NET PRESS

Burundi - Politique.
Le FRODEBU décidé à tout faire pour une mise en place rapide des institutions de transition.
Naïrobi, le 3 mai 2001 (Net Press). Comme ils le font chaque année, les dirigeants du FRODEBU (aile Minani) se sont retrouvés en conclave pour parler de différentes questions intéressant la vie nationale mais aussi pour régler certaines questions internes à leur parti.
Il est à noter néanmoins que selon des sources généralement bien informées, cette session qui s'est déroulée du 29 avril au 1er mai 2001 dans la capitale kenyane, aura été convoquée en "extrême urgence" par le président de cette formation, le Dr. Jean Minani, après avoir appris que des notes de plus en plus discordantes se faisaient jour au sein de la direction intérieure du même parti. En effet, MM. Léonce Ngendakumana et Frédéric Bamvuginyumvira (respectivement président de l'assemblée nationale et premier vice-président de la République) étaient franchement acquis à la thèse du "concensus suffisant" qui risquait de conduire, selon les observateurs, vers un "partenariat bis"; alors que pour les autres, (comme M. Domitien Ndayizeye), il n'est pas du tout question de reconduire le gouvernement actuel.
Même si les leaders du FRODEBU ont décidé un black-out total, certaines indiscrétions nous ont indiqué que ce parti entend sortir de sa "léthargie" et qu'il veut sérieusement s'engager pour une mise sur pied rapide des institutions de transition. Ce parti a donc décidé de prendre la ligne de conduite suivante : il faut, le plus tôt possible, un gouvernement de transition de "large ouverture" où seront représentés tous les partis signataires.
Par ailleurs, les dirigeants du FRODEBU Minani ont réaffirmé leur soutien au tandem Bayaganakandi-Ndayizeye, car, pour eux, non seulement l'ancien ministre de l'Intérieur a le plus de voix au sein du G10, mais en plus, le gouvernement actuel s'est montré incapable de régler la question du cessez-le-feu durant les 5 dernières années. Pour eux donc, ce gouvernement et le chef de l'Etat actuel doivent céder leurs places à des institutions capables de trouver une solution à cette question primordiale, qui constituera la principale tâche du gouvernement de transition.
Dès son arrivée à Bujumbura, M. Domitien Ndayizeye a animé un point de presse chez lui, dans lequel il a indiqué qu'à présent règne un climat d'harmonie au sein du Frodebu et que la direction de ce parti a rejeté le "consensus suffisant" qui exclurait les autres formations politiques en dehors de l'Uprona et du Frodebu. Il a réaffirmé que "le FRODEBU va sortir de sa réserve pour appeller tous les dirigeants du G10 à privilégier les intérêts supérieurs de la Nation". Pour lui, le "candidat de consensus du G10 est là et tout le monde le connaît. Les autres candidats devraient faire preuve de souplesse d'esprit afin d'accepter de se retirer". Il a enfin indiqué que lui-même ou le Dr. Jean Minani feront les démarches necessaires auprès du président du PARENA et d'autres partenaires du G10 afin de trouver une candidature unique au sein de ce groupe.
Burundi - Processus de paix.
Le comité central du parti Vert-Intwari "réaffirme son soutien à la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi".
Bujumbura, le 3 mai 2001 (Net Press). Le comité central du parti Vert-Intwari (en tout 52 personnes) vient d'écrire au médiateur Nelson Mandela afin de lui tansmettre la "vraie" position de ce parti.
Les 52 membres du comité central élargi du parti Vert-Intwari qui se disent "soucieux de collaborer avec les partis du G10, du G7 et les autres forces vives de la Nation pour conduire notre pays vers la paix durable", ont donc décidé de donner la position de leur parti, après la "déclaration non-concertée faite par M. André Nkundikije visant à relancer sa candidature à la présidence de la transition". Les mêmes personnes ont en outre réaffirmé que leur parti soutient toujours la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi.
Quant à la déclaration du 06 avril 2001 portant relance de la candidature de M. Nkundikije, le comité central du parti Vert-Intwari ont indiqué qu'elle n'engage que son auteur, puisqu'elle n'avait ni l'aval de ce comité, ni de son prétendu signataire. En outre, il s'agissait d'un document non-authentique. (voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Processus de paix.
Le médiateur poursuit ses consultations avec les Burundais ...
Bujumbura, le 3 mai 2001 (Net Press). Le médiateur dans le conflit burundais, M. Nelson Mandela, continue à s'entretenir avec les Burundais, afin de voir dans quelle mesure débloquer le processus de paix inter-burundais qui se trouve actuellement dans l'impasse. C'est dans ce cadre qu'il a invité cette fois-ci des délégués de la société civile et des officiers de l'armée nationale qui ne participent pas habituellement aux négociations d'Arusha.
