NET PRESS

Burundi - Economie.
Les prix des produits Brarudi pourraient rester inchangés, assurent les responsables de cette entreprise.
Bujumbura, le 2 octobre 2002 (Net Press). Alors que la monnaie nationale continue à s'effriter lamentablement avec une subite dévaluation de 20% intervenue le 27 août 2002, les prix des produits de première nécessité ont aussitôt grimpé et une spéculation jamais vue sur maintes marchandises s'en est suivie. Certains commerçants des produits Brarudi hésitent à écouler leurs marchandises, misant sur une éventuelle hausse des prix qui peut tomber n'importe quand et qui ferait leur affaire.
La rédaction a contacté le chargé de la communication à la Brarudi, M. Robert Ngomirakiza, pour en savoir davanage. Celui-ci a traquillisé les commerçants et les consommateurs des produits de la brasserie en faisant remarquer que pour qu'il y ait une hausse des prix, il faut qu'au préalable cette question soit mûrie par les organes habilités. M. Ngomirakiza a déclaré que la dévaluation a certes des conséquences sur la Brarudi qui utilise des devises pour importer les matières premières mais l'impact de cette dévaluation sur le fonctionnement de l'entreprise n'est pas encore détectable. Il a ajouté que les membres du conseil d'administration sont déjà en train de se concerter à ce sujet. Il a tenu à préciser qu'une hausse des prix pourrait ne pas avoir lieu car, quand bien même cette dévaluation aurait des incidences néfastes sur la brasserie, le gouvernement pourrait prendre d'autres mesures d'accompagnement. Celles-ci pourraient être entre autres la réduction des taxes normalement versées par la brasserie au trésor public pour éviter qu'il y ait une flambée des prix.
Soulignons enfin que la Brarudi vient d'être dotée de nouveaux membres du conseil d'administration, à la tête duquel se trouve M. Pierre Binoba. Les autres membres sont Amatus Burigusa, Jean de Dieu Mutabazi et Louis Barampanze pour le côté burundais. La maison-mère, Heinkein, a comme représentants l'administrateur directeur général de la Brarudi, l'administrateur directeur général de la Bralirwa (du Rwanda), deux Hollandais et M. Lazare Nzorubara, délégué régional.
Burundi - Enseignement.
Un notaire de Bujumbura se contrarie et conteste la légalité des nouveaux dirigeants "auto-proclamés" du syndicat Conapes.
Bujumbura, le 2 octobre 2002 (Net Press). Après la tenue de l'assemblée générale des membres du Conapes qui avait élu M. Aloys Niyongabo en qualité de président du bureau exécutif, le notaire Herménegilde Sindihebura vient de déclarer nulle l'authentification du procès-verbal de cette assemblée générale qu'il avait lui-même signée. Me Sindihebura déclare, dans une correspondance du 25 septembre 2002 adressée à M. Niyongabo, que les documents justificatifs qui lui ont été présentés par ce dernier ne sont "revêtus d'aucun caractère de véracité". Et d'ajouter que cela ressort de la lettre qui lui a été écrite par M. Philibert Ngezahayo. Parmi les anomalies de cette assemblée générale, ajoute Me Sindihebura, c'est que de "toutes les dizaines de personnes censées avoir constitué ladite assemblée générale, seules quatre étaient en ordre pour délibérer si l'on se réfère au listing tenant compte des cotisations". Il conclut en indiquant que M. Niyongabo est pour cela "seul comptable de l'usage préjudiciable aux intérêts du syndicat" qu'il serait amené à faire de l'acte n° M/1254/2002 délivré suite à de fausses pièces.
Rappelons que les dissidences au sein de ce syndicat sont intervenues à la fin de la grève des enseignants qui avait duré 2 mois. Ce mouvement avait pris fin après la signature d'un accord entre les enseignants et le gouvernement. Ce qui avait désenchanté certains membres du Conapes qui ont cru à la trahison et avaient alors élu M. Aloys Niyongabo à la présidence de ce syndicat.
Burundi - Tanzanie.
La Tanzanie accuse le HCR de dissuader les réfugiés burundais de regagner leur pays.
Dar-es-Salaam, le 2 octobre 2002 (Net Press). Selon le quotidien tanzanien "Nipashe" qui citait le gouverneur de la province Kigoma, M. Abubakar Ngumia, le HCR ne souhaite pas visiblement l'application rapide de la procédure de rapatriement volontaire négociée par une commission tripartite. D'après lui, ce comportement pourrait s'expliquer par la volonté de l'agence onusienne de continuer à bénéficier des dividendes de l'aide humanitaire internationale en faveur des réfugiés. Le responsable tanzanien a fait ces déclarations jeudi dernier (le 26 septembre 2002) en commune Kasulu lors d'un meeting électoral du parti au pouvoir, le "chama cha mapinduzi" (CCM).
