NET PRESS

Burundi - Visite.
Visite à Bujumbura du ministre ghanéen de la défense ...
Bujumbura, le 3 juillet 2001 (Net Press). Le ministre ghanéen de la défense, Dr. K. Addo-Kufuor (frère du nouveau président John Kufuor), est arrivé ce matin à Bujumbura pour une visite "d'amitié et de travail" de 24h. Le ministre ghanéen est accompagné par son chef d'Etat-Major Général, le général-major S. K. Obeng ainsi que par 3 autres officiers. Ils sont arrivés à bord d'un vol régulier d'Ethiopian Airlines et devraient repartir demain matin avec Kenya Airways.
Les deux responsables ont eu des entretiens avec leurs homologues burundais sur des sujets qu'on ignore encore.
A la question de savoir si le Burundi a des relations "privilégiées" avec des pays aussi géographiquement éloignés que le Ghana, le porte-parole de l'armée burundaise, le colonel Augustin Nzabampema, a indiqué que "naturellement, le Burundi a de très bonnes relations avec des pays de l'Ouest africain comme le Nigeria et le Ghana".
Selon certaines informations non encore confirmées, ces deux pays seraient parmi ceux qui devraient fournir des troupes à la force onusienne à venir pour le Burundi dans le cadre des accords d'Arusha.
Burundi - Justice.
L'avocat-conseil de l'un des présumés "détourneurs de mineures" s'inquiète de la procédure de détention de son client.
Bujumbura, le 3 juillet 2001 (Net Press). L'avocat-conseil d'un des présumés "détourneurs de mineures", M. Benoît Ndorimana toujours incarcéré à la prison centrale de Mpimba, Me Isidore Rufyikiri, vient de s'adresser à la présidente du tribunal de grande instance en mairie de Bujumbura pour lui faire part de son inquiétude quant à la "procédure inhabituelle autant qu'illégale que le dossier 'détention préventive de M. Benoît Ndorimana' est en train de suivre" devant cette juridiction. Il précise que son client est détenu depuis le 4 juin 2001 et que le magistrat instructeur ne l'a présenté devant le juge pour confirmation que le 27 juin 2001, soit après 23 jours de détention préventive. Pourtant, poursuit Me Rufyikiri, "la comparution devant le juge doit avoir lieu au plus tard dans les quinze jours de la délivrance du mandat d'arrêt provisoire". Pour lui donc, cela est une détention abusive à titre personnel par le magistrat instructeur en dehors de toute couverture légale.
Me Rufyikiri s'insurge contre le tapage médiatique qui a entouré ce dossier et qui confirmait que le parquet en mairie de Bujumbura était en possession d'indices sérieux de culpabilité. Il ne comprend donc pas pourquoi un cas déclaré "clair" devienne subitement une affaire "inextricable". Il termine sa correspondance en demandant que cette juridiction marque sa courageuse empreinte de la différence, afin que force revienne à la loi (voir l'intégralité du texte sur www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique Agora).
Rappelons que deux des co-détenus de M. Ndorimana ont bénéficié à la fin de la semaine écoulée d'une liberté provisoire. Il s'agit de MM. Joseph Ntagabo et Irto Mattia (de nationalité italienne).
Burundi - Société.
Ruyigi : le sexe féminin menacé par un jeune garçon en commune Butaganzwa.
Ruyigi, le 3 juillet 2001 (Net Press). Un jeune garçon du nom de Dororo (14 ans) constitue décidément une menace sérieuse pour la population féminine des collines Bitye et Masenda de la commune Butaganzwa en province de Ruyigi. En effet, ce garçon qui avait disparu en 1993, est revenu dans sa colline natale il y a seulement quelques jours, muni d'une lance et d'un glaive dont il se sert pour tuer tout passant de sexe féminin. Ainsi, le 30 juin 2001, ce jeune garçon a fait irruption d'une savane boisée et a poignardé une jeune fille qui a trouvé la mort sur place. Quatre jours plus tôt, une femme qui venait de se faire soigner a été grièvement blessée par le même jeune garçon sur son chemin de retour.
