NET PRESS

Burundi - Politique.
L'ancien président Bagaza anime une conférence de presse.
Bujumbura, le 4 août 2002 (Net Press). Le parti Parena a tenu ce samedi 3 août 2002 (jour correspondant au 8è anniversaire de cette formation politique née en 1994) au restaurant "chez André" sa première réunion du comité directeur, à l'issue de laquelle son président, l'ancien chef de l'Etat Jean-Baptiste Bagaza a animé une conférence de presse. Dans son mot liminaire, le colonel Bagaza a déclaré que son parti entend rester une opposition constructive, parce que selon lui, il est illusoire de penser "qu'on peut faire de l'opposion étant à l'intérieur du système". En outre, a-t-il ajouté, le Parena avait demandé à maintes reprises à Arusha qu'il y ait un "programme minimum pour le salut de la population", mais en vain.
Il a expliqué d'où est venu le fameux principe de "2 peuples, une Nation", cher au Parena, en indiquant qu'il faut trouver une solution au "problème Hutu-Tutsi" né, selon lui, très récemment. En effet, a-t-il poursuivi, ce sont ces 2 principales communautés burundaises qui se font face depuis plusieurs années avec "toutes ces tragédies qu'on a qualifiées pudiquement d'"événements" depuis 1965, 1972, 1993 à nos jours". D'après lui, ceux qui ont commis les massacres de Muramvya en 1965 ne cherchaient aucunement le pouvoir qui était à Bujumbura et avaient donc d'autres objectifs. De même, les "événements" de 1972 étaient en réalité des massacres à caractère génocidaire. Ce sont surtout les "événements" de 1993 à nos jours, qui l'ont fait changer d'avis pour l'amener à reconnaître qu'il y a un réel problème entre les Bahutu et les Batutsi. Pour cela, il faut reconnaître ces communautés comme telles et chercher à les faire signer un pacte de cohabitation pacifique entre elles, a-t-il fait observer, il ne faut pas continuer à chanter le slogan de "l'unité nationale" car sinon, ce serait persister à nier l'existence du peuple tutsi et son droit inaliénable à la vie.
Les journalistes présents furent ensuite invités à poser des questions auxquelles le conférencier a répondu spontanément avec beaucoup d'assurance et de force de persuasion. Il s'est aussi, plus d'une fois, montré capable de faire usage d'un humour sans égal qu'on connaît à très peu d'hommes politiques burundais. Ainsi par exemple, quand il a expliqué pourquoi à son avis, les Baganwa ne constituent pas une communauté ethnique, il a fait observer que "s'ils insistent, ils seront considérés moins que les Batwa, car, ils sont de loin moins nombreux". Il leur propose plutôt d'être fiers de rester une "dynastie puisqu'ils descendent de ceux qui ont fondé le Burundi". C'est "de loin plus intéressant comme considération", a-t-il expliqué.
Il a démenti que son parti soit "pour la libération du peuple tutsi" (un peu comme le Palipehutu pour les Hutu) en expliquant qu'il est plutôt national mais fait juste des prositions car il y a un vrai problème et il faut le résoudre. Selon lui, en effet, l'urgence devrait être de "conduire la guerre jusqu'à la victoire définitive ou alors de mener de vraies négociations pour aboutir à une vraie paix". Il s'est ainsi opposé à la situation que connaît actuellement le pays depuis plusieurs années de "ni paix, ni guerre". Il a appelé les militants de son parti à rester vigilants et à apprendre l'autodéfense, mais aussi à pouvoir se mettre à l'abri face à une éventuelle attaque car il y a un "réel danger dans le pays avec tous ces massacres sélectifs un peu partout et sur les routes". Et d'ajouter qu'à la fin de ce conflit, "les gens seront sérieusement étonnés de voir que les morts se comptent plutôt en termes de millions et non pas par milliers".
Au sujet des institutions de transition, le président du Parena a indiqué que le gouvernement actuel "qu'on a faussement qualifié de transition, est plutôt de partenariat II". En effet, a-t-il expliqué, toutes ces institutions sont issues des accords Buyoya-Minani passés à Pretoria. Selon lui, Arusha n'existe plus et les 2 hommes "ont un programme commun connu d'eux seuls". C'est pourquoi ils ont tout accaparé et n'ont laissé que des "miettes" aux autres. Ainsi, "Minani a 90 places à l'assemblée nationale et Buyoya 48". Le sénat, lui, est constitué de gens désignés uniquement par le président Buyoya et le Dr Minani. "La preuve, ils s'asseyent par ordre alphabétique alors qu'ailleurs dans le monde, les sénateurs s'asseyent suivant leurs groupes politiques", a poursuivi le colonel Bagaza. Il affirme y siéger uniquement pour faire des propositions constructives en tant qu'ancien chef de l'Etat et donc de quelqu'un d'expérimenté politiquement. D'alleurs, il perçoit aucun salaire à ce titre et pourrait même s'en retirer à tout moment.
