NET PRESS

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Burundi - Politique.
Le député François Ngeze lève le voile sur les rumeurs qui circulent actuellement sur sa personne.
Bujumbura, le 4 janvier 2002 (Net Press). Selon le site web du Cndd-Fdd, le député de l'Uprona François Ngeze aurait déposé une demande d'asile politique en Angleterre. Les raisons de cet exil sont, ajoute ce site, pour "le moins floues car ça seraient les putschistes présumés d'octobre 1993 qui lui auraient exigé de choisir entre l'exil ou la mort. Ils lui auraient offert de lui payer ou d'annuler la dette qu'il a contractée pour construire sa villa. Les grands instigateurs de cet exil que François Ngeze aurait obtenu depuis Bujumbura, seraient principalement le major Buyoya, et les colonels Simbanduku, Daradangwa, Bikomagu, a précisé une source qui a exigé l'anonymat", précise le site du Cndd-Fdd.
D'autres rumeurs persistantes à Bujumbura font état de sa fuite vers le Canada depuis près de deux semaines. Pour en savoir davantage, la rédaction de l'Agence "Net Press" a joint au téléphone M. François Ngeze qui est bel et bien à Bujumbura. Il a catégoriquement démenti "toutes ces allégations" en déclarant : "je n'ai jamais demandé l'asile politique ni en Angleterre, ni au Canada comme certaines personnes veulent le faire croire".
Il a néanmoins reconnu s'être rendu à Paris aux mois de novembre et décembre 2001, d'où il est revenu le 23 décembre 2001. Il a précisé que son déplacement était motivé par la formation en hautes études en sécurité, études qui sont généralement suivies par les généraux et par les généraux de brigades de l'armée. Et d'ajouter qu il a bénéficié de cette formation en tant que membre de la commission défense et sécurité au sein de l'assemblée nationale du Burundi.
M. Ngeze a déclaré que les responsables de ces fausses informations ont été certainement inquiétés par cette formation dont il vient de bénéficier, car "ils ne doutent pas de mes compétences". Il a enfin signalé qu'il entend les traduire en justice même s'il sait d'avance que cela ne produira pas d'effets.
Burundi - Télécommunications.
L'Uprona négociateur se déclare "consterné par l'incurie et l'irresponsabilité qui caractérisent la gestion de la crise de l'Onatel".
Bujumbura, le 4 janvier 2002 (Net Press). La crise qui prévaut à l'Onatel continue à susciter des inquiétudes et des interrogations aussi bien au sein des partis politiques qu'au sein des syndicats. Ainsi, le secrétariat national permanent de l'Uprona négociateur vient de rendre publique ce 3 janvier 2002 une déclaration sur la situation qui prévaut à l'Onatel.
L'Uprona négociateur rappelle que la crise qui prévaut à l'Onatel "ne fait que perdurer avec un record de cinq grèves en une seule année". Le même parti se demande pourquoi "la question à l'origine de la crise qui avait déjà été analysée par les hautes autorités de l'Etat, en l'occurence le 2ème vice-président du gouvernement sortant et le vice-président actuel, et longuement débattue au conseil des ministres du gouvernement sortant qui a par ailleurs arrêté des mesures pour mettre un terme à cette crise, revienne sous ce nouveau gouvernement jusqu'à revoir les mesures qui avaient été prises".
Ce parti ajoute que "toute l'opinion soucieuse de la sauvegarde du patrimoine de l'Etat est fortement préoccupée par les dangers encourus par cette entreprise hautement stratégique et qui a englouti tant d'investissements". Il se dit "consterné par l'incurie et l'irresponsabilité qui caractérisent la gestion de cette crise" et demande en conséquence au gouvenement, "de mettre en application les mesures qui avaient été prises pour sauvegarder les intérêts de l'onatel; de prendre les sanctions requises à l'encontre de tout acteur qui aurait compromis les intérêts de cette entreprise". Le même parti félicite enfin "toutes les personnes qui, tout au long de cette crise, se sont employées à sauvegarder les intérêts de l'office qui fait vivre de nombreuses familles et procure des ressources substancielles à l'Etat".
Burundi - Politique.
Les milieux ultra-hutu de la diaspora regrettent le retour au pays de M. Albert Mbonerane.
