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Bujumbura-Burundi


 

Burundi - Télécommunications.

Le mouvement de grève continue à l'Onatel.

Bujumbura, le 3 décembre 2001 (Net Press). "Alors que le différend entre l'Onatel et Telecel semblait avoir trouvé une issue heureuse sous le gouvernement précédent, le nouveau ministre des transports, postes et télécommunications (et ancien agent du même ministère), M. Séverin Ndikumugongo vient de remettre les choses en arrière en prônant la reprise des négociations Onatel-Telecel en vue de la signature rapide de l'accord global d'interconnexion". Tel est le point de vue du personnel de l'Onatel qui trouve injuste et non fondée la décision de l'actuel ministre et qui a décidé d'enclencher une grève illimitée depuis vendredi 30 novembre 2001.

Signalons que selon des informations concordantes, les deux directeurs généraux de l'Onatel et de Telecel, respectivement MM. Augustin Ndabihore et Yves Nsabimana, ont signé en catimini et sur encouragement du nouveau ministre de tutelle, un "accord d'interconnexion" entre les deux sociétés. C'était ce vendredi 30 novembre 2001 vers 11h 30'. Ce matin, le gros du personnel de cette entreprise qui conteste de plus en plus la légitimité de son actuel directeur général, était rassemblé à l'extérieur des bureaux, seul le service minimum était assuré. Le ministre de tutelle a convoqué une réunion à 11h 30 avec des délégués du personnel dans son cabinet. Selon nos informations de dernière minute, cette réunion n'aurait pas servi à grand chose, car le directeur général du ministère de la fonction publique et du travail, qui devait jouer aux médiateurs, ne s'est pas présenté pour des raisons qu'on ignore encore. Selon le personnel, la grève devrait continuer jusqu'à ce que ses revendications soient entièrement satisfaites. A midi, ce personnel a bloqué les véhicules de fonction de leurs directeurs et chefs de services qui ont dû recourir à d'autres véhicules pour rentrer.

Selon des rumeurs persistantes qui circulent depuis ce week-end à Bujumbura, le nouveau ministre de tutelle, M. Séverin Ndikumugongo aurait bénéficié des largesses du patron de Telecel-Burundi qui lui aurait payé, semble-t-il, trois costumes dernier cri ayant une valeur totale de 1.200.000 Fbu, en plus de 3.000.000 Fbu qu'il lui aurait versés. C'est cela qui l'aurait sérieusement motivé jusqu'à recommander une conclusion rapide de cette affaire, en faveur, bien entendu, de la puissante Telecel-Burundi.

Burundi - Télécommunications.

La société Telecel Burundi retire sa plainte contre le gouvernement du Burundi.

Bujumbura, le 3 décembre 2001 (Net Press). Le directeur général de la société Telecel Burundi se dit très satisfait des mesures qui ont été prises par l'actuel ministre des transports, postes et télécommunications en date du 29 novembre 2001. En outre, a indiqué M. Nsabimana dans un entretien exclusif accordé à notre rédaction, les deux sociétés (Telecel et sa rivale publique Onatel) ont signé des accords d'interconnexion avant le 1er décembre 2001 comme l'avait souhaité le ministre de tutelle. C'est pour cette raison que Telecel Burundi a retiré sa plainte contre le gouvernement. Selon le directeur général de cette société, Telecel avait porté plainte contre la mesure prise par le gouvernement précédent car sa société se sentait lésée. Or, il n'y a plus de blocage aujourd'hui, les accords sont signés et Telecel trouve qu'ils sont comme une loi qui s'impose à Telecel et à Onatel. Il a poursuivi en disant qu'il vient d'ouvrir beaucoup de circuits entre les deux sociétés.

Quant à la grève du personnel de l'Onatel, M. Yves Nsabimana a indiqué qu'il n'a rien à dire sur cette manifestation car il s'agit d'une "affaire strictement interne à l'Onatel".

Burundi - Politique.

Les partis politiques burundais condamnent les massacres quotidiennement perpétrés par les terroristes-génocidaires.