Il trouve "ridicule" que les projets de loi étudiés par le parlement soient prioritairement ceux liés à la sécurité sociale par exemble, en lieu et place de sujets aussi sérieux que la guerre qui sévit au pays depuis des années et qui ne fait que détruire le pays, des négociations que le Burundi doit entreprendre avec la Tanzanie, la RDC ou le Rwanda pour définir sa place dans une sous-région apaisée, le génocide ou la diplomatie. Pour lui, "le gouvernement actuel s'amuse et les vrais problèmes sont résolus ailleurs".
Au sujet des relations entre l'Etat du Burundi et l'Eglise du temps où il était encore aux affaires, l'ancien président a déclaré sur un ton humoristique, qu'au moins "c'étaient des affrontements doux parce que personne n'a été tué, alors qu'ailleurs (Europe pendant l'Inquisition ou au Rwanda en 1959), il y avait des morts par millions". D'après, lui, il est tout à fait normal que l'Eglise, en tant que force spirituelle et physique, entre en conflit avec l'Etat un peu partout dans le monde. "Le monde actuel a été façonné par de tels affrontements", a-t-il poursuivi, avant d'ajouter que ce qu'il reprochait le plus à l'Eglise catholique, c'était "les réunions Sahwanya qui ont donné naissance au Sahwanya-Frodebu, lequel a fait ce que vous avez vu". Il s'est déclaré "fier d'avoir résolu la question" à la manière dont il l'a fait : sans effusion de sang et sans exode, grâce à des négociations discrètes enclenchées peu avant son départ. "Aujourd'hui, on résout les problèmes par la négociation et non par des tueries, sauf au Burundi".
Vers la fin, la conférence de presse a tourné en causerie où l'ancien chef de l'Etat a parlé de tout et de rien concernant la politique burundaise, devant une foule qui l'écoutait avec ferveur. Il a ainsi dévoilé des secrets d'Arusha ou plutôt de Moshi (origine des termes G7 et G10) et a fait de très belles analyses de la situation géo-politique de la sous-région à l'époque où il était encore aux affaires, analyses qui ont été appréciées par la quasi-totalité de l'assistance et qui ont prouvé que le président Bagaza est toujours lucide politiquement, contrairement à certains de ses détracteurs qui ont par le passé affirmé qu'il aurait "vieilli" ou qu'il est "dépassé".
Burundi - Politique.
Le G5 s'accorde un délai supplémentaire pour mettre à exécution sa menace de se retirer des institutions de transition.
Bujumbura, le 4 août 2002 (Net Press). Alors que l'ultimatum du G5 vis-à-vis d pouvoir allait expirer, les partis politiques Anaddé, Msp-Inkinzo, Pit, Prp et Raddès ont rendue publique, ce 2 août 2002, une déclaration dans laquelle ils indiquent que le délai de 20 jours pour la suspension de leur participation aux institutions des transition est "reculé afin de permettre à toutes ces démarches pour le dialogue et l'analyse des violations de l'accord d'aboutir". Le G5 demande au groupe parlementaire contre l'exclusion et le génocide de continuer à veiller aux activités de l'assemblée nationale qui iraient à l'encontre de leurs principes et options politiques et de faire pression en conséquence. A noter que le G5 pris ces décisions "après avoir pris connaissance et analysé le communiqué de presse du président de la République du 21 juillet 2002, celui du président de l'initiative régionale et président de l'Ouganda soutenant le G5 du 24 juillet 2002 ainsi que l'engagement personnel du président de la CSA à faciliter ce dialogue".
Burundi - Economie - Société.
"Les gestionnaires de l'AGETIP doivent être des représentants du gouvernement", déclare le ministre des travaux publics et de l'équipement.
