NET PRESS Burundi - Transition.

La bataille pour le pourvoi des postes au sénat fait toujours rage.
Bujumbura, le 4 mars 2002 (Net Press). C'est ce qu'on apprend de source très bien informée à Bujumbura et l'un des postes en question est celui laissé vacant par la nomination, après la désignation du sénat de transition, de M. Léonidas Batungwanayo au poste d'administrateur directeur-adjoint de la Documentation Nationale (police présidentielle) par le président Pierre Buyoya.
Les candidats en lice sont MM. Jean-Marie Nduwabike et Gérard Niyongabo, respectivement ancien chef du protocole sous le président Ndadaye et directeur du projet d'intensification agricole de la commune Rumonge, Burambi et Buyengero (PIARUBUBU), basé à Rumonge en province Bururi. Le premier fut également directeur de cabinet au ministère des travaux publics et de l'équipement où il exerce toujours en tant que conseiller du ministre. Il aurait plus de chances de l'emporter car, malgré les dossiers de mauvaise distribution de parcelles où certaines mauvaises langues voudraient l'impliquer, il est surtout connu dans les milieux du Frodebu pour son expérience politique, administrative et organisationnelle, mais aussi comme le petit frère d'un richissime homme d'affaires (changeur au marché noir), du nom de Gisaka, qui était l'un des grands financiers du parti Frodebu dès ses premières heures après son agrément.
Le second, M. Gérard Niyongabo, présenté comme "très jeune" et sans expérience politique, aurait néanmoins le soutien, semble-t-il, d'un membre du gouvernement influent au sein du Frodebu. Il a été cité, plusieurs fois, dans des dossiers de détournements jugés "mineurs" des biens publics, puisque le personnel de l'entreprise qu'il dirige l'accuse d'avoir trempé dans le détournement de frigos, engrais chimiques et brouettes, le tout ayant une valeur "seulement" de près de 300.000 FBu.
Plus grave, ses détracteurs affirment qu'il aurait expliqué à qui voulait l'entendre, après la signature de l'accord d'Arusha, que c'est lui qui allait être nommé gouverneur de la province Bururi pendant la période de transition.
Burundi - Média.
La radio télévision nationale (RTNB) sur la voie d'être réformée ...
Bujumbura, le 4 mars 2002 (Net Press). Le ministère de la communication vient de contacter un citoyen belge du nom de Jean-François Bastin afin de faire "une expertise du secteur public de l'information en vue de sa réforme". Sa mission officielle est "l'évaluation des problèmes d'information, en particulier à la RTNB, des moyens humains et des besoins prioritaires de ce secteur, en vue d'une réforme médiatique dans le sens de la professionnalisation et de la responsabilisation des cadres et journalistes". La mission est aussi de "rétablir la confiance dans l'information publique". Il s'agit donc d'une "réforme radicale destinée aussi, par l'exercice rigoureux de l'information, du débat et de la critique, à réhabiliter le politique, apaiser les tensions sociales et accompagner la démocratisation". Il faut donc un "rééquilibrage des droits et des chances entre les femmes et les hommes, le respect de l'environnement, de l'économie sociale..." Selon le cabinet du ministère de la communication, cette étude devrait déboucher sur la collaboration entre la RTNB et la RTBF (radio-télévision belge francophone).
Selon des sources concordantes, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, M. Albert Mbonerane, a fait une descente à la RTNB ce vendredi 1er mars 2002 pour clarifier la mission de M. Bastin. Les débats auraient été houleux car le personnel de la RTNB a manifesté plus de méfiance à ce projet que de satisfaction. Pour lui donc, quand il y a nécessité de réforme, le projet vient de l'intérieur de la maison et non de l'extérieur, surtout qu'il n'y avait même pas de termes de référence. Le consultant, M. Bastin, a commencé son travail il y a une semaine, même si les inquiétudes à la RTNB ne font qu'augmenter.
Burundi - Sécurité.
La communauté Banyamulenge réfugiée au Burundi organise une manifestion devant les bureaux du HCR.
Bujumbura, le 4 mars 2002 (Net Press). La communauté Banyamulenge a organisé ce matin une marche- manifestation devant les bureaux du HCR à Bujumbura. Cette communauté proteste contre des enlèvements réguliers qui s'opèrent dans leur camp de réfugiés situé dans la zone Ngagara, au nord de la capitale. Au mois de janvier 2002, 13 d'entre eux avaient été enlevés et 5 autres l'ont été ce 3 mars 2002. La communauté Banyamulenge voudrait alors demander beaucoup plus de protection au HCR car, disent-ils, "nous ne sommes pas les seuls réfugiés au monde, nous avons droit à la protection de la part du HCR".