Bujumbura, le 4 janvier 2002 (Net Press). C'est ce qui transparaît à travers les publications du site web d'un Burundais exilé au Danemark, M. Laurent Niyungeko. Une dizaine d'associations d'ultra-hutu installés en Europe, plus deux associations d'Européens hutisants, membres du "réseau international Burundi pour la paix et le respect des droits de l'homme" (RIB), dirigé jusque-là par l'Allemande Brigitte Erler, se sont réunis dans une petite ville des Pays-Bas du nom de Almere, en date du 23 décembre 2001 pour essayer de redynamiser ce "réseau" en léthargie depuis 6 mois. Selon M. Laurent Niyungeko, les participants à cette réunion ont constaté amèrement "le départ inopiné du secrétaire général du RIB, M. Albert Mbonerane, devenu depuis le 1er novembre 2001 ministre de la communication et porte-parole du gouvernement de transition, sans que le comité exécutif en ait été informé officiellement". Ils ont également été informés de la démission du poste de présidente du RIB de Mme Brigitte Erler qui n'avait pas fait le déplacement.
Ils ont regretté "le long silence et la non-tenue des réunions du comité exécutif du RIB depuis mai 2001" et se sont convenus de faire tout pour une relance rapide des activités de ce "réseau". Ils ont pour cela élu un nouveau comité exécutif qui sera présidé par un certain André Nkeshimana (de l'association "Izere" basée en Hollande). Le successeur de M. Mbonerane sera pour sa part Joseph Ntamahungiro (ancien directeur général de la RTNB).
Burundi - Confessions religieuses.
Les musulmans en appellent les hautes autorités du pays afin de trouver une solution aux dissensions au sein de la communauté islamique du Burundi.
Bujumbura, le 4 janvier 2002 (Net Press). Après l'assemblée générale tenue du 29 au 30 décembre 2001 par la communauté islamique du Burundi (Comibu), tendance Issa Ntambuka, les partisans de Sheikh Idi Rajabu Kabano ont adressé une lettre au ministre de l'intérieur et de la sécurité publique afin de lui demander de dénoncer les recommandations issues de cette réunion. Ils indiquent que cette assemblée a violé les statuts de la Comibu car "la majorité des musulmans ont été surpris de constater un déploiement massif de la police à l'endroit où se tenait la réunion, tenue en contradiction avec les lois et règlements de la communauté".
Ils poursuivent dans leur correspondance en regrettant que les membres limogés par la nouvelle direction n'ont pas pu participer à l'assemblée générale comme l'avait recommandé un délégué du ministère chargé de suivre ce dossier.
Ils d'ajoutent par ailleurs que le quorum n'avait pas été atteint et demandent par conséquent l'annulation pure et simple des décisions prises par M. Ntambuka après expiration de son mandat et d'exiger la réintégration dans leurs fonctions de tous les membres qui ont été arbitrairement limogés.
Les membres de la tendance Kabano viennent aussi de porter plainte auprès du procureur de la République en mairie de Bujumbura contre M. Issa Ntambuka pour "s'être arrogé le droit de piloter la transition après avoir suspendu et exclu illégalement certains hauts cadres de la Comibu dont le représentant légal suppléant et le vice-président de l'assemblée générale, tous élus". Ils l'accusent enfin d'avoir écarté de la réunion une vingtaine de membres qui avaient pourtant les pleines prérogatives d'y prendre part.
Burundi - Transition.
Les pronostics de l'élection des patrons de l'assemblée nationale et du sénat de transition, selon l'institut burundais d'opinion publique.
Bujumbura, le 4 janvier 2002 (Net Press). Un sondage d'opinion publique sur la démocratie et la bonne gouvernance, la mise en place des institutions de transition vient d'être mené dans la capitale Bujumbura par l'institut burundais d'opinion publique (IBOP). L'enquête a été menée sur un échantillon de 161 personnes dont des députés, des hauts cadres de l'Etat, des étudiants de l'université du Burundi et des représentants de la société civile. Au terme de ce sondage, l 'IBOP, un institut d'opinion privé présidé par le Dr Jean-Paul Burafuta, vient de communiquer aux différents media tant nationaux qu'étrangers, aux partis politiques signataires et non signataires de l'accord ainsi qu'à la société civile, ses résultats. Selon l'IBOP, l'objectif principal de ce sondage était de savoir "quelles sont les préférences populaires par rapport aux enjeux politiques potentiels. Quelles équipes qui dirigeraient les institutions (assemblée nationale et le sénat) dans l'intérêt du peuple burundais?" L'autre objectif était de préparer, selon l'IBOP, "les esprits à s'ouvrir pour exprimer leurs opinions sans peur dans le sens d'influencer les pouvoirs publics et d'éveiller ceux-ci aux intérêts de la masse...".
