NET PRESS
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Burundi - Justice.
La grogne demeure à la magistrature.
Bujumbura, le 3 octobre 2001 (Net Press). Un mois après l'expression de leur mécontentemt par le déclenchement d'une grève de 4 jours, les magistrats burundais se disent toujours insatisfaits. En effet, après la rencontre qu'ils ont eue avec le premier vice-président de la République, lequel leur avait par ailleurs donné raison, les magistrats estiment que leurs revendications n'ont pas été prises en compte. Pour la patrone du syndicat des magistrats du Burundi, Mme Dévote Sabuwanka, on ne sait pas qui, du premier vice-président de la République et du ministre de la justice, est hiérarchiquement plus important. Selon elle, quand le premier vice-président a rencontré les représentants des magistrats, il avait promis de régler tous les problèmes avant la fin du mois de septembre 2001. Mais par après, le président de la République, les deux vices-présidents, les ministres de la justice et des finances se sont réunis pour étudier ce cas. Seuls les arguments du ministre de la justice ont été tenus en considération et l'on a gardé le statu quo. Mme Sabuwanka a indiqué qu'il y aura une consultation nationale des magistrats prochainement pour donner une suite appropriée à cette situation.
Burundi - Malversations.
Une partie du personnel de la radio-télévision nationale lance à sa direction générale un cri d'alarme contre les malversations au sein de la RTNB.
Bujumbura, le 3 octobre 2001 (Net Press). Une partie du personnel de la radio-télévision nationale (RTNB) vient de transmettre à sa direction générale, ce que les 51 signataires de la pétition appellent un "plaidoyer pour le sauvetage d'une entreprise en danger à cause des malversations (internes)". Ce document met en exergue les malversations liées à la production en co-production, une "gestion catastrophique du garage, du charroi, du carburant et du lubrifiant". Bien plus, une exploitation abusive et frauduleuse de l'outil de production et des détournements de tous ordres sont quotidiennement observés, poursuit la pétition. A titre d'exemple, certaines productions de films documentaires se font avec du matériel de la RTNB et les recettes (les frais de production et de diffusion de certains publi-reportages) sont encaissées par des particuliers et non la maison.
Ce personnel déplore également le manque de suivi de certains dossiers relatifs aux vols et aux pertes de matériel de production survenus lors des missions de reportage à l'extérieur du pays. Et d'ajouter qu'au service commercial de la RTNB, il règne un désordre "réel et évident" : une personne peut à la fois négocier un marché et faire des opérations de facturation et de recouvrement, ce qui n'est pas du tout normal aux yeux des signataires car cette situation peut entraîner des malversations de tout genre. A propos du charroi, le même personnel déplore la disparition mystérieuse du moteur d'une jeep Land Cruiser et la vente irrégulière de plusieurs véhicules accidentés de la RTNB par certains cadres de cette société. Ce personnel recommande enfin au directeur général de la RTNB de prendre acte des "malversations commises au sein d'une entreprise aussi prestigieuse et du danger qui la guette" afin de lui épargner une "zaïranisation" que le personnel voit venir si rien n'est rapidement fait pour lui barrer la route. (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Justice.
Les chambres criminelles continuent leur travail ...
Bujumbura, le 3 octobre 2001 (Net Press). Après une rentrée judiciaire quelque peu mouvementée, les trois chambres criminelles (Bujumbura, Gitega et Ngozi) du pays sont entrées petit à petit dans le vif du sujet. Ainsi, la chambre criminelle de Bujumbura a entendu ce matin un certain Domitien Bakina, accusé d'avoir lancé une grenade à Musaga (Sud de la capitale) qui avait causé beaucoup de morts. Il avait été libéré mais les victimes de son forfait ont vite réagi si bien que les autorités administratives et judiciaires ont été obligées de le mettre temporairement à l'abri, c'est à dire de le renvoyer en prison. Signalons également qu'une nouvelle audition de l'affaire "Kamana et consorts", relative à l'assassinat du président Ndadaye a été programmée pour le 12 octobre 2001 devant toutes les chambres réunies.
Burundi - Economie.
L'état des finances publiques et de l'économie nationale, selon la BRB.
