur pour éviter des dérapages préjudiciables à la banque, à son personnel et aux actionnaires". Les 13 cadres ont amèrement constaté "un manque de continuité dans la structure de la banque (...), des postes sont créés avec ou sans affectation de titulaires, d'autres disparaissent tandis que d'autres, pourvus de titulaires, n'apparaissent pas sur l'organigramme". Ils redoutent que cela n'engendre "un sentiment d'incertitude et d'insécurité croissant au sein du personnel qui perd ses repères face à l'instabilité du système". Ils constatent que "la Bancobu vit un problème d'organisation sans commune mesure" et "l'évolution des carrières est peu motivante". Ils proposent "de fixer à 5 ans la durée maximum pour passer d'un grade à un autre". Ils dénoncent par ailleurs l'absence totale d'une politique commerciale claire.

En effet, "à la Bancobu, on agit par à coup et en se référant obligatoirement à l'ADG qui, on s'en doute, ne peut pas être partout à la fois et toujours disponible au moment opportun". Et d'ajouter que "depuis deux ans, il n'existe ni comité ni réunion à caractère commercial à la Bancobu (...)", toutes les dépenses au-delà d'un million sont du ressort de l'ADG, la Bancobu achète sur simple décision de l'ADG sans concertation avec d'autres instances de décision tandis que "l'attribution des marchés se fait sans aucune transparence". Aussi, proposent-ils au conseil d'administration de "mettre sur pied une politique ou des orientations commerciales claires et pragmatiques qui devraient être régulièrement ajustées". Enfin, les 13 cadres dénoncent le manque de transparence dans la politique de recrutement. Ainsi, "le recrutement de M. Prosper Banyankiye a été ressenti comme une provocation et un geste de mépris à l'endroit du personnel de la Bancobu en général et des cadres en particulier". Ils dénoncent les circonstances dans lesquelles ce recrutement a été opéré ainsi que les conditions de rémunération auxquelles l'intéressé va avoir droit dès son entrée à la banque. (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Avis d'appel d'offres.

Le Centre pour la Promotion de la liberté d'expression et de la Tolérance dans la Région des Grands-Lacs (CPTLGL) désire recruter un secrétaire permanent avec résidence à Kigali au Rwanda.

Le candidat devra disposer d'un diplôme d'études supérieures en journalisme et communication ou sciences sociales; avoir une longue expérience (minimum 5 ans) et des compétences éprouvées dans le domaine de la communication; maîtriser des outils de gestion de projets : élaboration, suivi, évaluation et rapportage; connaître l'informatique avec une expérience dans l'utilisation du Word, Excel et l'usage de communication basé sur internet; avoir une bonne connaissance de la société civile au Burundi, au Rwanda et en République Démocratique du Congo; avoir une connaissance satisfaisante en matière des Droits de l'homme, en particulier concernant la liberté d'expression; avoir une parfaite maîtrise du français et bonne connaissance de l'anglais; maîtriser des notions de comptabilité et de gestion; avoir une capacité de représentation.

Les dossiers de candidature comprenant le curriculum vitae ainsi que les photocopies des diplômes doivent être déposés à la Maison de la Presse du Burundi, à la Maison de la Presse du Rwanda ou au Carréfour congolais des multimédias à Goma au plus tard le samedi 06/10/2001 à 12 heures.

ène.