Bujumbura, le 3 décembre 2001 (Net Press). Le Frodebu, tendance Nzojibwami vient de rendre publique une déclaration à l'issue d'une réunion de son comité directeur national, dans laquelle il déplore que "l'indépendance acquise au prix de la vie des dignes fils de la patrie soit aujourd'hui hypothéquée pour obtenir de la métropole quelques dollars en vue d'entretenir les princes fabriqués à Arusha et les troupes sud-africaines d'occupation dépêchées pour leur protection". Ce parti regrette que seulement un mois après l'installation d'un "gouvernement dit d'union nationale", la guerre se généralise dans tout le pays où l'on assiste aux massacres des populations, à l'enlèvement des enfants, à beaucoup d'assassinats, vols à main armée, .... Au même moment, les cimetières ne sont plus sécurisés pour permettre aux citoyens d'enterrer les leurs, victimes de cette barbarie alors que "les princes issus d'Arusha se délectent sur les plages du lac Tanganyika sous la haute escorte des troupes sud-africaines d'occupation".

Face à cette situation, le Frodebu-Nzojibwami exige du gouvernement de tout mettre en oeuvre pour protéger les populations au lieu de se préoccuper seulement de la protection de ces "princes made in Arusha". Il lui recommande en outre d'entamer sans délais des négociations avec les vrais protagonistes politico-militaires en vue de parvenir à la conclusion d'un cessez-le-feu.

Pour sa part, l'Uprona, tendance Luc Rukingama fait remarquer que la situation de violence qui perdure après la mise en place du gouvernement de transition peut mener le pays à la catastrophe, si rien n'est fait pour arrêter la guerre. Ce parti regrette que des organisations politiques pourtant membres du gouvernement de transition refusent de condamner ouvertement les violences et adoptent plutôt "un langage d'opposants proches des milieux terroristes". C'est ainsi que ce parti demande au gouvernement d'intensifier la guerre contre les groupes terroristes afin de faire échec à ces mouvements. Il invite la communauté internationale à exercer les pressions nécessaires sur le gouvernement tanzanien, pour que celui-ci retire définitivement son soutien aux groupes terroristes. L'Uprona négociateur demande enfin à la région d'organiser dans les meilleurs délais un sommet dont l'objet serait d'appliquer les sanctions requises aux groupes terroristes.

De son côté, le comité provincial du parti Uprona, tendance Mukasi en mairie de Bujumbura vient de rendre public un communiqué de presse dans lequel il déplore la situation (in)sécuritaire qui règne dans le pays. Ce comité regrette qu'après l'accord d'Arusha, le parti Frodebu ne soit pas gêné de mobiliser ses militants pour la "résistance" considérant les "rebelles" comme étant des "résistants contre la paix". Ce parti déplore que la communauté internationale ait donné son appui et son parrainage à un gouvernement de transition qui érige les terroristes et les génocidaires au rang de partenaires incontournables alors que le monde entier condamne la violence et le terrorisme. L'Uprona non-négociateur condamne énergiquement les auteurs des crimes de génocide des Batutsi et d'autres Barundi qui se refusent à l'adhésion à l'idéologie du génocide. Il condamne aussi le laxisme du gouvernement en place devant la barbarie en cours dans le pays. C'est pour cela qu'il demande aux pays voisins de refuser aux bandes terroristes l'utilisation de leurs territoires pour mener des attaques contre le Burundi. (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Santé.

La coopération française s'investit activement dans la lutte contre le Sida au Burundi.

Bujumbura, le 3 décembre 2001 (Net Press). Ce samedi 1er décembre 2001, le Burundi s'est associé au reste du monde pour célébrer la journée mondiale dédiée à la lutte contre la terrible et incurable maladie du Sida. Les festivités marquant cette journée se sont déroulées au stade FFB, mais elles n'ont pas drainé une grande foule même si elles comprenaient beaucoup d'activités sportives et socio-culturelles. A cette occasion, la ministre à la présidence chargée de la lutte contre le Sida, Mme Geneviève Sindabizera, a appelé les maris burundais à plus de responsabilité et à respecter leurs épouses, car selon elle, le VIH-Sida pénètre les ménages burundais surtout par le biais des hommes. Le maire de la ville de Bujumbura, M. Pie Ntiyankundiye, a abondé dans le même sens et a plaidé pour l'appui aux troupes théâtrales "Umuco" et "Sida yarateye" (qui militent en faveur de comportements responsables et plus globalement de la lutte contre le Sida, grâce à des émissions télévisées fort prisées).

