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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Anniversaire.

Il y a 15 ans, Pierre Buyoya prenait le pouvoir.

Bujumbura, le 3 septembre 2002 (Net Press). C'était dans la matinée du 3 septembre 1987 qu'un coup d'Etat sans effusion de sang était opéré par un groupe de militaires à la tête desquels se trouvait un major du nom de Pierre Buyoya. Il renversait le colonel Bagaza qu'il accusait de tous les maux. Le colonel Bagaza qui venait de faire 11 ans à la tête du pays avait pourtant à son actif beaucoup de réalisations, surtout socio-économiques de loin supérieures à l'oeuvre coloniale. Mais Bagaza avait le tort de tenir tête à la toute puissante église catholique romaine et l'IDC lui en voulait trop de ce fait même.

Buyoya a su exploiter tout cela pour son compte. A son arrivée, c'était la détente totale entre lui et l'église catholique. Il y eut même une sorte de restauration de l'empire catholique.

Buyoya, "l'homme providence", comme on le chantait à l'époque ne cessa pourtant d'étonner. Sous son règne, il y a eu beaucoup de catastrophes : Ntega-Marangara en 1988, un génocide qui donnait le coup d'envoi d'une série d'autres comme en 1991, en 1993 jusqu'aujourd'hui. Tous ces crimes sont restés impunis et passent aujourd'hui pour une expression politique tout-à-fait normale, consacrée par les instruments institutionnels comme la constitution, l'accord du 28 août 2000 et l'accord du cessez-le-feu. Il a également le mérite "d'avoir introduit la démocratie" au Burundi au moment où ses homologues de la sous-région et surtout l'Ougandais Yoweri Museveni - devenu entre temps président de l'initiative régionale pour le Burundi - s'en méfiaient.

La démocratie telle qu'il la concevait a dérapé en cours de route pour le plus grand bonheur des soit-disants "démocrates burundais" qui en ont profité pour exterminer dans l'impunité leurs concitoyens pour finalement avoir en prime l'immunité dite provisoire et les postes de direction dans le pays au mépris de la morale universelle.

Quand il est parti le 10 juillet 1993, il a été ovationné par beaucoup de gens en dépit d'une "démocratie piégée" (de l'avis de plusieurs observateurs) qu'il laissait à l'apprenti Ndadaye, son successeur, qui fut tué 101 jours après. Au lendemain de sa défaite électorale, Pierre Buyoya lancera une "fondation pour la paix et la démocratie" destinée à pérenniser l'oeuvre qu'il avait accomplie pendant 6 ans de règne. Il reviendra aux affaires le 25 juillet 1996 avec cette fois la mission de "sauvetage d'un pays en banqueroute" pour, disait-il, un mandat de 3 ans.

Depuis ce jour, "l'homme providence" initia tous azimuts un processus de paix toujours en cours mais dont les Burundais ne voient toujours pas les dividendes. Ce processus controversé à l'intérieur a en outre conduit à l'amnistie des terroristes-génocidaires responsables des crimes de génocide comme à Teza, Bugendana, Buta, Kibimba, etc. Les responsables de ces organisations auteurs de ces crimes abominables dirigent même aujourd'hui le pays dans l'impunité la plus totale.

Aujourd'hui, tous ceux qui disent non à son système n'ont pas droit de cité : l'organisation de lutte contre le génocide AC Génocide a été empêchée de tenir son assemblée générale du 21 août 2002, l'Uprona de Mukasi est malmené, les dirigeants et membres de l'organisation de résistance au génocide PA-Amasekanya sont en prison, la presse est muselée, la radio-télévision nationale qui devrait être publique est devenu un instrument de propagande d'un microcosme gouvernemental dominé par les organisations sur lesquelles pèsent des soupçons de crimes de génocide, etc. Tel est le bilan (pas exhaustif) que l'on peut dresser 15 ans après le 3 septembre 1987.

Burundi - Détention.

Le président de PA-Amasekanya proteste contre sa détention "injuste et arbitraire".