Il a déploré le retard enregistré dans l'application de l'accord tripartite Burundi-Tanzanie-HCR convenu au mois d'août 2002 entre les 3 parties. Ce retard ne saurait s'expliquer, selon le gouverneur de Kigoma, que par "la mauvaise foi des officiels du HCR". Car, a-t-il ajouté, "la situation sécuritaire est en train de se normaliser au Burundi, raison pour laquelle nous nous étions convenus qu'il serait approprié de commencer à rapatrier aussitôt les réfugiés burundais dans leur pays". Il a vivement regretté que "la procédure soit aujourd'hui bloquée par le HCR qui argue que la sécurité est précaire dans les régions du sud du Burundi. Il a également déploré que les réfugiés burundais de Ngara (province Kagera) et ceux de Kigoma qui s'étaient déjà fait enregistrer pour regagner le Burundi, aient été découragés par ces inquiétudes du HCR. Et de conclure en menaçant de chercher une solution de rechange pour faire partir ces réfugiés, en utilisant les bateaux par exemple.
Burundi - Sécurité.
Le porte-parole de l'armée dément les allégations de certaines populations de Gitega.
Bujumbura, le 2 octobre 2002 (Net Press). Le gouverneur de la province Gitega, M. Tharcisse Ntibarirarana, s'est rendu hier 1er octobre 2002 dans la zone Mubuga de la province Gitega pour visiter cette région après le passage des terroristes-génocidaires aux mois de juillet et d'août 2002. La population de la place a indiqué qu'elle est totalement démunie après le passage des criminels et qu'elle a besoin d'une aide urgente en semences, en houes et en couvertures notamment. Elle a ajouté qu'elle ne pourra même pas envoyer ses enfants à l'école, faute de moyens. Signalons que l'état de la scolarisation n'est pas des meilleurs dans cette contrée de la province de Gitega. En effet, un seul enfant de toute la zone de Mubuga a réussi au concours national cette année scolaire écoulée, donc a pu avoir 125 sur 200 points, peu avant le passage des terroristes-génocidaires.
La même population a accusé les forces de l'ordre de s'être adonnées au pillage de leurs biens. Elle reconnaît aussi que les terroristes-génocidaires ont pillé pas mal de leurs biens mais elle charge beaucoup plus les militaires à qui elle reproche surtout d'avoir volé le petit bétail. La rédaction a contacté le porte-parole de l'armée à ce sujet pour savoir ce qu'il en est réellement.
Le colonel Augustin Nzabampema a indiqué qu'il y a actuellement une campagne de diffamation dirigée contre l'armée nationale. Il déplore des informations "erronées" qui font état des personnes tuées par les forces de l'ordre à Rutana et à Kiganda. Le colonel Nzabampema indique par contre qu'après les investigations de l'armée, il s'est avéré qu'il n'en était rien. Quant aux biens des populations de Mubuga, le porte-parole de l'armée a fait observer que les forces de l'ordre n'ont pas besoin de voler les biens des populations. Il pense que c'est plutôt les assaillants qui se sont rendus coupables de tels actes, eux qui disposent de très peu de moyens de subsistance.
Burundi - Politique.
Les "représentants des Baganwa" réagissent aux propos de M. Godefroid Kamatari.
Bujumbura, le 2 octobre 2002 (Net Press). Suite à la parution dans Net Press (du 22 septembre 2002) de l'article intitulé "le parti monarchiste parlementaire en attente d'agrément tente de calmer les esprits", les "représentants de la communauté ganwa" que sont MM. Léopold Biha, André Muhirwa et Charles Mbanzamihigo, viennent de réagir en indiquant que M. Kamatari a été exclu du groupe d'initiative de la création de ce parti en date du 26 décembre 2001. Ils ajoutent que ses déclarations du 22 septembre 2002, dans lesquelles M. Kamatari se présente comme président-fondateur du PMP ne sont qu'une tentative parmi d'autres visant à abuser l'opinion en s'attribuant un titre qui n'existe même pas dans les statuts du PMP.
Ils font remarquer qu'en essayant de mettre en cause la représentativité des signataires de la lettre adresée au président du Parena, M. Kamatari démontre le peu de cas qu'il fait des traditions ancestrales qui ont fait la force et la fierté de la monarchie burundaise, car toutes les communautés, Ganwa, Hutu, Tutsi et Twa, savent le droit d'aînesse et le respect des sages a toujours été de rigueur. Ils regrettent que M. Kamatari trouve du mérite au président du Parena dans son hostilité contre la communauté ganwa et entretient une confusion entre le PMP et la communauté ganwa, desservant ainsi à l'avance ce parti dont les Hutu, les Tutsi et les Twa peuvent croire à tort qu'ils sont exclus.
