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Bujumbura-Burundi



 


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Burundi - Politique.

Le train-train de la vie quotidienne reprend son cours normal, après l'investiture du premier gouvernement placé sous la protection des troupes étrangères.

Bujumbura, le 2 novembre 2001 (Net Press). La vie quotidienne a repris son cours normal au Burundi, 24 heures après l'installation du nouveau gouvernement auquel ont pris part 16 partis et mouvements signataires des accords d'Arusha. Partout dans le pays, on ne demande que la paix, la sécurité et l'arrêt de la paupérisation (de plus en plus croissante, ces derniers temps) de la population. Mais l'immense majorité des Burundais reste sceptique quant aux chances de ce gouvernement et surtout du retour de la paix.

C'est le cas de ces citoyens croisés par notre reporter et qui assistaient aux va-et-vient des militaires sud-africains dans les rues de Bujumbura, visiblement désoeuvrés. La plupart des Batutsi, du plus petit au plus grand, se méfient énormément de ces troupes étrangères, soupçonnées d'être venues en éclaireurs pour en fin de compte occuper le Burundi, démanteler l'armée nationale et parachever le génocide des Tutsi. Certains avancent même que parmi les militaires sud-africains se cacheraient en fait des Burundais (Hutu) qui s'étaient exilés en République Centrafricaine, où ils auraient reçu une formation militaire avant de rejoindre l'Afrique du Sud.

Pendant que l'essentiel des troupes sud-africaines n'ont rien d'autre à faire que déambuler dans les rues de la capitale alors que d'autres s'occupent en restant devant la télé ou en sirotant de la bonne bière (et parfois en profitant des charmes de belles Burundaises ou Rwandaises accourues, dit-on, par bus entiers depuis Kigali), l'armée sud-africaine continue à renforcer sa logistique et son arsenal miliaire. Ainsi, ce matin 2 nouveaux avions cargo se sont posés à l'aéroport international de Bujumbura, portant le nombre de rotations de tels appareils à 11. Ils avaient, à leur bord de nouveaux matériels pour le contingent sud-africain (et certainement d'autres encore qui devraient bientôt arriver en provenance du Nigeria, du Sénégal et du Ghana) qui ont été ensuite transportés jusqu'au centre-ville par une société locale du nom de Transintra.

On apprend de bonne source que ces rotations devraient être au total de 25, ce qui fait dire à plus d'un observateur de la capitale burundaise que cette opération ne sera pas aussi petite comme l'avait voulu faire croire le pouvoir. En effet, selon le chef de l'Etat sud-africain, Thabo Mbeki, cité par l'agence "Xinhua", le déploiement des troupes sud-africaines coûtera à lui tout seul la colossale somme de 1,5 milliard de rands, soit 159 millions de dollars américains. Ce qui risque de confirmer les informations selon lesquelles les troupes étrangères devraient atteindre jusqu'à près de 4.000 hommes.

Ce qui est sûr, c'est que la communauté Tutsi n'est pas prête à accepter la présence des troupes étrangères, qui est, comme l'a si bien remarqué notre consoeur Colette Braeckman (du quotidien belge "Le Soir"), un facteur de plus de tension au lieu de calmer la situation.

De passage à Bruxelles, le président du mouvement d'autodéfense "PA-Amasekanya", M. Diomède Rutamucero a expliqué au même journal belge que les Tutsi "ne se laisseront pas faire". Car, pour lui (comme pour beaucoup de Burundais), la voie empruntée par Arusha est sans issue : "la seule véritable solution, c'est le recours à une justice équitable qui examinera tous les dossiers des auteurs d'actes de génocide et de crimes politiques. Il faut des jugements ... Toute autre solution revient à mettre en place une poudrière". (voir www.netpres.bi, rubrique "Agora").

Signalons enfin que 4 hélicoptères, probablement sud-africains, qui faisaient ce matin des manoeuvres dans le ciel de la capitale ont effrayé plus d'un citoyen. Certains en sont venus à se demander si c'est cela le "maintien de la paix".

On notera en passant que la garde rapprochée du chef de l'Etat rwandais, le général Paul Kagame, a donné ce 1er novembre 2001 un véritable camoufflet aux militaires sud-africains qui assurent la protection du président du parti Frodebu. Elle les a en effet obligés à se séparer de leurs armes avant de pénétrer dans la salle des congrès de Kigobe où se déroulaient les cérémonies d'investiture du gouvernement de transition. Comme pour dire que les Rwandais ont, eux au moins, une "certaine idée de la souveraineté nationale", comme aimait à le dire le général Charles de Gaulle.

Burundi- Enseignement.

Au lendemain de la mise en place du gouvernement de transition, les étudiants de l'université du Burundi sont, enfin, autorisés à regagner les campus. Bujumbura, le 2 novembre 2001 (Net Press). Les autorités de l'université viennent de reconnaître implicitement les analyses de "Burundinet" (dont le responsable est M. Charles Mukasi) et les informations de l'agence "Net Press" (diffusées en date du 24 octobre 2001) selon lesquelles la décision de renvoyer les étudiants de cette université est "venue d'en-haut", afin d'éviter qu'ils soient récupérés par certains politiciens pour s'opposer aux cérémonies d'investiture du nouveau gouvernement de transition "made in Arusha".