Après la marche-manifestion, une personne Munyamulenge a été battue par la police burundaise jusqu'à perdre connaissance. Les manifestants, qui étaient aux environs de 50, ont pris la voie de la RTNB mais selon certaines sources, ils voulaient se rendre au ministère de l'intérieur et de la sécurité publique. La police les en a empêchés.
Burundi - Enseignement.
Les travailleurs de l'université du Burundi se donnent plus de temps pour l'évaluation de leur mouvement de grève.
Bujumbura, le 4 mars 2002 (Net Press). Au terme de l'assemblée générale du 25 février 2002, les membres du STUB (syndicat des travailleurs de l'université du Burundi) avaient décidé de reprendre temporairement le travail pendant une semaine, en attendant que le ministre de tutelle réagisse favorablement par écrit à leurs revendications et qu'il vienne les rencontrer. Cette période ayant expiré vendredi 1er mars 2002, le Stub a décidé de la prolonger de 2 jours. Dans l'après-midi de ce lundi 4 mars 2002, le secrétaire général du comité exécutif du Stub, M. Lothaire Niyonkuru nous a donné les raisons de cette prolongation. Selon lui, du 25 février au 4 mars 2002, "il y a eu un petit développement face à nos revendications". En effet, le ministre Mpawenayo a rencontré dans son cabinet le secrétaire général du comité exécutif du Stub et des échanges à propos des revendications des travailleurs ont bel et bien eu lieu ce 1er mars 2002 à 11h 30. Bien plus, un document écrit et signé de la main du ministre en guise d'engagement formel sur sa volonté de satisfaire à toutes les revendications du Stub est parvenu au délégué de ce syndicat vers la fin de la même journée.
Malgré cela, le personnel de cette université reste encore sur sa soif. En effet, "au regard des résultats de l'audience de ce vendredi, 1er mars 2002, il apparaît clairement que la rencontre du ministre avec le secrétaire général du comité exécutif du Stub n'a fondamentalement apporté rien de nouveau par rapport aux revendications du Stub", estime le secrétaire général de ce syndicat. S'agissant du document envoyé par le ministre ce 1er mars 2002, le secrétaire général du Stub a fait savoir qu'un "comité de crise va analyser avec sérénité son contenu dès le 5 mars 2002 avant de le soumettre à l'assemblée générale du 6 mars 2002". En attendant, le Stub a décidé la reprise temporaire du travail pour ce lundi et mardi, les 5 et 6 mars 2002. M. Niyonkuru a également fait remarquer que l'entretien de clarification demandé au ministre reste toujours attendu par les membres du syndicat Stub.
Burundi - Kenya - Aviation.
Des voyageurs clients de Kenya Airways très fâchés....
Bujumbura, le 4 mars 2002 (Net Press). Les voyageurs qui devaient emprunter le vol de la compagnie kenyane le samedi 2 mars 2002, au départ de Bujumbura, ont été désagréablement surpris de trouver à l'aéroport de la capitale burundaise un appareil incapable de voler, alors qu'il venait tout juste d'atterrir en provenance de Naïrobi. Ces voyageurs ont été très fâchés parce qu'ils n'avaient pas été avertis à temps et qu'ils étaient, de ce fait même, dans l'impossibilité de se rabattre sur aucun autre vol.
Les responsables de la compagnie leur ont expliqué que c'était plutôt mieux ainsi, au lieu de voir la panne se déclarer en plein vol, là où les dégâts auraient été autrement plus énormes. Ils sont repartis chez eux (ou dans leurs hôtels) très fâchés, mais ayant au moins la vie sauve, et ont pu embarquer le lendemain à bord d'un autre appareil de la même compagnie, venu lui aussi de Naïrobi à la mi-journée du dimanche 3 mars 2001. Signalons que Kenya Airways dessert la capitale burundaise 5 jours sur 7, de mercredi à dimanche, et que ses appareils ne passent jamais la nuit à Bujumbura. Ils se posent généralement sur le tarmac de l'aéroport international de Bujumbura vers 12 h (heures locales) et repartent 2 heures plus tard.