Bujumbura, le 3 septembre 2002 (Net Press). Le président de PA-Amasekanya, M. Diomède Rutamucero arrêté dimanche matin le 1er septembre 2002 et incarcéré actuellement dans les cachots de la PSP, a écrit ce matin au directeur de la police de sécurité publique pour protester contre sa "détention illégale et arbitraire". M. Rutamucero réfute les accusations qui pèsent sur lui et selon lesquelles il aurait participé à une manifestation illégale. Il considère que cette accusation est fausse et sa détention dans les cachots de la PSP partant "injuste, illégale et arbitraire".

M. Rutamucero dévoile également les conditions dégradantes et inhumaines auxquelles il est soumis puisqu'il y est torturé physiquement et moralement sans que ses tortionnaires tiennent compte du code de procédure pénale du Burundi ni de la déclaration universelle des droits de l'homme. Il rappelle au directeur de la PSP qu'il est président d'un mouvement d'opinion qui lutte dans la non-violence contre le génocide et qu'il doit comme tout citoyen burundais bénéficier de la protection et de la justice. M. Rutamucero demande enfin au directeur de la police de sécurité publique de le libérer.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl ne savent plus où donner de la tête.

Bujumbura, le 3 septembre 2002 (Net Press). C'est ce qu'on apprend de source très bien informée dans la capitale burundaise. Ainsi donc, les opérations de grande envergure de l'armée nationale en cours dans les montagnes surplombant la ville de Bujumbura auraient fini d'affaiblir sérieusement ce mouvement terroriste-génocidaire.

Pour reconstituer ses forces et tenter de faire diversion, ses hommes aujourd'hui éparpillés un peu partout dans Bujumbura rural projeteraient de lancer dans les prochains jours des attaques-éclair contre plusieurs quartiers périphériques de la capitale. Ils espèrent que de cette façon, ils pourront desserrer l'étau de l'armée nationale contre eux dans Bujumbura rural, en amenant celle-ci à venir défendre la capitale.

C'est dans ce cadre que des rumeurs persistantes d'attaque contre certains quartiers périphériques comme Mutanga Nord et Sud circulaient dans l'après-midi de ce 2 septembre 2002. Ces attaques pourraient avoir lieu plus tard, selon les observateurs avisés.

A noter que pour expliquer leurs difficultés actuelles sur le terrain des opérations, ces tueurs et leurs sympathisants n'hésitent pas à propager des bruits sur le web comme quoi ils ont plutôt affaire à des troupes rwandaises (et pas seulement burundaises donc) dans Bujumbura rural.

Pour ces milieux favorables au Cndd-Fdd et au Palipehutu-Fnl, la "coopération entre les 2 armées ne devrait pas signifier la présence de soldats rwandais dans Bujumbura rural ou dans la forêt de Nyungwe (du côté burundais)". Rappelons à ce sujet que l'armée nationale a toujours nié la présence de soldats rwandais à ses côtés, de même que plusieurs sources indépendantes.

COMMUNIQUE

Spacetel-Burundi annonce à son aimable clientèle qu'elle met à sa disposition un nouveau service "Messages courts": SMS Nationale et Internationale.

Pour y accéder, il suffira de payer 3.750 Fbu ou 6.500 Fbu pour avoir respectivement 50 ou 100 messages à expédier pendant un mois calendaire.

TARIFS SPACETEL-BURUNDI :

Prépayé Spacetel vers Spacetel 204 Fbu/min Spacetel vers autres opérateurs 240 Fbu/min

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AVIS DE MISE EN VENTE

La Banque Commerciale du Burundi (BANCOBU) met en vente un groupe électrogène dont les caractéristiques sont les suivantes :

Marque : MOËS Puissance : 90 KVA Démarrage : Automatique Année de fabrication : 1988

Le moteur totalise à ce jour 2.445 heures de fonctionnement. Le groupe électrogène est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité tous les jours ouvrables dans les enceintes de la BANCOBU-Siège, de 8h 00 à 12h 00 et de 15h 00 à 17h 30. Les offres devront être faites sous enveloppes fermées avec mention "Offre pour achat groupe électrogène".

L'ouverture des enveloppes aura lieu le 9/09/2002 à 15h 00. La Banque se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle du groupe électrogène.