De son côté, la population masculine des mêmes collines s'est mobilisée pour rechercher ce terroriste mais elle ne parvient pas à le capturer car il sait toujours se volatiliser dans la nature quand il est recherché. C'est ainsi qu'une certaine opinion de la place fait croire que ce garçon serait doté de forces surnaturelles. Les femmes de ces collines se sont décidées, suite à ces aggressions répétées, de limiter leurs mouvements, de peur d'être poignardées par ce "mystérieux" terroriste.
Burundi - Parti politique - Décès.
Disparition d'un grand militant du parti Uprona.
Bujumbura, le 3 juillet 2001 (Net Press). Il s'appelle Augustin Ndirabika, il vient de rendre son âme ce 2 juillet 2001 à 13 h 30' à l'hôpital Clinique Prince Louis Rwagasore.Il était connu pour son ferme engagement aux idéaux de ce parti qu'il a servi depuis son jeune âge. M. Ndirabika était membre du comité central de l'Uprona, membre du comité central et du bureau exécutif de la JRR. Il a produit beaucoup de chansons et de poèmes sur l'unité nationale dans le but d'éduquer la jeunesse de ce pays. Il était également directeur de publication de l'organe officiel d'expression du parti Uprona, dénommé "Ndarangavye". M. Ndirabika venait de passer 29 ans à la permanence du parti Uprona avant d'être mis en chômage technique au mois de mai dernier. Tout avantage lié à cette mise en chômage lui avait été refusé si bien que dans l'opinion, cette mise en chômage était considérée comme purement et simplement une sanction lui infligée pour ses convictions politiques, car il était plutôt proche de la tendance Mukasi, rivale de l'autre aile pilotée par M. Rukingama et la seule reconnue par le ministère de l'intérieur. Malgré cela, M. Ndirabika avait juré de son vivant de ne jamais porter plainte contre l'Uprona, un parti qu'il prenait pour un parent qui l'a élevé. Son enterrement est prévu ce 4 juillet à 10 heures après une messe de requiem qui sera célébrée à la cathédrale Regina Mundi.
Burundi - Media - Population.
Le projet "Plaidoyer" organise un atelier-media à l'intention des journalistes.
Bujumbura, le 3 juillet 2001 (Net Press). Dans le cadre de la préparation de la journée mondiale de la population commémorée le 11 juillet de chaque année, le projet "Plaidoyer" organise ce 4 juillet 2001 un atelier-media à l'intention des journalistes burundais. Cet atelier se déroulera au centre d'information des Nations-Unies de Bujumbura, de 8 heures à 12 heures.
Burundi - Sécurité.
La sécurité s'améliore légèrement à Mabanda (Makamba) mais des infiltrations de terroristes-génocidaires continuent à être signalées.
Makamba, le 3 juillet 2001 (Net Press). Depuis quelques jours, il s'observe une certaine accalmie sur la frontière entre la commune Mabanda (en province Makamba) et la province tanzanienne de Kigoma. Les populations vont tenir regulièrement leur marché chez leurs voisins tanzaniens qui à leur tour viennent au marché de Mugina. Néanmoins, des infiltrations de terroristes-génocidaires en provenance de la Tanzanie ont été signalées ce week-end. Ces criminels se seraient ensuite rendus dans la plaine de Nyanza-Lac.
D'autre part, les pêcheurs de la région de Nyanza-Lac demandent avec insistance que les autorités lèvent la mesure d'interdiction frappant depuis un peu plus d'une semaine la pêche sur le lac Tanganyika dans cette région. Cette mesure avait été justifiée par la volonté de diminuer le flot d'infiltrations de terroristes-génocidaires venant de la RD Congo via le lac Tanganyika.
Pour ces pêcheurs, il vaudrait mieux leur demander de s'associer aux forces de l'ordre pour constituer des patrouilles mixtes, plutôt que de les empêcher de pêcher. Car non seulement, ils doivent rembourser les crédits de banque contractés lors de l'achat du matériel de pêche, mais en plus, les maladies liées aux carences alimentaires (tel le kwashiorkor) risquent de faire leur grand retour dans cette région, si cette mesure ne venait pas à être rapidement levée.
Ils ne comprennent pas non plus pourquoi ils sont les seuls à être pénalisés alors qu'il est de notoriété publique, selon eux, que la plus grande partie des infiltrations en provenance du Congo se font plutôt au niveau de la province de Bujumbura Rural.
