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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Politique.

Le Frodebu aurait peur de perdre des places dans les institutions, après Dar-es-Salaam.

Bujumbura, le 3 novembre 2002 (Net Press). C'est ce que croit savoir le Cndd-Fdd, tendance Pierre Nkurunziza, dont le site web affirme que dans la soirée du 1er novembre 2002, une délégation du Frodebu a rencontré de 20h à 21h (heure locale) M. Ambroise Niyonsaba (proche collaborateur du président Buyoya) à l'hôtel Palm Beach de Dar-es-Salaam. Le Frodebu n'aurait pas apprécié, selon la même source, que le président Buyoya négocie directement avec la "rébellion" sans avoir au préalable consulté la direction de ce parti. La même délégation aurait insisté pour que les "intérêts des uns et des autres" soient sauvagardés, ce à quoi M. Niyonsaba aurait déclaré que le chef de l'Etat burundais est un homme qui tient toujours parole.

Burundi - Politique.

La police continue la perquisition aux domiciles des dirigeants du parti Parena.

Bujumbura, le 3 novembre 2002 (Net Press). Après la perquisition effectuée à la résidence du président du Parena, l'ancien président de la République Jean-Baptiste Bagaza et chez 4 dirigeants de ce parti dans la matinée de ce 1er novembre 2002, aujourd'hui c'était le tour d'un autre "Pareniste" résidant au quartier Nyakabiga, M. Gilbert Njangwa Bécaud. Ce dernier a été réveillé ce matin à 4h par la police qui s'était munie d'un mandat de perquisition. Il s'est exécuté et a laissé la gendarmerie fouiller de fond en comble sa maison. Mais aucun objet suspect n'a été trouvé sauf un document intitulé "formation du leardership" qui a été emporté par la police après 3h de fouille. Il convient de rappeler que le président de ce parti, le colonel Jean-Baptiste Bagaza, est accusé par le ministère public d'avoir porté "atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'Etat" au cours des réunions que sa formation politique a dernièrement tenues dans les zones Buyenzi et Cibitoke de la mairie de Bujumbura. Il a été forcé à comparaître dans l'après-midi de ce 2 novembre 2002 devant le procureur général de la République qui l'a interrogé pendant 3h. Ce n'est qu'après ce temps qu'il lui a été autorisé à retourner chez lui où il a été placé en résidence surveillée.

Dans la matinée de ce samedi 2 novembre 2002, un groupe de jeunes sympathisants de ce parti avait décidé de protester contre ce qu'ils ont appelé "séquestration" et de le faire libérer par la force. Au cours de cette manifestation, la police a violemment dispersé ces jeunes gens dont certains avaient jeté des pierres sur certaines écoles privées de la capitale afin de leur interdire de poursuivre les cours. A l'issue de cette manifestation, cinq militants du Parena : il s'agit de MM. Innocent Nsabimana, Georges Nizigiyimana, Thierry Ndayishimiye, d'un certain Désiré et d'un autre pas encore identifié. Toutes ces personnes ont été libérées dans l'après-midi de la même journée et affirment avoir été tabassées par les forces de l'ordre qui les soupçonnaient d'être les organisateurs de cette manifestation. Par ailleurs, selon certaines sources, la garde rapprochée de M. Bagaza (constituée de militaires sud-africains) lui aurait été retirée, information qui reste difficile à vérifier sur terrain étant donné que l'intéressé reste en résidence surveillée et que son téléphone fixe est toujours interrompu depuis la soirée de ce vendredi 1er novembre 2002.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires intensifient leurs attaques criminelles dans plusieurs régions du pays.

Bujumbura, le 3 novembre 2002 (Net Press). Au moment où les négociations sur le cessez-le-feu entre la délégation gouvernementale et l'aile dure du Cndd-Fdd, se poursuivent vaille que vaille à Dar-es-Salaam, les terroristes-génocidaires de ce mouvement désormais allié au Palipehutu-Fnl ont décidé d'intensifier leurs attaques dans plusieurs régions du pays. A Bujumbura, un groupe de terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl a fait irruption dans la zone Buterere (Nord de la capitale) vers 23h. Au même moment, un autre groupe de ces mêmes tueurs a lancé 7 obus sur cette zone située à la périphérie Nord-Ouest de la capitale, causant la mort de 2 personnes et blessant 10 autres. Ces tueurs ont également pillé, au cours de la même attaque, des médicaments dans les locaux d'un centre de santé de l'Alibu (alliance islamique du Burundi) ainsi que de l'argent et beaucoup d'autres biens dans plusieurs ménages.