Rappelons que le Sida a fait son apparition pour la première fois dans le monde en 1981. Le premier cas a été officiellement enregistré au Burundi en 1983. Depuis cette année, il a fait des milliers de victimes dans ce pays et est à l'origine d'une situation inédite : plusieurs centaines d'enfants rendus orphelins par le Sida; plus de 70% des personnes hospitalisées dans les services de la médecine interne des hôpitaux burundais sont atteintes par la terrible maladie, ... C'est probablement pour cela que la coopération française s'est activement engagée dans la lutte contre ce fléau au Burundi, comme d'ailleurs dans toute la sous-région de l'Afrique de l'Est où cette maladie constitue la première cause de mortalité. Dans cette sous-région, la coopération française affirme, dans un document parvenu à notre rédaction, sa ferme volonté de "promouvoir l'expertise associative dans un projet inter-Etats en Afrique de l'Est". Elle apporte également un sérieux appui à l'ANSS (association nationale des séropositifs et des sidéens) pour son fonctionnement quotidien et la formation continue de ses médecins (en France notamment). Elle appuie également beaucoup d'autres institutions comme le CHUK, d'autres associations anti-Sida, des centres de santé disposant de centres de dépistage, ...

AVIS DE RECRUTEMENT.

La Société d'Assurance BICOR s.a. informe le public qu'elle désire recruter :

® un jeune lauréat de l'université répondant au profil ci-après : - être de nationalité burundaise - être détenteur d'un diplôme de Licence en Economie, Option Gestion Administration Les candidats intéressés par l'offre sont priés de déposer, au plus tard le 04/12/2001, au siège de la Société, les documents ci-après : - Une lettre de demande d'emploi adressée à Monsieur l'Administratreur Directeur Général (+ votre numéro de téléphone) - un curriculum vitae - une photocopie du diplôme ou de l'attestation de réussite certifiée conforme à l'original - l'original du bulletin des notes de la dernière année d'études. Les candidats présélectionnés passeront un test écrit le 06/12/2001 et une interview est organisée le 10/12/2001 pour ceux qui auront réussi ledit test. ® Un jeune lauréat de l'ISCO répondant au profil ce-dessous : - être de nationalité burundaise - être détenteur d'un diplôme de l'ISCO, section Statistiques. Les candidats intéressés par cette offre doivent déposer, au plus tard le 04/12/2001, au siège de la Société, les documents suivants : - Une lettre de demande d'emploi adressée à Monsieur l'Administrateur Directeur Général (+ votre numéro de téléphone) - un curriculum vitae - une photocopie du diplôme ou de l'attestation de réussite certifiée conforme à l'original - l'original du bulletin des notes de la dernière année d'études Les candidats présélectionnés passeront un test écrit le 6/12/2001 et une interview est organisée le 10/12/2001 pour ceux qui auront réussi ledit test. ® Un agent administratif répondant au profil ci-dessous : - être de nationalité burundaise - être détenteur d'un diplôme de niveau A2, Section Juridique ou Administration Publique. - avoir une expérience professionnelle de 2 ans au maximum Les candidats intéressés par cette offre doivent déposer, au plus tard le 04/12/2001, au siège de la Société, les documents suivants : - Une lettre de demande d'emploi adressée à Monsieur l'Administrateur Directeur Général (+ votre numéro de téléphone) - un curriculum vitae - une photocopie du diplôme ou de l'attestation de réussite certifiée conforme à l'original - l'original du bulletin des notes de la dernière année d'études Les candidats présélectionnés passeront un test écrit le 6/12/2001 et une interview est organisée le 11/12/2001 pour ceux qui auront réussi ledit test. ® Un standardiste répondant au profil ci-dessous : - être de nationalité burundaise - être détenteur d'un diplôme de niveau A2, section Secrétariat. - avoir une expérience professionnelle de 2 ans au maximum - la connaissance de l'anglais constituerait un avantage Les candidats intéressés par cette offre doivent déposer, au plus tard le 04/12/2001, au siège de la Société, les documents suivants : - Une lettre de demande d'emploi adressée à Monsieur l'Administrateur Directeur Général (+ votre numéro de téléphone) - un curriculum vitae - une photocopie du diplôme ou de l'attestation de réussite certifiée conforme à l'original - l'original du bulletin des notes de la dernière année d'études Les candidats présélectionnés passeront un test écrit le 6/12/2001 et une interview est organisée le 11/12/2001 pour ceux qui auront réussi ledit test.

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