Sur les 4 candidats potentiels à la présidence de l'assemblée nationale à savoir MM. Léonce Ngendakumana, Augustin Nzojibwami, Jean Minani et Frédéric Bamvuginyumvira, il est apparu au terme de l'enquête que "le candidat le plus favori est M. Augustin Nzojibwami, avec 90 voix sur 161, soit près de 60% des voix exprimées". Vient en second lieu M. Bamvuginyumvira avec 25 voix (15%). "Le Dr Jean Minani est mal coté par l'opinion publique avec 19 voix soit 11%". L'ancien patron de l'assemblée nationale M. Ngendakumana ferme la liste, selon toujours l'IBOP, des challengers avec seulement 5 voix sur 161 soit 3% des voix exprimées.
Quant au sénat, "les résultats sont très surprenants avec un vote très dispersé entre 13 candidats retenus à la présidence de cette institution qui sera dirigée par un Tutsi, soit du G10, soit de la société civile". Ainsi, le colonel Epitace Bayaganakandi a été avancé avec 61 voix sur 161 soit 38% des voix exprimées comme le plus favori à la présidence du sénat. Le rival de M. Bayaganakandi serait M. Mathias Sinamenye avec 35 voix sur 161 mais ce dernier semble disposer de peu d'atouts par rapport au colonel Bayaganakandi dans la mesure où "le G5 reste le plus mordant et affirmatif dans le G10 d'obédience Tutsi alors que M. Sinamenye serait le candidat de l'Uprona aile Buyoya". Après eux, viennent "MM. Libère Bararunyeretse avec 12 voix, Jean Baptiste Manwangari avec 10 voix, Frédéric Ngenzebuhoro avec également 10 voix et enfin Alphonse Kadege avec 4 voix sur 161".
La rédaction de l'Agence "Net Press" avait pour sa part mené des investigations sur les candidatures de la présidence du parlement. Elle avait trouvé aussi 4 candidats mais le président sortant de l'assemblée nationale ne figurait pas sur la liste. Il y avait plutôt M. Christian Sendegeya, ancien vice-président de l'assemblée nationale. M. Léonce Ngendakumana soutenait plutôt M. Bamvuginyumvira à la tête du parlement. L'IBOP n'a pas considéré les origines provinciales car il semble que deux présidents (de la République et de l'assemblée nationale) ne devaient pas être de la même région. Une autre considération non moins importante est que la tendance dure du Frodebu semble bien installée dans les institutions que celle de Nzojibwami. Mais la politique burundaise nous a toujours réservé des surprises. Pour sa part, notre confrère "Burundinet" (de Charles Mukasi) trouve que Jean Minani serait "le principal candidat à la présidence du bureau". A ce moment-là, notre confrère s'interroge si "Minani ne prendra pas sa revanche sur 1995 où l'opposition avait trouvé scandaleuse que l'homme qui a rythmé le génocide depuis Kigali soit le n° 2 du pays".
Burundi - Processus de paix.
Un soldat sud-africain retrouvé mort à Kinama ...
Bujumbura, le 4 janvier 2002 (Net Press). Un militaire sud-africain faisant partie du contingent déployé par Pretoria au Burundi pour la protection de certains dignitaires hutu, a été retrouvé mort dans la matinée de ce 4 janvier 2002. Il aurait été étranglé mais on n'en sait pas encore plus pour le moment. Tout au plus sait-on que son corps a été transféré à la morgue de l'hôpital militaire de Kamenge. A Bujumbura, on se demande encore ce que le disparu faisait tard dans la nuit dans un quartier périphérique de la capitale tel que Kinama.
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