A Gitega, la deuxième ville du pays, ces criminels ont lancé 13 bombes ce matin 3 novembre 2002, de 4h à 6h. Selon le gouverneur de cette province, M. Tharcisse Ntibarirarana, contacté au téléphone par la rédaction, ces bombes ont été lancées à partir de la localité de Rukoba de la commune de Giheta. "Dieu merci", a souligné le gouverneur, elles n'ont pas causé beaucoup de dégâts même si elles étaient nombreuses. Il a souligné qu'au quartier Mushasha, une bombe a été lancée au lycée Sainte Thérèse de Gitega (ex-ENF) et des éclats ont touché un des murs d'un dortoir des élèves qui n'ont heureusement pas été atteints. Non loin de la cathédrale, une autre bombe a été lancée sur l'école des techniques des métiers (ETM). Un mur d'une classe a été touché par des éclats de cette bombe. Au quartier Yoba (situé à l'ouest de la ville vers Magarama), des éclats d'une autre bombe ont endommagé la toiture d'une maison d'habitation, sans causer d'autres dégâts. D'autres bombes ont été lancées loin des habitations. Le gouverneur a également précisé que des bandes criminelles ont pillé ce dimanche matin le centre de négoce de Nyarusange. Signalons également que toute la ville de Gitega est dépourvue d'électricité depuis le début de cette attaque. Selon certaines sources, un obus aurait percuté une ligne électrique haute tension.

A Bubanza, des terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl en provenance de la RDC s'étaient installés ce 1er novembre 2002 dans la zone de Buvyuko en commune Bubanza. Ils ont lancé une attaque en pleine journée ce 2 novembre 2002 dans les secteurs Nyagonga et Gitsiru, obligeant la population à fuir vers le chef-lieu de la commune. Après l'intervention des forces de l'ordre, ces criminels se sont repliés sur Musigati, près de la Kibira. Le bilan de ces affrontements qui auront duré toute la journée n'est toujours pas connu. Signalons enfin que les forces de l'ordre ont lancé des opérations de grande envergure contre les terroristes-génocidaires dans la localité de Nyaruhongoka, en province de Bujumbura rural, au cours de la journée de ce samedi 2 novembre 2002. Cela a eu comme effet la fermeture momentanée de l'axe Bujumbura-Rumonge.

Burundi - Politique - Justice.

Un député s'insurge énergiquement contre les méthodes de la police et recommande des "sanctions sévères" contre tout policier ou gendarme coupable de brutalités à l'endroit d'honnêtes citoyens.

Bujumbura, le 3 novembre 2002 (Net Press). Le député en question est Mme Rose Hakizimana (du parti Raddès) qui n'a pas du tout apprécié les manières fortes auxquelles recourt souvent la gendarmerie et en particulier le jour où cette dame et d'autres rescapés du génocide des Tutsi avaient décidé de passer une nuit entière à prier, à la cathédrale Regina Mundi, pour les leurs emportés par la machette ou le feu depuis octobre 1993. Mme Hakizimana fustige particulièrement le comportement du colonel Nimenya qui a, selon elle, sérieusement brutalisé et même tabassé, cette nuit-là, une vieille dame (de 65 ans) avant de l'emprisonner. Le lendemain, après 24h de cachot, tout le groupe (5 personnes au total, dont la député) fut relâché sans qu'on leur ait dit pourquoi ils avaient été emprisonnés pour que, ajoute Mme Hakizimana, plus personne ne reprenne à l'avenir la même faute. Pour la député, tous ceux qui se rendent coupables de tels actes - qu'ils soient de la police, de la gendarmerie ou même de l'armée, ou encore d'autres corps - doivent être transférés devant la justice pour être sévérement punis. L'intêret d'une telle démarche est, selon toujours Mme Rose Hakizimana, de couper court à l'impunité dans ce pays et d'instaurer une réelle égalité de tous les citoyens devant la loi. Sinon, prévient-elle, tôt ou tard, le peuple réclamera des comptes à de tels hommes. Au sujet enfin de ceux qui interdisent aux rescapés du génocide des Tutsi de se souvenir des leurs emportés par ce crime des crimes, la parlementaire estime que de tels hommes ne diffèrent en rien de "nos bourreaux".

FONDS DE PROMOTION DE L'HABITAT URBAIN (FPHU)

AVIS A NOTRE AIMABLE CLIENTELE ET A TOUS NOS PARTENAIRES

Le Fonds de Promotion de l'Habitat Urbain (FPHU) a le plaisir d'informer son aimable clientèle et tous ses partenaires qu'il vient de déménager ses bureaux vers son nouveau siège sis Avenue de la Liberté, à côté de l'Ambassade de Belgique.

 

 

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