Bujumbura, le 3 octobre 2001 (Net Press). La Banque de la République du Burundi (BRB, banque centrale) vient de publier son "rapport des indicateurs de la conjoncture économique du Burundi", tels que ceux-ci se présentaient à la fin du mois de juillet 2001. Selon ce rapport, la production industrielle avait, à ce moment-là, augmenté de près de 60% par rapport au mois précédent, grâce à la campagne-sucre et à la hausse de la production des boissons. Par contre, la production du café-parche a stagné, alors que celle du thé en feuilles vertes a baissé en raison de la persistance de la sécheresse.
Du côté des finances publiques, les recettes ont augmenté de près de 12 milliards de Fbu, à cause de l'augmentation de l'impôt sur les revenus, de la taxe de transaction et d'autres recettes. Concernant le commerce extérieur, la quantité du café arabica exporté a sensiblement baissé mais les expéditions des autres produits (primaires et manufacturés) se sont accrues. Enfin, l'indice du "taux de change effectif" a progressé de près de 3% grâce à une légère appréciation du Fbu vis-à-vis des monnaies des pays partenaires ou concurrents commerciaux. Signalons en passant qu'après le carburant, le prix du sucre vient d'être revu à la hausse sans aucune explication aux consommateurs. Un kilo de cette denrée rare (malgré sa production en quantité suffisante par une entreprise locale, à savoir la Sosumo) est passé, depuis ce 1er octobre 2001 de 550 à 600 Fbu.
Burundi - Processus de paix.
Le professeur Philippe Siriba invite ses compatriotes à la vigilance afin d'éviter au pays la "catastrophe imminente" annoncée par l'ICG.
Bujumbura, le 3 octobre 2001 (Net Press). Alors qu'Arusha tente, tant bien que mal, de relancer son processus dit "de paix", l'abbé Philippe Siriba (du diocèse de Bujumbura), qui est aussi professeur à l'Université du Burundi, vient de rendre publique une intéressante "réflexion sur les causes menant le Burundi à la catastrophe et sur les solutions pour l'éviter". Pour l'abbé Siriba, la situation dans laquelle se trouve le Burundi depuis le 21 octobre 1993 est "allée en se dégradant de façon visible et prévisible jusqu'aujourd'hui où l'espoir de retrouver la paix est à un niveau très bas, à tel point que des organisations et des groupes de réflexion annoncent une catastrophe imminente (...)".
Parmi les principales causes à l'origine de cette situation, le professeur Siriba a diagnostiqué notamment "un régionalisme très complexe et plus dangereux que l'ethnisme", le fait que "le Burundi est un pays où seule la force compte" et l'imposition de la même politique depuis octobre 1993.
L'universitaire s'en prend particulièrement au "régionalisme teinté de frodébisme" et à la "volonté délibérée du pouvoir de faire perdurer la guerre", car, avec les deux, "on aboutira certainement au démantèlement de l'armée nationale et certainement à la catastrophe". Il dénonce l'hégémonie de Bururi sur le reste du pays, car cette province compte à elle seule 70% de postes-clés à l'armée et 58% dans les autres services. Pour lui, la "suppression du véritable parti Uprona et la tentative de création d'une branche de ce parti avec l'aide de la police" est une preuve éloquente du régionalisme du pouvoir.
Après avoir passé en revue toutes les solutions proposées par beaucoup de "spécialistes" du Burundi (parmi lesquels l'ICG dont l'auteur met fortement en doute la bonne foi), l'abbé Siriba avance l'idée d'un "partage du territoire et des diverses catégories de la population" où les Batutsi, les Bahutu et les Batwa opposés au génocide auraient le contrôle, sous la protection de l'armée nationale, de la capitale (aggrandie jusqu'à Mpanda, Mukike, Mutimbuzi ...), des provinces de Mwaro, Muramvya et Cankuzo alors que tout le reste du pays serait placé sous le contrôle des Bahutu et de tous les autres citoyens qui se sentiraient en sécurité sous la protection des "soldats des groupes armés". Le Burundi aurait donc 2 gouvernements locaux et un gouvernement central, à l'instar de la Suisse ou de la Belgique.
Cette solution aurait l'avantage d'arrêter le génocide en cours contre les Tutsi (dont le parachèvement semble inévitable aux yeux du chercheur, avec les modèles imposés par Arusha et par l'ICG) et d'éviter le démantèlement de l'actuelle armée nationale. (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").
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Avis au public
La société SPACETEL - BURUNDI s.a informe ses partenaires à tous les niveaux que M. Nzisabira Guy - Floribert ne fait plus partie de son personnel à dater du 1er octobre 2001 et que partant, il ne peut plus l'engager à quelque titre que ce soit.
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