Ce matin, on a remarqué à l'aéroport international de Bujumbura la présence de 22 personnes qui s'apprêtaient à partir pour l'Afrique du Sud, dont notamment Mgr. Evariste Ngayagoye (evêque de Bujumbura), Cheikh Issa Ntambuka (représentant la communauté islamique) et d'un dirigeant des Eglises protestantes. Il y avait aussi une dizaine de hauts gradés de l'armée nationale, dont les colonels Léonidas Nijimbere (chef de cabinet militaire du président Buyoya), Gédéon Karibwami (directeur des centres d'instruction militaire), Juvénal Niyoyunguruza (commandant de la 2ème région militaire), Nestor Nitunga (directeur de l'Hôpital Militaire de Kamenge), Laurent Niyonkuru et Bernard Bandonkeye. Etaient aussi présents le lieutenant-colonel Cyprien Ndikuriyo et les majors Pierre-Claver Gahungu, Athanase Mivuba et Nijehagize.
Les anciens premiers ministres Pascal-Firmin Ndimira, Antoine Nduwayo et Edouard Nzambimana étaient aussi de la partie, de même que MM. Protais Nteziriba (cadre à l'Exploitation du Port de Bujumbura et cousin du chef de l'Etat actuel), Fidèle Niyungeko (ADG du Fonds de l'Habitat urbain), Jules Capitaine (pharmacien et mari de la secrétaire particulière du chef de l'Etat), Joseph Ndayisaba (conseiller principal à la présidence de la République), Pascal Karikurubu (dirigeant de l'Uprona négociateur en mairie de Bujumbura) et André Muyumpu (ex-cadre de la Banque de Crédit de Bujumbura).
On ne connaît pas encore les critères de sélection de ces délégués qui ont, pour la plupart, refusé de parler à la presse à l'exception de Mgr. Ngoyagoye qui a précisé à notre reporter qu'ils ont été invités par le médiateur. Néanmoins, selon certains observateurs de la capitale, une bonne partie des délégués civils seraient des proches du pouvoir actuel.
Burundi - Parti politique.
L'UPRONA de Mukasi fustige "un groupuscule d'individus qui usurpe le nom du parti UPRONA pour imposer le régime en place".
Bujumbura, le 3 mai 2001 (Net Press). Dans une déclaration rendue publique ce 2 mai 2001 et intitulée "La roue de l'histoire tourne et la coterie s'affole", le parti UPRONA, aile Mukasi s'en prend à "un groupuscule d'individus qui, depuis un certain temps, usurpe le nom de l'UPRONA, s'agite, fait circuler des tracts et organise des séances de désinformation pour réanimer et imposer le régime en place décadent et moribond". Pour M. Mukasi, les gens devraient savoir que "le parti Uprona ne participe à aucune institution du partenariat en cours".
Selon la même déclaration, l'organisation "Union pour le Progrès National" ne se trouve nulle part recensée au Ministère de l'Intérieur. C'est plutôt l'appellation "Unité pour le Progrès National" qui s'y trouve consignée et qui signifie "UPRONA", et non le "faux label UPRONA sous lequel agissent les thuriféraires du pouvoir et au nom duquel ont été signés les fameux accords d'Arusha". (Voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
COMMUNIQUE
L'amicale des anciens de l'Université Catholique de Louvain asbl invite tous les anciens de l'Université de Louvain (UCL et KUL) à une rencontre d'information qui aura lieu le 12 mai 2001 à 13 heures à l'Hôtel Source du Nil.
COMMUNIQUE : UNE GRANDE FOIRE A PORT-LOUIS DE L'ILE MAURICE.
La Chambre de Commerce, d'Agriculture et d'Artisanat du Burundi (CCIB), en collaboration avec la société TEMBO BURUNDI (représentant au Burundi de la société MCFI), annonce la tenue d'une foire-exposition-vente du 18 au 21 mai 2001 à Port Louis, à l'île Maurice. - Environ 70 exposants venant de SHENZHEN en Chine; - Une grande variété d'articles sera exposée.
Tenez : Appareils électriques, électroniques, jouets, batteries, chaussures, ventilateurs, outils de jardinage, fleurs en plastique, appareils HI-FI, luminaires, montres, caméras, produits de textile, téléphones, VCD, DVD, et autres appareils similaires.
* Opérateurs économiques, hommes d'affaires, ne ratez pas cette occasion qui vous offre non seulement les produits exposés hors taxes, mais aussi de nouer des contacts avec les hommes d'affaires mauriciens et chinois.
* Pour toute information, contactez la CCIB au 228604 ou la maison TEMBO-BURUNDI au 211034.