On n'aura pas attendu longtemps en effet pour rappeler ces malheureux étudiants dont la présence dans la capitale n'était pas bien vue par le pouvoir en ces "moments cruciaux" qu'il vient de passer. Car, à peine 24h après l'installation de ce gouvernement, menée tambour battant, ces étudiants sont enfin autorisés à regagner les campus universitaires. "Vous êtes invités à vous inscrire une nouvelle fois ce lundi 5 novembre 2001 et à reprendre les cours dès le lendemain", a annoncé laconiquement un communiqué lu sur les ondes de la radio nationale.

Et quid de la principale revendication actuelle des étudiants, à savoir une période de 2 semaines de préparation des sessions (examens) comme il en a toujours été le cas depuis longtemps à cette université ? Le communiqué reste muet sur cette question, mais les étudiants se prennent à rêver qu'il n'y a aucune raison qui empêcherait que cette revendication soit exaucée, "à condition de rester sages et de ne pas nous déranger", auraient dit les milieux proches du pouvoir.

Aux dernières nouvelles, le vice-recteur de cette université, M. Didace-Olivier Nimpagaritse (alias Mujos), en l'absence du recteur (en mission à l'étranger), refuserait toujours d'accorder cette période, et même un minimum de 10 jours, comme cela avait été suggéré par plusieurs professeurs.

S'il continue à camper sur ses positions, les étudiants risquent de ne pas répondre à cet appel. Affaire à suivre !

Burundi - Société.

Le banditisme remonte d'un cran à Kinindo.

Bujumbura, le 2 novembre 2001 (Net Press). Depuis une semaine, le vol domestique et nocturne fait rage dans les ménages de Kinindo, après l'apparition de ce phénomène il ya un mois dans cette zone de la capitale qui était jusque-là réputée calme. Quatre ménages ont été ainsi littéralement pillés vers la fin de la semaine écoulée. Ces bandits emportent le plus souvent des appareils vidéo ou téléviseurs; des postes de radio ou des chaînes musicales..., bref tout le matériel hi-fi qu'ils trouvent aux salons de ces ménages. Ces vols se commettent très souvent aux environs de 2 heures du matin.

On ignore encore la destination de ces biens volés mais certaines informations laissent à penser qu'il s'agirait de l'Est de la RD Congo ou du Rwanda, et que les brigands ne seraient en fait que de jeunes délinquants du même quartier. Ses habitants se plaignent et semblent ne plus savoir où donner de la tête, mais à notre avis, ils devraient s'organiser afin de trouver à ces groupes de jeunes désoeuvrés quelque chose à faire.

MINISTERE DU TRAVAIL, DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

I. AVIS D'APPEL D'OFFRES N° DGMP/27/T/2001

I.1. MAITRE DE L'OUVRAGE

Institut National de Sécurité Sociale, "INSS" en sigle.

I.2. OBJET

Le présent marché a pour objet la réalisation du câblage informatique de l'immeuble siège de l'I.N.S.S.

I.3. FINANCEMENT

L'INSS financera le marché sur ses propres fonds.

I.4. PARTICIPATION

La participation au marché est ouverte aux entreprises nationales et internationales ayant les capacités juridiques, techniques et financières requises.

I.5. TYPE DE MARCHE

Le marché est à bordereau de prix unitaire. Le soumissionnaire s'engage à exécuter le marché sur base des prix unitaires annexés à sa soumission. Les quantités spécifiées dans le cahier des clauses techniques sont présumées et les prix unitaires devront être forfaitaires. Les règlements dans le cadre de ce marché se feront en appliquant les prix unitaires du bordereau aux quantités réellement exécutées.

I.6. MONNAIE DE L'OFFRE

Les soumissions seront exprimées en francs Burundi.

I.7. CAUTION DE SOUMISSION

Une caution de soumission de cinq millions de Francs Burundi (5.000.000 FBU) accompagne la soumission.

I.8. DELAI D'ENGAGEMENT

Les soumissionnaires restent engagés par leurs offres pendant un délai de nonante (90) jours à compter de la date d'ouverture des plis.

I.9. DEPOT DES OFFRES

Les offres rédigées en langue française, en 5 exemplaires (un original et quatre copies) doivent être déposées à la Direction Générale des Marchés Publics, Boulevard de l'UPRONA n°7 à Bujumbura au plus tard le 15/01/2002 à 9 heures.

Les offres peuvent également être remises main en main pendant la séance d'ouverture des offres avant que le Président de la Sous-Commission d'Ouverture des offres ne déclare que plus aucune autre soumission ne peut plus être admise.

I.10. CONSULTATION ET ACQUISITION DU DOSSIER

Le dossier d'appel d'offres peut être consulté et obtenu à l'INSS, B.P. 1600, à Bujumbura Tél. 22 3127 ou 21 4455, FAX (257) 22 6454, contre paiement de cinquante mille Francs Burundi (50.000 FBU) sur les comptes ci-après :

1121/005 ouvert à la BRB; 012001-37 ouvert à la BPB; 03532 ouvert à l'IBB; 68450 ouvert à la BCB; 262601/06 ouvert à la Bancobu; 00426830 ouvert à la BGF; 500/30/0536/60 ouvert à la BBCI; 830 ouvert à la BCD.

I.11. OUVERTURE DES PLIS

L'ouverture des offres en séance publique, aura lieu le 15/01/2002 à 9 heures, dans la salle des réunions de la Direction Générale des Marchés Publics, Boulevard de l'UPRONA n°7 à Bujumbura.

 

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