Bujumbura, le 4 août 2002 (Net Press). Le ministre des travaux publics, M. Balthazar Bigirimana, a animé une conférence de presse dans l'après-midi du jeudi 1er août 2002 dans son cabinet de travail. Il a déclaré que le gouvernement a entrepris le processus de destitution du directeur général de l'AGETIP, M. Déo Nkurunziza parce qu'il voulait éviter que "cet homme puisse continuer à être confondu à l'agence". Il a indiqué que le gouvernement a pour cela désigné une autorité intérimaire afin de "se donner un temps nécessaire pour corriger ce qui a causé ces probèmes de représentation".
Le ministre Bigirimana a indiqué que deux rapports accusent M. Nkurunziza de mauvaise gestion. Il a déploré que celui-ci ait signé un contrat de gestion de l'AGETIP avec le président de l'assemblée générale, M. Melchior Ntahobama, sans la participation des représentants des ministères des travaux publics et des finances. "Cela a causé un problème évident de représentation", a insisté le ministre. Il a accusé M. Nkurunziza d'avoir tendu un piège au ministre des travaux publics sortant, car il avait élaboré lui-même les statuts de l'AGETIP, ce qui lui a permis de constituer des statuts qui confondaient cette agence à ses gestionnaires. Le ministre Bigirimana a indiqué que le gouvernement entend revoir avec le comité exécutif de l'AGETIP ces statuts pour que les gestionnaires de cette agence soient désormais des représentants du gouvernement. Et d'ajouter que le gouvernement ne doit en aucun cas laisser son droit de regard à une boîte dont la création résulte des contrats de crédit passés entre lui et la banque mondiale, lequel crédit sera remboursé par l'Etat du Burundi et donc le contribuable. Le ministre Bigirimana a par ailleurs regretté que l'assemblée générale de l'AGETIP ait transformé le conflit AGETIP-gouvernement en conflit personnel entre le ministre de tutelle et le directeur général, alors que tous les documents concernant l'AGETIP ont été conjointement signés par lui-même et son collègue en charge des finances. Signalons enfin que cette question de l'AGETIP a suscité, cette semaine, un débat houleux à l'assemblée nationale où la commission "bonne gouvernance" avait été saisie par le comité exécutif de cette agence.
Article 1. Objet du marché
Le présent appel d'offres a pour objet l'élaboration d'études techniques en vue de la construction d'une station de lavage en province CIBITOKE, Commune MUGINA.
Article 2. Maître de l'ouvrage
Le maître de l'ouvrage (M.O.) est l'OCIBU - Service du Patrimoine, BP. 450, Bujumbura, Burundi.
Article 3. Mode de consultation
L'appel d'offres est local et ouvert à toute personne physique ou morale justifiant des capacités juridiques, techniques et financières requises. Néanmoins, il sera exclu d'offres tout soumissionnaire qui s'est déjà rendu coupable de manque de probité commerciale dans l'exécution de marchés antérieurs à l'OCIBU ou tout autre service gouvernemental.
Article 4. Nature du marché
Le marché, objet du présent appel d'offres, est un marché à prix fermes et non révisables.
Article 5. Allotissement
Le marché est un lot unique.
Article 6. Délais d'exécution
Les délais d'exécution ne pourront pas excéder 45 jours calendriers
Article 7. Financement
Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA), Projet de Relance et de Développement du Monde Rural (PRDMR). Le marché est exonéré des droits et taxes.
Article 8. Monnaie de l'offre.
Le marché sera passé entièrement en francs burundais exclusivement
Article 9. Délai d'engagement des soumissionnaires.
Les soumissionnaires restent engagés par leurs offres pendant un délai de 90 jours à compter de la date limite de remise des offres.
Article 10. Caution de soumission.
Une caution bancaire de soumission d'un million de francs burundais (1.000.000 FBU) est exigée.
Article 11. Dépôt des offres
Les offres devront parvenir en 5 exemplaires (1 original et 4 copies) au plus tard le 09/08/2002 à 9h du matin à l'OCIBU-Service du Patrimoine, BP. 450, Bujumbura. L'ouverture se fera le même jour à partir de 9h 15.
Article 12. Renseignements complémentaires
Des renseignements complémentaires pourront être demandés à la direction du Service du Patrimoine, OCIBU, Bujumbura.
Article 13. Acquisition des termes de référence
Les termes de référence détaillés sont disponibles, aux heures de travail, contre la somme de trente mille francs burundais (30.000 FBU) non-remboursables, à l'adresse suivante : OCIBU-Service du Patrimoine, Bujumbura.
